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Récap actu du 12 juillet : pétrole en hausse de 4%, bitcoin résiste près de 63 800 dollars

Le récap complet de l'actualité économique du 12 juillet 2026 : pétrole en hausse de 4%, marchés fermés mais futures sous pression, bitcoin près de 63 800 dollars, chaleur et production nucléaire en France.

Billy RousseauBilly Rousseau13 min de lecture
Récap de l'actualité économique et financière du 12 juillet 2026

Voici le récap de l'actualité économique et financière du dimanche 12 juillet 2026. Les marchés actions au comptant étaient fermés, mais l'escalade entre les États-Unis et l'Iran a déjà déplacé les prix négociables le week-end. Le pétrole a gagné environ 4% dimanche soir et les contrats à terme sur les indices américains ont reculé. Le bitcoin, seul grand actif risqué coté sans interruption, a d'abord peu réagi autour de 63 800 dollars. En France, la chaleur a contraint EDF à arrêter trois réacteurs nucléaires. Ce récap distingue donc les clôtures de vendredi, publiées dimanche, des premiers prix observés à la réouverture des futures (CNBC, The Economic Times).

Les marchés actions le 12 juillet 2026

Il n'y a pas eu de séance au comptant à Paris, Londres, Francfort ou New York dimanche. Le dernier point disponible sur le CAC 40 est donc la clôture de vendredi, reprise dans un article publié le 12 juillet : l'indice parisien a gagné 0,15% à 8 338,97 points. Sur la semaine, il a toutefois perdu près de 2%, dans un marché toujours sensible au conflit autour du détroit d'Ormuz. Cette distinction est importante : le chiffre de 8 338,97 points n'est pas une clôture dominicale, mais le niveau de référence avant la réouverture européenne du lundi (Info.fr).

La principale variation parisienne citée dimanche concernait ArcelorMittal, en hausse de 5,72% vendredi à 57,64 euros après le passage de JPMorgan de « sous-pondérer » à « neutre » et le relèvement de son objectif de cours de 45 à 57 euros. Thales a reculé de 1,54% à 223,30 euros, tandis qu'Alstom a avancé de 0,26% à 15,67 euros sur le SBF 120. Ces mouvements donnent une image contrastée : rebond marqué de la sidérurgie, repli de la défense et progression limitée du ferroviaire. Ils ne doivent pas être interprétés comme une réaction aux frappes annoncées pendant le week-end, puisqu'ils précèdent ces informations (Info.fr).

Le secteur technologique européen a également fourni plusieurs mouvements individuels rapportés dimanche. Nokia avait terminé vendredi à 10,895 euros après une baisse de 2,72% sur la séance, malgré son bond de 9,64% jeudi lors de la présentation des premiers résultats opérationnels de son partenariat de défense avec NestAI. Sur la semaine, Nokia a perdu 2,46%, Ericsson a gagné 3,52% et Ciena 9,06%. Le sous-indice STOXX Europe 600 Technology a cédé 1,8% sur la semaine, même s'il avait pris 2,7% jeudi (TechStock²).

À Wall Street, les derniers cours au comptant sont également ceux de vendredi. Le S&P 500 a clôturé à 7 575,39 points, en hausse de 0,42% sur la séance et de 1,2% sur la semaine. Le Nasdaq Composite a terminé à 26 281,61 points, avec une progression de 0,29% vendredi et de 1,7% sur cinq séances. Le Dow Jones a fini à 52 637,01 points, en hausse de 0,29% vendredi mais en baisse de 0,5% sur la semaine. Le VIX s'établissait à 15,03, seulement 12% au-dessus de son plus bas sur 52 semaines, signe que la protection contre une forte volatilité restait peu chère avant les nouvelles frappes du week-end (TechStock²).

Les premiers contrats à terme négociés dimanche soir ont donné un ton plus défensif. Les futures sur le Dow ont perdu 135 points, soit 0,3%, ceux du S&P 500 ont cédé 0,3% et ceux du Nasdaq 100 ont baissé de 0,5%. Les marchés asiatiques ouverts plus tard dans la nuit ont aussi réagi : le Kospi sud-coréen a chuté de plus de 7%, le Nikkei 225 a reculé de 1,57% et le S&P/ASX 200 australien de 0,35%. Ces chiffres proviennent d'une page de suivi commencée le 12 juillet et actualisée au fil de la réouverture asiatique (CNBC).

« The Strait closure will hang over the market with a risk-off tone », a écrit Ben Emons, fondateur de Fed Watch Advisors. Il ajoutait que l'inflation américaine, la politique de la Fed et les résultats bancaires resteraient aussi au centre de l'attention si la fermeture d'Ormuz ne se prolongeait pas (CNBC).

