SLP : fiscalité de la société de libre partenariat en 2026

Comprenez la fiscalité d'une SLP en 2026 : fonds fiscal, exonération sous conditions, prélèvements sociaux, risques et points à vérifier avant d'investir.

Billy RousseauBilly Rousseau21 min de lecture
Structure et fiscalité d'une SLP de private equity représentées par deux groupes d'associés reliés à un portefeuille

Créée par la loi du 6 août 2015, la SLP, ou société de libre partenariat, réunit une forme sociale française et un fonds d'investissement professionnel. Sa fiscalité paraît simple quand elle est résumée par le mot « transparence ». Elle dépend pourtant du portefeuille, du porteur, de la durée de détention et des distributions. En 2026, ce guide explique le mécanisme sans confondre avantage fiscal et rendement. Sources de référence : Légifrance, Code monétaire et financier, article L. 214-162-1, et AMF, instruction DOC-2012-06, consultés le 2026-07-20.

TL;DR

  • La SLP est un fonds professionnel spécialisé constitué sous forme de société en commandite simple.
  • Elle compte des commandités responsables de la structure et des commanditaires dont la responsabilité se limite, en principe, à leurs apports.
  • Pour l'impôt français, la SLP est assimilée à un FPCI constitué sous forme de fonds commun de placement.
  • L'exonération d'impôt sur le revenu n'est pas automatique : le fonds et le porteur doivent respecter plusieurs conditions légales.
  • La conservation pendant cinq ans ne suffit pas seule. Le quota fiscal, le réinvestissement des distributions et les liens avec les participations comptent aussi.
  • Les prélèvements sociaux restent dus lorsque l'exonération d'impôt sur le revenu s'applique à une personne physique résidente.
  • Un ticket de 100 000 € constitue une voie d'accès classique aux fonds professionnels, mais ce n'est pas un minimum universel pour toute SLP.
  • Le prospectus, les statuts et l'attestation fiscale du gestionnaire priment sur les promesses commerciales.

Qu'est-ce qu'une société de libre partenariat ?

Une SLP est à la fois un fonds d'investissement alternatif et une société en commandite simple. Le Code monétaire et financier l'inscrit parmi les fonds professionnels spécialisés. Cette double identité donne une personnalité morale au véhicule tout en laissant une large place aux statuts. Le cadre résulte de l'article L. 214-162-1 et de l'instruction AMF DOC-2012-06, consultés le 2026-07-20.

La structure oppose deux catégories d'associés. Les commandités portent la responsabilité propre à la commandite et organisent la gouvernance. Les commanditaires apportent les capitaux. Leur responsabilité reste limitée à leurs apports, sous réserve de ne pas accomplir d'actes de gestion externe qui modifieraient leur position. La société de gestion prend les décisions d'investissement selon le mandat décrit dans les statuts et le prospectus.

Cette organisation reprend des codes familiers aux investisseurs internationaux. Le commandité correspond au general partner, tandis que le commanditaire se rapproche du limited partner. La traduction aide à comprendre la gouvernance, mais elle ne transforme pas la SLP en limited partnership étranger. Le droit français, les obligations déclaratives et le traitement fiscal français restent déterminants.

La souplesse statutaire concerne notamment les catégories de parts, les droits financiers, les appels de capitaux, la répartition des distributions et les comités consultatifs. Elle permet d'adapter le fonds à sa stratégie. Elle impose aussi une lecture attentive des documents. Deux SLP peuvent partager la même forme juridique tout en présentant des frais, un calendrier et des droits économiques très différents.

« La société de libre partenariat est une société en commandite simple », Code monétaire et financier, article L. 214-162-1, Légifrance, consulté le 2026-07-20. L'AMF, annexes relatives aux fonds professionnels spécialisés, consultées le 2026-07-20, publie aussi un plan-type de statuts de SLP.

La SLP ne garantit ni le capital ni une sortie à date fixe. Elle sert souvent à détenir des participations non cotées, des créances ou des actifs spécialisés. Pour revoir les bases avant d'aller plus loin, le guide du private equity explique les phases d'investissement, de création de valeur et de cession.

Pourquoi parle-t-on de transparence fiscale pour une SLP ?

