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Récap actu du 28 juillet 2026 : le CAC 40 avance, le pétrole recule et la tech décroche

Le récap économique du 28 juillet 2026 : CAC 40 à 8 458,78 points, chute du pétrole, rotation hors des semi-conducteurs, résultats d'Orange, Safran et Kering, immobilier neuf et Bitcoin.

Billy RousseauBilly Rousseau12 min de lecture
Récap de l'actualité économique et financière du 28 juillet 2026

Voici le récap de l'actualité économique et financière du mardi 28 juillet 2026. Le CAC 40 a signé une troisième hausse consécutive, soutenu par Orange, Safran et Capgemini, tandis que le recul du pétrole a détendu les rendements obligataires. Wall Street a terminé en ordre dispersé, avec une rotation brutale hors des semi-conducteurs. En France, les permis de construire ont rechuté en juin et les incendies du Sud-Ouest ont immobilisé des milliers d'entreprises. Le bitcoin est repassé sous 64 000 dollars avant la décision de la Réserve fédérale. Les niveaux de marché cités correspondent aux relevés datés du 28 juillet et ne sont pas des cotations en temps réel.

Les marchés actions le 28 juillet 2026

Le CAC 40 a gagné 0,63%, soit 52,72 points, pour terminer à 8 458,78 points. L'indice parisien a ainsi enchaîné une troisième séance positive après sa hausse de 0,40% lundi. La nouvelle décrue du pétrole a réduit la pression inflationniste perçue par le marché, alors que plusieurs résultats d'entreprises ont dépassé les attentes. Le bilan de clôture de BFM Bourse et celui de l'AFP via Boursorama donnent le même niveau et la même variation.

La hausse européenne a été assez large. Le DAX a pris 0,52%, le FTSE 100 0,83%, l'Euro Stoxx 50 0,19% et le Stoxx 600 0,41%. Le compartiment technologique du Stoxx 600 a toutefois perdu 0,08%, dans le sillage des nouvelles inquiétudes sur les puces et sur la rentabilité des investissements massifs dans l'intelligence artificielle. La dépêche de clôture de Reuters via Boursorama souligne que la technologie pèse moins dans les indices européens que dans leurs équivalents américains et asiatiques, ce qui a amorti le choc en Europe.

« On a vu que les entreprises qui investissent dans l'IA, notamment les hyperscalers, ne s'engagent pas vraiment en raison des inquiétudes liées aux coûts et au niveau d'endettement à assumer », a déclaré Dorian Carrell, de Schroders, à Reuters via Boursorama.

À Paris, Capgemini a bondi de 6,92% à 101,70 euros. Orange a gagné 4,60%, Safran 2,90%, Renault 2,45% et Stellantis 2,20%. LVMH a finalement avancé de 0,75%, malgré une séance hésitante après ses comptes semestriels. Air Liquide a cédé 2,05%, Michelin 1,30% et STMicroelectronics 3,07%. Hors CAC 40, Rexel a reculé de 4,50%. Cette dispersion, documentée par BFM Bourse, montre que la progression de l'indice a reposé sur des publications bien accueillies et sur une rotation sectorielle, pas sur un appétit uniforme pour le risque.

Les comptes d'Orange ont concentré une partie de l'attention. L'opérateur a publié 20,95 milliards d'euros de chiffre d'affaires au premier semestre, en hausse de 3,5% à données comparables. Son EBITDAaL a progressé de 5% à 6,13 milliards d'euros et son résultat net ajusté de 11,8%, à plus de 1,35 milliard. Orange vise désormais une croissance annuelle de l'EBITDAaL supérieure à 4%, contre plus de 3% auparavant, ainsi qu'un flux de trésorerie organique proche de 4,3 milliards d'euros. Zonebourse via Boursorama rapporte que Berenberg a relevé des résultats trimestriels supérieurs de 1% à 2% au consensus.

Safran a également relevé ses objectifs annuels après une forte progression de ses ventes et de ses profits semestriels. Le marché a surtout retenu l'amélioration de ses perspectives de croissance, de rentabilité et de trésorerie, selon BFM Bourse. Le même signal ressort du bilan européen de Reuters via Boursorama, qui attribue au titre une hausse de 2,9% en clôture.

Après la fermeture de Paris, Kering a publié 1,4 milliard d'euros de chiffre d'affaires trimestriel pour Gucci, au-dessus du consensus Visible Alpha de 1,37 milliard. Les ventes de la marque ont reculé de 4%, après une baisse de 8% au trimestre précédent. Elles ont progressé de 9% aux États-Unis. À l'échelle du groupe, la croissance organique a atteint 2%, contre 1,7% attendu, et la marge opérationnelle courante 12,8%, contre un consensus de 12,3%. La dette nette est revenue de 8 milliards d'euros fin 2025 à 3,3 milliards fin juin, selon Reuters via Boursorama.

