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Récap actu du 4 août 2026 : nouveaux records boursiers et pétrole sous 80 dollars

Le récap économique du 4 août 2026 : CAC 40 à 8 666,63 points, records à Wall Street, pétrole sous 80 dollars, reflux des taux et actualités crypto.

Billy RousseauBilly Rousseau13 min de lecture
Récap de l'actualité économique et financière du 4 août 2026

Voici le récap de l'actualité économique et financière du mardi 4 août 2026. Le CAC 40 a inscrit un record en séance puis en clôture, tandis que le Dow Jones et le S&P 500 ont eux aussi terminé à des sommets. La détente est venue du pétrole, repassé sous 80 dollars sur l'espoir d'un accord autour du détroit d'Ormuz. Les rendements obligataires ont reculé dans l'après-midi et les valeurs liées à l'intelligence artificielle ont mené Wall Street. Côté crypto, le bitcoin est resté proche de 64 000 dollars et BlackRock a lancé en Europe des parts de fonds monétaires tokenisées. Les niveaux cités sont ceux publiés le 4 août, pas des cotations en temps réel (Boursorama avec l'AFP).

Les marchés actions le 4 août 2026

Le CAC 40 a gagné 0,61% pour clôturer à 8 666,63 points, après avoir touché 8 669,69 points en début de séance. Il s'agit d'un double record et d'une quatrième progression quotidienne consécutive. Londres a avancé de 0,30%, Francfort de 0,85% et Amsterdam de 0,93%, selon le bilan de Boursorama avec Zonebourse. Une autre synthèse, publiée par Boursorama avec l'AFP, confirme le gain parisien de 0,61% et signale aussi de nouveaux sommets à Milan et Francfort. Les écarts mineurs entre les variations étrangères publiées par les deux articles reflètent leurs horaires de relevé respectifs.

Le Stoxx Europe 600 avait progressé de 0,5% à 655,27 points vers 10h50, après un sommet intrajournalier à 656,85 points. À la même heure, le Bund et l'OAT montaient encore légèrement en rendement, avant que la chute du pétrole n'inverse le mouvement dans l'après-midi. Cette chronologie, détaillée par ABC Bourse, montre que l'accélération des actions ne s'est pas produite d'un seul bloc. La séance a d'abord bénéficié des résultats d'entreprises, puis des déclarations américaines sur une possible réouverture du détroit d'Ormuz.

« La séance du jour illustre parfaitement la manière dont les marchés réagissent lorsqu'un membre de cette administration fait une déclaration concernant le détroit d'Ormuz », a expliqué Art Hogan, analyste chez B. Riley Wealth Management, à l'AFP reprise par Boursorama.

Les résultats ont provoqué des mouvements plus tranchés que les indices. Palantir a bondi de 29,5% après avoir relevé sa prévision annuelle de chiffre d'affaires. Caterpillar a gagné 5,6% et apporté environ 280 points à la hausse du Dow Jones, porté par la demande d'équipements destinés aux centres de données. À l'inverse, Zalando a chuté de 13,36% après un deuxième trimestre jugé mitigé et des objectifs annuels décevants. BP a terminé en baisse de près de 5%, malgré une première réaction positive à ses résultats, tandis que HSBC a cédé 0,8%. Ces mouvements sont rapportés par Reuters via Boursorama et par le bilan européen de Boursorama.

À Wall Street, le Dow Jones a pris 1,71% à 54 085,88 points. Le S&P 500 a progressé de 1,79% à 7 736,52 points et le Nasdaq Composite de 2,59% à 26 584,99 points. Le Dow a signé un deuxième record de clôture consécutif et le S&P 500 son premier depuis le 2 juillet. L'indice Philadelphia Semiconductor a avancé de 6,6%, après une baisse de 20,6% en juillet. Le secteur technologique du S&P 500 a gagné 4,1%, meilleure performance parmi les onze grands secteurs de l'indice, selon Reuters repris par Boursorama.

La participation au rebond a été large. Les titres en hausse ont dépassé les baisses dans un rapport de 2,84 contre 1 au New York Stock Exchange et de 2,89 contre 1 au Nasdaq. Le volume a atteint 18,89 milliards d'actions, contre une moyenne de 17,33 milliards sur les vingt séances précédentes. XTB relevait aussi la reprise des semi-conducteurs, avec Intel en hausse de 7% pendant la séance. Le courtier rappelait que les dépenses d'investissement prévues par Alphabet soutenaient la chaîne de valeur de l'IA, alors que les investisseurs attendaient encore les résultats d'AMD. Ces trois valeurs, Intel, Alphabet et AMD, illustrent l'importance du thème technologique dans la séance, sans effacer le risque de fortes variations après publication.

