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Récap actu du 24 juillet 2026 : le CAC rebondit, le pétrole retombe

Le récap complet de l'actualité économique du 24 juillet 2026 : CAC 40 en hausse de 0,88%, Brent à 96,78 dollars, OAT à 3,9711%, Wall Street, PMI et Bitcoin.

Billy RousseauBilly Rousseau14 min de lecture
Récap de l'actualité économique et financière du 24 juillet 2026

Voici le récap de l'actualité économique et financière du vendredi 24 juillet 2026. Après la secousse de la veille, la baisse du pétrole a offert un répit aux actions et aux obligations. Le CAC 40 a rebondi de 0,88% à 8 372,28 points, tandis que le Brent a abandonné 3,9% à 96,78 dollars. Wall Street a terminé sans direction claire : le Dow Jones a avancé, le S&P 500 a stagné et le Nasdaq a encore reculé. Sur le front économique, l'activité privée de la zone euro a renoué avec la croissance, mais la France est restée juste sous le seuil d'expansion. Le risque inflationniste n'a pas disparu, car les tensions au Moyen-Orient et les nouveaux droits de douane américains restent au centre des décisions d'investissement. Ces éléments sont détaillés dans le bilan européen publié par Reuters sur Boursorama.

Les marchés actions le 24 juillet 2026

Paris et l'Europe reprennent de la hauteur

Le CAC 40 a gagné 0,88% pour clôturer à 8 372,28 points. Le rebond a effacé un peu plus de la moitié de la baisse de 1,64% subie jeudi. Sur l'ensemble de la semaine, l'indice parisien a progressé de 0,40%. En Europe, le DAX allemand a avancé de 1,33%, le FTSE 100 britannique de 0,91%, l'Euro Stoxx 50 de 1,13% et le STOXX Europe 600 de 0,84%. La détente du brut a servi de principal point d'appui, sans éliminer les craintes sur l'inflation et les taux. Les clôtures et variations sont rapportées par le compte rendu de marché de Reuters publié par Boursorama et le niveau du CAC est confirmé par les données de marché de Yahoo Finance.

La séance est restée très sélective. Carrefour a chuté de 4,8% après un résultat opérationnel courant inférieur aux estimations. Argan a bondi de plus de 14% au lendemain de l'annonce de son projet de rapprochement avec le groupe logistique WDP. À Francfort, SAP a pris 9% grâce à une croissance de son carnet de commandes dans le cloud supérieure aux prévisions au deuxième trimestre. Ces écarts montrent que le reflux du pétrole n'a pas effacé l'importance des résultats d'entreprises. Les chiffres sur Carrefour, Argan et SAP proviennent du bilan européen de Reuters.

Le mouvement européen doit aussi être replacé dans la semaine. Le Brent avait franchi 100 dollars jeudi après l'extension des tensions aux voies maritimes de la mer Rouge. Vendredi, des informations sur une initiative du Pakistan, soutenue par la Chine, pour relancer des discussions entre Washington et Téhéran ont accéléré le reflux du pétrole. La baisse du coût immédiat de l'énergie a détendu les anticipations de taux et soutenu les actions. Elle ne constitue toutefois pas un règlement du conflit. Le Cercle de l'Épargne calcule que le Brent reste en hausse de plus de 8% sur la semaine et souligne que les indices européens ont surtout fait preuve d'attentisme.

Wall Street finit en ordre dispersé

Aux États-Unis, le S&P 500 a gagné 3,68 points, soit moins de 0,1%, à 7 411,98 points. Le Dow Jones a progressé de 235,60 points, ou 0,5%, à 51 947,25 points. Le Nasdaq Composite a perdu 161,87 points, soit 0,6%, pour terminer à 24 975,82 points. Les trois grands indices ont néanmoins reculé sur la semaine, dans un environnement dominé par la guerre avec l'Iran, les tarifs douaniers et le débat sur l'inflation. L'Associated Press fournit les niveaux de clôture et relève qu'il s'agit de la deuxième semaine consécutive de baisse du S&P 500, une première depuis mars.

