Fiscalité des plus-values boursières en 2026 : PFU, barème et déclaration

Fiscalité des plus-values boursières en 2026 : calcul, PFU, barème, moins-values reportables et déclaration, avec exemples concrets et méthode pratique.

Billy RousseauBilly Rousseau19 min de lecture
Fiscalité des plus-values boursières en 2026 représentée par un graphique, une balance et des documents fiscaux

En 2026, une vente gagnante sur un compte-titres ordinaire relève par défaut du 31,4%. Cette fiscalité des plus-values boursières ne porte pourtant pas sur le montant encaissé, mais sur le gain net après prise en compte du prix d'acquisition, des frais et des moins-values imputables. La distinction change tout lorsqu'un portefeuille comporte plusieurs achats du même titre.

Ce guide explique le calcul, le choix entre PFU et barème, le traitement des pertes et la déclaration des cessions réalisées en 2026. Il se concentre sur la gestion privée d'actions, d'ETF et de fonds détenus en CTO. Les cryptomonnaies, l'épargne salariale, les stock-options et l'activité habituelle de trading répondent à d'autres règles.

TL;DR : la fiscalité des plus-values boursières en 2026

  • Une vente de titres en CTO déclenche l'imposition du gain net, pas du prix total encaissé.
  • Le régime par défaut est le 31,4%, composé d'une part d'impôt sur le revenu et de 18,6% de prélèvements sociaux.
  • L'option pour le barème progressif est globale pour les revenus et gains mobiliers concernés de l'année.
  • Les titres acquis avant 2018 peuvent encore ouvrir droit à un abattement sous conditions si le barème est choisi.
  • Une moins-value mobilière ne réduit pas le salaire imposable, mais elle compense des plus-values de même nature.
  • Le solde de moins-value non utilisé reste reportable pendant dix ans, selon Service Public et le BOFiP.
  • Les cessions de 2026 seront déclarées au printemps 2027 à partir de l'IFU et, lorsque nécessaire, du formulaire 2074.

Qu'est-ce qu'une plus-value boursière imposable en 2026 ?

En 2026, Service Public définit la plus-value mobilière comme la différence positive entre le prix de vente et le prix d'achat d'un titre. Le BOFiP précise ensuite les règles d'assiette, notamment pour les frais et les acquisitions successives. Sources : Service Public, Impôt sur le revenu - Plus-values sur valeurs mobilières, consulté le 2026-08-01, et BOFiP, Calcul de la plus-value mobilière, consulté le 2026-08-01.

La vente doit être réalisée à titre onéreux. Concrètement, vendre une action, une part d'ETF ou un OPCVM dans un compte-titres ordinaire crée un résultat fiscal. Une hausse de cours non réalisée ne suffit pas. Tant que le titre reste en portefeuille, le gain demeure latent et n'entre pas dans la déclaration des plus-values.

La formule de base

Le calcul commence ainsi :

Plus-value nette = prix de cession net de frais moins prix d'acquisition augmenté des frais d'achat

Vous achetez donc un titre avec un coût fiscal qui inclut normalement les frais directement liés à l'acquisition. À la vente, les frais supportés pour céder le titre diminuent le prix retenu. Il faut conserver les avis d'opéré, car un relevé annuel incomplet peut rendre le calcul difficile plusieurs années plus tard.

Lorsque vous avez acheté la même valeur à plusieurs dates et à plusieurs prix, la fiscalité française utilise un prix moyen pondéré d'acquisition pour les titres fongibles. Elle ne permet pas de décider librement que vous avez vendu uniquement le lot le plus cher. Le teneur de compte calcule généralement cette moyenne, mais les transferts entre courtiers et les titres reçus par donation nécessitent une vérification attentive.

ÉlémentTraitement généralJustificatif utile
Prix payé à l'achatAugmente le coût d'acquisitionAvis d'opéré d'achat
Frais d'achatAugmentent le coût fiscalBordereau du courtier
Prix reçu à la venteConstitue le prix de cessionAvis d'opéré de vente
Frais de venteDiminuent le prix de cessionBordereau du courtier
Moins-values disponiblesS'imputent ensuite sur les gains éligiblesIFU et suivi personnel

Un simple transfert de titres d'un courtier vers un autre n'est pas une vente. En revanche, vendre chez le premier courtier puis racheter chez le second matérialise bien le gain ou la perte. Cette différence explique pourquoi le transfert en nature mérite parfois son coût et son délai.

Quel impôt s'applique aux plus-values boursières en 2026 ?

Pour les revenus de 2026, Service Public affiche un prélèvement forfaitaire unique de 31,4% sur la plus-value nette mobilière. Le BOFiP confirme une part forfaitaire d'impôt sur le revenu de 12,8%, tandis que Service Public détaille 18,6% de prélèvements sociaux sur les revenus de placement concernés. Sources : Service Public, Plus-values sur valeurs mobilières, BOFiP, Modalités d'imposition et Service Public, Prélèvements sociaux, consultés le 2026-08-01.

Le PFU est le régime automatique. Vous n'avez pas à le demander lorsque vous remplissez votre déclaration. Il s'applique au gain net annuel après compensation des plus-values et moins-values de même nature. La banque peut préremplir les montants, mais l'impôt définitif est calculé à partir de la déclaration annuelle.