Le Code général des impôts assimile la SLP à un fonds professionnel de capital investissement constitué sous forme de fonds commun de placement. Cette règle, prévue à l'article 1655 sexies A, écarte une imposition ordinaire de société commerciale au niveau du véhicule. Elle ne crée toutefois pas une transparence parfaite dans chaque pays ni pour chaque flux.

Le terme le plus précis est souvent « semi-transparence fiscale ». Le fonds calcule ses résultats et transmet des informations aux porteurs, tandis que l'impôt se concentre sur les répartitions d'actifs, les distributions, les rachats ou les cessions de parts. Le moment et la qualification du revenu dépendent alors du statut du porteur. Une personne physique française, une société soumise à l'impôt sur les sociétés et un investisseur non-résident ne suivent pas le même chemin.

Cette assimilation fiscale ne change pas la nature juridique de la SLP. Elle possède toujours une personnalité morale, contrairement à la SLP spéciale créée plus récemment. C'est une distinction utile pour les conventions fiscales internationales. Un pays étranger peut analyser le véhicule autrement que la France, ce qui crée un risque de retenue à la source ou de double imposition.

La formule « aucun impôt dans la SLP » mérite donc trois réserves. Le portefeuille peut subir des retenues dans les pays où il perçoit des dividendes. Certaines dépenses ou taxes restent supportées par le fonds. Enfin, l'investisseur peut être imposé lors d'une distribution ou d'une sortie. Le résultat net dépend de toute cette chaîne, pas du seul régime français du véhicule.

Les textes de référence sont Légifrance, recherche ciblée de l'article 1655 sexies A du CGI, et AMF, instruction DOC-2012-06 sur les fonds professionnels, consultés le 2026-07-20. Ils doivent être lus avec le prospectus et le rapport fiscal annuel remis par la société de gestion.

Quand une personne physique peut-elle obtenir l'exonération d'impôt ?

Une personne physique fiscalement domiciliée en France peut bénéficier d'une exonération d'impôt sur le revenu sur certains produits et gains d'une SLP fiscale. Le dispositif vient du régime des FPCI auquel la SLP est assimilée. Il repose sur des conditions cumulatives, et non sur la seule présence du sigle SLP dans le nom du fonds.

Le fonds doit respecter le quota fiscal

Le portefeuille doit satisfaire le quota prévu par l'article 163 quinquies B du Code général des impôts. En pratique, au moins la moitié de l'actif doit répondre aux critères fiscaux portant principalement sur des titres de sociétés non cotées éligibles établies dans l'Espace économique européen et soumises à un impôt comparable à l'impôt sur les sociétés. Le calcul comporte des règles techniques, des délais et des exceptions.

Le porteur ne peut pas vérifier ce quota en additionnant trois lignes du rapport annuel. La société de gestion doit suivre les critères pendant la vie du fonds et indiquer le traitement fiscal applicable. Avant de souscrire, demandez une confirmation écrite du caractère fiscal de la catégorie de parts. Après la clôture, conservez les attestations annuelles.

Le porteur doit conserver ses parts

L'engagement fiscal porte sur une conservation d'au moins cinq ans. Une cession, un rachat ou un remboursement anticipé peut remettre en cause l'avantage, sauf cas prévus par les textes. Cette durée fiscale ne correspond pas nécessairement à la durée économique du fonds. Une SLP de private equity peut conserver les capitaux plus longtemps parce que les participations ne se vendent pas sur commande.

Les sommes ou valeurs distribuées pendant la période d'engagement doivent aussi respecter les modalités légales de réinvestissement et d'indisponibilité. Recevoir du cash puis le replacer librement sur un autre support ne répond pas forcément à l'exigence. Le teneur de registre et la société de gestion organisent généralement ce mécanisme.

Les liens avec les participations sont encadrés

Le porteur, son conjoint et certains membres de sa famille ne doivent pas dépasser la limite légale de droits dans les bénéfices des sociétés détenues par le fonds. La règle examine aussi une période antérieure. Elle vise à réserver l'avantage à un investissement collectif, et non à transformer une participation familiale déjà contrôlée en placement défiscalisé.

L'article 163 quinquies B du CGI, recherche Légifrance, et l'AMF, documentation des fonds professionnels spécialisés, consultés le 2026-07-20, forment les deux références à confronter à l'attestation du gestionnaire.

Quels impôts restent dus sur les gains d'une SLP ?

