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Récap actu du 11 juillet 2026 : pétrole à 76 dollars, rebond des ETF crypto

Le récap de l'actualité économique du 11 juillet 2026 : bilan du CAC 40, pétrole autour de 76 dollars, retour des flux sur les ETF crypto et nouvelle loi américaine sur le logement.

Billy RousseauBilly Rousseau14 min de lecture
Récap de l'actualité économique et financière du 11 juillet 2026

Voici le récap de l'actualité économique et financière du samedi 11 juillet 2026. Les Bourses européennes et américaines étant fermées, la journée n'a pas produit une nouvelle séance de cotation. Elle a toutefois apporté plusieurs informations utiles pour préparer la semaine : le bilan d'un CAC 40 revenu à 8 338,97 points, un pétrole maintenu au-dessus de 74 dollars, le retour des flux sur les ETF Bitcoin et Ethereum, ainsi qu'une nouvelle loi américaine sur le logement. Les publications du jour ont également précisé les enjeux de la prochaine saison de résultats, les risques liés à l'Iran et l'évolution du cadre crypto britannique.

Les marchés actions le 11 juillet 2026

Le point de départ reste la clôture de vendredi, commentée samedi par plusieurs médias. Le CAC 40 a terminé à 8 338,97 points, en hausse de 0,15%, soit 12,35 points gagnés sur la séance. Le recul hebdomadaire atteint environ 2%. MoneyVox, dont l'analyse a été publiée le 11 juillet, décrit un marché revenu presque à l'équilibre après avoir absorbé le regain de tension au Moyen-Orient. Le tableau de BFM Bourse, également daté de samedi, confirme le niveau de 8 338,97 points et la variation de 0,15%.

Le reste de l'Europe est resté plus hésitant. L'Euro Stoxx 50 a fini à 6 269,97 points, en baisse de 0,23%, tandis que l'article publié par Yahoo Finance France rappelle que le STOXX 600 a subi dans la semaine sa plus forte baisse depuis mars lorsque les frappes américaines contre l'Iran ont ravivé le risque énergétique. L'article associe ce mouvement à un bond de 5,2% du Brent et de 4,4% du WTI lors du choc initial. Il ne s'agit donc pas d'une nouvelle baisse intervenue samedi, mais du bilan d'une séquence où les actions européennes ont été plus exposées que Wall Street à l'énergie et au commerce international.

À Paris, les écarts entre valeurs ont été beaucoup plus marqués que celui de l'indice. ArcelorMittal a gagné 6,64% à 58,14 euros après le relèvement de la recommandation de JPMorgan de « sous-pondérer » à « neutre » et le passage de l'objectif de cours de 45 à 57 euros. Le même bilan de MoneyVox indique qu'EasyJet a bondi de 14,42% à 6,73 livres après l'arrivée d'Apollo dans la bataille pour son rachat. L'offre de 7,15 livres par action dépasse celle de Castlelake, fixée à 6,90 livres, et valorise la compagnie à 5,7 milliards de livres.

Le palmarès publié samedi par BFM Bourse ajoute plusieurs mouvements français : Teleperformance a progressé de 3,70%, Stellantis de 3,64% et Gecina de 3,44%. À l'inverse, Soitec a cédé 5,86%, Ipsen 3,61% et Eutelsat 2,68%. Ces écarts montrent que la sélection de titres a continué à dominer la simple direction de l'indice. Les groupes sensibles au cycle, aux recommandations d'analystes ou à une actualité d'entreprise propre ont bougé bien davantage que le CAC 40.

« L'impasse actuelle n'est tenable ni pour l'Iran ni pour les Etats-Unis », estime LBP AM dans l'analyse publiée par Capital.

Le gérant cité par Capital conserve l'hypothèse d'une réouverture du détroit d'Ormuz, tout en jugeant qu'un scénario très défavorable est devenu plus probable. Cette nuance explique le comportement de la Bourse : pas de panique généralisée, mais une prime de risque qui reste présente. Capital note aussi que les taux longs ont reperdu une partie de leur hausse et que la tendance mondiale des actions demeure haussière, à condition que les négociations ne se dégradent pas.