Le marché américain abordait en effet une semaine chargée. Les analystes suivis par LSEG attendaient une hausse d'environ 24% des bénéfices du S&P 500 au deuxième trimestre sur un an. JPMorgan Chase, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Bank of America, Citigroup et Wells Fargo figuraient parmi les banques attendues au cours de la semaine. Terry Sandven, stratégiste actions chez U.S. Bank Wealth Management, a résumé le risque par la formule « a high-bar quarter with a narrow margin of error », autrement dit des attentes élevées et peu de marge pour décevoir (TechStock², CNBC).

Taux et obligations

Les marchés obligataires au comptant étaient fermés dimanche. Le dernier chiffre français publié dans une source du 12 juillet place le rendement de l'OAT à 10 ans à 3,72% vendredi 10 juillet. Ce niveau constitue le point de départ avant la réouverture, pas un taux négocié dimanche. Une hausse durable du pétrole pourrait remettre les anticipations d'inflation sous pression et tendre les rendements, mais aucune cotation dominicale de l'OAT ne permettait encore de mesurer cet effet (Info.fr).

Aux États-Unis, le calendrier concentrait trois risques de taux : l'indice des prix à la consommation de juin, les prix à la production et l'audition du président de la Réserve fédérale Kevin Warsh. Les premières publications et prises de parole devaient arriver en même temps que les résultats des banques. Michael Reynolds, de Glenmede, estimait qu'il y avait « a lot of factors coming to a head all at once ». Anthony Saglimbene, d'Ameriprise Financial, prévenait qu'une inflation plus forte pourrait « push odds of a rate increase higher by year end » (TechStock²).

Le marché des changes restait lui aussi dans l'attente. L'EUR/USD se maintenait près de 1,14, zone de support observée par les cambistes, tandis que la moyenne mobile à 50 jours se situait vers 1,1525. DailyForex relevait que les rebonds de l'euro manquaient de suivi face à un dollar soutenu par les anticipations de taux américains et par la recherche de prudence liée au Moyen-Orient (DailyForex).

Du côté des matières premières, le mouvement le plus net est apparu à la réouverture du pétrole. À 21 h 15, heure de New York, le WTI gagnait 4,1% à 74,33 dollars le baril et le Brent 3,88% à 78,96 dollars. Un autre pointage de CNBC plaçait le Brent à 78,86 dollars, en hausse de 3,7%, et le WTI à 74,05 dollars, ce qui reflète simplement des horaires de relevé différents. Environ 20% des approvisionnements mondiaux de pétrole transitaient par Ormuz avant le début du conflit, d'où la sensibilité du brut à chaque annonce sur la navigation (CNBC, CNBC).

L'or n'avait pas encore fourni une cotation dominicale comparable dans les sources retenues. L'analyse publiée le 12 juillet indiquait néanmoins qu'il avait inscrit une bougie hebdomadaire baissière, avec un test récent sous 4 000 dollars, et qu'une ligne de tendance descendante passait autour de 4 200 dollars pour la semaine suivante. Le point utile n'est donc pas un faux cours de clôture dimanche, mais l'absence de cassure confirmée avant la réouverture complète des marchés (DailyForex).

Crypto

Le bitcoin a servi de premier baromètre financier du week-end. Il évoluait autour de 63 800 dollars après les nouvelles frappes américaines contre l'Iran, en baisse de 0,3% sur 24 heures mais en hausse de 2% sur la semaine. L'ether se négociait près de 1 800 dollars, également en progression de 2% sur sept jours. Solana valait 76 dollars et perdait 5% sur la semaine, tandis que le XRP reculait vers 1,09 dollar et que le dogecoin se situait autour de 0,07 dollar (CoinDesk).

La réaction initiale a été faible au regard du choc pétrolier attendu. CoinDesk soulignait que le bitcoin était le seul grand marché ouvert au moment des frappes, alors que le pétrole, les actions et les obligations attendaient leur réouverture. Cette résistance n'élimine pas le risque : elle montre seulement que les vendeurs de crypto n'ont pas immédiatement amplifié l'événement. Le véritable test devait venir avec l'écart d'ouverture du brut et le retour des volumes institutionnels le lundi (CoinDesk).

La deuxième information crypto du jour concernait la liquidité. La capitalisation des stablecoins a diminué de 7,7 milliards de dollars en juin, sa plus forte baisse en valeur depuis mai 2022, et d'environ 10 milliards depuis son pic de mai. La baisse représente environ 3%, très loin de la contraction de plus de 26% observée entre mars 2022 et septembre 2023. L'USDT de Tether est passé d'environ 190 à 184 milliards de dollars depuis mai, tandis que l'USDC de Circle est revenu de presque 80 milliards en mars à près de 73 milliards (CoinDesk).

« The recent decline in stablecoin market cap represents a relatively small pullback in what we believe is a long-term growth market », a déclaré Paul Howard, directeur chez Wincent. Son point n'annule pas le signal de liquidité : une offre totale en baisse retire du carburant aux achats de crypto, même si de nouveaux émetteurs gagnent du terrain (CoinDesk).