L'exonération d'impôt sur le revenu ne signifie pas exonération totale. Lorsque le régime fiscal de faveur s'applique à une personne physique résidente, les prélèvements sociaux restent dus au taux en vigueur, actuellement 18,6%. Le fait générateur et l'assiette varient selon une distribution, un rachat ou une cession de parts.

Si les conditions du régime de faveur ne sont pas remplies, le droit commun reprend sa place. Selon la nature du flux, les revenus et plus-values mobilières relèvent en principe du prélèvement forfaitaire unique de 31,4% ou, sur option globale, du barème progressif. Cette option concerne l'ensemble des revenus mobiliers entrant dans son champ pour l'année. Elle ne doit pas être choisie sur la seule ligne SLP.

Exemple de lecture, sans promettre un rendement

Supposons un porteur ayant versé 120 000 € dans une catégorie de parts fiscale. Le fonds distribue ensuite du capital et une quote-part de gain selon son calendrier. Pour calculer l'impôt, il faut d'abord séparer le remboursement du prix de souscription du produit taxable. Il faut ensuite vérifier le quota, la durée, le réinvestissement requis et l'attestation fournie.

Si toutes les conditions sont remplies, la quote-part éligible peut être exonérée d'impôt sur le revenu, tandis que les prélèvements sociaux restent applicables. Si une condition tombe, l'imposition de droit commun peut s'appliquer, avec les conséquences prévues par les textes. Cet exemple montre pourquoi un simulateur fondé uniquement sur « mise, multiple, cinq ans » donne une réponse incomplète.

Les taux affichés ici viennent de la configuration fiscale du site et ne remplacent pas le calcul individuel. Les références générales sont Service-Public, imposition des plus-values mobilières, et Légifrance, article 163 quinquies B du CGI, consultés le 2026-07-20. Un conseil fiscal doit valider les cas incluant démembrement, donation ou changement de résidence.

Une SLP est-elle réservée aux investisseurs professionnels ?

La commercialisation ordinaire d'un fonds professionnel spécialisé vise les clients professionnels et certaines personnes admises par les règles du fonds. Un investissement d'au moins 100 000 € constitue une voie d'accès connue pour un investisseur qui n'est pas classé professionnel. Ce seuil réglementaire de commercialisation n'est pourtant pas un ticket commercial universel attaché à toute SLP.

La confusion vient de trois niveaux différents. Le droit définit qui peut souscrire à un fonds professionnel. Les statuts fixent les catégories de parts et leurs engagements minimaux. Le distributeur ajoute ses propres conditions. Un fonds peut demander davantage, fractionner les appels de capitaux ou refuser un dossier pourtant supérieur au seuil réglementaire.

Des cadres européens peuvent aussi modifier la distribution d'une catégorie de parts. Un véhicule bénéficiant d'un agrément ELTIF peut, sous conditions, être proposé à des investisseurs de détail. Le Fonds Bpifrance Défense S.L.P. illustre cette ouverture avec un montant initial inférieur aux usages institutionnels. Il ne faut pas en déduire que toutes les SLP deviennent accessibles au grand public.

L'AMF distingue également déclaration du fonds et agrément lié à certains cadres. Une SLP classique est déclarée selon le régime des fonds professionnels spécialisés. Sa société de gestion reste soumise aux obligations applicables. Un label, un enregistrement ou une présence dans une base publique ne garantit ni la qualité du portefeuille ni la récupération du capital.

Avant tout versement, demandez le prospectus, les statuts, le document d'informations clés lorsqu'il existe et le dernier rapport disponible. Vérifiez l'identité de la société de gestion dans les bases de l'AMF. Les pages AMF, FIA déclarés de droit français et AMF, premiers fonds ELTIF agréés, consultées le 2026-07-20, permettent de distinguer les cadres.

SLP, SLP spéciale, FPCI et FCPR : quelles différences ?

La SLP n'est pas un synonyme de FPCI ou de FCPR. Elle appartient juridiquement aux fonds professionnels spécialisés et adopte la forme d'une société en commandite simple. Le CGI l'assimile fiscalement à un FPCI sous forme de fonds commun de placement. Les mots « juridiquement » et « fiscalement » expliquent l'apparente contradiction.

