Fiscalité du PER en 2026 : déduction, sortie en capital et en rente, cas particuliers
Tout comprendre sur la fiscalité du Plan Épargne Retraite en 2026 : déduction des versements, plafonds PASS, imposition à la sortie en capital ou en rente, cas de déblocage anticipé et optimisation.

La fiscalité du PER (Plan Épargne Retraite) repose sur un mécanisme unique dans le paysage de l'épargne française : une déduction fiscale à l'entrée, contre une imposition différée à la sortie. En 2026, avec le passage du Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) à 31,4% et la hausse des prélèvements sociaux sur les revenus du capital, bien comprendre ce mécanisme peut faire la différence entre une optimisation réussie et une déconvenue fiscale.
Plus de 500 milliards d'euros sont aujourd'hui logés dans les PER individuels, PER collectifs et PER obligatoires en France (source : France Assureurs, chiffres clés assurance-vie et retraite, consulté le 2026-06-26). Pourtant, beaucoup d'épargnants ignorent encore que la fiscalité de sortie dépend de l'origine des sommes, du mode de sortie choisi, et de leur situation personnelle.
Ce guide détaille la fiscalité du PER point par point : déduction des versements, plafonds, imposition à la sortie en capital ou en rente, cas particuliers, et stratégies d'optimisation.
TL;DR : L'essentiel sur la fiscalité du PER en 2026
- Les versements volontaires sont déductibles du revenu imposable dans la limite de 10 % des revenus professionnels de N-1 (max 8 × PASS 2025, soit environ 37 680 €), avec un plancher de 10 % du PASS (environ 4 710 €)
- À la sortie en capital, les versements déduits sont imposés au barème progressif de l'IR ; les plus-values (sur versements déduits ou non) sont soumises au PFU de 31,4%, avec option pour le barème IR
- À la sortie en rente, la fraction imposable dépend de l'âge au premier versement (rente viagère à titre onéreux), et les prélèvements sociaux s'appliquent à 18,6% sur la fraction imposable
- 6 cas de déblocage anticipé sont possibles : achat RP, invalidité, décès du conjoint, fin de droits chômage, surendettement, liquidation judiciaire
- Le PER est particulièrement avantageux si votre TMI actuel est élevé (30 % ou plus) : l'économie d'impôt immédiate compense largement la fiscalité de sortie
- Les plafonds non utilisés sont reportables 5 ans depuis 2026
Comment fonctionne la déduction fiscale des versements PER ?
Le principe est simple, mais son application est plus subtile qu'il n'y paraît. Chaque euro versé sur votre PER volontairement peut être déduit de votre revenu imposable, ce qui réduit d'autant votre impôt sur le revenu. C'est ce qu'on appelle le différé d'imposition : vous ne payez pas d'impôt aujourd'hui, mais vous en paierez au moment du retrait.
Le mécanisme de déduction concerne uniquement les versements volontaires du compartiment n°1 (hors épargne salariale transférée et hors versements obligatoires). Pour bénéficier de la déduction, vous devez la déclarer lors de votre déclaration annuelle de revenus, case 6NS à 6QZ du formulaire 2042 RICI (source : Service-Public, PER déduction fiscale, consulté le 2026-06-26).
Le plafond de déduction PER en 2026
Le plafond annuel de déduction est calculé sur vos revenus professionnels de l'année précédente. Pour la déclaration 2026 (revenus 2025) :
- 10 % de vos revenus professionnels nets de l'année 2025
- Dans la limite de 8 fois le PASS 2025 (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale)
- Avec un plancher : au moins 10 % du PASS, même si vos revenus sont faibles ou nuls
Le PASS 2025 s'élève à 47 100 € (source : legifrance.gouv.fr, arrêté du 18 décembre 2024, consulté le 2026-06-26). En pratique :
| Revenus professionnels 2025 | Plafond de déduction PER 2026 | Calcul |
|---|---|---|
| 20 000 € | 4 710 € | Plancher à 10 % du PASS (4 710 € > 2 000 €) |
| 45 000 € | 4 500 € | 10 % de 45 000 € |
| 100 000 € | 10 000 € | 10 % de 100 000 € |
| 400 000 € | 37 680 € | Plafonné à 8 × PASS 2025 |
Point important : le plafond est individuel. Chaque membre du foyer fiscal dispose de son propre plafond, calculé sur ses revenus professionnels personnels. Un couple peut donc cumuler les plafonds de chaque conjoint.