La technologie a encore pesé sur le Nasdaq. Micron Technology a perdu 7% et Broadcom 2,7%. Leur capitalisation importante a limité la progression du marché, alors même que davantage de valeurs du S&P 500 ont monté que baissé. American Express a reculé de 4,3% malgré un bénéfice trimestriel en hausse, le groupe ayant maintenu sa prévision annuelle tout en dépensant davantage pour fidéliser sa clientèle aisée. Ces mouvements, détaillés par l'Associated Press, prolongent la remise en question du prix payé pour la croissance et des dépenses consacrées à l'intelligence artificielle.

Le VIX a clôturé à 18,58 points, contre 18,70 jeudi, soit un recul de 0,64%. L'indice de volatilité n'est donc pas revenu à son niveau de mercredi, mais il n'a pas prolongé la poussée de la veille. Ce repli modeste cadre avec une séance où le pétrole et les rendements ont baissé sans que les risques géopolitiques disparaissent. La clôture du VIX est issue de son historique quotidien sur Yahoo Finance.

« Si l'escalade se poursuit et que le détroit d'Ormuz reste fermé, l'impact frappera un marché de l'énergie beaucoup moins résilient qu'au printemps », a écrit Theodore Bunzel, responsable du conseil géopolitique chez Lazard Asset Management, cité par l'Associated Press.

Cette mise en garde explique pourquoi le rebond des actions reste fragile. Le recul quotidien du pétrole soulage les coûts, mais une nouvelle perturbation de l'offre pourrait rapidement inverser le mouvement. Les investisseurs doivent aussi composer avec la prochaine réunion de la Réserve fédérale et les publications de résultats des grandes capitalisations technologiques. L'Associated Press indique que le marché attribuait près de 38% de probabilité à une hausse des taux dès la réunion suivante, ce qui illustre le changement de ton provoqué par l'énergie et l'inflation.

Taux et obligations

Le rendement de l'OAT française à dix ans a terminé à 3,9711%, en baisse de 5,8 points de base. Il avait dépassé 4% plus tôt dans la semaine, seuil qui n'avait plus été franchi depuis juin 2009. Le Bund allemand à dix ans a reculé de 3,7 points de base à 3,1743%. Le spread OAT-Bund s'est établi à 80 points de base, après avoir dépassé 84 points la veille. Cette prime française reste liée aux perspectives budgétaires autant qu'au choc énergétique. Les niveaux de clôture sont ceux de Reuters publiés sur Boursorama, tandis que le Cercle de l'Épargne confirme une OAT proche de 3,97% en fin de semaine.

Aux États-Unis, le Treasury à dix ans a reflué à 4,6547% selon Reuters, après avoir dépassé 4,70% jeudi. Le taux à deux ans a baissé d'environ 5 points de base à 4,3113%. CNBC relevait en cours de séance un dix ans à 4,681% et un deux ans à 4,333%, ce qui montre que la détente s'est accentuée avant la clôture. Le mouvement est directement lié au recul du pétrole et au ralentissement du PMI américain. Le suivi obligataire de CNBC indique que le PMI composite flash américain est tombé à 53,8, contre 54,4 attendu par les économistes interrogés par Dow Jones.

« Le recul des prix du pétrole aujourd'hui a tempéré une partie de la pression haussière récente sur l'inflation et les anticipations de taux », a expliqué JoAnne Bianco, stratégiste chez BondBloxx, à CNBC.

La détente ne remet pas en cause le niveau élevé des rendements. L'OAT reste proche de 4%, le Bund au-dessus de 3,17% et le Treasury américain au-dessus de 4,65%. Pour les ménages, ces niveaux réduisent la probabilité d'une baisse rapide du coût du crédit immobilier. Pour les entreprises, ils augmentent le coût de refinancement et rendent plus exigeante la comparaison entre bénéfices futurs et prix des actions. Robert Tipp, stratégiste chez PGIM Fixed Income, estime que les tensions au Moyen-Orient ont rappelé au marché l'existence d'un niveau d'inflation structurel susceptible de nécessiter des taux plus élevés, selon le bilan de Reuters.

