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Récap actu du 13 juillet : le pétrole s'envole, le Nasdaq décroche

Le récap complet de l'actualité économique du 13 juillet 2026 : pétrole en forte hausse, Nasdaq sous pression, CAC 40 résilient, taux en tension et Bitcoin autour de 63 000 dollars.

Billy RousseauBilly Rousseau13 min de lecture
Récap de l'actualité économique et financière du 13 juillet 2026

Voici le récap de l'actualité économique et financière du lundi 13 juillet 2026. La reprise des hostilités entre les États-Unis et l'Iran a replacé le détroit d'Ormuz au centre de la séance. Le pétrole a bondi, les rendements obligataires se sont tendus et les valeurs technologiques ont décroché à Wall Street. Paris a mieux résisté grâce à l'énergie. Le Bitcoin a reculé vers 63 000 dollars, tandis que l'or a paradoxalement souffert de la remontée du dollar et des anticipations de taux. Cette synthèse reprend les faits publiés le 13 juillet et les confronte entre plusieurs sources.

Les marchés actions le 13 juillet 2026

La Bourse de Paris a absorbé le choc pétrolier sans basculer dans le rouge. Le CAC 40 a gagné 0,31%, soit 25,68 points, pour clôturer à 8 364,65 points. L'indice avait pourtant ouvert en baisse, avant que TotalEnergies ne compense une partie de la faiblesse des secteurs sensibles au pétrole et des semi-conducteurs. Le groupe énergétique a progressé de 2,98% à 70,42 euros, alors que STMicroelectronics a cédé 0,71% à 61,56 euros. Ces chiffres de clôture publiés par Boursorama concordent avec ceux d'ABC Bourse, qui donne également une hausse de 0,3% et le même niveau final.

Le reste de l'Europe a terminé presque immobile. Le DAX allemand a pris 0,08%, le FTSE 100 britannique 0,01%, tandis que l'Euro Stoxx 50 et le STOXX 600 ont chacun perdu 0,06%. Le STOXX 600 a fini à 641,01 points. La faible variation des indices masque une rotation sectorielle nette : l'énergie a gagné 2,1%, tandis que les voyages ont abandonné 1,13%. Air France-KLM a chuté de 3,3%, Accor de 1,9%, ASM International et ASML d'environ 2%, et Infineon de près de 3%. Les données de Reuters reprises par Boursorama sont corroborées par ABC Bourse.

À Wall Street, l'écart avec l'Europe est marqué. Le Dow Jones a reculé de 0,26% à 52 498,70 points, le S&P 500 de 0,79% à 7 515,47 points et le Nasdaq Composite de 1,55% à 25 873,18 points. Les titres en baisse ont été 1,63 fois plus nombreux que ceux en hausse au New York Stock Exchange. Le Nasdaq a été le plus pénalisé par les prises de bénéfices sur les semi-conducteurs et par la remontée des taux. Les niveaux et les variations sont identiques dans la dépêche de Reuters et dans le compte rendu de clôture de l'AFP repris par Boursorama.

« Un week-end marqué par des tensions entre Washington et Téhéran est à l'origine d'une journée d'aversion au risque à Wall Street », a expliqué Jose Torres, analyste chez Interactive Brokers, à l'AFP.

La baisse s'est concentrée sur la chaîne des puces et du stockage. L'ADR américain de SK Hynix a perdu 9,32% après son envolée du vendredi. Nvidia a reculé de 3,52%, Broadcom de 3,98%, AMD de 4,21% et Intel de 6,12%. SanDisk a chuté de 12,6% et Micron de 4,3%. À l'opposé, Exxon a gagné 4%, Chevron 3,3% et ConocoPhillips 3,5%, portés par l'énergie. Le panorama d'ABC Bourse recoupe les variations technologiques données dans le bilan de l'AFP.

La volatilité a logiquement remonté. Le VIX a clôturé à 17,16 points, en hausse de 14,17%, après 15,03 vendredi. Il avait touché 17,40 points en séance. La clôture et la variation sont consignées dans le journal de marché de TheStreet Pro, tandis que le plus haut intrajournalier est rapporté par ECIKS. Le niveau reste modéré en valeur absolue, mais sa progression traduit une demande plus forte de protection contre les variations du S&P 500.

« Les investisseurs attendent toujours plus. Les résultats du premier trimestre avaient été extrêmement élevés. Maintenant, il faut une confirmation au deuxième trimestre », a déclaré Valentin Bissat, économiste et stratégiste chez Mirabaud, à l'AFP.

Pétrole, or et devises

Le pétrole a constitué le principal mouvement de marché. Le contrat WTI d'août a clôturé en hausse de 9,4% à 78,14 dollars le baril, sa quatrième plus forte progression depuis le début de l'année. Le Brent a franchi 80 dollars dans l'après-midi, avec un gain de 5,33% au moment du point parisien. Plus tôt, vers la clôture européenne, Reuters le situait à 79,25 dollars, en hausse de 4,26%, contre 74,49 dollars et +4,31% pour le WTI. Ces écarts reflètent les horaires de relevé, pas une divergence de fond. Les chiffres figurent dans les bilans d'ABC Bourse, de Boursorama et de Reuters.