Le report des plafonds non utilisés sur 5 ans
Depuis 2026, un changement majeur est entré en application : la durée de report des plafonds non utilisés est passée de 3 à 5 ans (source : BOFiP, BOI-RPPM-RCM-20-10-20, consulté le 2026-06-26).
Concrètement, si vous n'avez pas utilisé la totalité de votre plafond de déduction en 2025, le reliquat est disponible pour les versements PER de 2026, 2027, 2028, 2029 et 2030. C'est un levier d'optimisation puissant pour les années où vous disposez d'un surplus d'épargne important.
Exemple : en 2025, votre plafond était de 4 500 € mais vous n'avez versé que 2 000 € sur votre PER. Le solde de 2 500 € est reportable pendant 5 ans. En 2026, votre plafond neuf est de 5 000 € + 2 500 € de report = 7 500 € de déduction potentielle.
Faut-il toujours déduire ses versements ?
Contre-intuitif mais vrai : il est parfois plus intéressant de renoncer à la déduction. En effet, si vous choisissez de ne pas déduire vos versements, les sommes retirées à la sortie ne seront pas imposées sur le capital, mais uniquement sur les plus-values.
Cette option est pertinente si :
- Votre TMI actuel est bas (11 % ou 0 %) et que vous anticipez un TMI plus élevé à la retraite
- Vous êtes en début de carrière et vos revenus sont encore modestes
- Vous disposez déjà d'un plafond de déduction saturé par d'autres dispositifs
À l'inverse, plus votre TMI est élevé, plus la déduction est avantageuse. Pour un contribuable à 41 %, un versement de 10 000 € génère une économie d'impôt de 4 100 €. Le coût net n'est que de 5 900 € pour 10 000 € investis.
Quelle est la fiscalité de sortie du PER en capital ?
À la retraite, vous récupérez votre épargne. La façon dont elle sera imposée dépend de deux facteurs : l'origine des sommes (déduites ou non) et la nature du retrait (capital ou rente).
Le PER individuel offre par défaut la sortie en capital (totale ou fractionnée). C'est le mode le plus utilisé.
La règle des trois catégories
Le législateur distingue trois catégories de sommes, chacune avec son régime fiscal :
| Catégorie | Nature | Fiscalité |
|---|---|---|
| Versements déduits | Capital ayant bénéficié de la déduction fiscale | Imposé au barème progressif de l'IR |
| Versements non déduits | Capital versé sans déduction fiscale | Exonéré d'impôt |
| Plus-values | Gains générés par les placements | PFU de 31,4% ou option pour le barème IR |
Cette architecture est essentielle à comprendre : le PER ne fait que différer l'impôt sur le capital qui a été déduit, il ne l'annule pas. C'est un avantage de trésorerie, pas un avantage définitif.
Imposition des versements déduits à la sortie
Les versements que vous avez déduits de votre revenu imposable sont réintégrés dans votre revenu imposable de l'année de sortie. Ils sont donc soumis au barème progressif de l'impôt sur le revenu.
C'est un point essentiel : si votre TMI à la retraite est plus élevé que votre TMI au moment des versements, vous aurez perdu au change. Mais dans la majorité des cas, le TMI baisse à la retraite (revenus professionnels remplacés par des pensions, généralement plus faibles).
Exemple chiffré : vous récupérez 80 000 € de versements déduits sur votre PER en une seule fois lors de votre départ à la retraite. Ces 80 000 € s'ajoutent à vos autres revenus (retraite, location, etc.) et sont imposés selon le barème progressif. Si votre TMI à la retraite est de 30 %, l'impôt dû est de 24 000 € sur cette fraction.
