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Récap actu du 20 juin 2026 : Ormuz de nouveau fermé, le Conseil constitutionnel retoque les frais bancaires, les banques centrales accumulent l'or

Le récap complet de l'actualité économique du 20 juin 2026 : marchés, immobilier, crypto, macro. L'Iran referme le détroit d'Ormuz, le Conseil constitutionnel censure la gratuité des frais de succession.

Billy RousseauBilly Rousseau9 min de lecture
Récap de l'actualité économique et financière du 20 juin 2026

Voici le récap de l'actualité économique et financière du samedi 20 juin 2026. Une journée marquée par un regain de tension au Moyen-Orient avec la refermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran, une décision importante du Conseil constitutionnel sur les frais bancaires de succession, et la publication d'une enquête du World Gold Council révélant un appétit record des banques centrales pour l'or. Côté marchés, la séance de vendredi a vu les places européennes reculer tandis que Wall Street rebondissait, dans un climat toujours dominé par les incertitudes géopolitiques.

Les marchés actions le 19 juin 2026

Les Bourses européennes ont clôturé en baisse vendredi 19 juin, pénalisées par les interrogations autour de la solidité de l'accord de paix entre les États-Unis et l'Iran. Le CAC 40 a cédé 0,55% à 8 421,14 points, selon les données CNBC. Le DAX allemand a reculé de 0,16% à 24 985,82 points, tandis que le FTSE 100 londonien a perdu 0,35% à 10 363,27 points. L'indice paneuropéen STOXX 600 s'est replié de 0,24% à 635,61 points. Seule exception notable, le FTSE MIB milanais a progressé de 0,31% à 52 848,93 points.

À Wall Street, la tendance était inverse. Le S&P 500 a gagné 1,08% à 7 500,58 points, porté par le rebond des valeurs technologiques. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs tech, a bondi de 1,91% à 26 517,93 points. Le Dow Jones Industrial Average a progressé plus modestement de 0,14% à 51 564,70 points.

Cette divergence transatlantique reflète une dynamique de marché contrastée : les investisseurs européens restent focalisés sur les risques géopolitiques au Moyen-Orient, quand les marchés américains bénéficient d'un regain d'appétit pour le risque, notamment dans le secteur technologique.

Taux et obligations

Sur le marché obligataire, le rendement de l'OAT française à 10 ans s'établissait à 3,7447% vendredi, selon les données CNBC. Le Bund allemand de même échéance affichait 2,985%, portant le spread OAT-Bund à environ 76 points de base. Ce niveau d'écart reste contenu, signe que la dette française ne subit pas de tension particulière malgré le contexte politique.

Aux États-Unis, le rendement du Treasury 10 ans s'est établi à 4,455%, en très légère détente (-0,008 point). Les investisseurs obligataires semblent digérer le discours restrictif tenu par le président de la Réserve fédérale Kevin Warsh.

L'or, valeur refuge par excellence, a reculé de 1,72% à 4 172,90 dollars l'once sur le COMEX. Ce repli intervient alors que le métal jaune avait fortement progressé ces dernières semaines dans le sillage des tensions au Moyen-Orient.

Cryptomonnaies

Le Bitcoin s'est établi autour de 64 348 dollars samedi, en hausse de 1,32% sur 24 heures selon les données CoinDesk. Cette progression, modeste, intervient après quatre séances consécutives de baisse. L'Ethereum, en revanche, a cédé 1,41% à 1 735 dollars, les jetons DeFi et smart contracts ayant mené les pertes vendredi.

L'actualité crypto du 20 juin a été dominée par les difficultés persistantes du titre préférentiel STRC émis par Strategy (ex-MicroStrategy). Selon CoinDesk, la valeur liquidative de STRC est passée sous son prix d'émission, provoquant une vague de liquidations forcées chez les investisseurs à effet de levier. Matt Cole, CEO de Strive, a pointé du doigt ces débouclages pour expliquer la chute brutale de STRC et du token SATA CoinDesk.

Dans le même temps, Franklin Templeton a soumis une proposition pour de nouveaux ETF convertissant les dividendes d'entreprises en Bitcoin, une innovation qui témoigne de l'intégration croissante des cryptomonnaies dans la finance traditionnelle CoinDesk. Par ailleurs, Schwab s'apprête à lancer des options événementielles sur le S&P 500, rejoignant Coinbase et Robinhood dans la course aux marchés de prédiction CoinDesk.

