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Récap actu du 18 septembre 2026 : le CAC 40 recule, Bitcoin dépasse 80 000 dollars

Le récap sourcé du 18 septembre 2026 : CAC 40 en baisse de 1,49%, OAT à 10 ans à 4,5%, Wall Street partagée et Bitcoin au-dessus de 80 000 dollars.

Billy RousseauBilly Rousseau13 min de lecture
Récap de l'actualité économique et financière du 18 septembre 2026

Voici le récap de l'actualité économique et financière du vendredi 18 septembre 2026. La séance a opposé un net recul européen à une clôture partagée aux États-Unis. Le CAC 40 a perdu 1,49% à 8 065,02 points, tandis que le S&P 500 et le Nasdaq ont légèrement progressé. La remontée des rendements souverains a pesé sur les actions, avec une OAT française à 10 ans à 4,5% à la mi-journée et un Treasury américain revenu autour de 5% (EasyBourse, BFM Business, Associated Press via Yahoo Finance).

Le pétrole est resté l'autre variable dominante, avec des mouvements amples au gré des informations sur les approvisionnements saoudiens. Le Brent a finalement reflué à 103,32 dollars le baril et le WTI à 99,75 dollars. Dans le même temps, Bitcoin a dépassé 80 000 dollars malgré la hausse des taux, et la Banque du Japon a porté son taux directeur à 1,25%, son plus haut niveau depuis 31 ans (EasyBourse, Yahoo Finance, BFM Business).

Les marchés actions le 18 septembre 2026

À Paris, le CAC 40 a terminé à 8 065,02 points, en baisse de 1,49%, après deux séances consécutives de hausse. L'indice a cédé 1,40% sur l'ensemble de la semaine. Le recul a été général en Europe : le FTSE 100 britannique a perdu 1,45% à 10 659,13 points et le DAX allemand 1,60% à 25 304,06 points. Ces clôtures confirment une aversion au risque partagée par les principales places européennes (EasyBourse, Associated Press via Yahoo Finance).

Le resserrement monétaire mondial a servi de toile de fond. La Fed avait relevé mercredi sa fourchette cible de 25 points de base, à 3,75%-4,00%. La Banque d'Angleterre a ensuite maintenu son taux à 3,75%, avec trois membres favorables à une hausse, avant que la Banque du Japon ne relève le sien vendredi. L'accumulation de ces décisions a ravivé la question du coût du capital et réduit l'attrait relatif des actions européennes, alors même que la baisse momentanée du pétrole avait offert un peu de répit à l'ouverture (EasyBourse, BFM Business).

Orange a signé la plus forte baisse du CAC 40, avec un recul de 5,83% à 15,03 euros. Morgan Stanley a abaissé sa recommandation de « pondération en ligne » à « sous-pondérer » et ramené son objectif de cours de 16,50 à 15 euros, estimant que les catalyseurs favorables étaient déjà largement intégrés. STMicroelectronics a constitué l'exception notable et gagné 2,39% à 43,46 euros, portée par le regain d'intérêt pour les semi-conducteurs (EasyBourse, EasyBourse, clôture américaine).

À Wall Street, l'Associated Press a retenu une hausse de 0,2% du S&P 500 à 7 650,50 points, une baisse de 0,2% du Dow Jones à 51 682,64 points et une progression de 0,4% du Nasdaq Composite à 26 522,55 points. Reuters publie des écarts infimes sur le Dow et le S&P 500, liés aux flux de cotation, mais confirme la même direction de marché. Sur la semaine, le Dow a perdu 1,7%, le S&P 500 0,1% et le Nasdaq a gagné 0,7% (Associated Press via Yahoo Finance, Reuters via Yahoo Finance).

Les semi-conducteurs ont soutenu les indices américains. L'indice sectoriel a gagné 2,77%, avec Nvidia en hausse de 1,33%, tandis qu'Intel a cédé 0,18%. Les valeurs liées aux cryptoactifs ont davantage progressé : Coinbase a pris 11,65%, Strategy 16,38% et Robinhood 9,11%. Cette concentration explique pourquoi le Nasdaq et le S&P 500 ont fini dans le vert alors que la majorité des titres cotés à New York ont reculé (EasyBourse, Associated Press via Yahoo Finance).

« It's almost as if everybody got to the end of the week and got exhausted from all the activity this week and decided to just play it close to the vest here », Chuck Carlson, directeur général de Horizon Investment Services, cité par Reuters via Yahoo Finance.

Le VIX a clôturé à 14,82 points, en baisse de 3,95%, après avoir évolué entre 14,80 et 15,07 points selon Reuters. La mesure de la volatilité implicite est donc restée contenue malgré l'échéance simultanée de plusieurs familles de produits dérivés. La page officielle de Cboe affichait également une ouverture à 15,07 points et une clôture précédente à 15,44 points, ce qui corrobore la détente observée pendant la séance (EasyBourse, Cboe).

