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Récap actu du 9 juillet : les Bourses européennes rebondissent, la Banque de France révise sa croissance à la hausse

Le récap complet de l'actualité économique du 9 juillet 2025 : rebond des marchés actions, croissance française revue à la hausse par la Banque de France, niveau de vie des Français en progression, tensions sur la dette souveraine.

Billy RousseauBilly Rousseau10 min de lecture
Récap de l'actualité économique et financière du 9 juillet 2025

Voici le récap de l'actualité économique et financière du mercredi 9 juillet 2025. Les Bourses européennes ont nettement rebondi après plusieurs séances de baisse, portées par le repli des cours du pétrole et l'apaisement temporaire des tensions géopolitiques. La Banque de France a créé la surprise en relevant sa prévision de croissance pour le deuxième trimestre. L'INSEE a publié des données contrastées sur le niveau de vie des Français, entre progression du revenu médian et pauvreté record. Voici l'analyse sourcée de tous les marchés.

Les marchés actions le 9 juillet 2025

Les marchés actions européens ont nettement rebondi mercredi, portés par le repli des cours du pétrole et le regain d'appétit pour le risque après les tensions géopolitiques des séances précédentes.

Le CAC 40 a gagné 1,01% pour clôturer à 7 878,46 points, effaçant une partie des pertes accumulées en début de semaine. Les valeurs bancaires et industrielles ont mené le rebond : BNP Paribas a progressé de 2,35%, Schneider Electric de 1,81% et Vinci de 1,40%. TotalEnergies est restée quasi stable (-0,08%) malgré la volatilité des cours pétroliers.

Le DAX allemand a avancé de 1,11% à 24 549,56 points, tandis que l'Euro Stoxx 50 s'est adjugé 1,18% à 5 445,65 points. Le FTSE 100 londonien a clôturé en hausse plus modeste de 0,14% à 8 867 points.

Aux États-Unis, Wall Street a terminé en territoire positif mais avec des gains plus mesurés. Le S&P 500 a pris 0,32% à 6 263,26 points, le Nasdaq Composite a gagné 0,43% à 20 611,34 points et le Dow Jones a avancé de 0,30% à 44 458,30 points. Le VIX, indicateur de la volatilité attendue sur le S&P 500, a reculé de 4,89% à 15,94, signalant un apaisement des craintes des investisseurs.

À Tokyo, le Nikkei 225 a cédé 0,30% à 39 821,28 points, pénalisé par la vigueur du yen.

Le pétrole est resté sous pression. Le WTI a clôturé à 68,38 dollars le baril (+0,29%) et le Brent à 70,19 dollars (+0,41%). L'or a poursuivi son ascension, atteignant 3 311,60 dollars l'once (+0,67%). L'euro est resté stable face au dollar à 1,17.

Taux et obligations

Le marché obligataire a connu une séance d'accalmie mercredi, après la flambée des rendements de la veille. Le rendement du Treasury américain à 10 ans a reculé de 1,70% sur la séance pour s'établir à 4,34%, contre 4,42% à l'ouverture.

Ce repli intervient au lendemain d'une séance sous haute tension. Mardi 8 juillet, le taux de l'OAT française à 10 ans s'était hissé au-dessus de 3,90%, un niveau inédit depuis juin 2009, dans la foulée des déclarations de Donald Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran BFM Business. Le précédent sommet de l'année remontait au 27 mars, lorsque l'OAT avait atteint 3,88% en séance.

La dette publique française a dépassé les 3 500 milliards d'euros au premier trimestre, atteignant 117,5% du PIB selon les données officielles. La France est le seul pays de la zone euro à ne pas encore avoir réduit son endettement par rapport aux sommets post-pandémie, a rappelé la Cour des comptes.

Crypto

Le bitcoin évoluait autour de 64 000 dollars mercredi, en hausse de près de 3% sur 24 heures selon les données de CoinDesk. L'ether s'échangeait autour de 1 775 dollars. Le CD20, indice regroupant les 20 principales cryptomonnaies, progressait de 2,19%.

Les ETF bitcoin au comptant américains ont enregistré une sortie nette de 84 millions de dollars mercredi, mettant fin à une série de trois séances d'entrées qui avaient totalisé environ 509 millions de dollars CoinDesk.

Sur le front réglementaire, la Securities and Exchange Commission (SEC) américaine a mis fin à son contentieux avec Coinbase, un tournant majeur pour l'industrie crypto aux États-Unis. Le directeur juridique de la plateforme, Paul Grewal, a annoncé son départ dans la foulée, et plusieurs postes ont été réorganisés au sein de l'entreprise CoinDesk.

Dans un mouvement inverse, l'État du New Hampshire a rejeté une proposition visant à émettre des obligations d'État indexées sur le bitcoin, une initiative qui aurait été une première aux États-Unis CoinDesk.

Macroéconomie

La Banque de France a relevé jeudi 9 juillet sa prévision de croissance pour le deuxième trimestre à 0,2%, alors qu'elle anticipait jusqu'ici une stagnation de l'activité. « C'est globalement une bonne nouvelle puisque nous envisagions un PIB sans croissance au second trimestre », a déclaré le chef économiste de l'institution, Xavier Debrun BFM Business.