Le catalyseur a été la dégradation de la sécurité maritime autour d'Ormuz. L'Iran a affirmé que le détroit était fermé jusqu'à nouvel ordre, alors que Washington soutenait qu'il restait ouvert et annonçait le rétablissement d'un blocus des ports iraniens. Six navires auraient traversé dimanche, certains avec leur système AIS coupé. Pour les marchés, la question centrale n'était donc plus seulement la rhétorique, mais le volume réel de pétrole capable de franchir le passage. BFM Business a documenté cette baisse du trafic, également signalée par Reuters.

« Il ne s'agit pas d'une voie maritime ouverte normale. C'est un couloir au fonctionnement partiel, assorti d'une prime de risque liée aux attaques », a estimé Stephen Innes, de SPI Asset Management, auprès de BFM Business.

L'or n'a pas joué son rôle refuge habituel. Le métal est tombé sous 4 000 dollars l'once et cotait 3 992,20 dollars, en baisse de 3,09%, lors du relevé de 14 h 06 à New York. La hausse du pétrole a été interprétée comme un risque inflationniste, donc comme un facteur de remontée des taux et du dollar, défavorable à un actif sans rendement. TechStock² donne ce niveau précis, tandis que la couverture de Reuters constatait déjà un repli d'environ 2% dans la journée.

Le dollar s'est raffermi. L'euro a perdu 0,1% à 1,1403 dollar en fin de séance européenne, contre 1,1401 dollar lors d'un relevé plus tôt. L'indice DXY a ensuite gagné 0,3% à 101,28 points à Wall Street. Les cotations EUR/USD sont rapportées par ABC Bourse et Reuters, tandis que la clôture du DXY figure dans le bilan d'ABC Bourse.

Taux et obligations

La hausse du brut a ravivé les craintes d'inflation et poussé les rendements vers le haut. L'OAT française à dix ans est passée de 3,82% vendredi à 3,85% en matinée, puis à 3,88% en fin de journée. Le Bund allemand à dix ans a gagné 3,7 points de base pour finir à 3,0712%. Le deux ans allemand, plus sensible aux anticipations monétaires, a pris 6,6 points de base à 2,7154%. La progression intrajournalière de l'OAT est décrite par Capital et son dernier niveau par Boursorama. Les taux allemands proviennent du bilan de Reuters.

Aux États-Unis, le Treasury à dix ans a gagné 2,9 points de base à 4,5975% dans le point de clôture européen, puis s'est approché de 4,62% vers 20 h 15 GMT, contre 4,56% vendredi. Le deux ans a pris 4,2 points de base à 4,25%. Le marché a simultanément réévalué le risque d'un resserrement de la Fed. Les contrats intégraient au moins une hausse de 25 points de base avant la fin de l'année, selon Reuters, tandis que l'AFP confirme la tension du dix ans.

Christopher Waller, gouverneur de la Fed, a prévenu qu'une nouvelle accélération de l'inflation sous-jacente pourrait conduire le comité à resserrer sa politique « à court terme ». La banque privée J. Safra Sarasin prévoit désormais deux hausses, une au quatrième trimestre 2026 puis une au premier trimestre 2027, au lieu d'une pause prolongée. Cette prévision n'est pas une décision de la Fed, mais elle illustre le changement de ton observé sur le marché des taux. Les déclarations de Waller sont détaillées par La Tribune, et le scénario de la banque par Option Finance.

Immobilier et fonds non cotés

PERIAL AM a annoncé le troisième investissement de son FPCI PERIAL Next Value 1. Le fonds a acquis un ensemble de 286 m² rue des Bourdonnais, dans le premier arrondissement de Paris, avec un projet de transformation des commerces en onze suites hôtelières haut de gamme. La durée de portage envisagée est de 36 mois et le TRI cible annoncé dépasse 15%, sans garantie contractuelle. Il s'agit d'un fonds professionnel, accessible sous conditions et exposé à un risque de perte en capital et d'illiquidité. L'opération a été présentée le 13 juillet par Zoom Invest.

Cette annonce illustre une stratégie immobilière de transformation plutôt qu'une recherche de rendement locatif immédiat. Le véhicule combine restructuration de bureaux, résidentiel géré et micro-hôtellerie. PERIAL indique viser un TRI net de 10% sur le fonds, objectif là encore non garanti, avec une durée minimale de six ans. Pour l'investisseur particulier, le point important est la nature du produit : ce n'est ni une SCPI liquide à la demande, ni un placement sans risque, mais un FPCI réservé aux investisseurs professionnels ou assimilés. Ces caractéristiques et les seuils d'accès sont précisés dans la publication de Zoom Invest.

