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Récap actu du 29 juillet 2026 : le CAC 40 recule, Wall Street décroche après la Fed

Le récap économique du 29 juillet 2026 : CAC 40 à 8 408,27 points, pétrole en forte hausse, Wall Street en baisse, statu quo de la Fed et bitcoin autour de 64 000 dollars.

Billy RousseauBilly Rousseau11 min de lecture
Récap de l'actualité économique et financière du 29 juillet 2026

Voici le récap de l'actualité économique et financière du mercredi 29 juillet 2026. La reprise des hostilités au Moyen-Orient a fait rebondir le pétrole et ravivé les craintes d'inflation. À Paris, le CAC 40 a interrompu trois séances de hausse, pénalisé par Hermès malgré l'envolée de Kering. Aux États-Unis, la Réserve fédérale a laissé ses taux inchangés, mais trois responsables ont voté pour une hausse. Wall Street a nettement reculé, tandis que le bitcoin a oscillé autour de 64 000 dollars. Les niveaux cités correspondent à la séance du 29 juillet et ne sont pas des cotations en temps réel.

Les marchés actions le 29 juillet 2026

Le CAC 40 a perdu 0,60%, soit 50,51 points, pour clôturer à 8 408,27 points. Il avait ouvert à 8 492,97 points et atteint 8 502,48 points avant de retomber jusqu'à 8 379,78 points. Le bilan de clôture de BFM Bourse et la série quotidienne de Yahoo Finance donnent le même niveau de clôture. L'indice parisien a donc rendu une partie de son avance des trois séances précédentes.

Le retournement est venu de deux fronts. Le prix du pétrole a fortement rebondi après de nouvelles attaques au Moyen-Orient, ce qui a remis le risque inflationniste au centre des décisions d'investissement. En parallèle, la nouvelle salve de résultats a provoqué de très grands écarts entre valeurs. Le Stoxx 600 a perdu 0,29% à 645,01 points, l'Euro Stoxx 50 a reculé de 0,65% à 6 248,84 points et le DAX a terminé presque stable à 25 460,48 points. Le FTSE 100 a mieux résisté avec une hausse de 0,34% à 10 908,40 points, d'après les séries de Yahoo Finance pour le Stoxx 600 et les indices européens associés.

Hermès a chuté de 11,0% après une publication jugée insuffisante sur la croissance en Chine. Danone a cédé 2,3%, pénalisé par le ralentissement chinois et par des commentaires prudents sur les produits laitiers aux États-Unis. À l'inverse, Kering a bondi de 16,9%, les résultats semestriels ayant dépassé les attentes et alimenté l'hypothèse d'un retour prochain de Gucci à la croissance. Bureau Veritas a gagné 7,1% après une croissance de 5,5% au deuxième trimestre et le relèvement de ses objectifs. Hors CAC 40, SMCP a avancé de 19,6%, Alten de 19,5% et Sopra Steria de 13,6%. Cette dispersion, relevée par BFM Bourse, montre que le mouvement de l'indice ne résume pas la séance de chaque action.

Le pétrole a fourni le second choc. Le contrat de septembre sur le Brent a terminé à 90,74 dollars le baril, contre 84,09 dollars mardi, soit une hausse de 7,91%. Le WTI a fini à 84,46 dollars, contre 79,26 dollars, en progression de 6,56%. Un relevé de fin d'après-midi de BFM Bourse situait encore le Brent à 87,60 dollars et le WTI à 84,56 dollars, une différence liée à l'heure de cotation. Les clôtures quotidiennes de Yahoo Finance pour le Brent et le WTI confirment l'ampleur du rebond.

« Si les prix du pétrole restent élevés en septembre, la Fed conclura que le choc pétrolier a duré assez longtemps pour exiger une hausse, ou plusieurs hausses de taux », a déclaré Chris Low, économiste en chef chez FHN Financial, à Reuters via MSN.

