Arbitrage en assurance-vie
Opération consistant à transférer tout ou partie du capital d'un support à un autre au sein d'un même contrat d'assurance-vie ou de PER, sans incidence fiscale.
Aussi appelé : arbitrage AV, arbitrage de supports
Définition
L'arbitrage est une opération qui consiste à transférer tout ou partie de l'épargne d'un support à un autre au sein d'un même contrat d'assurance-vie ou de PER. Le grand atout : l'arbitrage est neutre fiscalement — il ne déclenche ni impôt sur les plus-values ni prélèvements sociaux (sauf cas spécifique du fonds € où les PS sont prélevés annuellement).
Comment ça fonctionne
L'épargnant donne un ordre à l'assureur : "vendre 5 000 € sur l'UC A, racheter 5 000 € sur l'UC B" ou "transférer X % du fonds euros vers une UC". L'assureur exécute selon la valeur liquidative en vigueur (souvent J+1 ou J+2).
Frais d'arbitrage :
- Contrats internet : souvent gratuits (illimités)
- Contrats traditionnels : 0,5 à 1 % du montant arbitré, ou plafonné à 2 arbitrages gratuits / an
Modes d'arbitrage automatiques :
- Sécurisation des plus-values : transférer automatiquement les gains UC vers le fonds €
- Limitation des moins-values (stop-loss) : transfert vers fonds € si l'UC baisse de X %
- Rééquilibrage périodique : maintenir une allocation cible (ex : 60 % UC / 40 % fonds €)
- Investissement progressif : étaler un versement initial du fonds € vers les UC
Exemple : 50 000 € sur fonds € à 2 %, vous arbitrez 25 000 € vers un ETF World pour viser plus de rendement long terme — aucune fiscalité, juste les frais éventuels du contrat.
Quand l'utiliser
- Rééquilibrer le portefeuille après une forte hausse ou baisse d'un support
- Adapter le risque à l'horizon : sécuriser progressivement à l'approche d'un projet
- Profiter d'opportunités de marché sans clôturer le contrat
- Modifier la stratégie suite à un changement de profil (héritage, retraite, etc.)
Limites / pièges
- Frais cachés : vérifier les frais d'arbitrage dans le DIC du contrat avant souscription.
- Délai d'exécution : J+1 à J+5 selon les UC — pas de timing parfait possible.
- Pas applicable inter-contrats : un transfert d'un AV vers un autre AV implique un rachat (taxable) puis un nouveau versement.
- Pas de "moyenne d'achat" pure : chaque UC garde sa propre valeur d'entrée moyenne pour le calcul des plus-values lors d'un futur rachat.
