Rendement
Gain généré par un placement rapporté au capital investi, exprimé en pourcentage annuel. Inclut intérêts, dividendes, loyers, plus-values selon le type d'actif. Peut être brut ou net, nominal ou réel.
Aussi appelé : yield, rentabilité, performance
Définition
Le rendement mesure ce que rapporte un placement par rapport au capital engagé. Il s'exprime presque toujours en pourcentage annuel, et inclut selon le type d'actif : intérêts (livrets, obligations), dividendes (actions), loyers (immobilier, SCPI), plus-values latentes ou réalisées (ETF capitalisants). C'est l'un des trois piliers d'analyse d'un placement, avec le risque et la liquidité.
Comment ça fonctionne
Formule générique : rendement = (gains + variation de valeur) / capital initial.
Selon les conventions :
- Rendement courant (yield) : revenu annuel / valeur d'achat. Ex : SCPI versant 50 €/an pour 1 000 € investis = 5 % de rendement courant
- Rendement total : intègre revenus + plus-values. Un ETF S&P 500 : ~2 % de dividendes + ~5 % d'appréciation = ~7 %/an historiquement
- Rendement annualisé (CAGR) : performance lissée sur plusieurs années
Exemples de rendements moyens long terme : Livret A ~1 à 3 %, OAT 10 ans ~3 %, SCPI ~4 à 6 %, actions monde ~7 à 8 %, immobilier ~3 à 5 % net.
Quand l'utiliser
- Comparer des placements à risque et horizon comparables
- Construire une allocation : un objectif de rendement de 5 % oriente vers actions/SCPI plutôt que livrets
- Calculer un objectif patrimoine : combinée aux intérêts composés, la projection du rendement détermine l'effort d'épargne
Limites / pièges
- Brut vs net : un rendement brut de 6 % peut tomber à 4 % après TER, frais d'entrée et fiscalité
- Passé vs futur : les rendements historiques ne préjugent pas des rendements futurs
- Yield trap : un rendement courant de 12 % cache souvent un risque de défaut ou une chute de valeur du sous-jacent
- Annualisation : un -50 % une année et +50 % l'année suivante donne un rendement moyen arithmétique de 0 % mais une perte réelle de 25 %