Taux et obligations

Le rendement de l'OAT française à 10 ans atteignait 4,5% vendredi midi, contre 3,5% pour le Bund allemand de même échéance. Le spread a ainsi dépassé un point de pourcentage, une première depuis 2012. Cet écart mesure la prime réclamée par les investisseurs pour détenir de la dette française plutôt que la référence allemande. Il se situait autour de 0,8 point en septembre 2025 et d'environ 0,4 point avant la dissolution du printemps 2024 (BFM Business).

La tension française s'inscrit dans un mouvement international. Le rendement du Treasury américain à 10 ans a gagné 5,9 points de base pour atteindre 5,0064% selon Reuters. L'Associated Press le situait à 5,00% et rappelait qu'il avait dépassé ce seuil plus tôt dans la semaine pour la première fois depuis 2023. Cette hausse affecte directement les conditions de financement des ménages et des entreprises, notamment les taux de crédit immobilier américains (EasyBourse, Associated Press via Yahoo Finance).

Le gouverneur de la Banque de France a assuré dans la semaine que la dette française restait « très attractive » et qu'il n'existait pas de crainte sur le financement de l'État. Le ministre de l'Économie a indiqué que 85% du programme d'émissions avait déjà été réalisé, tout en reconnaissant une charge de la dette trop élevée. Ces propos ne suppriment pas le signal du spread : le marché demande désormais une rémunération sensiblement supérieure à la France (BFM Business).

Pétrole, devises et or

Le pétrole a connu une séance volatile. À la clôture américaine, le Brent perdait 1,42% à 103,32 dollars le baril après une fourchette comprise entre 101,92 et 105 dollars. Le WTI reculait de 2,12% à 99,75 dollars, après un point bas à 99,39 dollars et un sommet à 103,48 dollars. Ces chiffres de clôture ont remplacé les niveaux provisoires plus élevés observés en fin de séance européenne (EasyBourse).

Les cours avaient d'abord baissé sur l'espoir d'un apaisement des tensions d'approvisionnement, avant de rebondir en séance. Le Brent a malgré tout terminé au-dessus de 100 dollars. Reuters souligne que ce niveau entretient les craintes inflationnistes, notamment par la transmission du prix du diesel aux coûts agricoles et logistiques (Reuters via Yahoo Finance, EasyBourse).

Sur les devises, l'EUR/USD s'établissait à 1,1486 dollar dans le tableau de marché d'EasyBourse. Le yen a de son côté reculé après la décision de la Banque du Japon, malgré la hausse de son taux directeur. BFM Business le situait en baisse de 0,6%, autour de 157 yens pour un dollar tôt vendredi. La dissidence de deux membres du comité a été interprétée comme le signe d'un rythme de hausse potentiellement graduel (EasyBourse, BFM Business).

L'or est resté soutenu dans cet environnement de tensions géopolitiques et de rendements élevés. Le point de marché de mi-séance relayé par Yahoo Finance situait le métal à 4 354,92 dollars l'once, en hausse de 0,33%. Ce niveau doit être lu comme une photographie intrajournalière, et non comme un fixing de clôture, mais il confirme que la demande pour les actifs de protection n'a pas disparu avec la baisse du VIX (Yahoo Finance).

Immobilier et crédit

La publication mensuelle de la BCE sur les anticipations des consommateurs apporte un point de lecture sur l'immobilier de la zone euro. En août, les ménages interrogés n'ont modifié ni leurs anticipations de hausse des prix des logements à 12 mois ni leurs attentes de taux hypothécaires à 12 mois. L'enquête a été publiée le 18 septembre et distingue ainsi la stabilité des anticipations des tensions immédiates observées sur les rendements souverains (BCE).

Cette stabilité ne signifie pas que les conditions de crédit sont détendues. La BCE indique que la proportion nette de ménages signalant un durcissement de l'accès au crédit sur les 12 derniers mois a diminué par rapport à juillet, tout comme celle anticipant un durcissement sur les 12 prochains mois. Le mouvement va donc dans le sens d'une moindre dégradation perçue, alors que les taux longs du jour rappellent que le coût de financement reste exposé aux chocs d'inflation énergétique (BCE, BFM Business).

Crypto

Bitcoin a progressé d'environ 6% vendredi et franchi 80 000 dollars en séance. Yahoo Finance le situait au-dessus de 81 000 dollars en fin de journée. CoinDesk relevait plus tôt une cotation autour de 78 000 dollars, soit un retour près de son niveau antérieur à la hausse de taux de la Fed. La différence reflète l'accélération du marché au fil de la journée, pas une divergence entre les sources (Yahoo Finance, CoinDesk).