Pour lisser l'impact fiscal, il est possible d'opter pour une sortie fractionnée : retirer le capital en plusieurs versements étalés sur plusieurs années. Chaque année, seuls les sommes retirées sont imposées, ce qui évite un pic d'imposition l'année de la retraite.
Imposition des plus-values au PFU ou au barème
Les plus-values générées par votre PER durant la phase d'épargne sont soumises au Prélèvement Forfaitaire Unique de 31,4% (soit 12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6% de prélèvements sociaux).
Vous conservez toutefois la possibilité d'opter pour le barème progressif de l'IR pour les plus-values. Cette option est intéressante si votre TMI est de 11 % ou 0 % (la combinaison TMI + PS serait inférieure à 31,4%). L'option est globale : elle s'applique à l'ensemble des plus-values de l'année, pas seulement à celles du PER.
Imposition des versements non déduits : l'avantage méconnu
Si vous avez choisi de ne pas déduire certains versements, ces sommes sont tout simplement non imposables au moment du retrait. Seules les plus-values correspondantes sont taxées au PFU de 31,4% ou au barème.
C'est un avantage fiscal considérable. Un versement non déduit de 50 000 € qui a généré 20 000 € de plus-values ne sera imposé que sur les 20 000 € de gains. Le capital de 50 000 € est restitué en franchise d'impôt.
Sortie en capital : le tableau récapitulatif
| Composante | Imposition | Taux |
|---|---|---|
| Capital déduit | Barème progressif IR | 0 % à 45 % selon TMI |
| Capital non déduit | Aucune | 0 % |
| Plus-values (capital déduit ou non) | PFU par défaut, option barème IR possible | 31,4% ou TMI + 18,6% |
Comment est imposée la sortie en rente du PER ?
La sortie en rente viagère est le mode de sortie historique des PERP, et reste une option pour le PER. Si vous choisissez la rente, l'imposition suit le régime des rentes viagères à titre onéreux (RVTO), et non celui des pensions de retraite.
Le mécanisme de la rente viagère à titre onéreux (RVTO)
La rente versée par l'assureur est composée de deux parts :
- Une part de capital (remboursement des sommes investies)
- Une part d'intérêts (produits financiers)
Seule la part d'intérêts est imposable. La fraction imposable de la rente dépend de l'âge de l'assuré au moment du premier versement de la rente :
| Âge au premier versement de la rente | Fraction imposable de la rente |
|---|---|
| Moins de 50 ans | 70 % |
| De 50 à 59 ans | 50 % |
| De 60 à 69 ans | 40 % |
| 70 ans et plus | 30 % |
Exemple : si vous liquidiez votre PER à 65 ans et que la rente mensuelle est de 800 €, seuls 40 % de cette rente (soit 320 € par mois) sont imposables au barème de l'IR. Les 60 % restants correspondent au remboursement du capital et sont exonérés.
Prélèvements sociaux sur la rente
La fraction imposable de la rente est également soumise aux prélèvements sociaux au taux de 18,6%. Ces prélèvements sont prélevés directement par l'assureur avant le versement de la rente (source : Service-Public, prélèvements sociaux sur les rentes, consulté le 2026-06-26).
Rente vs capital : que choisir ?
Le choix entre sortie en capital et sortie en rente dépend de votre situation et de vos objectifs :
| Critère | Sortie en capital | Sortie en rente |
|---|---|---|
| Imposition du capital déduit | Barème IR intégral sur le capital retiré | Fraction seulement imposable (40 % à 65 ans) |
| Imposition des plus-values | PFU 31,4% ou barème | Inclus dans la fraction imposable de la rente |
| Disponibilité | Capital immédiatement disponible | Rente à vie, garantie contre le risque de longévité |
| Transmission | Capital restant transmissible | Rente non transmissible sauf option réversible |
La rente peut être intéressante si vous anticipez une longue retraite : elle garantit un revenu viager jusqu'à votre décès. Mais elle est généralement moins flexible que le capital, et le rendement actuariel est parfois décevant par rapport à une gestion autonome du capital.
