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Épargne

Clause bénéficiaire

Clause d'un contrat d'assurance-vie désignant la ou les personnes qui recevront le capital au décès du souscripteur. Détermine la transmission hors succession dans la limite des plafonds.

Aussi appelé : clause bénéficiaires, désignation des bénéficiaires

Définition

La clause bénéficiaire est la disposition d'un contrat d'assurance-vie par laquelle le souscripteur désigne la ou les personnes qui recevront le capital décès. C'est l'élément central du dispositif de transmission : sans clause bénéficiaire valable, le capital intègre la succession classique et perd ses avantages fiscaux dérogatoires (abattement 152 500 € par bénéficiaire).

Comment ça fonctionne

Le souscripteur peut désigner :

  • Un ou plusieurs bénéficiaires (avec quotités : 50/50, 1/3, etc.)
  • Des bénéficiaires de rang principal et de rang subsidiaire ("à défaut, mes enfants à parts égales")
  • Une clause "type" (ex : "mon conjoint, à défaut mes enfants nés ou à naître, à défaut mes héritiers")
  • Des bénéficiaires en démembrement (usufruit / nue-propriété)

La clause peut être :

  • Standard dans le bulletin de souscription
  • Sur-mesure rédigée par le souscripteur, voire déposée chez un notaire (pour la confidentialité)

Au décès, l'assureur recherche les bénéficiaires et règle le capital, après application de la fiscalité (152 500 € par bénéficiaire pour les versements avant 70 ans, 30 500 € globaux après).

Quand l'utiliser

  • Toujours rédiger soigneusement la clause dès l'ouverture
  • Réviser à chaque évènement familial : mariage, naissance, divorce, décès d'un proche
  • Désigner des bénéficiaires nominatifs plutôt que "mes héritiers" pour bénéficier des abattements individuels
  • Démembrer pour transmettre l'usufruit au conjoint et la nue-propriété aux enfants

Limites / pièges

  • Clause vide ou ambigüe : si aucun bénéficiaire ne peut être identifié, le capital tombe dans la succession (perte des abattements 152 500 €).
  • "Mes héritiers" : tous se partagent UN abattement de 152 500 € à parts égales, et non un abattement chacun.
  • Bénéficiaire qui décède avant le souscripteur sans clause subsidiaire : le capital revient à la succession.
  • Acceptation du bénéficiaire : si un bénéficiaire désigné accepte expressément le bénéfice, le souscripteur perd la possibilité de modifier la clause sans son accord.
  • Conjoint divorcé : penser à modifier après divorce, sinon il restera bénéficiaire.

Voir aussi