Récap actu du 3 août 2026 : record du CAC 40, chute du pétrole et rebond de Wall Street
Le récap économique du 3 août 2026 : CAC 40 à 8 613,82 points, Brent à 83,96 dollars, Wall Street en hausse, PMI français à 49,8 et bitcoin sous 63 000 dollars.

Voici le récap de l'actualité économique et financière du lundi 3 août 2026. Le CAC 40 a battu son record en séance et terminé à 8 613,82 points. La détente du pétrole a soutenu les actions et fait reculer les rendements obligataires, sur fond d'espoirs fragiles de discussions entre Washington et Téhéran. Wall Street a également fortement progressé. Le tableau est moins favorable dans l'industrie française, dont le PMI est repassé sous 50, et sur le bitcoin, resté sous pression après l'exploitation d'une faille touchant des portefeuilles Coldcard. Les niveaux cités correspondent aux relevés du 3 août, pas à des cotations en temps réel (Boursorama avec Reuters).
Les marchés actions le 3 août 2026
Le CAC 40 a gagné 1,22% pour clôturer à 8 613,82 points. Il a touché 8 642,32 points en séance, soit neuf centièmes de point de plus que son précédent sommet du 26 février. Il n'a toutefois pas dépassé son record de clôture de 8 620,93 points. Les comptes rendus de Boursorama avec l'AFP, de BFM Bourse et la série de Yahoo Finance concordent sur la clôture. Le moteur immédiat a été la baisse du brut après que Donald Trump a dit avoir renoncé à de nouvelles frappes contre l'Iran et annoncé des discussions, alors que Téhéran a démenti qu'une négociation soit en cours.
« La détente des prix de l'énergie est le catalyseur du jour », a expliqué Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marché chez IG France, à l'AFP publiée par Boursorama.
La progression a dépassé le seul indice parisien. Le DAX a pris 1,59%, après un record en séance à 26 096,93 points. L'Euro Stoxx 50 a avancé de 1,15% et le Stoxx 600 de 0,43% à 651,97 points. Londres a fait exception, avec un FTSE 100 en baisse de 0,16%, pénalisé par les valeurs pétrolières. Ces variations proviennent de la synthèse européenne de Reuters diffusée par Boursorama. Elles montrent que le repli du coût de l'énergie a davantage profité aux marchés importateurs qu'à la place britannique, plus exposée aux producteurs de brut.
À Paris, Capgemini a gagné 4,59% à 107,20 euros et Dassault Systèmes 3,49% à 20,75 euros. Worldline a bondi de 10,45% après la finalisation de la cession de ses activités de paiement en Inde à BillDesk, tandis que Mersen a pris 9,02% après un changement de recommandation de RBC. À l'inverse, STMicroelectronics a cédé 0,89%. Le bilan de Boursorama avec Reuters et celui du Revenu corroborent la rotation vers les logiciels et les services numériques. Le mouvement ne signifie pas que toutes les valeurs technologiques ont monté, les semi-conducteurs sont restés à l'écart.
Le contraste sectoriel a été plus visible encore à Londres. AstraZeneca a chuté de 8,96% après des informations sur des discussions préliminaires avec Bristol Myers Squibb autour d'une éventuelle fusion. Anheuser-Busch InBev a perdu 2,18% après l'annonce de la cession d'environ dix millions d'actions par son actionnaire historique EPS. Ces mouvements, rapportés par Reuters via Boursorama, rappellent qu'une hausse générale des indices n'efface ni le risque d'opération capitalistique ni les effets des placements d'actions.
À Wall Street, le Dow Jones a clôturé à un record de 53 178,41 points. Le S&P 500 a gagné 1,48% à 7 600,50 points et le Nasdaq Composite 2,13% à 25 913,90 points. Les clôtures sont données par le bilan américain de TechStock² et corroborées par les séries de Yahoo Finance pour le S&P 500 et le Nasdaq. Amazon gagnait plus de 5% à la clôture européenne et a franchi pour la première fois 3 000 milliards de dollars de capitalisation. Le VIX a terminé à 15,86 points, selon la série du CBOE distribuée par Yahoo Finance, signe d'une volatilité implicite contenue malgré le risque géopolitique.
« Nous ne pensons pas que nous aurons une guerre totale, mais nous voyons le scénario d'une trêve fragile se prolonger pendant un certain temps », a estimé Mohit Kumar, économiste chez Jefferies, auprès de Reuters repris par Boursorama.
Le mot important reste « fragile ». La hausse du 3 août repose en partie sur une détente diplomatique qui n'était pas confirmée par les deux parties. Elle s'appuie aussi sur une saison de résultats bien orientée. Les 38 groupes du CAC 40 ayant déjà publié avaient cumulé 73,3 milliards d'euros de bénéfices nets, en hausse de plus de 34% sur un an, selon MoneyVox. Ce soutien bénéficiaire est plus concret que les déclarations politiques, mais il n'annule pas le risque d'un retournement du pétrole ou des taux.