« Nous n'en sommes encore qu'au début du parcours et nous restons réalistes quant aux défis qui nous attendent », a déclaré Luca De Meo, directeur général de Kering, lors de la conférence téléphonique rapportée par Reuters via Boursorama.

À Wall Street, le Dow Jones a gagné 1,03%, le S&P 500 0,22% et le Nasdaq a perdu 0,22%. Coca-Cola a progressé de 5,04% et Boeing de 4,74%, aidant l'indice industriel. En revanche, AMD a chuté de 8,15%, Micron de 8,85%, Intel de 5,86% et Qualcomm de 4,21%. L'AFP via Boursorama relie cette correction à la combinaison de valorisations élevées, de doutes sur la rentabilité de l'IA et d'une concurrence chinoise plus forte dans les équipements de fabrication de puces.

Le VIX a clôturé à 18,21 points, contre 18,67 la veille, d'après la série quotidienne du CBOE distribuée par Yahoo Finance. Ce recul de la volatilité implicite coexiste avec une forte correction des semi-conducteurs. Il traduit donc davantage une rotation interne qu'un mouvement de panique généralisé. La prudence restait néanmoins élevée avant les résultats de Microsoft et Meta et avant la décision monétaire américaine.

Taux et obligations

La baisse du brut a détendu les rendements souverains. Le Treasury américain à dix ans est revenu à 4,60% en fin de séance, contre 4,65% lundi. En Europe, le Bund à dix ans s'est établi à 3,10%, contre 3,13%, et l'OAT française à dix ans à 3,88%, contre 3,92%. Ces niveaux publiés par l'AFP via Boursorama sont cohérents avec le relevé plus précis de Reuters, qui situait le Treasury à 4,5941% et le Bund à 3,1090% lors de la clôture européenne.

Le contrat de septembre sur le Brent a terminé à 84,09 dollars le baril, en baisse de 4,83%, tandis que le WTI a perdu 4,06% à 79,26 dollars. Depuis le jeudi précédent, le Brent avait cédé plus de 17%. Un relevé antérieur de BFM Bourse le situait à 82,19 dollars et le WTI à 79,28 dollars. Les différences viennent de l'heure de cotation et de l'échéance du contrat, il ne faut donc pas les présenter comme un même instantané.

« L'ampleur de la baisse des prix est probablement exagérée et motivée uniquement par l'espoir d'une trêve », a estimé Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank, dans la synthèse de l'AFP via Boursorama.

L'euro a progressé de 0,27% à 1,1400 dollar au relevé de clôture de BFM Bourse. L'or a reculé de 1,1% à 4 031,20 dollars l'once vers 15 h 30, d'après ABC Bourse. Le métal a souffert de l'hypothèse d'une politique monétaire durablement restrictive, alors que la Fed devait annoncer sa décision mercredi.

La fourchette des taux directeurs américains était de 3,50% à 3,75%. Le scénario central restait un statu quo, mais la possibilité d'une hausse surprise entretenait la nervosité. La baisse du pétrole a atténué l'urgence inflationniste sans lever l'incertitude sur le ton du nouveau président de la Fed, Kevin Warsh. L'AFP via Boursorama rappelle que la banque centrale ne donne plus d'indication explicite sur la trajectoire future de ses taux.

Immobilier et construction

Le logement neuf français a livré une lecture contrastée. En juin, 30 906 logements ont été autorisés, soit une baisse mensuelle de 4,8% après le rebond de 17% observé en mai. Les mises en chantier ont atteint 25 666 unités, presque stables sur un mois avec un recul de 0,1%. Le SDES, dont la page a été mise à jour le 28 juillet, attribue le repli des autorisations à la baisse conjointe de l'individuel et du collectif.

Dans le détail, les autorisations ont reculé de 6,1% dans l'individuel, à 11 765 logements, et de 3,9% dans le collectif, à 19 141 unités. Le logement en résidence a subi une baisse de 13,7%. Sur douze mois, 376 241 logements ont été autorisés, un total inférieur de 8% à la moyenne des cinq années précédentes. Batiweb précise néanmoins que le niveau mensuel moyen des autorisations au premier semestre dépassait de 4,3% celui de l'ensemble de 2025.

