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Concepts

Barista FIRE

Variante du FIRE où l'épargnant exerce un emploi à temps partiel ou peu exigeant pour couvrir ses dépenses courantes, tandis que son capital investi finance le reste et son futur.

Aussi appelé : FIRE temps partiel

Définition

Le Barista FIRE tient son nom des Américains qui prennent un emploi à temps partiel chez Starbucks (apportant assurance santé et un revenu complémentaire) tout en vivant partiellement de leur capital. Adapté à la France, c'est un emploi peu exigeant ou à temps partiel qui couvre les dépenses courantes, pendant que le patrimoine investi continue de croître ou couvre une partie des dépenses fixes.

Comment ça fonctionne

L'équation est : revenus du travail + retraits du capital ≥ dépenses annuelles.

Exemple : dépenses 30 000 €/an, mi-temps à 18 000 €/an net, le capital doit donc fournir 12 000 €/an. À 4 % de retrait, capital cible = 300 000 €. Soit moitié moins qu'un FIRE complet (qui nécessiterait 750 000 €).

Variante : un capital de 500 000 € fournit 20 000 €/an de revenus (4 %), il suffit alors de gagner 10 000 €/an pour atteindre 30 000 €.

En France, l'assurance santé n'est pas un facteur (sécurité sociale universelle), ce qui rend le Barista FIRE plus simple qu'aux US. L'enjeu réside surtout dans la couverture chômage (suppression au-delà d'un certain âge) et dans la validation de trimestres pour la retraite par répartition.

Quand l'utiliser

  • Transition : étape entre Coast FIRE et FIRE complet
  • Reconversion choisie : passer d'un job stressant à un travail passion peu rémunéré
  • Continuité sociale : conserver une activité, des collègues, un rythme
  • Couverture santé / retraite : continuer à valider des droits

Limites / pièges

  • Trouver le bon job : un mi-temps payant 18 K€ avec faible stress n'est pas évident
  • Stigma social : "downshifting" mal perçu en France
  • Risque économique : un emploi peu qualifié est plus exposé aux suppressions
  • Trimestres retraite : un mi-temps réduit le nombre de trimestres validés
  • Pression sur le capital : si les marchés baissent, on peut être contraint de retravailler à plein temps

Voir aussi