Taux et obligations
La baisse du brut a réduit les anticipations d'inflation et détendu les marchés obligataires. Le rendement du Treasury américain à dix ans reculait de 6,7 points de base à 4,677% à la clôture européenne. Le Bund allemand à dix ans a perdu 5,2 points de base à 3,151%, tandis que le Bund à deux ans a cédé 4,4 points à 2,764%. Ces chiffres ont été publiés par Reuters via Boursorama. Pour l'OAT française à dix ans, les sources datées du 3 août effectivement consultées ne fournissaient pas de clôture chiffrée suffisamment recoupée. Nous ne lui attribuons donc pas un niveau par extrapolation, même si le mouvement général des rendements européens était baissier.
Le marché pétrolier a connu le mouvement le plus net. Le Brent a reculé de 4,54% à 83,96 dollars le baril et le WTI de 5,91% à 79,64 dollars, leurs plus bas niveaux en trois semaines. Boursorama avec Reuters publie ces niveaux de fin de séance. BFM Bourse relevait déjà un Brent à 83,72 dollars et un WTI à 79,54 dollars avant la clôture. L'écart tient à l'heure de mesure. Dans les deux cas, la direction et l'ampleur du repli sont cohérentes.
Bjarne Schieldrop, analyste en chef des matières premières chez SEB, a souligné un second facteur au-delà des déclarations politiques : « Le pétrole brut continue de circuler via le détroit d'Ormuz », selon l'AFP publiée par Boursorama. L'analyste avertit néanmoins qu'un optimisme excessif serait mal placé. Pour les investisseurs, le recul du baril diminue à court terme la pression sur les coûts, mais le scénario dépend toujours de décisions diplomatiques réversibles.
Sur les changes, l'euro a reculé de 0,21% à 1,1503 dollar lors du relevé européen. Le yen a progressé pour une troisième séance consécutive après l'intervention coordonnée des États-Unis et du Japon. Il cotait 156,76 yens pour un dollar à la clôture européenne. Yahoo Finance avec Reuters relevait ensuite 157,05 et estimait, à partir des données de banque centrale, que le Japon avait pu engager jusqu'à 36,58 milliards de dollars lors de la dernière intervention. CNBC souligne que l'utilisation de la facilité FIMA de la Fed permet à Tokyo d'obtenir des dollars sans vendre directement de gros volumes de Treasuries.
L'or évoluait autour de 4 060 dollars l'once dans la matinée, en hausse de 0,3%, selon le relevé publié par CoinAcademy. Ce niveau est un point de séance, pas une clôture. Le métal n'a donc pas reproduit l'amplitude du pétrole. La baisse des rendements lui offrait un soutien, tandis que le retour de l'appétit pour le risque limitait la demande de refuge.
Crypto
Le bitcoin est passé sous 63 000 dollars et s'échangeait autour de 62 800 dollars, en baisse de 1% sur la journée et de 4% sur une semaine. L'ether reculait de 1,5% à 1 858 dollars. Ces relevés de CoinAcademy sont cohérents avec l'analyse de CoinDesk, qui décrit une hausse des transferts de bitcoins après l'incident Coldcard. La détente simultanée du pétrole et des taux n'a donc pas suffi à entraîner les cryptomonnaies dans le rebond des actions.
La pression venait surtout de l'intérieur du marché. CoinAcademy chiffrait à 1 367 BTC, répartis sur 4 585 adresses, les pertes observées après trois vagues d'exploitation de portefeuilles Coldcard, soit près de 89 millions de dollars au cours du bitcoin du moment. CoinDesk indiquait que la réserve de bitcoins sur les plateformes était passée de 2,706 millions le 30 juillet à 2,718 millions. Glassnode, également cité par CoinDesk, proposait une lecture plus prudente : une partie des détenteurs aurait déplacé ses fonds vers de nouveaux portefeuilles, et non nécessairement vers des plateformes pour vendre. La distinction est importante, un transfert onchain ne prouve pas à lui seul une intention de cession.
L'actualité du minage a offert un contrepoint. Un mineur solo a validé le bloc 960 804 et reçu 3,157 BTC, valorisés autour de 199 300 dollars lors de la publication. CoinDesk recensait treize blocs remportés par des mineurs indépendants depuis le début de l'année. Cet événement reste statistiquement exceptionnel et ne change pas les difficultés économiques du minage, dont les marges sont comprimées.
Macroéconomie
L'industrie française est repassée en contraction en juillet. Le PMI manufacturier S&P Global est tombé à 49,8, après 51,2 en juin. Le seuil de 50 sépare expansion et contraction. Les nouvelles commandes ont diminué pour le troisième mois consécutif et les commandes à l'export ont subi leur plus fort recul depuis un an. Les industriels ont réduit leur production, tandis que l'emploi a progressé au rythme le plus élevé depuis décembre. Ces éléments sont détaillés par Boursorama.