Crypto

Le Bitcoin a reculé vers 63 000 dollars après être passé sous ce seuil dans la journée. CoinDesk relevait une baisse supérieure à 1% depuis minuit UTC et un point bas proche de 63 100 dollars pendant les heures asiatiques et européennes. CryptoTicker évaluait le recul à environ 1,4% sur 24 heures après un passage de plus de 64 300 dollars à la clôture hebdomadaire vers 63 000 dollars. Les deux publications du 13 juillet, CoinDesk et CryptoTicker, attribuent le mouvement au retour de l'aversion au risque et aux prises de bénéfices du week-end.

Le repli n'a toutefois pas effacé tous les signaux de demande. Les ETF au comptant sur le Bitcoin et l'Ether ont mis fin à huit semaines consécutives de sorties. CryptoTicker chiffre les entrées hebdomadaires des ETF Bitcoin à environ 197 millions de dollars, après 2,43 milliards de sorties en mai et 4,5 milliards en juin. Il fait aussi état d'environ 253 millions de dollars de liquidations sur 24 heures, surtout sur les positions longues. Ces chiffres sont détaillés par CryptoTicker, tandis que CoinDesk confirme la fin de la séquence de sorties pour les ETF Bitcoin et Ether.

« Cette semaine, les marchés cryptographiques connaîtront une lutte d'influence entre les facteurs macroéconomiques et géopolitiques », a déclaré Taran Dhillon, responsable des actifs numériques chez Kula, à CoinDesk.

Macroéconomie et énergie

La Commission européenne a autorisé un mécanisme français de soutien à l'éolien en mer pouvant atteindre 63 milliards d'euros sur 25 ans. Le dispositif porte sur onze parcs, jusqu'à 11,1 GW de capacité installée et 47,8 TWh de production annuelle potentielle. Le soutien prendra la forme de contrats pour différence : l'État compense les producteurs lorsque le prix de marché est inférieur au prix de référence, et récupère la différence dans le cas inverse. La Tribune et l'AFP reprise par Boursorama ont publié cette décision le 13 juillet.

Cette décision arrive alors que la France dispose d'environ 2 GW d'éolien offshore installé et vise 45 GW à l'horizon 2050. La Commission juge le mécanisme nécessaire, approprié et proportionné pour accélérer la décarbonation. Pour les finances publiques, 63 milliards d'euros correspondent à une enveloppe maximale étalée dans le temps, et non à une dépense immédiate. Pour la filière, le feu vert réglementaire réduit une incertitude sur le financement des futurs projets. Les modalités, les volumes et le calendrier de 25 ans sont précisés par La Tribune.

Côté épargne réglementée, la Banque de France et Bercy devaient arrêter dans la semaine les prochains taux du Livret A, du LDDS et du LEP pour une application au 1er août. Au 13 juillet, le Livret A rémunérait encore 1,5% et le LEP 2,5%. La remontée récente de l'inflation alimentait les anticipations de relèvement, mais aucune décision officielle n'avait encore été annoncée. Sud Ouest a détaillé le calendrier et les attentes le 13 juillet. Les taux affichés ici passent par les variables actualisées d'Invesse.

Régulation financière

Une étude de l'AMF relayée lundi montre que le fixing de clôture concentre désormais 53,5% des montants négociés sur les actions du CAC 40, contre 36% en 2018. Le régulateur relie cette concentration à l'essor de la gestion passive, aux contraintes de réplication des indices et à l'utilisation du prix de clôture comme référence de reporting. L'enjeu n'est pas seulement technique : une part croissante de la liquidité se concentre sur quelques minutes, ce qui peut amplifier les déséquilibres d'ordres lors des séances tendues. L'article publié le 13 juillet par Zonebourse via Boursorama résume les conclusions de l'étude.

Aux États-Unis, les discussions sur le CLARITY Act ont continué d'être suivies par le marché crypto. Le texte vise à préciser la classification et la supervision des actifs numériques, tandis que les dispositions éthiques restaient en discussion. Il ne s'agit pas encore d'une règle définitivement adoptée. La séance a montré que la géopolitique et les taux dominaient les prix à court terme, mais la réduction de l'incertitude réglementaire reste un facteur pour les flux institutionnels. CoinDesk a fait le point le 13 juillet.

Ce qu'il faut retenir

La journée du 13 juillet a été dominée par un même enchaînement : tensions autour d'Ormuz, pétrole plus cher, crainte d'inflation, rendements en hausse et pression sur la technologie. Le CAC 40 a résisté grâce à l'énergie, mais le Nasdaq et les semi-conducteurs ont accusé le choc. L'or a reculé malgré le risque géopolitique, le Bitcoin est revenu vers 63 000 dollars et le VIX a remonté sans atteindre un niveau de panique. Les chiffres de ce récap ont été recoupés entre les publications datées du 13 juillet. Rendez-vous demain pour le prochain récap.

Sources

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