Macroéconomie

En France, la chaleur a eu un effet économique immédiat sur la production électrique. EDF a arrêté temporairement trois réacteurs situés à Golfech, Bugey et Chooz, sur la Garonne, le Rhône et la Meuse, et huit autres réacteurs fonctionnaient à puissance réduite. L'objectif était de respecter les limites de température des rejets d'eau de refroidissement dans des cours d'eau déjà réchauffés. Le ministère de l'Économie avait accordé une dérogation à Bugey jusqu'au 20 juillet afin de préserver la sécurité du réseau (The Economic Times).

Plus de 25 millions de personnes se trouvaient dans les zones touchées par des températures pouvant atteindre 41 °C, selon le décompte de l'AFP repris par The Economic Times. C'était la troisième vague de chaleur depuis mai et le deuxième épisode récent obligeant EDF à interrompre des réacteurs. L'effet financier ne se limite pas à l'exploitant : moins de capacité nucléaire disponible au moment où la demande de climatisation augmente peut resserrer l'équilibre du réseau et accroître la dépendance à des moyens de production plus coûteux (The Economic Times).

En Chine, une enquête de onze analystes publiée dimanche anticipait une croissance de 4,5% sur un an au deuxième trimestre, contre 5% au trimestre précédent. La prévision restait dans la cible annuelle de 4,5% à 5%, mais elle mettait en évidence le contraste entre des exportations technologiques solides et une demande intérieure faible. Les exportations avaient progressé de 19,4% sur un an en mai, portées notamment par l'intelligence artificielle et l'automobile, alors que les ventes au détail avaient reculé pour la première fois en trois ans (Daily Sabah).

La crise immobilière chinoise restait le principal frein intérieur. Les prix des logements stagnaient et les analystes interrogés ne voyaient pas encore de signal de sortie de crise. Sheana Yue, d'Oxford Economics, estimait que la demande extérieure avait mieux résisté que prévu malgré les droits de douane et les tensions géopolitiques. À l'inverse, Teeuwe Mevissen, de Rabobank, jugeait difficile d'envisager une reprise de la consommation sans amélioration immobilière (Daily Sabah).

L'emploi dans les services informatiques illustre un autre déplacement économique. Tata Consultancy Services prévoit de constituer une équipe de 5 900 à 8 900 ingénieurs déployés directement chez les clients pour accélérer l'adoption de l'intelligence artificielle. Le groupe, qui consacre environ 1 milliard de dollars par an au développement des compétences, étudie aussi des acquisitions dans l'IA, la sécurité des données et la cybersécurité. Sa croissance annualisée des revenus liés à l'IA a toutefois ralenti à 13% au premier trimestre, contre 28% au trimestre précédent (Reuters via KWSN).

Fiscalité et régulation

Aux États-Unis, l'effet des droits de douane sur l'automobile a fait l'objet d'un bilan publié dimanche. Toyota prévoit de produire la moitié de ses pick-up Tacoma dans une usine agrandie de San Antonio, tout en maintenant une production au Mexique. Le constructeur a toutefois précisé que ses investissements étaient des décisions de plusieurs décennies fondées sur des objectifs stratégiques plus larges, et pas une réponse ponctuelle aux tarifs. La part des voitures achetées aux États-Unis mais importées est passée de 47,7% en 2024 à 46% l'an dernier (CNN via WPSD Local 6).

Les coûts sont déjà visibles dans les comptes. Toyota a payé 8,4 milliards de dollars de droits lors de son dernier exercice, ce qui a fait basculer son activité nord-américaine d'un bénéfice à une perte. General Motors a payé 3,1 milliards de dollars en 2025 et Ford 1 milliard. Pourtant, les constructeurs préfèrent souvent supporter ces prélèvements plutôt que financer de nouvelles usines dont la construction prendrait des années, alors que les règles commerciales peuvent être renégociées plus vite. L'incertitude entourant la renégociation de l'accord États-Unis-Mexique-Canada renforce cette prudence (CNN via WPSD Local 6).

Conclusion

Le dimanche 12 juillet n'a pas produit de nouvelle clôture du CAC 40 ni de l'OAT, mais il a changé le point de départ de la semaine. Le WTI et le Brent ont bondi d'environ 4%, les futures américains ont baissé et le bitcoin a d'abord résisté. Les données françaises sur le nucléaire, chinoises sur la croissance et américaines sur les droits de douane rappellent que le risque géopolitique se transmet à l'économie par l'énergie, les chaînes industrielles et les anticipations de taux (CNBC, CoinDesk). Tous les chiffres ci-dessus proviennent de sources publiées le 12 juillet et consultées avant publication. Rendez-vous demain pour le prochain récap.

Sources

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