Le mouvement est intervenu après l'échec du CLARITY Act au Sénat américain, qui n'a réuni que 49 voix alors que 60 étaient nécessaires pour avancer. Bitcoin était brièvement passé sous 74 887 dollars mardi, puis s'était stabilisé. Vendredi, le franchissement de la résistance proche de 78 000 dollars a forcé des vendeurs à découvert à racheter leurs positions, selon l'analyse rapportée par Yahoo Finance. Le seuil de 80 000 à 82 000 dollars constitue désormais la prochaine zone de résistance citée par le média (CoinDesk, Yahoo Finance).

« A 25-basis-point hike and the CLARITY Act failing to pass are both headlines that, in a different market environment, would have sent price meaningfully lower », Mitchell Askew, responsable de Blockware Intelligence, cité par CoinDesk.

La progression s'est étendue au reste du secteur. XRP gagnait 7,2% sur 24 heures à 15h01, heure de New York. Le marché a salué l'exemption de cinq ans annoncée par la SEC pour la négociation de titres américains tokenisés, même si cette mesure n'a pas d'effet direct sur le fonctionnement de XRP. Le rebond des actions Coinbase, Strategy et Robinhood montre que l'appétit pour le risque crypto a aussi gagné les marchés cotés (Yahoo Finance, EasyBourse).

Macroéconomie

La Banque du Japon a relevé son taux directeur de 0,25 point à 1,25%, son plus haut niveau depuis 31 ans. La décision a été approuvée par sept des neuf membres du comité. L'inflation japonaise hors produits frais avait ralenti à 1,7% en août, mais la banque centrale estime que le choc énergétique, la faiblesse du yen et la demande liée à l'intelligence artificielle pourraient entretenir les tensions sur les prix (BFM Business, Yahoo Finance).

En zone euro, l'enquête de la BCE montre une remontée des anticipations médianes d'inflation. À 12 mois, elles sont passées de 2,9% en juillet à 3,0% en août. À trois ans, elles ont progressé de 2,7% à 2,9%, et à cinq ans de 2,4% à 2,5%. Les anticipations de croissance à 12 mois sont restées à -1,2%, tandis que le taux de chômage attendu à un an a diminué de 11,2% à 11,0% (BCE).

Le vice-président de la BCE Boris Vujčić a expliqué à Reuters que les marchés étaient devenus très sensibles aux prix de l'énergie, sans que la banque centrale se limite à cette seule donnée. Il distingue un effet plus immédiat du pétrole sur l'inflation totale et un effet plus persistant du gaz, transmis par les factures et les coûts de production. La BCE continuera donc de décider réunion par réunion, dans un contexte où ses projections pourraient être rapidement dépassées par la géopolitique (BCE, entretien avec Reuters).

Fiscalité et régulation

En France, le ministre des Comptes publics David Amiel a précisé que 45 milliards d'euros sur les 54 milliards d'efforts annoncés pour le budget 2027 correspondraient à des mesures nouvelles. Les 9 milliards restants proviendraient de mesures déjà engagées en 2026 et produisant leurs effets l'an prochain. L'État doit fournir la contribution la plus importante, avec un gel en valeur de ses dépenses hors défense (BFM Business, TF1 Info).

Le cadre présenté prévoit aussi un effort inférieur à 6 milliards d'euros pour les retraités, dont les modalités doivent être arbitrées par le Parlement, ainsi qu'un gel du point d'indice des fonctionnaires susceptible de produire 2 milliards d'euros. TF1 Info cite également une réduction envisagée des dépenses liées aux arrêts maladie. À ce stade, ces montants relèvent du projet budgétaire et ne constituent pas encore des règles fiscales applicables aux particuliers (BFM Business, TF1 Info).

Le gouvernement a parallèlement prolongé jusqu'en décembre les aides destinées aux secteurs les plus touchés par la hausse des carburants. L'aide aux pêcheurs doit passer de 25 à 35 centimes par litre. Le ministre de l'Économie a maintenu un objectif de déficit public de 5% en 2027, contre 5,4% attendu en 2026, et annoncé une baisse de la surtaxe sur l'impôt sur les sociétés à 5 milliards d'euros, contre près de 8 milliards cette année (BFM Business).

Ce qu'il faut retenir

Le 18 septembre a combiné trois signaux. Les actions européennes ont nettement reculé, les taux longs ont continué de tendre les conditions financières et les actifs liés aux cryptoactifs ont fortement rebondi. Le CAC 40 a terminé sous 8 100 points, l'OAT française à 10 ans a atteint 4,5% à la mi-journée et le Treasury américain a retrouvé 5%. À l'inverse, le VIX est resté sous 15 points et Bitcoin a dépassé 80 000 dollars (EasyBourse, BFM Business, Yahoo Finance). Le pétrole, les prochaines décisions des banques centrales et le débat budgétaire français resteront les principaux points de vigilance. Rendez-vous demain pour le prochain récap.

Sources

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