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Récap actu du 29 août 2026 : budget 2027, carburants et Bitcoin

Le récap du 29 août 2026 : premières pistes du budget 2027, plafonnement des carburants chez TotalEnergies, commerce iranien sous pression et Bitcoin sous 78 000 dollars.

Billy RousseauBilly Rousseau14 min de lecture
Récap de l'actualité économique et financière du 29 août 2026

Voici le récap de l'actualité économique et financière du samedi 29 août 2026. Les places boursières traditionnelles étaient fermées, il n'existe donc ni clôture du samedi pour le CAC 40, l'OAT à 10 ans, le VIX ou l'EUR/USD, ni nouvelle séance du Brent et du WTI à attribuer à cette date. Les publications du jour ont surtout porté sur le budget français de 2027, le plafonnement des carburants de TotalEnergies, les sanctions contre l'Iran et le recul du Bitcoin sous 78 000 dollars. L'épargne européenne, le financement des véhicules électriques d'occasion et les SCPI ont également alimenté l'actualité.

Marchés actions : pas de séance, mais le débat sur l'Europe continue

Aucune action n'a coté samedi à Paris, Francfort, Londres ou New York. Il serait donc faux d'attribuer au 29 août une variation du CAC 40, du STOXX 600, du S&P 500, du Nasdaq ou du Dow Jones. La publication boursière du jour la plus directement exploitable est une analyse de Goldman Sachs relayée par BFM Bourse via Google News. La banque y conteste trois critiques récurrentes adressées aux actions européennes : l'absence de croissance, une rentabilité trop faible et une dépendance pénalisante à la Chine.

Ce débat compte pour l'allocation de long terme, mais il ne constitue pas un signal de séance. La thèse favorable à l'Europe repose sur le prix payé pour les bénéfices, la composition sectorielle des indices et la capacité des entreprises à tirer leurs revenus hors de leur marché domestique. La prudence reste nécessaire lorsque la croissance française stagne et que le coût de la dette publique augmente. L'analyse publiée samedi invite donc à distinguer deux questions : la faiblesse de certaines économies européennes et la valorisation de groupes cotés qui réalisent une part importante de leur activité à l'international, selon BFM Bourse via Google News.

L'actualité des entreprises a aussi concerné Allianz. L'assureur étudierait le rachat du groupe britannique d'assistance routière AA pour environ 5 milliards de livres, d'après Investir via Google News. À ce stade, l'information porte sur une opération envisagée, pas sur une acquisition définitivement conclue. De même, l'abandon rapporté d'une opération de 53 milliards autour de PayPal montre que les rumeurs de rapprochement doivent être séparées des transactions signées, selon NetPublic via Google News.

Taux et obligations : le budget redevient le principal risque français

Le marché obligataire était fermé samedi, donc aucun nouveau rendement de l'OAT, du Bund ou du Treasury américain n'a été produit. La note souveraine française est néanmoins restée au centre des commentaires après que Fitch a maintenu la France à A+. Les articles publiés samedi par Capital via Google News et Orange Actualités via Google News soulignent toutefois que ce maintien ne fait pas disparaître la progression de l'endettement.

La réponse du gouvernement doit prendre la forme d'un budget 2027 limité au premier semestre et composé, autant que possible, de mesures réversibles par la majorité issue de l'élection présidentielle. Sébastien Lecornu veut que les dépenses de l'État augmentent moins vite que l'inflation, tandis que les dépenses de fonctionnement des collectivités progresseraient au même rythme que les prix. Les dépenses sociales resteraient au-dessus de l'inflation en raison du vieillissement, détaille La Tribune.

« Des mesures difficiles, mais pas brutales », promet Sébastien Lecornu dans l'entretien repris par La Tribune.

Pour le marché de la dette, l'enjeu est moins la formule que l'exécution. Un budget adopté doit préciser les économies, leur calendrier et leur caractère durable. Une absence de loi de finances ajouterait un risque politique au risque géopolitique, avertit le Premier ministre dans la synthèse de La Tribune. Le maintien de la note A+ évite une dégradation immédiate, mais il ne dispense donc ni d'un texte budgétaire ni d'une trajectoire crédible.

Énergie et carburants : TotalEnergies maintient son plafond

TotalEnergies continuera de plafonner ses prix à la pompe pendant le conflit au Moyen-Orient. Le dispositif annoncé porte sur 1,99 euro le litre d'essence et 2,25 euros le litre de diesel, notamment dans les zones rurales et sur autoroute. Patrick Pouyanné évalue son coût cumulé entre 250 et 300 millions d'euros, contre 200 millions fin juin. Il estime aussi que la part de marché du groupe a pu passer d'environ 22% à 25%, sans que cette hausse compense la vente sous le prix international, selon La Tribune et Midi Libre.