VéhiculeForme principalePublic habituelPersonnalité moralePoint fiscal à contrôler
SLPSociété en commandite simple, fonds professionnel spécialiséProfessionnels et souscripteurs admisOuiAssimilation fiscale au FPCI, puis quota du fonds
SLP spécialeCommandite spéciale, fonds professionnel spécialiséProfessionnels et souscripteurs admisNonRégime rapproché de celui de la SLP depuis la loi de finances pour 2025
FPCIFonds professionnel de capital investissementInvestisseurs avertis ou admisNon sous forme de FCPQuota juridique et éventuel quota fiscal
FCPRFonds commun de placement à risquesSelon la catégorie et la distributionNonConditions propres au fonds et au porteur

La SLP spéciale, ou SLPS, a été introduite en 2024. Elle reprend une grande partie du fonctionnement de la SLP sans personnalité morale. Le législateur a ensuite aligné son traitement fiscal sur celui de la SLP. Cette différence répond surtout aux attentes d'investisseurs internationaux habitués aux commandites sans personnalité morale.

Pour un particulier résident français, le nom du véhicule ne suffit toujours pas. Il faut identifier la catégorie de parts, le régime fiscal déclaré, l'enveloppe de détention et la résidence au moment des flux. Une SLPS n'accorde pas mécaniquement un avantage supérieur à une SLP. Elle peut en revanche changer l'analyse d'un investisseur étranger ou d'une convention fiscale.

Les bases juridiques sont Légifrance, Code monétaire et financier, article L. 214-162-13, et Légifrance, recherche de l'article 1655 sexies A du CGI, consultées le 2026-07-20. Pour comparer les autres véhicules, l'article sur les fonds de capital-investissement en France complète ce tableau.

Peut-on loger une SLP dans un PEA, une assurance-vie ou un PER ?

L'éligibilité d'une SLP à une enveloppe n'est jamais acquise par son seul statut. Une catégorie de parts peut respecter les contraintes d'un PEA, être référencée comme unité de compte d'une assurance-vie ou rester disponible uniquement en direct. Le prospectus, le distributeur et le teneur de l'enveloppe doivent confirmer l'accès par écrit.

Détention en direct

La souscription directe place le porteur dans le régime fiscal de la SLP et de sa catégorie de parts. C'est le cas où les conditions du fonds fiscal, la conservation et le réinvestissement prennent toute leur importance. Le porteur reçoit les appels de capitaux et les distributions selon le calendrier du fonds. Il assume aussi la gestion documentaire.

PEA ou PEA-PME

Une part de SLP n'est pas automatiquement éligible au PEA. Certaines catégories peuvent l'être si elles satisfont toutes les conditions du plan et si l'établissement les accepte. Il faut contrôler le prospectus, la notice de la part et l'accord du teneur de compte avant la souscription. Une affirmation générale sur toutes les SLP serait fausse.

Assurance-vie ou PER

Dans une assurance-vie ou un PER, l'investisseur détient une unité de compte proposée par l'assureur, pas nécessairement les parts en direct. La fiscalité de l'enveloppe se déclenche selon ses propres règles. L'exonération attachée à une détention directe d'un fonds fiscal ne s'ajoute pas automatiquement à celle de l'enveloppe.

L'assureur gère aussi la liquidité contractuelle, parfois avec des mécanismes de plafonnement ou de valeur estimative. Un rachat du contrat ne signifie pas que le fonds sous-jacent a vendu ses participations. Cette interposition facilite l'accès, mais ajoute des frais de contrat et un risque de décalage de valorisation.

Les guides PEA ou assurance-vie et private equity dans le PER ou l'assurance-vie aident à comparer les enveloppes. Pour une SLP précise, seuls les documents contractuels datés et la confirmation de l'établissement tranchent.

Quels risques vérifier avant d'investir dans une SLP ?

La fiscalité ne compense pas une perte économique. Une SLP peut perdre une partie ou la totalité du capital, prolonger sa durée, différer une distribution ou valoriser ses participations avec retard. L'AMF encadre l'information du fonds, mais elle ne valide pas la pertinence de chaque investissement ni la performance annoncée.

L'illiquidité et les appels de capitaux

Une souscription de 200 000 € peut prendre la forme d'un engagement appelé progressivement. Le souscripteur doit conserver les liquidités nécessaires pour répondre à chaque appel. Un défaut peut entraîner des pénalités, une dilution ou une cession forcée selon les statuts. L'engagement total compte donc davantage que le premier débit bancaire.