Cette révision s'appuie sur une enquête menée auprès de 8 500 entreprises entre le 26 juin et le 3 juillet, qui montre un raffermissement « net » de l'activité en juin dans l'industrie, notamment la défense, la technologie, l'automobile et l'agroalimentaire. Les entreprises affectées par la canicule ont modifié leurs horaires de travail et sont « dans l'ensemble parvenues à maintenir leur volume d'activité ».

L'indicateur d'incertitude, basé sur une analyse textuelle des commentaires des entreprises, a continué de se détendre, retrouvant les niveaux d'avant le déclenchement du conflit au Moyen-Orient fin février.

Cette révision à la hausse intervient alors que le gouvernement a abaissé mardi 7 juillet sa prévision de croissance annuelle pour 2026 de 0,9% à 0,7%. La Banque de France table de son côté sur 0,5%.

Du côté des ménages, l'INSEE a publié jeudi son étude annuelle sur les niveaux de vie. Le revenu médian des Français a progressé de 1,8% en euros constants en 2024, pour atteindre 2 228 euros par mois pour une personne seule, porté par le reflux de l'inflation (+2% en 2024 après +4,9% en 2023) BFM Business.

Cependant, le taux de pauvreté atteint 15,4% de la population en 2024, son plus haut niveau depuis 30 ans, malgré un marché du travail favorable (le taux d'emploi des 15-64 ans est au plus haut depuis 1975 et le taux de chômage est resté stable à 7,4%). Ce paradoxe s'explique en partie par la persistance d'une inflation cumulée élevée sur les trois dernières années, qui a davantage pesé sur les budgets des ménages modestes.

Immobilier et SCPI

L'actualité immobilière du 9 juillet a été marquée par la perspective d'un retour sur le marché locatif des logements classés "passoires thermiques". Ces biens, notés F ou G au diagnostic de performance énergétique (DPE), avaient été progressivement interdits à la location dans le cadre de la loi Climat et Résilience. Plusieurs acteurs du secteur anticipent une réintégration progressive de ces logements dans le parc locatif.

Par ailleurs, la canicule qui frappe la France depuis la mi-juin a accéléré la demande d'installation de systèmes de climatisation, bénéficiant au secteur du bâtiment et du second oeuvre, selon les données de la Banque de France. Le gros oeuvre a également progressé en juin, signalant une reprise modeste mais réelle du secteur de la construction.

Fiscalité et régulation

La Banque du Japon (BoJ) pourrait accélérer le rythme de ses hausses de taux, poussant les coûts d'emprunt au-dessus de 2%, a averti un ancien responsable de la banque centrale nippone. Cette perspective pèse sur le yen, qui continue de se déprécier face au dollar CoinDesk.

Par ailleurs, le marché du crédit privé, qui pèse 2 000 milliards de dollars, connaît une vague de demandes de rachat sans précédent. Ces demandes ont atteint 15,6 milliards de dollars au deuxième trimestre, éclipsant largement les sorties des ETF bitcoin CoinDesk.

En Europe, l'Espagne a profité jeudi d'une réunion ministérielle à Bruxelles pour remettre sur la table l'idée d'emprunts communs européens. Le ministre espagnol des Finances Carlos Cuerpo a proposé un mécanisme d'emprunt volontaire entre les 27, qui permettrait selon lui "des économies d'environ 25 milliards d'euros dans l'ensemble de l'Union" chaque année, en profitant des taux avantageux dont l'UE bénéficie BFM Business.

La proposition a été immédiatement rejetée par les Pays-Bas et l'Allemagne. « C'est hors de question, ou plutôt, ça mérite de finir à la poubelle! », a lancé le ministre néerlandais des Finances Eelco Heinen. « C'est un débat qui revient régulièrement, mais la réponse est claire : nous ne le ferons pas. Ce qui rendrait la discussion plus facile, c'est que les finances publiques soient d'abord en ordre », a-t-il martelé.

Cette initiative fait écho à la proposition défendue depuis des mois par Emmanuel Macron d'un recours à l'emprunt commun pour financer le budget européen 2028-2034. Le prochain sommet européen d'octobre sera largement consacré à ce dossier. Le président français s'appuie notamment sur le rapport Draghi qui recommandait un nouvel emprunt commun pour aider l'Europe à investir davantage.

Conclusion

La séance du 9 juillet a apporté un répit bienvenu sur les marchés actions, avec un rebond généralisé en Europe et une stabilisation des taux obligataires. Le VIX, en recul de près de 5%, confirme le retour d'un certain optimisme à court terme, même si les tensions au Moyen-Orient restent une épée de Damoclès sur les prix de l'énergie.

Les signaux macroéconomiques français sont contrastés : la Banque de France entrevoit une reprise modeste au deuxième trimestre, mais la croissance annuelle reste faible, entre 0,5% et 0,7%. L'INSEE rappelle que malgré la progression du revenu médian, la pauvreté atteint des niveaux historiquement élevés. Le marché crypto reste résilient, la fin du contentieux SEC-Coinbase marquant un tournant réglementaire important outre-Atlantique. Les tensions sur le marché du crédit privé et les débats européens sur l'endettement commun mériteront une attention particulière dans les semaines à venir.

Rendez-vous demain pour le prochain récap.

Sources

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