La zone euro a mieux résisté. Son PMI manufacturier définitif a atteint 51,9 en juillet, contre 51,4 en juin, soit une expansion modérée. La production a enregistré sa hausse la plus forte depuis près de quatre ans et demi, mais la demande est restée moins convaincante. XTB décrit un rebond allemand qui masque des situations plus faibles en France, en Italie et en Espagne. Le Royaume-Uni est resté au-dessus de 50 avec un PMI de 51,9, après 52,5, tandis que la Chine a ralenti à 50,9. Ces chiffres sont aussi repris dans la synthèse de Reuters publiée par Boursorama.
Aux États-Unis, l'activité manufacturière a accéléré à 55,6, son plus haut niveau depuis plus de quatre ans. La croissance des commandes a soutenu l'emploi industriel. Ce chiffre a renforcé le rebond de Wall Street, mais il ne garantit pas une baisse rapide des taux, car une activité vigoureuse peut aussi maintenir les pressions sur les prix. La séance a donc combiné deux forces favorables aux actions, le recul de l'énergie et une industrie américaine solide, selon Reuters repris par Global Banking & Finance Review.
Fiscalité et régulation
La France a abaissé de 25% à 10% le seuil de droits de vote à partir duquel une prise de participation non européenne dans une entreprise française cotée et stratégique entre dans le dispositif de contrôle des investissements étrangers. Le décret et l'arrêté avaient été publiés le 2 août, puis détaillés dans les médias le 3 août. Les secteurs visés incluent notamment l'aérospatial, la cybersécurité, l'intelligence artificielle, la robotique, les semi-conducteurs et l'hébergement de données sensibles, selon la synthèse de Politique Matin.
Le renforcement n'équivaut pas à une interdiction automatique. L'investisseur doit notifier l'opération à la direction générale du Trésor. Le ministre dispose ensuite de dix jours ouvrables, après réception d'un dossier complet, pour décider si un examen approfondi est nécessaire. Cette procédure accélérée vise à protéger les actifs sensibles sans bloquer inutilement le financement des entreprises, selon BDOR et Politique Matin. Pour l'actionnaire particulier, l'effet immédiat est surtout procédural : certaines opérations capitalistiques pourront être davantage examinées par Bercy.
La séance du 3 août a donc réuni un record parisien, une forte baisse de l'énergie et un reflux des taux longs. Le signal reste nuancé. Les actions ont bénéficié d'un scénario diplomatique encore contesté, l'industrie française s'est contractée et le bitcoin a subi un risque de sécurité propre à son écosystème. Les chiffres et citations de ce récap proviennent exclusivement de publications ou de séries consultées pour le 3 août. Rendez-vous demain pour le prochain récap.
Sources
Consultées le 4 août 2026.
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Boursorama avec Reuters, « L'Europe, hormis Londres, finit dans le vert avec des espoirs de paix en Iran », 3 août 2026.
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Boursorama avec l'AFP, « La Bourse de Paris bat son record absolu, poussée par la détente des prix du brut », 3 août 2026.
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BFM Bourse, « La baisse du pétrole provoquée par Trump permet au CAC 40 de repousser son record absolu », 3 août 2026.
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MoneyVox, « Nouveau record historique pour le CAC 40 : le journal de la bourse du 3 août 2026 », 3 août 2026.
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Le Revenu, « CAC 40 : Paris retrouve son record historique en août », 3 août 2026.
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TechStock², « Dow Jones Sets New High as Broader Rally Follows Oil Price Drop », 3 août 2026.
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CNBC, « Why the U.S. stepped in after decades to prop up Japan's yen », 3 août 2026.
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Yahoo Finance avec Reuters, « Yen climbs against dollar, euro as traders speculate on further intervention », 3 août 2026.
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CoinDesk, « Solo Bitcoin miner nets $200,000 as Coldcard hardware wallet drains rock sentiment », 3 août 2026.
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CoinAcademy, « Bitcoin chute sous 63 000 dollars malgré la détente sur l'Iran », 3 août 2026.
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Boursorama, « France : la conjoncture manufacturière se dégrade en juillet », 3 août 2026.
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XTB, « Eurozone PMIs: German Factory Revival Masks Underlying Stagnation », 3 août 2026.
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Global Banking & Finance Review avec Reuters, « Dow Hits Record High as Yen Slumps on Major US-Japan FX Intervention », 3 août 2026.
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Politique Matin, « Entreprises sensibles : l'État durcit la surveillance des investissements étrangers », 3 août 2026.
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BDOR, « Paris muscle le contrôle des investissements étrangers pour protéger ses fleurons », 3 août 2026.
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Yahoo Finance, série quotidienne du CAC 40, données du 3 août 2026.
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Yahoo Finance, série quotidienne du S&P 500, données du 3 août 2026.
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Yahoo Finance, série quotidienne du Nasdaq, données du 3 août 2026.
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Yahoo Finance, série quotidienne du VIX, données du 3 août 2026.
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