Frais de sortie
Commission prélevée lors d'un rachat ou d'une revente de placement. Rares en assurance-vie, ils existent en SCPI (commission de retrait, décote sur prix de retrait) ou sur certains OPCVM.
Aussi appelé : frais de rachat, frais de cession
Définition
Les frais de sortie correspondent à la commission perçue lors d'un rachat partiel, d'un rachat total ou de la cession d'un placement. Ils peuvent prendre la forme d'un pourcentage prélevé, d'une décote appliquée à la valeur liquidative, ou d'un écart entre prix de souscription et prix de retrait en SCPI.
Comment ça fonctionne
Les frais de sortie varient selon le produit :
- Assurance-vie : généralement nuls (sauf rachat anticipé sur fonds dédiés)
- SCPI à capital variable : pas de frais explicites, mais la commission de souscription (8 % à 12 %) est intégrée dans l'écart entre prix de souscription et prix de retrait
- SCPI à capital fixe : commission de cession de 5 % à 6 % sur le marché secondaire
- OPCVM dits "à frais différés" : 3 % à 5 % dégressifs si sortie rapide
- Fonds en private equity (FCPR) : pénalités si sortie avant la fin du blocage
Concrètement, en SCPI, sortir d'un placement acquis à 200 euros la part avec un prix de retrait à 184 euros représente 8 % de frais de sortie implicites.
Quand l'utiliser
Anticiper les frais de sortie est essentiel pour :
- Calculer la rentabilité réelle d'une SCPI sur 5, 8 ou 10 ans
- Choisir un OPCVM selon son horizon (éviter ceux à frais dégressifs)
- Comparer deux assurances-vie en cas de besoin de liquidité rapide
- Sortir d'un FCPR ou FCPI sans pénalité fiscale et contractuelle
Limites / pièges
- En SCPI, le délai de jouissance s'ajoute aux frais : 3 à 6 mois sans loyer
- Les frais de sortie cachés expliquent pourquoi la durée de détention recommandée d'une SCPI est de 8 à 10 ans minimum
- En assurance-vie, le rachat avant 8 ans déclenche le 31,4% de 30 % : pas un frais de sortie au sens strict, mais une friction fiscale
- Les fonds dédiés ou structurés peuvent imposer un window de liquidité trimestriel