Quels sont les cas de déblocage anticipé et leur fiscalité ?
Le PER est conçu pour la retraite, mais six cas de déblocage anticipé permettent de récupérer son épargne avant l'âge légal (source : Service-Public, déblocage anticipé du PER, consulté le 2026-06-26).
Les 6 cas de déblocage
- Achat de la résidence principale : le motif le plus fréquent. Attention, seuls les versements volontaires (compartiment n°1) sont déblocables
- Invalidité (2e ou 3e catégorie) : du titulaire, de son conjoint ou de ses enfants
- Décès du conjoint (marié ou pacsé)
- Expiration des droits à l'assurance chômage : ou cessation de mandat social depuis au moins 2 ans
- Surendettement : saisi directement par la commission de surendettement
- Cessation d'activité non salariée dans le cadre d'une liquidation judiciaire
Fiscalité selon le motif de déblocage
La fiscalité appliquée diffère selon le motif :
| Motif | Fiscalité |
|---|---|
| Achat résidence principale | Identique à la sortie retraite : versements déduits imposés au barème IR, plus-values au PFU 31,4% |
| Invalidité, décès conjoint, surendettement | Exonération totale d'impôt sur le revenu (mais pas des prélèvements sociaux) |
| Fin de droits chômage, liquidation judiciaire | Imposition allégée selon les cas |
Pour l'achat de la résidence principale, la fiscalité peut représenter un coût important si les sommes déduites sont élevées. Un versement déduit de 50 000 € retiré pour un achat immobilier sera imposé au barème progressif comme un revenu. C'est une réalité parfois oubliée par les épargnants qui utilisent leur PER comme une épargne logement déguisée.
Fiscalité en cas de décès
En cas de décès du titulaire du PER, les sommes sont transmises aux bénéficiaires désignés dans la clause bénéficiaire. La fiscalité dépend de l'âge du titulaire au moment du décès et de la date des versements :
- Versements effectués avant 70 ans : abattement de 152 500 € par bénéficiaire (tous contrats d'assurance-vie et PER confondus), puis taxation à 20 % jusqu'à 700 000 € et à 31,25 % au-delà (source : Service-Public, droits de succession, consulté le 2026-06-26)
- Versements effectués après 70 ans : abattement de 30 500 € sur l'ensemble des bénéficiaires, puis droits de succession classiques selon le lien de parenté
Les plus-values accumulées dans le PER sont exonérées de droits de succession, ce qui constitue un avantage important.
PFU ou barème IR : comment choisir pour les plus-values du PER ?
À la sortie de votre PER, vous devez faire un choix pour l'imposition des plus-values : optez-vous pour le Prélèvement Forfaitaire Unique à 31,4% ou pour le barème progressif de l'IR ?
Ce choix n'est pas définitif : il se fait chaque année, lors de la déclaration de revenus, et peut varier selon votre situation.
Quand choisir le PFU ?
Le PFU à 31,4% est le régime par défaut et généralement le plus avantageux. Il l'est si votre Taux Marginal d'Imposition est de 30 % ou plus, car 12,8 % d'impôt + 18,6% de prélèvements sociaux donne un total de 31,4%, inférieur à 30 % + 17,2 %.
Exemple : si vos plus-values PER sont de 10 000 € et que votre TMI est de 30 % :
- PFU : 10 000 € × 31,4% = 3 140 € d'impôt total
- Barème IR + PS : 10 000 € × 30 % + 10 000 € × 18,6% = 4 860 € → le PFU est plus favorable
Quand choisir le barème progressif ?
Le barème progressif devient intéressant si votre TMI est de 11 % ou 0 %. Dans ce cas :
- TMI 11 % + PS 18,6% = 29,6 %, contre 31,4% à 31,4% → le barème est légèrement plus favorable
- TMI 0 % + PS 18,6% = 18,6 %, contre 31,4% à 31,4% → le barème est nettement plus avantageux
En pratique, si vous êtes à la retraite avec des revenus modestes (retraite de base uniquement, peu de revenus fonciers ou financiers), le barème progressif peut être le bon choix.