Énergie, devises et or

Le Brent a perdu 3,9% à 96,78 dollars le baril et le WTI 3% à 89,31 dollars. Le recul intervient après quatre séances de hausse et une clôture du Brent à 100,69 dollars jeudi. Malgré cette correction, le WTI a gagné environ 8% sur la semaine et le Brent près de 10%, selon CNBC. La différence entre le mouvement quotidien et la performance hebdomadaire est importante : le marché a retiré une partie de la prime de risque, pas l'ensemble.

La cause immédiate du reflux est l'hypothèse d'une reprise des pourparlers entre les États-Unis et l'Iran, explorée par le Pakistan avec le soutien de la Chine. Dans le même temps, les opérations militaires américaines ont continué et les risques sur le détroit d'Ormuz et la mer Rouge sont restés présents. Daniela Hathorn, analyste chez Capital.com, juge que les perturbations autour de plusieurs routes maritimes ont rétabli une prime géopolitique importante. Son analyse complète figure dans le point pétrole de CNBC.

L'euro a grappillé 0,1% à 1,1387 dollar, tandis que le dollar a perdu 0,12% face à un panier de devises. La variation est faible au regard des mouvements sur l'énergie et les obligations. Le billet vert restait toutefois orienté vers sa meilleure semaine depuis environ un mois, soutenu par les anticipations d'un resserrement de la Fed. Le cours EUR/USD et les variations sont rapportés par Reuters sur Boursorama et le niveau proche de 1,1375 en fin de cotation est visible dans les données Yahoo Finance.

L'or au comptant gagnait 0,3% à 4 060,47 dollars l'once à 14 h 20, heure de New York. Le contrat américain d'août progressait également de 0,3% à 4 061,70 dollars. Cette hausse limitée suit un recul d'environ 2% jeudi. Le métal a bénéficié d'achats sur repli, mais la perspective de taux durablement élevés continue de freiner un actif qui ne verse pas de revenu. Les niveaux sont tirés du bilan métaux de CNBC, qui place 4 000 dollars comme niveau technique suivi à court terme.

Crypto

Le bitcoin a mieux résisté que les grandes valeurs technologiques pendant la première partie de la journée. Il évoluait autour de 65 400 dollars en Asie, en baisse de moins de 1% sur vingt-quatre heures et en hausse de 3% sur la semaine. Ether reculait de 3% à 1 879 dollars, le dogecoin de 5% à 0,069 dollar, le XRP de 2% à 1,11 dollar et Solana de 3% à 76 dollars. Ces cours ne constituent pas une clôture officielle, le marché crypto restant ouvert en continu. Ils proviennent de l'article de CoinDesk publié le 24 juillet.

La résistance du bitcoin a retenu l'attention parce que les sept plus grandes capitalisations technologiques américaines avaient perdu environ 797 milliards de dollars de valeur la veille. CoinDesk souligne que le bitcoin s'était récemment comporté comme un relais du cycle d'investissement dans l'intelligence artificielle. Son recul limité face à la correction des semi-conducteurs peut signaler une décorrélation temporaire, mais une seule séance ne suffit pas à établir une nouvelle tendance. Les mineurs de bitcoin ayant développé des activités de centres de données pour l'IA, un ralentissement durable des dépenses technologiques finirait aussi par les concerner, comme le détaille CoinDesk.

En fin de semaine financière, le bitcoin se situait autour de 64 050,62 dollars, en baisse de 0,45% sur la semaine selon le tableau du Cercle de l'Épargne. Cette différence avec le cours asiatique rappelle que le bitcoin a continué d'évoluer pendant la séance américaine. Le principal risque macro reste identique à celui des actions de croissance : un pétrole durablement cher peut maintenir les taux élevés et réduire l'appétit pour les actifs sans rendement.

