Investissement

Simulateur d'impact des frais

Compare deux portefeuilles soumis à des frais annuels différents et mesure leur effet sur le capital final. Le simulateur distingue le rendement brut, le rendement net de frais, la durée et les versements réguliers.

Comparer l'impact des frais

Capital final A (low-cost)
304 249 €
Frais 0.30%/an, rendement net 6.70%.
Capital final B (frais élevés)
234 596 €
Frais 1.50%/an, rendement net 5.50%.
Différence
69 652 €
Soit 22.9% du capital A perdu en frais sur 30 ans.
0 €76 062 €152 124 €228 186 €304 249 €048121620242830Évolution du capital
Portefeuille A (0.30%)
Portefeuille B (1.50%)

Le piège des frais « petits » mais récurrents

Les frais d'investissement paraissent souvent négligeables sur une seule année. Leur coût réel vient pourtant de leur répétition : la somme prélevée ne produit plus de rendement l'année suivante, ni les années d'après. Les frais réduisent donc à la fois le capital et sa capacité future à se capitaliser.

La règle des « 25 % en moins » demande toutefois une précision. Elle correspond approximativement à un capital initial placé pendant 30 ans, lorsque le rendement net passe de 6,7 % à 5,7 %. Avec des versements mensuels, chaque euro ne reste pas investi pendant toute la période : l'écart relatif est donc moins élevé. À titre illustratif, 200 € versés chaque mois pendant 30 ans aboutissent à environ 221 350 € à 6,7 % net, contre 184 670 € à 5,7 % net, hors fiscalité. Le manque à gagner atteint alors environ 36 680 €, soit 16,6 % du capital du scénario le moins chargé.

Le simulateur sert précisément à éviter les raccourcis : saisissez votre capital de départ, vos versements, votre horizon et les deux niveaux de frais réellement comparables.

Quels frais inclure dans la comparaison ?

| Couche de frais | Où la trouver ? | Comment la modéliser ? | |---|---| | Frais internes du fonds (TER) | DIC et fiche de l'ETF ou de l'OPCVM | Ajouter le pourcentage annuel au portefeuille concerné | | Frais de gestion de l'enveloppe | Conditions du PER ou de l'assurance-vie | Ajouter le taux annuel appliqué aux unités de compte | | Courtage et change | Brochure tarifaire du courtier | Convertir en coût annuel moyen selon le nombre d'ordres | | Frais d'entrée | Bulletin de souscription | Réduire le capital réellement investi au départ | | Gestion pilotée ou conseil | Mandat et conditions tarifaires | Ajouter la commission annuelle, support compris ou non |

Ne comparez que des stratégies exposées à des risques comparables. Opposer un fonds euros garanti à un ETF actions mondial n'isole pas l'effet des frais : leur rendement attendu et leur volatilité diffèrent. Pour mesurer proprement le coût, conservez le même rendement brut dans les deux scénarios et ne changez que le niveau de frais.

Trois cas d'usage concrets

Comparer deux ETF qui suivent le même indice

Renseignez le même rendement brut et la même durée, puis saisissez le TER de chaque ETF. Si l'un est détenu dans une assurance-vie, ajoutez aussi les frais de gestion du contrat. Un TER plus faible n'assure pas à lui seul un meilleur résultat : contrôlez ensuite l'écart de suivi réel, la liquidité et l'éligibilité au PEA.

Comparer gestion libre et gestion pilotée

Le portefeuille piloté peut cumuler frais de mandat, frais du contrat et frais internes des supports. Le portefeuille libre cumule au minimum les frais de l'enveloppe et ceux des fonds. Saisissez le coût total annuel de chaque solution, sans compter deux fois les frais déjà inclus dans un tarif « tout compris ».

Comparer PEA et assurance-vie

Le simulateur compare les capitaux avant fiscalité de sortie. Pour isoler les frais, utilisez le même portefeuille théorique dans les deux enveloppes. Traitez ensuite la fiscalité séparément : après cinq ans, les gains du PEA sont exonérés d'impôt sur le revenu mais restent soumis aux prélèvements sociaux ; l'assurance-vie répond à des règles propres et peut offrir un intérêt successoral. Le plafond de versements du PEA est de 150 000€.

Réduire les frais sans dégrader la stratégie

  1. Additionnez toutes les couches. Un support peu coûteux peut devenir cher dans une enveloppe chargée en frais. À l'inverse, une tarification « tout compris » doit être décomposée avant comparaison.

  2. Adaptez la fréquence des ordres. Des achats trop petits peuvent rendre le courtage disproportionné. Regrouper certains versements peut réduire ce coût, sans transformer la stratégie en tentative de prédire le marché.

  3. Vérifiez les documents contractuels. Le DIC, la brochure tarifaire et le mandat de gestion priment sur une page commerciale. Notez la date de consultation : les tarifs peuvent évoluer.

  4. Ne sacrifiez pas la diversification pour quelques centièmes. Un fonds moins cher mais trop concentré, peu liquide ou mal adapté à l'enveloppe peut être un mauvais choix. Les frais sont un critère important, pas le seul.

Limites du simulateur

Le calcul présente plusieurs simplifications. Les frais d'entrée ne sont pas modélisés séparément : réduisez le capital initial du scénario concerné pour en tenir compte. La fiscalité n'est pas incluse : le simulateur affiche des capitaux avant impôt et prélèvements sociaux. Les rendements sont lissés : dans la réalité, les marchés alternent hausses et baisses, et l'ordre de ces variations compte lorsque vous versez ou retirez de l'argent. Le courtage, le change et l'écart achat-vente doivent être convertis en coût annuel moyen si vous souhaitez les intégrer.

Le résultat n'est donc ni une promesse de rendement ni une prévision. C'est un outil de comparaison : il montre comment une différence de coûts, appliquée de façon constante, modifie une trajectoire de capital à hypothèses identiques. Pour approfondir, consultez le calculateur d'intérêts composés et le simulateur de frais de courtage PEA/CTO.