Ethereum
Blockchain programmable lancée en 2015 par Vitalik Buterin. Supporte les smart contracts et les applications décentralisées. Sa cryptomonnaie native est l'ether (ETH), passée à la preuve d'enjeu en 2022.
Aussi appelé : ETH, ether
Définition
Ethereum est une blockchain publique programmable lancée en juillet 2015 par Vitalik Buterin et un collectif de développeurs. Contrairement à Bitcoin, Ethereum n'est pas seulement une monnaie : c'est une plateforme qui exécute des smart contracts — des programmes auto-exécutés. Sa cryptomonnaie native est l'ether (ETH), utilisée pour payer les frais de calcul (gas).
Comment ça fonctionne
Chaque nœud du réseau exécute la même machine virtuelle (EVM, Ethereum Virtual Machine). Quand un utilisateur déclenche un smart contract — par exemple un swap sur Uniswap — la transaction est diffusée, validée par les validateurs (depuis "The Merge" de septembre 2022, Ethereum fonctionne en preuve d'enjeu) et inscrite sur la chaîne. L'utilisateur paie des frais de gas en ETH.
Exemple : déposer 1 000 USDC dans un protocole de prêt Aave coûte typiquement entre 1 et 10 € de gas selon la congestion.
À quoi ça sert
Ethereum est l'infrastructure de :
- La finance décentralisée (DeFi) : Aave, Uniswap, Lido
- Les NFT (OpenSea, Blur)
- Les DAO et la gouvernance on-chain
- Les stablecoins (USDC et USDT y sont massivement émis)
- Les solutions de scalabilité L2 (Arbitrum, Optimism, Base)
L'ETH peut être stake (verrouillé) pour sécuriser le réseau et générer un rendement annuel d'environ 3 à 5 %.
Limites / pièges
- Frais de gas variables : peuvent grimper à plusieurs dizaines d'euros lors de pics d'activité.
- Complexité : interagir avec un smart contract demande de comprendre wallets, slippage, MEV.
- Risque smart contract : un bug ou un exploit peut vider un protocole (ex. Ronin, Wormhole).
- Concurrence : Solana, Avalanche et les L2 captent une part croissante des transactions.
- Fiscalité FR : PFU de 30 % sur les plus-values, le staking peut être qualifié de revenu (BNC).