Le VIX était mesuré à 15,86 points vers 6h00 en Europe, avec des contrats à terme à 17,81 et une courbe en contango, selon le point matinal de Saxo Banque. Il ne s'agit pas d'une clôture du 4 août. Ce relevé donne néanmoins le niveau de volatilité implicite auquel les investisseurs abordaient la séance. Le nouveau record des indices ne doit donc pas être interprété comme une disparition du risque géopolitique.

« Je ne perçois pas la moindre once de scepticisme chez les investisseurs, que ce soit sur le pétrole, les taux d'intérêt ou les actions », a déclaré Jack Ablin, stratège chez Cresset Capital Management, à Reuters via Boursorama. L'analyste ajoutait que quelques résultats favorables ne suffisaient pas forcément, à eux seuls, à justifier de nouveaux sommets.

Taux et obligations

La baisse du brut a relâché la pression sur les taux longs. Vers 20h40, le rendement du Treasury américain à dix ans revenait à 4,61%, contre 4,68% lundi. Le Bund allemand à dix ans reculait à 3,10%, après 3,15%, et l'OAT française à dix ans à 3,89%, contre 3,93%. Ces niveaux tardifs ont été publiés par Boursorama avec l'AFP. En début de matinée, ABC Bourse relevait au contraire un Bund à 3,18% et une OAT à 3,95%, tous deux en hausse d'environ un point de base. Le retournement intrajournalier correspond à l'accélération de la baisse du pétrole.

Le mouvement énergétique a été spectaculaire. En fin de séance, le Brent a perdu 5,26% à 79,36 dollars le baril, son plus bas niveau de clôture depuis le 10 juillet. Le WTI américain a reculé de 5,69% à 75,77 dollars. Plus tôt, vers 14h30 GMT, Prix du baril avec l'AFP relevait encore un Brent à 80,00 dollars et un WTI à 76,19 dollars. Puis, vers 17h50, le bilan de Boursorama affichait respectivement 78,94 et 75,56 dollars. Les différences viennent de l'heure de cotation, mais les trois sources concordent sur une baisse supérieure à 5% en cours de séance.

Scott Bessent, secrétaire américain au Trésor, a indiqué qu'un accord avec l'Iran pour rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait intervenir le jour même ou le lendemain. Le Qatar a confirmé la poursuite d'efforts diplomatiques, sans annoncer de discussion directe entre Washington et Téhéran. La prudence reste donc nécessaire. Un cargo avait été touché par un projectile non identifié dans le détroit, selon l'agence maritime britannique UKMTO, fait repris par Prix du baril. Le marché a valorisé un scénario d'apaisement avant qu'un accord soit formellement conclu.

Sur le marché des changes, l'euro cotait 1,1510 dollar vers 10h50 selon ABC Bourse. Euronews relevait 1,1511 dollar plus tôt, contre 1,1514 auparavant. Les deux mesures décrivent donc un EUR/USD presque stable. Le dollar s'échangeait aussi à 157,51 yens, après 157,18, dans le prolongement de l'intervention américano-japonaise de la semaine précédente. L'analyse technique publiée le même jour par XTB situait les supports suivis à 1,11 puis 1,09 dollar, mais ces seuils sont des scénarios graphiques, pas des objectifs certains.

L'or n'est pas chiffré dans ce récap. Les publications du 4 août effectivement consultées ne fournissaient pas de clôture suffisamment recoupée pour le métal. Ajouter un niveau approximatif aurait été moins fiable que signaler cette absence.

Immobilier et SCPI

L'actualité SCPI du 4 août a surtout pris la forme d'un rappel sur la sélection des véhicules. Capital souligne l'écart observé en 2025 entre les SCPI diversifiées, dont la performance globale a atteint 6,3%, et celles principalement investies en bureaux, à -0,3%. Le média indique aussi que les parts en attente de rachat représentaient 2,8 milliards d'euros fin 2025, soit 3,1% de la capitalisation du marché, avec environ trois quarts du montant concentrés sur quinze SCPI majoritairement exposées aux bureaux.

Ces données historiques ne constituent pas une prévision pour 2026. Elles rappellent que le taux de distribution ne suffit pas à évaluer un placement. La variation du prix de part, la liquidité, le taux d'occupation, l'endettement et la qualité des actifs doivent être examinés ensemble. Le message publié le 4 août est donc moins celui d'un retour généralisé de la pierre-papier que celui d'un marché où la dispersion entre véhicules reste forte.

Crypto

Le bitcoin s'échangeait autour de 63 751 dollars vers 5h55, en hausse de 0,47%, tandis que l'ether valait environ 1 864 dollars, en progression de 0,27%, selon le point de Saxo Banque. Là encore, ce sont des niveaux matinaux et non des clôtures. Leur intérêt tient au contraste avec le puissant rebond des actions américaines. Les cryptoactifs ont progressé plus modestement au moment du relevé.