« Tant que le conflit durera, nous continuerons à assurer cette protection », a déclaré Patrick Pouyanné, cité par La Tribune.

Le dirigeant lie cependant la pérennité de ce geste au débat fiscal. Il prévient qu'une taxation des superprofits conduirait le groupe à ne plus proposer ce type de plafonnement. Dans le même temps, il reconnaît que TotalEnergies devrait acquitter la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises si elle était reconduite, pour un montant qu'il chiffre à plusieurs centaines de millions d'euros. Les moyennes nationales calculées par l'AFP au 29 août atteignaient 2,035 euros pour le SP95-E10, 2,219 euros pour le gazole et 2,129 euros pour le SP98, chiffres publiés de manière concordante par Midi Libre et La Tribune.

Aucune cotation nouvelle du Brent ou du WTI n'est attribuable au samedi. L'actualité pétrolière du jour vient plutôt des volumes iraniens. Les chargements de brut destinés à l'exportation auraient chuté de plus de 80% par rapport à août 2025, à environ 260 000 barils par jour, contre 1,7 million un an auparavant. Ils reculent aussi de près de 70% par rapport aux 893 000 barils quotidiens de juillet, selon les données Kpler citées par CNBC.

Immobilier et SCPI

L'actualité immobilière publiée samedi est restée limitée. Un article d'Actual Immo indique que les SCPI diversifiées captent désormais 70,9% des souscriptions en 2026. Ce chiffre montre une préférence marquée pour les portefeuilles répartis entre plusieurs usages et zones géographiques, mais il ne dit rien, à lui seul, de la liquidité d'une part ni du rendement futur. L'information est datée du 29 août et relayée par Actual Immo via Google News.

Le financement des véhicules électriques d'occasion crée par ailleurs un risque voisin de celui rencontré sur certains actifs immobiliers : la valeur résiduelle devient difficile à prévoir. Les baisses de prix du neuf, l'évolution rapide des batteries et l'incertitude sur leur vieillissement peuvent provoquer des pertes de plusieurs milliers d'euros par véhicule lors du retour chez le concessionnaire. Le problème concerne les constructeurs, leurs filiales de crédit, les distributeurs et les banques qui portent cette valeur future, analyse une tribune publiée par Les Échos.

Crypto : Bitcoin retombe sous 78 000 dollars

Les cryptomonnaies cotent pendant le week-end. Bitcoin évoluait entre 77 588 et 77 984 dollars samedi matin, en baisse d'environ 2% à 2,5% sur vingt-quatre heures après un point bas à 76 877 dollars. La correction est intervenue après le discours ferme de Kevin Warsh sur l'inflation. Elle a effacé une partie du mouvement qui avait porté le BTC jusqu'à 81 455 dollars dans la semaine, selon Bitcoin.com et Yahoo Finance.

Le repositionnement a touché les produits cotés. Les ETF Bitcoin au comptant américains ont enregistré 202 millions de dollars de sorties vendredi, mettant fin à neuf séances consécutives d'entrées. Les entrées du mois restaient estimées entre 3,1 et 3,3 milliards de dollars. Le recul du cours et le retournement quotidien des flux ne suffisent donc pas à conclure à une disparition de la demande institutionnelle, mais ils montrent que cette demande reste sensible aux anticipations de taux, d'après Bitcoin.com et TradingView via Google News.

Le lien avec les taux est direct : une rémunération obligataire anticipée plus élevée augmente le coût d'opportunité des actifs sans revenu. L'absence de clôture du samedi sur les Treasuries n'empêche pas Bitcoin de réagir aux informations diffusées la veille. La zone comprise entre 76 800 et 77 000 dollars servait de support immédiat dans l'analyse du jour, tandis que 79 500 à 80 300 dollars formaient la première résistance. Ces niveaux sont des repères techniques, pas des garanties, rappelle Bitcoin.com.

L'offre des intermédiaires continue en parallèle de s'élargir. Charles Schwab a annoncé l'ajout de Solana, Avalanche et Chainlink à son offre crypto, une évolution publiée samedi par Cryptoast via Google News. Cette extension facilite l'accès, sans réduire la volatilité ni le risque propre à chaque actif.

Macroéconomie : sanctions iraniennes et économie américaine à plusieurs vitesses

Le président iranien Masoud Pezeshkian estime que les importations et les exportations de son pays ont reculé de 25% à 35%, les importations diminuant davantage. Le Trésor américain a lancé une nouvelle campagne de sanctions destinée à couper les liens économiques de l'Iran. Il propose notamment de priver la branche émiratie de Banque Misr de son accès aux correspondants bancaires américains, lui reprochant d'avoir traité environ 1,8 milliard de dollars pour 103 entreprises potentiellement liées au réseau financier iranien. La banque dit coopérer avec les autorités, rapporte CNBC.