Macroéconomie

La journée du 20 juin a été marquée par un regain de tension au Moyen-Orient. L'Iran aurait de nouveau fermé le détroit d'Ormuz, quelques jours seulement après la mise en oeuvre d'un accord avec les États-Unis pour rouvrir ce couloir maritime stratégique par où transite environ 20% du trafic pétrolier mondial. Le vice-président américain JD Vance se rend en Suisse pour des discussions techniques qui doivent officiellement débuter dimanche 21 juin, selon La Tribune et CNBC CNBC.

Le pétrole a réagi à ces tensions : le WTI a progressé de 1,23% à 77,54 dollars le baril, tandis que le Brent est resté stable à 80,57 dollars, selon les données CNBC.

Du côté des banques centrales, une enquête du World Gold Council publiée samedi révèle que 54% des banques centrales souhaitent augmenter leurs réserves d'or, un niveau record. Elles n'ont jamais été aussi nombreuses à vouloir accroître leurs stocks, et 19% d'entre elles déclarent avoir rapatrié de l'or sur leur territoire ces douze derniers mois, contre 7% l'an passé BFM Business.

Les banques centrales ont acheté en moyenne 1 000 tonnes d'or par an ces quatre dernières années, soit deux fois plus que la moyenne de la décennie précédente. « Les préoccupations géopolitiques » et « les craintes de ne pas pouvoir accéder pleinement à son or en permanence » expliquent ce mouvement de rapatriement, selon Shaokai Fan, directeur des banques centrales au sein du WGC.

En France, Météo-France a placé une large partie du territoire en vigilance canicule pour ce week-end de Fête de la musique. Les températures devraient dépasser les 38°C dans plusieurs régions, un épisode qui pourrait peser sur l'activité économique, notamment dans le BTP et l'agriculture La Tribune.

Sur le front de l'emploi, le ministre du Travail a évoqué la possibilité d'adapter les horaires de travail face aux fortes chaleurs, allant jusqu'à mentionner l'exemple de la sieste espagnole BFM Business.

En mai 2026, les créations d'entreprises en France ont rebondi de 11%, portées par les services aux entreprises et en particulier le secteur du nettoyage, selon les données publiées par l'INSEE BFM Business.

À l'international, le Premier ministre britannique Keir Starmer serait prêt à démissionner, bien qu'une source proche affirme qu'il reste concentré sur sa fonction, selon Reuters. Cette incertitude politique au Royaume-Uni intervient dix ans après le Brexit, alors que les partisans d'un « Breturn » (retour dans l'UE) se font de plus en plus nombreux BFM Business.

Fiscalité et régulation

Le Conseil constitutionnel a retoqué samedi 20 juin une partie de la loi adoptée en mai 2025 qui supprimait les frais bancaires de succession pour les comptes des mineurs décédés. Dans sa décision, les Sages estiment que le texte porte « une atteinte disproportionnée à la liberté d'entreprendre et à la liberté contractuelle ».

La mesure phare du texte visait à supprimer les frais bancaires pour les héritiers lorsqu'une personne mineure décède, une initiative qui faisait suite au cas médiatisé de parents devant débourser 138 euros pour clôturer le livret A de leur enfant de 8 ans décédé en mai 2021. La loi supprimait également les frais pour les successions les plus simples ou celles portant sur des sommes inférieures à 5 910 euros. C'est la Caisse d'Épargne Grand Est Europe qui avait contesté le texte via une question prioritaire de constitutionnalité BFM Business.

Par ailleurs, TotalEnergies s'est défendu samedi des accusations d'optimisation fiscale portées par l'économiste Gabriel Zucman. Le groupe assure que l'accusation « ne résiste pas aux faits » BFM Business.

En résumé

Cette journée du 20 juin aura été dominée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui continuent de dicter la trajectoire des marchés pétroliers et l'humeur des investisseurs. La décision du Conseil constitutionnel sur les frais bancaires de succession marque un revers pour les associations de consommateurs qui dénonçaient une « taxe sur le deuil ». Enfin, l'appétit insatiable des banques centrales pour l'or confirme que le métal jaune reste, en 2026, l'actif refuge privilégié dans un monde marqué par l'incertitude.

Rendez-vous demain pour le prochain récap. Tous les chiffres cités dans cet article sont sourcés et vérifiés.

Sources

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