Growth investing
Stratégie d'investissement consistant à acheter des entreprises à forte croissance attendue, même si leur valorisation actuelle paraît élevée. L'objectif est de capter l'expansion future plutôt que la valeur présente.
Aussi appelé : investissement croissance, growth
Définition
Le growth investing est la stratégie qui privilégie les entreprises à forte croissance des revenus et bénéfices, plutôt que celles à valorisation faible. L'investisseur growth accepte de payer cher (PER élevé, P/B élevé) pour des entreprises dont le potentiel d'expansion futur justifie la prime de valorisation. C'est l'approche dominante depuis 2010, portée par les géants tech américains et la révolution numérique.
Comment ça fonctionne
Méthode classique :
- Identifier des entreprises en hyper-croissance : revenus +20 %/an, marges en expansion, marché adressable large
- Évaluer la durabilité : moats, effets réseau, barrières à l'entrée
- Tolérer des PER élevés (>30, parfois >50) tant que la croissance suit
- Réajuster en cas d'inflexion : sortir si la croissance ralentit
Critères typiques :
- Croissance du chiffre d'affaires > 15 %/an
- PER élevé mais ratio PEG (PER/croissance) raisonnable
- Réinvestissement : peu ou pas de dividendes, profits réinvestis
- Disruption : positionnement sur des marchés en expansion
Exemples : Microsoft, Apple, Nvidia, Amazon, Tesla, ASML. En France : LVMH, L'Oréal, Hermès, Dassault Systèmes.
Quand l'utiliser
- Marchés haussiers : le growth surperforme historiquement en phase d'expansion
- Tolérance au risque élevée : plus volatil que le value
- Long terme : la croissance composée nécessite 10 ans minimum pour se déployer
- Indiciel growth : ETF Nasdaq, MSCI World Growth, Stoxx Europe 600 Growth
Limites / pièges
- Valorisation extrême : une entreprise growth peut perdre 60 % en quelques mois si la croissance déçoit (Meta 2022)
- Sensibilité aux taux : la hausse des taux pénalise les actifs growth (actualisation des cash-flows futurs)
- Bulle 2000 : le krach Internet a effacé 80 % des valorisations growth
- Sélection : difficile d'identifier ex ante qui sera Microsoft et qui sera Yahoo
- Concentration géographique : la majorité du growth mondial est aux USA (Nasdaq)