Wall Street a mieux terminé la semaine. Le Dow Jones affiché samedi par Yahoo Finance France ressort à 52 637,01 points, en hausse de 0,29% sur la dernière séance. La Tribune estime que les investisseurs américains se tournent déjà vers les comptes du deuxième trimestre. D'après les données FactSet citées par le journal, la croissance des bénéfices du S&P 500 pourrait atteindre 24% au deuxième trimestre, après près de 30% au premier, tandis que l'indice a progressé de 10% depuis le début de l'année.

« Impossible d'acheter des obligations, impossible de vendre des actions », résume une note de Bank of America reprise par La Tribune.

Cette formule traduit le dilemme du moment. Les rendements obligataires restent élevés et exposés au risque d'inflation énergétique, mais les bénéfices attendus soutiennent toujours les actions. Le ratio cours sur bénéfice du S&P 500 serait revenu autour de 20, contre près de 23 l'an dernier, selon la même analyse de La Tribune. Le calendrier publié samedi par BFM Bourse montre que la même logique va rapidement s'appliquer aux entreprises françaises avec l'arrivée des résultats semestriels.

Le VIX n'a pas enregistré de nouvelle clôture samedi, puisque le marché des options américain était fermé. Les articles du jour décrivent néanmoins une volatilité politique et énergétique toujours présente. Yahoo Finance France recense trois décisions de Donald Trump ayant affecté les marchés dans la semaine : la fin annoncée du cessez-le-feu avec l'Iran, l'arrêt des échanges avec l'Espagne et un durcissement de la position américaine envers la Russie. La reprise des indices ne signifie donc pas que le risque a disparu, seulement qu'il n'a pas provoqué de nouvelle vente généralisée vendredi.

Matières premières et devises

Le pétrole a constitué le principal fil conducteur. Samedi, le Brent était indiqué à 76,01 dollars le baril, contre une clôture précédente de 76,30 dollars. Le WTI ressortait à 74,69 dollars dans le relevé publié par Pintu News. La source estime que le Brent restait en voie de gagner près de 6% sur la semaine, les nouvelles frappes entre les États-Unis et l'Iran retardant le rétablissement complet du trafic des pétroliers dans le détroit d'Ormuz.

Les niveaux ont fortement varié selon le moment retenu. L'article de Bourse Inside, publié tôt samedi, revenait sur le pic de tension et citait un Brent autour de 78,19 dollars et un WTI proche de 73,52 dollars. Le relevé plus tardif de Pintu News place le Brent à 76,01 dollars et le WTI à 74,69 dollars. Cette divergence ne doit pas être lissée : les deux publications ne photographient pas exactement le même instant ni le même contrat, mais elles confirment toutes deux une prime géopolitique importante.

Le dollar a peu bougé à l'échelle de la semaine. L'indice DXY a clôturé à 100,97 points, en hausse de 0,06%, tandis que l'euro a reculé de 0,11% à 1,1416 dollar. La livre sterling a baissé de 0,06% à 1,3397 dollar et le yen s'est apprécié de 0,44%, à 161,67 yens par dollar, selon le point de change daté du 11 juillet publié par Vietnam.vn. BFM Bourse affichait de son côté l'EUR/USD à 1,1416, ce qui corrobore le niveau.

L'or a terminé la séquence à 4 113,70 dollars l'once, en baisse de 0,65% dans le tableau de marché publié samedi par Yahoo Finance France. La baisse simultanée de l'or et la reprise des actions indiquent un reflux partiel de la demande de protection après le choc initial. Elle ne contredit pas la présence d'un risque géopolitique, mais montre que les opérateurs n'ont pas prolongé sans limite les achats de valeur refuge.