Wall Street a nettement amplifié la baisse après la décision de la Fed. Le S&P 500 a perdu 1,52% à 7 316,15 points, le Nasdaq Composite 1,74% à 24 442,94 points et le Dow Jones 2,19% à 51 594,14 points. Le Nasdaq 100 a cédé 2,06% et se situait 11% sous son record de juin. Huit des onze secteurs du S&P 500 ont reculé, les industrielles perdant 3,24% et la technologie 2,50%. Ces chiffres de clôture sont identiques dans la dépêche de Reuters publiée par Boursorama et dans les historiques de Yahoo Finance.

Les valeurs liées à l'intelligence artificielle ont concentré les ventes. Vertiv a plongé de 17,19% après un chiffre d'affaires trimestriel inférieur aux attentes. Le fabricant sud-coréen de mémoires SK Hynix a perdu 10% malgré un bénéfice multiplié par six, le résultat restant sous les attentes élevées du marché. À l'opposé, Ford a gagné 2,14% après avoir relevé pour la deuxième fois ses prévisions de bénéfice annuel, et Visa a avancé de 0,58% grâce à un bénéfice trimestriel supérieur aux estimations. Reuters via Boursorama a comptabilisé 17,7 milliards d'actions échangées, contre une moyenne de 17,3 milliards sur vingt séances.

Après la clôture, les réactions à Microsoft et Meta ont divergé. Microsoft a publié un bénéfice par action de 4,74 dollars, contre 4,24 dollars attendu, et 90,1 milliards de dollars de chiffre d'affaires, contre 87,6 milliards anticipés. Le titre a gagné 2% après Bourse. Meta a publié un bénéfice par action de 6,18 dollars, inférieur aux 7,14 dollars attendus, et a relevé la borne basse de son budget d'investissement annuel à 130 milliards de dollars. Son action a perdu environ 5,4% après la clôture, selon le direct de CoinDesk.

Le VIX a clôturé à 20,66 points, contre 18,21 mardi, selon la série quotidienne du CBOE distribuée par Yahoo Finance. Cette hausse de 2,45 points correspond à une remontée nette de la volatilité anticipée, cohérente avec la baisse de Wall Street, le choc pétrolier et l'incertitude monétaire. Elle reste néanmoins un indicateur de prix des options, pas une prévision certaine de la prochaine séance.

Taux et obligations

La Fed a maintenu la fourchette des fed funds à 3,50%-3,75% par neuf voix contre trois. Beth Hammack, Neel Kashkari et Lorie Logan préféraient une hausse de 25 points de base. Le communiqué officiel indique que l'activité économique progressait à un rythme solide, que les créations d'emplois suivaient l'évolution de la population active et que l'inflation restait supérieure à l'objectif de 2%, en partie à cause de chocs d'offre dans l'énergie. Ces formulations et le vote figurent dans le communiqué du FOMC publié mercredi.

« Il n'y a pas d'objectif d'inflation souple », a déclaré le président de la Fed Kevin Warsh lors de sa conférence de presse, une intervention suivie en direct par CoinDesk.

Le marché obligataire a réagi par une pentification de la courbe américaine. Le rendement du Treasury à dix ans a terminé à 4,622%, contre 4,604% mardi. Pendant la conférence de presse, il avait atteint 4,66%, tandis que le deux ans reculait de six points de base à 4,22%. Le trente ans a touché environ 5,20%, un plus haut proche de dix-neuf ans, selon CoinDesk et la série du Treasury à dix ans.

En Europe, l'OAT française à dix ans affichait 3,86% et le Bund allemand 3,16% sur le tableau des taux souverains de Boursorama. L'écart France-Allemagne ressortait ainsi à 70 points de base. Ces niveaux doivent être lus comme des rendements de marché de fin de journée, pas comme les taux auxquels un particulier peut emprunter. La tension américaine a été plus directement liée au pétrole et au débat sur la prochaine décision de la Fed.

