Cryptos

Fiscalité crypto

Régime fiscal applicable aux cessions de cryptoactifs détenus à titre privé en France. Les échanges entre actifs numériques sans soulte bénéficient d'un sursis ; les sorties contre monnaie, bien ou service peuvent être imposables.

Aussi appelé : imposition crypto, fiscalité crypto-actifs

Définition

La fiscalité crypto désigne le régime applicable en France aux cessions d'actifs numériques (BTC, ETH, stablecoins, NFT, etc.) détenus à titre privé. Le cadre distingue les cessions imposables des échanges neutralisés : l'article 150 VH bis, II-A du CGI prévoit que les échanges entre actifs numériques sans soulte ne sont pas imposés au titre de l'année de l'échange.

Comment ça fonctionne

Cessions imposables : notamment la conversion d'un cryptoactif en monnaie ayant cours légal (EUR, USD), en bien ou en service. Un swap crypto vers crypto sans soulte bénéficie du sursis prévu à l'article 150 VH bis, II-A ; en présence d'une soulte, son montant intervient dans le calcul fiscal prévu par le texte.

Taux : 31,4% sur la plus-value (12,8 % d'IR + 18,6% de prélèvements sociaux). Option possible pour le barème progressif depuis l'imposition des revenus 2023.

La DGFiP confirme le PFU à 31,4 % et le sursis des échanges sans soulte dans sa fiche modifiée le 17 juillet 2026.

Formule de plus-value :

Plus-value = Prix de cession − (Prix de cession × Prix total d'acquisition / Valeur globale du portefeuille)

Cette formule au prorata du portefeuille global est spécifique à la fiscalité crypto et impose un suivi rigoureux.

Déclarations à effectuer chaque année :

  • 2086 : détail des cessions
  • 3916-bis : comptes ouverts sur un exchange étranger (Binance, Kraken, Coinbase…)
  • Report en case 3AN/3BN de la 2042

Activité habituelle : les revenus tirés d'une activité de minage, staking ou trading professionnel sont imposés au régime des BIC ou BNC (jusqu'à 45 % + PS).

Quand l'utiliser

  • Calculer l'impôt avant chaque sortie en fiat
  • Décider de partir en abattement (zéro plus-value) ou en stratégie
  • Documenter chaque transaction pour la déclaration annuelle
  • Évaluer l'intérêt du barème progressif si la TMI est faible

Limites / pièges

  • Oubli du 3916-bis = amende de 750 € par compte (1 500 € si solde supérieur à 50 000 €)
  • Tracker précis indispensable (Waltio, Koinly) en cas de DCA
  • Airdrops et hard forks : zone grise, prudence sur la qualification
  • L'administration récupère les données via les exchanges enregistrés PSAN/MiCA

Voir aussi