Taux et obligations

Aucune nouvelle cotation de l'OAT française à 10 ans ou du Bund n'a été produite samedi. Les publications du 11 juillet se sont donc concentrées sur le bilan de la semaine et sur les anticipations de banques centrales, plutôt que sur un nouveau taux de clôture. Capital indique que les taux longs ont reperdu un peu de terrain après leur bond récent, mais que le regain du pétrole entretient un risque de remontée de l'inflation.

Le compte rendu de la réunion de juin de la Réserve fédérale a aussi alimenté le débat. Selon l'analyse de Capital, un groupe au sein de la Fed défend le statu quo, tandis qu'un autre envisage un relèvement des taux d'ici la fin de 2026. LBP AM pense encore que la banque centrale ne devrait pas surréagir, sans exclure complètement une hausse. La poussée des rendements des Treasuries décrite par Yahoo Finance France après le choc pétrolier montre pourquoi chaque donnée d'inflation va compter.

Pour l'investisseur français, le signal à retenir est moins un niveau isolé qu'un mécanisme. Si le Brent reste durablement au-dessus de 75 dollars, les anticipations d'inflation peuvent remonter, ce qui pèse sur les obligations existantes et limite la marge de baisse des taux directeurs. Si la détente diplomatique se confirme, les taux longs pourraient au contraire reprendre le mouvement de repli observé en fin de semaine. Les deux scénarios sont explicitement présents dans les analyses du 11 juillet de Capital et de Yahoo Finance France.

Immobilier

L'information immobilière la plus structurante est venue des États-Unis. Le 21st Century ROAD to Housing Act est devenu loi samedi sans signature de Donald Trump, le délai constitutionnel ayant expiré. Le texte veut soutenir la construction, élargir les possibilités de financement et limiter certains achats par de grands investisseurs institutionnels. CNBC précise que les groupes possédant au moins 350 maisons individuelles ne pourront plus en acheter de nouvelles, sous réserve de plusieurs exceptions.

Le contexte reste très tendu pour les ménages américains. Le prix médian d'un logement ancien a atteint 440 600 dollars en juin, soit 49,2% de plus qu'en juin 2020, tandis que les taux fixes à trente ans restent supérieurs à 6,5%. Le déficit d'offre est estimé à environ quatre millions de logements, selon les données de la National Association of Realtors et de Realtor.com reprises par CNBC. Le texte agit donc sur les obstacles à la construction, mais ses effets ne seront pas immédiats.

« Les acheteurs ne doivent malheureusement pas attendre de soulagement immédiat », prévient Selma Hepp, économiste en chef de Cotality, auprès de CNBC.

Aucune actualité de SCPI publiée le 11 juillet n'a été identifiée dans les sources consultées. Il serait trompeur de remplir cette partie avec une collecte, un rendement ou une revalorisation datant d'une période antérieure. Le fait immobilier du jour est donc la nouvelle loi américaine, pas une statistique française recyclée.

Crypto

Le marché crypto a reçu un signal positif sur les flux. Les ETF spot américains sur le Bitcoin et l'Ethereum ont retrouvé une collecte nette positive pendant la semaine achevée vendredi, leur première semaine dans le vert depuis huit semaines. Les ETF Bitcoin ont attiré 197,40 millions de dollars et les ETF Ethereum 84,42 millions, selon l'analyse publiée samedi par Yahoo Finance France, à partir des données de SoSoValue.

Le rebond reste modeste au regard des sorties précédentes. Les ETF Bitcoin enregistraient des retraits chaque semaine depuis le 15 mai, avec un pic de 1,79 milliard de dollars pendant la semaine achevée le 26 juin. Les fonds Ethereum avaient perdu 273,34 millions de dollars sur cette même semaine. Après le retournement, les actifs nets atteignaient 77,42 milliards de dollars pour les produits Bitcoin et 9,59 milliards pour les produits Ethereum, selon Yahoo Finance France. Une semaine positive ne suffit donc pas encore à effacer deux mois de rachats.