Les ouvertures de chantier offrent un signal un peu moins dégradé. Le collectif ordinaire a progressé de 3,7% sur un mois, tandis que les logements en résidence ont chuté de 18,2%. La stabilisation globale tient aussi au rebond de 2,7% de l'individuel pur. La synthèse de Club Patrimoine confirme le chiffre de 25 666 mises en chantier et la baisse mensuelle de 0,1%. Aucun fait SCPI spécifique publié le 28 juillet n'a été identifié, cette édition n'en ajoute donc pas artificiellement.

Crypto

Le bitcoin a cédé 1,6% sur vingt-quatre heures et valait 63 824 dollars vers 18 h 45. Ether reculait de 1% à 1 921 dollars, XRP de 2,8% à 1,06 dollar et Solana de 2% à 74 dollars. BNB était stable à 572 dollars. Ce relevé d'ABC Bourse montre que les actifs numériques ont suivi la correction technologique plus qu'ils n'ont profité de la baisse du pétrole.

« Le bitcoin continue de réagir comme un actif risqué, corrélé aux marchés actions, plutôt que comme une valeur refuge », a commenté Alexis Boeglin, de CrypCool, auprès d'ABC Bourse.

Le mouvement s'est accompagné de plus de 200 millions de dollars de positions liquidées en vingt-quatre heures. Les ETF au comptant américains adossés au bitcoin avaient enregistré environ 1,8 milliard de dollars de sorties nettes sur la semaine, selon les données de The Block reprises par ABC Bourse. Cette combinaison de retraits institutionnels et d'incertitude monétaire a maintenu le bitcoin sous pression avant la Fed.

Le marché attribuait 29,4% de probabilité à une hausse des taux dès le 29 juillet, selon l'outil CME FedWatch cité par Cryptoast. Le même article relève que la série de sept séances d'entrées nettes dans les ETF Bitcoin s'était interrompue en fin de semaine précédente et que l'IBIT de BlackRock avait subi près de 415 millions de dollars de sorties sur les 23 et 24 juillet. Ces flux ne préjugent pas de la décision de la Fed, mais ils matérialisent la réduction du risque avant l'annonce.

Macroéconomie et économie réelle

La confiance des ménages français a augmenté plus que prévu en juillet, alors que celle des consommateurs américains s'est dégradée de façon inattendue. Ces deux enquêtes ont été publiées mardi et réunies dans le bilan de Reuters via Boursorama. L'écart ne suffit pas à conclure à un retournement durable. Il indique seulement que le moral a mieux résisté en France au moment où les ménages américains signalaient davantage de difficultés face au coût de la vie.

En Allemagne, la Bundesbank a indiqué que l'économie pourrait enregistrer une croissance modeste au deuxième trimestre. L'institution a mis en avant la résilience relative de l'industrie et le maintien de la consommation, malgré les conséquences de la guerre au Moyen-Orient. Reuters via Boursorama rapporte cette appréciation sans donner d'estimation chiffrée, l'édition n'en invente donc aucune.

En France, les incendies de Gironde et des Landes ont pris une dimension économique immédiate. Près de 14 500 entreprises étaient à l'arrêt mardi, selon Capital. Des hangars, ateliers et véhicules ont été détruits, tandis que les évacuations et les coupures d'accès ont suspendu l'activité d'entreprises pourtant épargnées par les flammes. Ce total, publié le 28 juillet, est supérieur au premier décompte de 13 000 entreprises diffusé la veille.

Le gouvernement a ouvert l'activité partielle à toutes les entreprises touchées et annoncé une réunion quotidienne de coordination avec les acteurs locaux. Capital rapporte ces mesures après les annonces de Roland Lescure et Serge Papin. Pour les dirigeants concernés, l'enjeu immédiat porte sur la continuité de trésorerie, la déclaration des sinistres, l'indemnisation des pertes d'exploitation lorsqu'elle est couverte et la reprise des commandes.

La séance du 28 juillet a finalement combiné une hausse des indices européens, une rotation hors des semi-conducteurs et une détente des actifs sensibles à l'inflation. Le CAC 40 a profité d'Orange, Safran et Capgemini, tandis que Wall Street s'est divisée entre industrielles et technologie. Le pétrole, les taux, le bitcoin et l'or sont restés suspendus à la décision de la Fed. En France, les données du logement neuf et l'arrêt de milliers d'entreprises dans le Sud-Ouest rappellent que l'économie réelle envoyait des signaux plus fragiles que les indices boursiers. Rendez-vous demain pour le prochain récap.

Sources

Consultées le 29 juillet 2026.

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