Le calendrier de sortie dépend des cessions du portefeuille. Une durée indicative ne vaut pas promesse de remboursement. Les clauses de prorogation, le marché secondaire éventuel et la méthode de fixation du prix doivent être lus avant la signature. Une décote peut apparaître si une sortie anticipée reste possible.

Les frais et le partage de la performance

Les frais peuvent comprendre la gestion, les dépenses de fonctionnement, les coûts de transaction et l'intéressement de l'équipe. Le carried interest partage une partie de la performance au-delà des modalités prévues. Il faut lire le waterfall, c'est-à-dire l'ordre de distribution entre remboursement du capital, rendement prioritaire éventuel et intéressement.

Un pourcentage isolé ne permet pas de comparer deux fonds. Demandez l'effet total des frais dans plusieurs scénarios et les coûts supportés par les sociétés du portefeuille. Le guide sur les frais et le carried interest explique ces couches sans répéter ici toute la mécanique.

Le risque fiscal et documentaire

Le fonds peut perdre le bénéfice du quota fiscal ou fournir une information différente de celle attendue. Le porteur peut aussi rompre sa durée de conservation ou changer de résidence. Une promesse fiscale non écrite dans le prospectus n'a pas de valeur. Conservez les bulletins, attestations, rapports et preuves de réinvestissement pendant toute la détention.

L'AMF, instruction DOC-2012-06, et l'AMF, annexes et plan-type des statuts de SLP, consultées le 2026-07-20, détaillent l'information réglementaire attendue. Elles ne remplacent pas l'analyse du document propre au fonds.

Comment analyser la fiscalité d'une SLP avant de souscrire ?

Une analyse sérieuse tient sur une checklist en trois blocs : véhicule, porteur et sortie. Commencez par le prospectus plutôt que par la plaquette commerciale. Cherchez la catégorie exacte de parts, son engagement minimal, sa devise, sa durée, les appels de capitaux, les frais et la politique de distribution.

Questions sur le véhicule

  1. La SLP est-elle qualifiée de fonds fiscal au sens de l'article 163 quinquies B ?
  2. Quelle société de gestion suit le quota, et quelle attestation remet-elle chaque année ?
  3. La part souscrite a-t-elle les mêmes droits que les autres catégories ?
  4. Quel est le calendrier d'appels, de distributions et de prorogations ?
  5. Des retenues étrangères peuvent-elles réduire les revenus avant distribution ?

Questions sur votre situation

  1. Êtes-vous résident fiscal français pendant toute la durée envisagée ?
  2. Pouvez-vous conserver les parts au moins cinq ans et, économiquement, plus longtemps ?
  3. Avez-vous des liens capitalistiques ou familiaux avec les sociétés ciblées ?
  4. Souscrivez-vous en direct, via une société ou dans une enveloppe ?
  5. L'investissement reste-t-il limité à une poche que vous pouvez immobiliser ?

Documents à obtenir

Exigez le prospectus à jour, les statuts, le bulletin de souscription, le document d'informations clés s'il est requis et la note fiscale. Demandez aussi le dernier rapport annuel, le tableau des frais et un exemple d'avis fiscal remis aux porteurs. Une réponse orale doit être confirmée par écrit.

Enfin, faites relire le dossier lorsque le montant, la mobilité internationale ou une société patrimoniale rend le cas sensible. Le gestionnaire décrit le fonds, mais il ne connaît pas toujours votre foyer fiscal. L'avocat fiscaliste ou l'expert-comptable doit partir des documents du véhicule, pas d'une fiche générique sur la SLP.

Questions fréquentes sur la SLP et sa fiscalité

Une SLP est-elle exonérée d'impôt ?

Non, pas automatiquement. La SLP suit un régime d'assimilation fiscale au FPCI, mais l'avantage dépend du quota du fonds et des conditions remplies par le porteur. Pour une personne physique résidente, l'exonération peut concerner l'impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux et d'éventuelles retenues étrangères peuvent rester dus.

Faut-il garder les parts d'une SLP pendant cinq ans ?

Oui, cinq ans constituent la durée fiscale minimale du régime de faveur pour une personne physique. La durée économique peut être nettement plus longue. Les actifs non cotés se vendent selon les opportunités du fonds. Les statuts peuvent prévoir des prorogations, et une sortie anticipée peut être impossible ou pénalisée.

Peut-on investir moins de 100 000 € dans une SLP ?