Le Bitcoin évoluait autour de 63 990 dollars samedi, tandis que l'Ethereum se situait près de 1 807 dollars, selon les données affichées au moment de la consultation de CoinDesk. Le média a aussi rapporté la vente par Empery Digital de 1 400 bitcoins au prix unitaire de 62 200 dollars, soit 87,1 millions de dollars de produit. La société conserve 1 514 bitcoins, n'envisage plus d'en accumuler et pourrait encore en vendre pour financer des projets de centres de données dédiés à l'intelligence artificielle.

La sécurité de la finance décentralisée a fourni l'autre fait marquant. Bonzo Lend a perdu environ 9,05 millions de dollars après l'exploitation d'une faille de vérification dans un oracle Supra sur Hedera. L'attaquant a déposé 250 jetons SAUCE de faible valeur, puis utilisé une mise à jour de prix manipulée pour emprunter 6,63 millions d'USDC et 34,52 millions de HBAR enveloppés. CoinDesk indique que la valeur verrouillée totale de Hedera a chuté de près de 40% en vingt-quatre heures.

Macroéconomie

Le samedi n'a pas apporté de grande publication statistique française nouvelle. L'actualité macroéconomique est restée dominée par le canal énergie-inflation. Le Brent au-dessus de 76 dollars et le maintien d'une prime sur le WTI sont susceptibles de nourrir les anticipations de prix, ce qui explique la sensibilité simultanée des actions, des obligations et du dollar. Cette transmission est décrite dans les bilans publiés par Pintu News et Yahoo Finance France.

Les entreprises entrent parallèlement dans une phase de vérification des bénéfices. La Tribune avance une croissance potentielle de 24% des profits du S&P 500 au deuxième trimestre. En France, BFM Bourse rappelle que les résultats semestriels donnent aux groupes suffisamment de recul pour confirmer ou réviser leurs objectifs. Après une semaine gouvernée par la géopolitique, les marges, les coûts de l'énergie et les perspectives vont reprendre une place centrale.

Fiscalité et régulation

La nouvelle loi américaine sur le logement introduit une restriction directe sur les grands investisseurs institutionnels. Les groupes possédant au moins 350 maisons individuelles ne pourront plus en acquérir de nouvelles, sauf dans plusieurs cas prévus par le texte, notamment certains programmes de construction destinés à la location. CNBC souligne aussi que la loi cherche à réduire les freins réglementaires, les délais de permis et les contraintes de financement qui limitent l'offre.

Au Royaume-Uni, le cadre crypto continue de se préciser. Une tribune publiée le 11 juillet par CoinDesk relève que la Financial Conduct Authority a finalisé ses règles sur le capital, l'admission, l'information et la conduite des entreprises. La Banque d'Angleterre a parallèlement abandonné les limites individuelles précédemment envisagées pour les stablecoins adossés à une monnaie fiduciaire et réduit de 40% à 30% la réserve que les émetteurs devront placer auprès d'elle. L'autorisation sous le nouveau régime deviendra obligatoire en octobre 2027.

Ces décisions montrent deux formes de régulation économique. Les États-Unis cherchent à augmenter l'offre de logements tout en freinant l'accumulation de maisons par les plus grands propriétaires institutionnels. Le Royaume-Uni veut rendre les stablecoins utilisables à plus grande échelle sous un cadre prudentiel défini. Les analyses de CNBC et de CoinDesk rappellent que la régulation agit désormais directement sur l'offre, le financement et l'infrastructure des paiements.

Conclusion

Le 11 juillet n'a pas été une séance boursière, mais une journée de mise en perspective. Le CAC 40 a conservé 8 338,97 points, le pétrole est resté cher, les ETF crypto ont retrouvé des entrées et la régulation américaine a avancé sur le logement comme sur les monnaies numériques. Les sources du jour décrivent un marché moins paniqué, pas un marché débarrassé de ses risques. La semaine suivante sera dominée par l'Iran, l'inflation et les premiers résultats d'entreprises. Rendez-vous demain pour le prochain récap.

Sources

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