« Dire que les sanctions n'ont aucun effet n'est pas cohérent avec ces faits », a déclaré Masoud Pezeshkian, selon la traduction de son entretien reprise par CNBC.

La contraction du commerce iranien et celle des chargements de brut donnent deux mesures différentes d'une même pression. Elles ne permettent pas de calculer précisément l'activité nationale, mais elles indiquent que les restrictions financières et maritimes affectent à la fois les échanges et la capacité d'exporter du pétrole. Le guide suprême Mojtaba Khamenei demande en réponse de réduire progressivement le rôle du dollar et de renforcer la production domestique, selon CNBC.

Aux États-Unis, les économistes débattent toujours de la forme de l'économie. Le modèle en K décrit des ménages aisés qui continuent de consommer tandis que les revenus plus modestes subissent davantage le coût de la vie. Le Trésor défend désormais une forme en C, où les ménages du bas de l'échelle rattraperaient une partie de leur retard. D'autres analystes parlent d'une forme en E, avec trois groupes de revenus qui progressent parallèlement sans converger. Cette controverse est résumée par CNBC.

Les données citées samedi ne tranchent pas nettement. Le sentiment des consommateurs a reculé de 11% sur un an en août, avec une baisse plus forte chez les répondants aux revenus faibles et moyens. Les soldes de cartes de crédit approchent 1 260 milliards de dollars au deuxième trimestre, tandis que plusieurs dirigeants de la consommation continuent de parler d'une économie en K. À l'inverse, Bank of America observe depuis mai un resserrement de l'écart des dépenses par carte entre classes de revenus, selon CNBC.

Fiscalité, épargne et financement politique

Le budget français ne prévoit pas, à ce stade, de gel du RSA ni des petites retraites. La désindexation des pensions les plus élevées reste en discussion, tout comme une réforme des arrêts maladie et le déremboursement de médicaments au bénéfice thérapeutique jugé faible. Le plafond annuel cumulé des franchises médicales et participations forfaitaires doit passer de 100 à 140 euros le 1er octobre, rappelle La Tribune. Le Premier ministre promet également un plan de soutien aux agriculteurs après la sécheresse, puis un plan de relance en 2027.

Sur les recettes, la reconduction à l'identique de la surtaxe sur les très grandes entreprises n'est pas acquise. Sébastien Lecornu estime qu'elle enverrait un mauvais signal aux investisseurs internationaux et veut rouvrir la discussion. Patrick Pouyanné considère de son côté que TotalEnergies serait concerné si la contribution était maintenue. Le désaccord ne porte donc pas sur la capacité à payer l'impôt sur les sociétés, mais sur le caractère exceptionnel ou durable d'un prélèvement supplémentaire, selon les deux articles de La Tribune sur TotalEnergies et sur le budget.

Ursula von der Leyen a par ailleurs appelé à mettre au service des entreprises européennes près de 10 000 milliards d'euros d'épargne jugée trop peu investie dans l'économie productive. Le montant illustre l'écart entre l'abondance de l'épargne privée et les besoins de financement des entreprises. Transformer cette épargne suppose toutefois des produits lisibles, des frais maîtrisés et une protection cohérente de l'investisseur, pas seulement un mot d'ordre politique, d'après Le Figaro via Google News.

Enfin, le Rassemblement national cherche toujours un prêt bancaire pour financer la campagne présidentielle de 2027. Jordan Bardella affirme qu'aucune banque française n'a répondu favorablement à ce stade et dit poursuivre les recherches en France ou en Europe. L'information rappelle que le financement politique dépend de prêteurs privés soumis à leurs propres règles de risque et de conformité, selon la dépêche Reuters publiée par Investir via Boursorama.

Ce qu'il faut retenir

Le samedi 29 août n'a produit aucune clôture traditionnelle, mais il a précisé plusieurs risques pour la rentrée. Le gouvernement prépare un budget transitoire sous la surveillance des créanciers. TotalEnergies maintient son plafonnement tout en contestant une éventuelle taxe supplémentaire. Les sanctions réduisent fortement le commerce et les exportations pétrolières de l'Iran. Bitcoin a corrigé sous 78 000 dollars après le message ferme de la Fed, tandis que l'Europe cherche à mieux orienter son épargne vers les entreprises. Rendez-vous demain pour un nouveau récap sourcé.

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