Oui dans certains montages autorisés, notamment lorsqu'une catégorie bénéficie d'un cadre de distribution adapté aux investisseurs de détail. Le seuil de 100 000 € reste une voie d'accès classique aux fonds professionnels, pas une définition absolue de la SLP. Vérifiez le prospectus et le statut réglementaire précis de l'offre.

La SLP est-elle éligible au PEA ?

Pas par principe. Certaines catégories de parts peuvent remplir les critères du PEA ou du PEA-PME, tandis que d'autres en sont exclues. L'établissement teneur du plan doit accepter le titre. Obtenez une confirmation écrite avant le versement, car un nom de fonds ou une stratégie française ne prouvent rien.

Quelle différence entre une SLP fiscale et une SLP non fiscale ?

La SLP fiscale respecte le quota d'actifs prévu par le Code général des impôts et permet, sous conditions, le régime de faveur du porteur. Une SLP non fiscale garde sa souplesse juridique, mais ses distributions et gains relèvent du droit commun. La société de gestion doit confirmer la qualification applicable.

La SLP spéciale est-elle plus avantageuse fiscalement ?

Pas nécessairement pour une personne physique française. La SLP spéciale se distingue surtout par l'absence de personnalité morale. Son régime fiscal français a été rapproché de celui de la SLP. Son intérêt peut devenir plus marqué dans un contexte international, après analyse des conventions et de la qualification retenue à l'étranger.

Une SLP est-elle exonérée d'impôt ?
Non, pas automatiquement. L'avantage dépend du quota fiscal du fonds et des conditions remplies par le porteur. Pour une personne physique résidente, l'exonération peut concerner l'impôt sur le revenu, tandis que les prélèvements sociaux et certaines retenues peuvent rester dus.
Faut-il garder les parts d'une SLP pendant cinq ans ?
Oui, cinq ans constituent la durée fiscale minimale du régime de faveur pour une personne physique. La durée économique du fonds peut être plus longue, avec des prorogations prévues par les statuts et peu de possibilités de sortie anticipée.
Peut-on investir moins de 100 000 € dans une SLP ?
Oui dans certains cadres autorisés aux investisseurs de détail. Le seuil de 100 000 € reste une voie d'accès classique aux fonds professionnels, pas un minimum universel attaché à toute SLP. Le prospectus et le statut réglementaire de l'offre tranchent.
La SLP est-elle éligible au PEA ?
Pas par principe. Certaines catégories de parts peuvent respecter les conditions du PEA ou du PEA-PME, tandis que d'autres restent exclues. Le teneur du plan doit accepter le titre et confirmer son éligibilité avant le versement.
Quelle différence entre une SLP fiscale et une SLP non fiscale ?
La SLP fiscale respecte le quota d'actifs prévu par le Code général des impôts et ouvre, sous conditions, le régime de faveur du porteur. La SLP non fiscale conserve sa forme juridique, mais ses distributions et gains suivent le droit commun.
La SLP spéciale est-elle plus avantageuse fiscalement ?
Pas nécessairement pour une personne physique française. Elle se distingue surtout par l'absence de personnalité morale. Son intérêt dépend davantage du contexte international, des conventions fiscales et de la qualification retenue dans chaque pays.

Conclusion : faut-il choisir une SLP pour sa fiscalité ?

Non. La fiscalité d'une SLP peut améliorer le résultat net d'un investissement réussi, mais elle ne corrige ni une mauvaise sélection ni des frais excessifs. Le bon ordre consiste à vérifier la stratégie, l'équipe, les actifs, les appels de capitaux et la liquidité. Le régime fiscal vient ensuite, documents à l'appui.

Pour une personne physique résidente, retenez trois filtres : quota fiscal du fonds, conditions personnelles et durée réelle. Demandez une confirmation écrite de chaque point. Si la souscription passe par une société, une assurance-vie, un PER ou un contexte international, faites valider le traitement avant de signer. La SLP reste un outil de private equity à long terme, pas une niche fiscale autonome.

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Avertissement : cet article présente les règles générales vérifiées au 20 juillet 2026. Il ne constitue ni un conseil fiscal, ni un conseil juridique, ni une recommandation d'investissement. Une SLP expose à un risque de perte en capital et à une forte illiquidité. Votre résidence, votre mode de détention et les documents du fonds peuvent modifier le traitement applicable.

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