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Crédit

Simulateur de crédit consommation

Calcule la mensualité d'un crédit conso (prêt personnel, auto, travaux), le coût total des intérêts et le coût total à rembourser. Détecte les durées qui font exploser le coût.

Simuler mon crédit consommation

Mensualité
191 €/mois
Sur 60 mois (5.0 ans).
Coût total des intérêts
1 461 €
Coût total du crédit
11 461 €
Capital + intérêts.
0 €2 500 €5 000 €7 500 €10 000 €01224364860Amortissement mois par mois
Capital amorti cumulé
Intérêts cumulés

Comment fonctionne le calcul

Le simulateur applique la formule classique des annuités constantes mensuelles :

M = K × (r/12) / (1 − (1 + r/12)^(−n))

Où M = mensualité, K = capital emprunté, r = TAEG annuel (en décimal), n = nombre de mois. Cette formule, identique au crédit immobilier, garantit une mensualité fixe sur toute la durée. À chaque échéance : une part d'intérêts (calculée sur le capital restant dû) + une part de capital amorti. Au début, les intérêts dominent ; à la fin, c'est presque entièrement du capital. Le coût total des intérêts se déduit simplement par M × n − K, et le coût total du crédit par M × n.

Le simulateur ne prend pas en compte l'assurance facultative (rare en conso) ni les frais de dossier. Pour une comparaison juste entre offres, toujours raisonner en TAEG — c'est précisément le rôle du TAEG d'inclure tous les frais obligatoires sous un seul taux comparable.

Crédit conso vs crédit immo : quelles différences

Trois écarts structurels avec le crédit immobilier. D'abord le TAEG : 4-9% en conso vs 3-3,5% en immo en 2026, soit un écart de 2 à 5 points. Logique : pas de garantie hypothécaire, donc plus de risque pour le prêteur. Ensuite la durée : maximum réglementaire 84-120 mois (7-10 ans) en conso, contre 25-30 ans en immo. Enfin l'assurance : facultative en conso (sauf « crédit affecté » à un bien précis parfois), obligatoire en immo où elle représente 25-40% du coût total du crédit.

Conséquence : pour un même capital, le coût total d'un crédit conso est plus élevé en pourcentage, mais limité dans le temps. 10 000 € à 5,5% TAEG sur 60 mois coûtent 1 467 € d'intérêts (14,7% du capital). Le même 10 000 € à 3,5% TAEG immo sur 25 ans coûteraient 5 015 € en intérêts et ~3 600 € en assurance.

Les pièges à éviter

Piège n°1 : le crédit revolving (réserve d'argent). TAEG souvent compris entre 18% et 21% en 2026, plafonné par le taux d'usure mais juste en dessous. Sur 10 000 € sur 60 mois à 20% TAEG, le coût total des intérêts dépasse 5 900 € — quatre fois plus qu'un crédit affecté à 5,5%. À ne mobiliser qu'en dernier recours, sur très petit montant et durée < 12 mois.

Piège n°2 : l'allongement de durée pour faire baisser la mensualité. Passer de 36 à 84 mois divise la mensualité par ~2 mais multiplie le coût total des intérêts par ~3. Si tu ne peux pas rembourser confortablement sur 36-48 mois, c'est probablement que le projet est trop ambitieux — pas que la durée est trop courte.

Piège n°3 : le rachat de crédits qui camoufle l'addition. Le rachat consolide plusieurs crédits en un seul à mensualité plus basse, mais en allongeant la durée — donc en augmentant le coût total. Pertinent uniquement si tu maîtrises la nouvelle mensualité et que tu n'enchaînes pas avec de nouveaux crédits.

Le bon moment pour un crédit conso

L'arbitrage clé : rendement de mon épargne / placement vs coût du crédit. Si tu disposes d'une épargne investie à 7% nets long terme (ETF World en PEA) et qu'un crédit te coûte 5% TAEG, garder le placement intact et emprunter peut rester gagnant — à condition que l'horizon de placement soit suffisant (10+ ans) pour absorber la volatilité. Si ton épargne dort à 1,5% sur Livret A pendant qu'un crédit conso coûterait 6%, l'arbitrage mathématique est de mobiliser l'épargne.

Cas où le crédit conso fait sens : projet à valeur d'usage longue (travaux qui valorisent le bien, véhicule fiable sur 8-10 ans), opportunité limitée dans le temps qu'on ne peut pas rater, ou besoin de préserver une épargne de précaution liquide. Cas où il faut éviter : achats plaisir non-essentiels, dépenses courantes, situation budgétaire déjà tendue (taux d'endettement > 33%).

Limites du simulateur

Modèle de mensualités constantes uniquement (pas de différé, pas de remboursement modulable). Hors assurance facultative — si l'organisme la propose et que tu la souscris, ajoute mentalement 0,3-0,8% du capital initial par an. Hors frais de dossier (50-200 €) — ils s'ajoutent au coût total mais sont normalement déjà intégrés dans le TAEG affiché par l'organisme. Le simulateur affiche le TAEG comme entrée directe : pour comparer deux offres, demande le TAEG complet à chaque organisme et compare les mensualités obtenues. Utilise ces résultats pour cadrer un projet et pré-comparer des offres, pas comme un contrat — le contrat final dépend toujours de l'examen du dossier par l'organisme prêteur.