Attention : l'option pour le barème est globale. Elle s'applique à l'ensemble de vos plus-values de l'année (PER, CTO, assurance-vie, dividendes), pas seulement à celles du PER. Il faut donc faire le calcul sur l'ensemble de vos revenus du capital avant d'opter.
Stratégies d'optimisation fiscale du PER en 2026
Quelques stratégies concrètes pour tirer le meilleur parti de la fiscalité du PER.
Stratégie n°1 : verser jusqu'au plafond en année de forte imposition
Si vous avez une année avec un TMI particulièrement élevé (prime exceptionnelle, plus-value professionnelle, départ en retraite), maximisez vos versements PER jusqu'au plafond de déduction. L'économie d'impôt est maximale quand votre TMI est à son pic.
Stratégie n°2 : lisser les sorties en capital pour éviter le pic d'imposition
Plutôt que de retirer l'intégralité de votre PER en une fois, étalez les retraits sur 3 à 5 ans. Chaque année, seuls les sommes retirées sont imposées au barème. Vous évitez ainsi de franchir une tranche d'imposition supérieure.
Exemple : 150 000 € de capital déduit retiré en une fois = 150 000 € ajoutés à votre revenu imposable, soit potentiellement un passage en TMI 41 %. Retiré sur 3 ans = 50 000 € par an, beaucoup plus facile à lisser.
Stratégie n°3 : combiner PER et assurance-vie
Utilisez le PER pour la déduction fiscale immédiate (jusqu'au plafond). Placez le surplus sur une assurance-vie pour bénéficier de sa fiscalité plus souple à la sortie (abattement de 4 600€ par an pour un célibataire après 8 ans, PS à 17,2% au lieu de 18,6%).
Stratégie n°4 : utiliser le déblocage pour achat RP avec prudence
Le déblocage pour achat de la résidence principale est un droit, mais il déclenche l'imposition au barème sur les sommes déduites. Si votre TMI à la sortie est élevé (parce que vous êtes toujours en activité), l'addition peut être salée. Mieux vaut utiliser le PER pour l'investissement locatif ou l'achat d'une RP après la retraite, quand la TMI est plus faible.
FAQ sur la fiscalité du PER
Puis-je déduire mes versements PER même si je suis au chômage ou sans revenus ?▼
Les plus-values du PER sont-elles imposées aux prélèvements sociaux chaque année ?▼
Puis-je choisir le PFU pour mes plus-values PER et le barème pour mes autres revenus ?▼
Comment sont imposés les transferts entre PER ?▼
La rente du PER est-elle imposée comme une pension de retraite ?▼
Puis-je déduire mes versements PER si mon employeur abonde déjà un PER collectif ?▼
Conclusion : la fiscalité du PER demande une vision d'ensemble
La fiscalité du PER repose sur un équilibre subtil : une déduction immédiate généreuse contre une imposition différée à la sortie. En 2026, avec un PFU à 31,4% et des prélèvements sociaux à 18,6% sur les plus-values hors assurance-vie, cet équilibre reste favorable aux épargnants qui anticipent un TMI de retraite inférieur à leur TMI d'activité.
Les points à retenir :
- La déduction est maximale pour les contribuables à TMI élevé (30 %, 41 %, 45 %)
- La sortie en capital impose les versements déduits au barème IR et les plus-values au PFU
- La sortie en rente n'impose qu'une fraction de la rente (40 % à 65 ans, 30 % à 70 ans)
- Les cas de déblocage anticipé pour accident de la vie (invalidité, décès, surendettement) bénéficient d'une exonération d'impôt
- L'option PFU ou barème pour les plus-values se décide chaque année selon votre TMI
Le PER n'est pas un produit universel. Sa fiscalité est conçue pour récompenser l'épargne longue et pénaliser les retraits précoces (sauf cas légitimes). Avant de souscrire, évaluez votre TMI présent et futur, vos besoins de liquidité, et n'hésitez pas à combiner PER et assurance-vie pour une stratégie patrimoniale équilibrée.
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