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Simulateur TVA

Calcule la TVA, le HT et le TTC pour les 4 taux en vigueur en France métropolitaine (20%, 10%, 5,5%, 2,1%).

Simuler la TVA sur un montant HT

Montant HT
1 000 €
TVA
200 €
Montant TTC
1 200 €

Formule : TTC = HT × (1 + 20.0%) = 1 000 € × 1.200

Comment fonctionne le calcul

Le simulateur applique la formule standard de la TVA :

TVA = HT × taux
TTC = HT + TVA = HT × (1 + taux)

Quatre taux sont disponibles, correspondant aux taux légaux applicables en France métropolitaine en 2026. Le taux normal (20%) s'applique par défaut à tout ce qui n'est pas explicitement couvert par un taux réduit.

À qui sert ce simulateur ?

  • Freelances et micro-entrepreneurs qui facturent en HT ou en TTC selon leur régime (TVA non applicable en franchise en base, TVA applicable au-delà des seuils).
  • Acheteurs professionnels qui comparent des devis en HT et veulent connaître le coût TTC réel.
  • Particuliers qui veulent comprendre la part de TVA dans leurs achats quotidiens.

Pour un indépendant sous le régime réel de TVA, retenez que la TVA collectée sur vos ventes est reversée à l'État après déduction de la TVA payée sur vos achats professionnels. Le simulateur vous donne la TVA brute — votre TVA nette à reverser sera : TVA collectée − TVA déductible.

Limites

Le simulateur ne gère pas les cas particuliers : TVA sur marge (biens d'occasion, agences de voyage), autoliquidation (sous-traitance BTP, importations), taux de Corse (10%, 2,1%, 1,75%, 0,9%) ou DOM (8,5%, 2,1%). Pour ces situations, consultez le BOFiP ou votre expert-comptable.

Exemples concrets d'utilisation

Cas n°1 : Facturation d'une prestation de conseil

Vous êtes consultant freelance et facturez une prestation de 5 000 € HT à un client professionnel. Avec le taux normal de 20 % :

  • Montant HT : 5 000 €
  • TVA collectée : 5 000 € × 20 % = 1 000 €
  • Montant TTC à facturer : 5 000 € + 1 000 € = 6 000 €

Vous devrez reverser 1 000 € de TVA à l'État (après déduction de la TVA sur vos achats professionnels). Si vous avez payé 200 € de TVA sur un abonnement logiciel et du matériel, votre TVA nette à reverser sera de 800 €, soit un effort de trésorerie bien moindre.

Cas n°2 : Achat d'équipement par un professionnel

Un artisan électricien achète du matériel pour 1 200 € HT auprès d'un fournisseur. Le taux applicable est de 20 % (biens matériels courants) :

  • HT : 1 200 €
  • TVA : 1 200 € × 20 % = 240 €
  • TTC : 1 440 €

Cette TVA de 240 € est déductible pour l'artisan : elle viendra en déduction de la TVA collectée sur ses propres factures clients. C'est le principe de la TVA déductible qui évite la double imposition.

Cas n°3 : Travaux de rénovation énergétique

Un particulier fait installer une pompe à chaleur pour 10 000 € HT. Les travaux de rénovation énergétique bénéficient du taux réduit à 5,5 % (conditions : logement de plus de 2 ans, facture unique, entreprise qualifiée RGE) :

  • HT : 10 000 €
  • TVA à 5,5 % : 10 000 € × 5,5 % = 550 €
  • TTC : 10 550 €

À taux normal (20 %), le TTC serait de 12 000 €. L'économie réalisée grâce au taux réduit est de 1 450 € — une différence significative qui justifie de vérifier l'éligibilité aux taux réduits avant d'établir un devis. Pour un projet de 50 000 €, l'économie atteint 7 250 €.

Cas n°4 : Alimentation et biens courants

Pour un panier de courses alimentaires de 100 € HT : application du taux réduit à 5,5 % (produits alimentaires de base). Soit 5,50 € de TVA pour un total de 105,50 € TTC.

Pour un repas au restaurant à 40 € HT : le taux intermédiaire à 10 % s'applique (restauration sur place ou à emporter). Soit 4 € de TVA pour 44 € TTC. Un livre au même prix (40 € HT) bénéficie du taux à 5,5 %, soit seulement 2,20 € de TVA et 42,20 € TTC.

Cas n°5 : Médicaments et presse

Un médicament remboursable par la Sécurité sociale coûte 50 € HT. Le taux particulier de 2,1 % s'applique : TVA = 1,05 €, TTC = 51,05 €. C'est le taux le plus bas du système français, justifié par l'accessibilité des soins.

Pièges courants à éviter

  1. Confondre HT et TTC dans un devis : En B2B, les devis sont généralement établis en HT, mais le montant TTC est celui qui sera effectivement payé. Vérifiez toujours quelle base est utilisée pour éviter un écart de 20 % sur la facture finale.

  2. Oublier la TVA sur les notes de frais : Les remboursements de frais professionnels doivent inclure la TVA si le salarié a payé en TTC. L'entreprise peut déduire cette TVA si la note est justifiée — c'est de la TVA déductible qui ne devrait pas rester en charge.

  3. Appliquer le mauvais taux : Un service de conseil (20 %) n'est pas soumis au même taux que la livraison de repas (10 %) ou la vente de produits alimentaires (5,5 %). En cas de doute, le BOFiP (Bulletin Officiel des Finances Publiques) fournit une nomenclature détaillée des taux applicables par type de produit ou service.

  4. Négliger la TVA sur marge : Les professionnels de l'immobilier et les agences de voyages doivent appliquer la TVA sur marge et non sur le prix total — une erreur classique qui peut coûter cher en redressement.

Comment optimiser sa gestion de TVA ?

  • Utilisez un logiciel de facturation électronique : Depuis 2026, la facturation électronique est obligatoire pour les assujettis à la TVA. Les plateformes comme Qonto, Facture.net ou Pennylane intègrent le calcul automatique de la TVA et la transmission à l'administration fiscale via le portail public de facturation (PPF).

  • Suivez votre TVA déductible mensuellement : Tenez un tableau de bord des achats professionnels pour ne pas oublier de déductions potentielles. Un oubli de TVA déductible, c'est de l'argent que vous offrez à l'État. Les principaux postes oubliés : frais de déplacement, abonnements SaaS, petit outillage.

  • Déclarez à temps : Les déclarations de TVA (CA3/CA12) sont mensuelles ou trimestrielles selon le régime choisi. Un retard de déclaration entraîne des pénalités de 5 % du montant dû, plus intérêts de retard (0,20 % par mois). Une erreur déclarative peut aussi déclencher un contrôle fiscal.

  • Optez pour le régime des encaissements : Vous pouvez déclarer la TVA au moment de l'encaissement plutôt qu'à la facturation — utile si vos clients paient à 30 ou 60 jours, cela évite d'avancer la TVA à l'État avant d'avoir été payé.