Simulateur d'impact des frais
Compare deux portefeuilles aux frais différents et visualise l'écart de capital final sur 10, 20 ou 30 ans. La règle : 1% de frais en plus par an = environ 25% de capital perdu sur 30 ans.
Comparer l'impact des frais
Le piège des frais "petits" mais récurrents
L'illusion d'optique des frais d'investissement, c'est qu'ils paraissent négligeables sur une année (1% de 10 000 €, c'est 100 € — un dîner). Mais ils ne se contentent pas de prélever ce 1% : ils empêchent ce 1% de produire des intérêts composés l'année d'après, puis l'année d'encore après, et ainsi de suite jusqu'à la sortie. C'est un effet boule de neige inversé.
La règle de pouce que tous les investisseurs long terme finissent par mémoriser : 1% de frais en plus par an = environ 25% de capital final en moins sur 30 ans, à rendement brut équivalent. Vérifié sur le simulateur ci-dessus : 200 €/mois pendant 30 ans à 7% brut donnent 245 000 € à 0,3% de frais (rendement net 6,7%) contre 191 000 € à 1,3% de frais (rendement net 5,7%). 54 000 € envolés en commissions invisibles, sans avoir manqué une seule décision d'investissement.
Hiérarchie des frais en France 2026
| Enveloppe / produit | Frais totaux annuels |
|---|---|
| Livret A, LEP, Livret jeune | 0% |
| ETF en PEA (courtier internet) | 0,2% à 0,3% |
| Assurance-vie internet bas frais (Linxea Spirit 2, Lucya Cardif) | 0,5% à 0,7% UC |
| Assurance-vie banque traditionnelle | 1,5% à 2,5% UC |
| OPCVM bancaire ou conseillé | 1,5% à 2,5% |
| Gestion conseillée privée (CGP, banque privée) | 3% et plus |
Le delta entre la ligne 2 et la ligne 4 fait toute la différence. Un ETF World à 0,2% en PEA et un OPCVM "monde" en banque à 2% partent de la même classe d'actifs — actions développées — mais leur résultat net sur 30 ans varie de 1 à 1,7 à versements identiques.
Stratégies pour minimiser les frais
1. PEA + ETF chez courtier internet. Bourse Direct, Saxo, Trade Republic, BoursoBank : 0% de frais de courtage sur ETF (ou plafonnés à quelques euros), 0% de droits de garde, 0% d'inactivité. Combiné à un ETF Amundi WPEA à 0,15% TER, on tombe sous 0,2% total. Plafond PEA : 150 000 € de versements, fiscalité 0% IR après 5 ans (PS 17,2% maintenus).
2. Assurance-vie internet bas frais. Pour la part qui dépasse le PEA ou pour bénéficier de la transmission. Linxea Spirit 2 (Crédit Agricole), Lucya Cardif, Placement Direct Vie : frais de gestion UC autour de 0,5%, arbitrages gratuits, accès à des ETF directement (rare en AV). Total avec un ETF MSCI World ~0,7-0,8%.
3. Refus systématique des structures complexes. Fonds à formule, produits structurés, SCPI à frais d'entrée 8-10%, parts H/I/J de fonds bancaires multipliant les classes : ce sont les véhicules où les frais s'empilent et où la performance nette finit toujours sous le marché. Si un conseiller propose un produit dont la grille de frais tient sur deux pages, c'est probablement la mauvaise réponse.
Limites du simulateur
Le calcul présente trois simplifications. Frais d'entrée non modélisés : un OPCVM à 3% de droits d'entrée ampute le capital initial dès le départ — ajoute ce coût manuellement au capital de B pour un comparatif honnête. Fiscalité non incluse : un PEA après 5 ans paie 17,2% PS sur les gains uniquement, un CTO 31,4% sur les gains, une AV après 8 ans 24,7% après abattement. Le simulateur compare les capitaux bruts avant fiscalité de sortie. Slippage et coûts de transaction : sur des ETF très liquides (MSCI World, S&P 500), c'est négligeable, mais sur des marchés peu liquides ou des arbitrages fréquents, ça ajoute 0,1% à 0,3% par an. Les résultats sont des projections lissées à utiliser pour comparer des stratégies, pas pour prédire un capital exact.