L'annonce la plus structurante est venue de BlackRock. Le gestionnaire a lancé en Europe des classes de parts tokenisées pour plusieurs fonds monétaires Institutional Cash Series. Les tokens sont émis sur Ethereum via Kinexys, la plateforme de J.P. Morgan, tandis que le registre juridique des porteurs demeure géré selon le dispositif traditionnel. Cryptoast précise que la blockchain sert ici à représenter et transférer les parts, sans transformer les fonds en véhicules investis directement dans des cryptomonnaies. La distinction évite de confondre tokenisation d'un actif financier et exposition au cours de l'ether.

BlackRock avait également déposé auprès de la SEC un projet de véhicule pour les réserves de stablecoins. D'après Cryptoast, il investirait ses actifs en liquidités, bons du Trésor américain de courte maturité et opérations de pension livrée au jour le jour. Cette initiative confirme l'intérêt des grands gestionnaires pour l'infrastructure blockchain, mais le produit reste encadré par les règles des fonds monétaires.

Macroéconomie

La production manufacturière de la zone euro a accéléré en juillet, mais la demande est restée fragile. Le PMI manufacturier final s'est établi à 51,9, contre 51,4 en juin. Le sous-indice de production a atteint 52,9, après 51,7, son plus haut niveau depuis mars 2022. Le seuil de 50 sépare expansion et contraction. Selon Challenges Tunisie, les nouvelles commandes n'ont augmenté que faiblement et les commandes à l'export ont encore diminué. Les usines ont donc soutenu leur activité en résorbant des carnets existants plus qu'en accumulant de nouveaux contrats.

« Les usines de la zone euro profitent d'une sorte de regain de croissance estivale », a observé Chris Williamson, économiste chez S&P Global Market Intelligence, cité par Challenges Tunisie.

La situation reste très différente selon les pays. L'Allemagne a affiché un PMI manufacturier de 52,2, son meilleur niveau depuis plus de quatre ans. La France est retombée en contraction, l'Espagne a stagné et l'Italie a connu son rythme de croissance le plus faible en quatre mois. L'emploi manufacturier a encore diminué à l'échelle de la zone euro. Le signal est donc celui d'une production mieux orientée, pas celui d'une reprise uniforme.

Une étude de la BCE publiée dans son bulletin économique a parallèlement mesuré l'effet du conflit iranien sur les ménages. La confiance des consommateurs aurait chuté de 12 points entre février et avril, tandis que la croissance annuelle de la consommation nominale est revenue autour de 2,5% en avril, après une fourchette de 3% à 4% depuis la mi-2024. Challenges Tunisie explique que le repli a surtout concerné les achats discrétionnaires des ménages à revenus élevés. Les dépenses de logement et d'alimentation ont mieux résisté.

Cette lecture attribue le ralentissement davantage à l'incertitude qu'à une contrainte immédiate de revenus. Elle implique aussi que la consommation pourrait rebondir si l'incertitude géopolitique diminue. Le recul du pétrole observé le 4 août constitue donc un soulagement potentiel, mais une seule séance ne suffit pas à changer le comportement des ménages ni les décisions de la BCE.

Fiscalité et régulation

Aux États-Unis, le CLARITY Act sur la structure du marché des cryptoactifs restait bloqué au Sénat le 4 août. Le texte vise à préciser la répartition des compétences entre les régulateurs fédéraux. Selon Actu Crypto, aucun vote final ni procédure d'accélération n'était programmé avant la suspension estivale prévue du 10 août au 11 septembre. Le média indique que les républicains auraient besoin de sept voix démocrates pour atteindre la majorité qualifiée nécessaire.

L'absence de vote ne signifie pas que le texte est abandonné. Elle prolonge cependant l'incertitude pour les plateformes et projets qui attendent une délimitation plus nette des rôles des agences. Cette actualité réglementaire tempère l'optimisme suscité par la tokenisation chez BlackRock. L'adoption de solutions blockchain par de grands établissements avance plus vite que la clarification de certaines règles américaines.

Le 4 août a donc combiné trois signaux favorables aux actifs risqués : de bons résultats d'entreprises, l'espoir d'une détente au Moyen-Orient et une forte baisse du pétrole. Le CAC 40, le Dow Jones et le S&P 500 ont inscrit des records, tandis que les taux longs ont reflué. La séance reste néanmoins dépendante d'un accord diplomatique qui n'était pas encore finalisé. En parallèle, la reprise industrielle européenne demeure inégale et la régulation crypto avance lentement. Tous les chiffres et citations de ce récap proviennent de publications consultées et datées du 4 août 2026. Rendez-vous demain pour le prochain récap.

Sources

Consultées le 5 août 2026.

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