Macroéconomie

L'activité du secteur privé de la zone euro a renoué avec la croissance en juillet. Le PMI composite flash de S&P Global est remonté à 51,9, contre 50,2 attendu, franchissant le seuil de 50 qui sépare expansion et contraction. Il s'agit du premier retour en zone d'expansion depuis mars. L'Allemagne a contribué au rebond, tandis que le recul français s'est atténué. Ces chiffres sont repris dans l'analyse hebdomadaire du Cercle de l'Épargne.

En France, le PMI composite flash a progressé à 49,6, après 47,2 en juin et contre 47,8 attendu. Le PMI des services est remonté à 49,8, contre 46,8 le mois précédent et 47,5 prévu. L'industrie a en revanche ralenti : le PMI manufacturier est revenu à 50,0 après 51,2, alors que le consensus visait 51,0. La contraction du secteur privé est donc devenue marginale, sans disparaître. Les chiffres exacts figurent dans la dépêche Reuters intégralement publiée par KELO-AM.

« Il semble trop optimiste de miser sur la poursuite de cette dynamique compte tenu des nouvelles pressions sur les marchés du pétrole et du gaz ces derniers jours », a prévenu Joe Hayes, économiste chez S&P Global Market Intelligence, dans la dépêche Reuters publiée par KELO-AM.

Le signal macroéconomique est donc partagé. Les indicateurs avancés de juillet ont surpris à la hausse en Europe, et l'économie américaine continue de croître avec un PMI de 53,8. Mais les enquêtes ont été réalisées alors que le nouveau choc pétrolier n'avait pas encore produit tous ses effets. Les entreprises restent confrontées à l'incertitude géopolitique, au coût du financement et au risque de nouvelles taxes à l'importation. Le bilan européen de Reuters résume cette tension entre amélioration des commandes et perspectives assombries par l'inflation.

Fiscalité et régulation commerciale

Les États-Unis ont appliqué vendredi une nouvelle série de droits de douane de 10% et 12,5% à une soixantaine de partenaires commerciaux, dont l'Union européenne. L'administration américaine les justifie par une lutte jugée insuffisante contre le commerce de biens produits grâce au travail forcé. Ces mesures ont pris le relais de prélèvements temporaires de 10% arrivant à expiration. Les taux, le nombre de partenaires et la date d'entrée en vigueur sont rapportés par Reuters sur Boursorama.

Pour les investisseurs, le mécanisme est inflationniste si les importateurs répercutent les taxes dans leurs prix de vente. L'Associated Press rappelle que les droits sont payés par les entreprises qui importent les marchandises et qu'ils sont généralement transmis, au moins en partie, aux consommateurs. Combinés à l'énergie plus chère, ils compliquent la tâche de la Fed : relever les taux protège la stabilité des prix, mais augmente encore le coût du crédit pour les ménages et les entreprises.

La BCE avait maintenu jeudi son taux de dépôt à 2,25%, le taux de refinancement à 2,40% et celui de la facilité de prêt marginal à 2,65%. Vendredi, le marché a continué d'évaluer la possibilité d'un relèvement en septembre. Il faut distinguer l'anticipation des investisseurs d'une décision déjà prise. Le Cercle de l'Épargne souligne que le Conseil des gouverneurs veut observer la transmission du choc énergétique avant de modifier de nouveau sa politique.

Ce qu'il faut retenir

Le 24 juillet a offert un répit, pas un retour au calme. Le CAC 40 a rebondi à 8 372,28 points et le Brent est retombé à 96,78 dollars, ce qui a détendu l'OAT et le Treasury américain. Wall Street a néanmoins conservé une forte divergence entre le Dow et le Nasdaq. Les PMI européens ont surpris favorablement, mais la France est restée en légère contraction. Le bitcoin a résisté pendant la correction technologique avant de revenir autour de 64 000 dollars. Les risques dominants pour la semaine suivante restent l'énergie, les droits de douane et les décisions de banques centrales. Rendez-vous demain pour le prochain récap, toujours construit à partir des sources vérifiées ci-dessous.

Sources

Sources publiées le 24 juillet 2026 ou données portant sur la séance du 24 juillet, consultées le 25 juillet 2026 :

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