L'euro a terminé la séance européenne à 1,1379 dollar, en baisse de 0,06% selon BFM Bourse. L'or a clôturé à 4 034,70 dollars l'once, contre 4 036,30 dollars mardi, d'après la série quotidienne de Yahoo Finance. Le métal n'a donc pas immédiatement profité de l'aversion au risque, la hausse des rendements obligataires augmentant le coût d'opportunité de sa détention.

Crypto

Le bitcoin a connu une séance en deux temps. Il a d'abord progressé jusqu'à environ 64 500 dollars juste après le statu quo de la Fed, avant de repasser sous 64 000 dollars pendant la conférence de presse. En fin de séance américaine, il reculait de 0,5% autour de 63 500 dollars, tandis que la reprise des tensions au Moyen-Orient poussait le pétrole vers son plus haut du jour. Le direct de CoinDesk documente ces trois relevés successifs.

Le mouvement confirme que le bitcoin a réagi comme un actif risqué sensible à la liquidité et aux taux, plutôt que comme une protection automatique contre les tensions géopolitiques. Ether évoluait autour de 1 905 dollars, XRP près de 1,07 dollar et Solana autour de 73,58 dollars sur le relevé de marché de CoinDesk. La faible variation apparente du bitcoin masque donc une forte sensibilité intrajournalière aux annonces de politique monétaire et aux prix de l'énergie.

La journée a aussi illustré l'élargissement progressif des usages financiers de la blockchain. Denny Galindo, stratégiste chez Morgan Stanley Wealth Management, a estimé que les actifs tokenisés pourraient devenir le premier contact avec la crypto pour des investisseurs qui ne suivent pas régulièrement ce marché. Il a toutefois souligné que l'allocation pertinente dépendait de la fonction attribuée au bitcoin, valeur numérique, investissement de type capital-risque ou outil de diversification. Cette intervention est rapportée dans le même direct de CoinDesk.

Macroéconomie et économie réelle

Le principal signal macroéconomique de la journée est venu de la Fed. Son diagnostic combine une activité encore solide, des créations d'emplois qui suivent la croissance de la population active et une inflation toujours trop élevée. La banque centrale a explicitement relié une partie des hausses de prix aux chocs d'offre, notamment dans l'énergie. Le vote partagé montre néanmoins que le débat ne porte plus seulement sur la durée du statu quo, mais sur l'opportunité d'un nouveau resserrement monétaire, comme l'établit le communiqué officiel.

Pour les entreprises, la hausse du pétrole agit à la fois sur les coûts de transport, l'énergie et les anticipations de taux. Elle soutient les groupes pétroliers, mais réduit les marges des secteurs consommateurs de carburant et retarde potentiellement la détente du crédit. Le recul de 3,24% du secteur industriel américain et la hausse du rendement à dix ans montrent que la séance a intégré ce double risque. La dépêche de Reuters via MSN ajoute que la hausse du brut a été renforcée par une baisse des stocks américains signalée par les données de l'industrie.

Les résultats d'entreprises ont toutefois montré une économie très inégale. Microsoft a continué de bénéficier de la demande pour le cloud, tandis que Meta a augmenté son effort d'investissement dans l'IA malgré un bénéfice inférieur aux attentes. Ford a relevé ses prévisions annuelles, mais Lennox a chuté de près de 21% après avoir abaissé les siennes. En Europe, Kering, Bureau Veritas, SMCP et Alten ont été récompensés, alors qu'Hermès et Danone ont été sanctionnés. Cette dispersion, décrite par BFM Bourse, interdit de réduire la journée à un seul scénario de ralentissement ou de reprise.

Le 29 juillet a finalement marqué le retour simultané du risque géopolitique et du risque de taux. Le CAC 40 a reculé sans s'effondrer grâce aux résultats de plusieurs entreprises, tandis que Wall Street a davantage souffert de la baisse des valeurs liées à l'IA et du message prudent de la Fed. Le pétrole, les obligations et le VIX ont envoyé le même signal de nervosité. Le bitcoin est resté proche de 64 000 dollars, mais avec une forte volatilité intrajournalière. Rendez-vous demain pour le prochain récap.

Sources

Consultées le 30 juillet 2026.

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