Contrairement aux dividendes, la vente d'une action ne donne pas lieu à un acompte fiscal prélevé au moment de l'opération par un courtier français. Le produit de vente arrive donc généralement en totalité sur le compte espèces. Il faut anticiper l'impôt futur plutôt que considérer tout le solde disponible comme réinvestissable sans réserve.

Exemple simple sur un portefeuille

Un investisseur vend une ligne pour 14 800 €, après 200 € de frais de cession. Son prix d'acquisition total, frais compris, était de 10 000 €. Le gain avant imputation des pertes atteint 4 800 €.

S'il dispose aussi d'une moins-value imputable de 1 800 €, la base nette tombe à 3 000 €. Le 31,4% s'applique alors sur cette base, sauf option globale pour le barème. Les 11 800 € correspondant au capital récupéré ne constituent pas un revenu imposable.

Cet exemple montre pourquoi deux investisseurs encaissant le même prix de vente peuvent payer un impôt différent. Leur prix d'achat, leurs frais et leur stock de pertes reportables ne sont pas identiques. La fiscalité suit l'historique fiscal du portefeuille, pas seulement le dernier ordre exécuté.

Il ne faut pas confondre cette règle avec celle des dividendes. Une distribution reçue en CTO relève des revenus de capitaux mobiliers, même si elle est réinvestie. La vente ultérieure des titres relève, elle, des plus-values. Notre guide de la fiscalité des dividendes traite séparément ce second flux.

PFU ou barème progressif : comment choisir ?

En 2026, Service Public permet de choisir le barème progressif à la place du PFU pour la plus-value mobilière. Le BOFiP rappelle que cette option englobe les revenus et gains mobiliers entrant dans son champ, et ne se choisit pas titre par titre. Sources : Service Public, Plus-values sur valeurs mobilières et BOFiP, Option pour le barème progressif, consultés le 2026-08-01.

Le PFU offre un taux connu et ne dépend pas de votre tranche marginale. Au barème, la plus-value nette s'ajoute aux autres revenus imposables. Elle peut donc remplir une tranche puis faire passer une partie du gain dans la tranche suivante. Une comparaison fiable utilise le revenu imposable du foyer, le quotient familial et tous les revenus mobiliers de l'année.

Situation simplifiéeImpôt sur le revenuPrélèvements sociauxPoint d'attention
PFU par défaut12,8%18,6%Pas d'abattement de durée ordinaire
Barème, TMI à 0%Selon le barème18,6%Peut être favorable
Barème, TMI à 11%Selon le barème18,6%Comparaison globale nécessaire
Barème, TMI à 30% ou plusSelon le barème18,6%PFU souvent plus favorable

Ce tableau ne constitue pas une simulation individuelle. Le barème peut aussi rendre déductible une fraction de la CSG, alors que le PFU ne le permet pas. À l'inverse, une plus-value importante peut relever le revenu fiscal de référence et modifier certains avantages soumis à conditions de ressources.

Le cas des titres acquis avant 2018

Pour les titres acquis avant le 1er janvier 2018, l'option au barème peut préserver un abattement pour durée de détention, sous conditions. L'abattement réduit l'assiette de l'impôt sur le revenu, mais pas celle des prélèvements sociaux. Ce régime transitoire demande de retrouver la date, le coût et la nature exacte des titres.

Depuis les revenus de 2026, Service Public indique aussi qu'un contribuable peut renoncer à son option pour le barème dans le délai de réclamation ou pendant un contrôle si cette option se révèle défavorable. Cette souplesse nouvelle ne remplace pas le calcul préalable. Une correction tardive peut nécessiter des justificatifs et un échange avec l'administration.

La bonne méthode consiste à simuler deux déclarations complètes, l'une avec PFU et l'autre avec la case d'option au barème. Ne comparez pas seulement 12,8% à votre TMI. Intégrez les dividendes, intérêts, abattements encore applicables, quotient familial et effets indirects.

Comment utiliser les moins-values pour réduire l'impôt ?

En 2026, une moins-value mobilière s'impute sur des plus-values de même nature de l'année, jamais sur le salaire ou la pension. Service Public et le BOFiP confirment que le reliquat inutilisé reste reportable pendant dix ans. Sources : Service Public, Déduction des moins-values mobilières et BOFiP, Prise en compte des moins-values, consultés le 2026-08-01.

Supposons 7 000 € de gains sur une action et 2 500 € de perte sur un ETF, tous deux détenus en CTO. Le résultat mobilier net de l'année est de 4 500 €. Si les pertes dépassent les gains, l'excédent n'apporte pas de remboursement immédiat, mais il alimente le stock reportable.

Le suivi doit distinguer chaque millésime. Les pertes les plus anciennes risquent d'expirer en premier. Service Public précise toutefois que les moins-values de l'année s'imputent d'abord, puis les pertes reportées en commençant par les plus anciennes. Un tableau annuel évite de perdre un droit faute de justificatif.

Année d'origineMoins-value disponible au débutMontant utiliséSolde à reporter
N-3À reprendre de la déclaration précédenteÀ compléterÀ calculer
N-2À reprendre de la déclaration précédenteÀ compléterÀ calculer
N-1À reprendre de la déclaration précédenteÀ compléterÀ calculer
NPerte nette de l'annéePrioritaireÀ calculer

Faut-il vendre une ligne perdante avant la fin de l'année ?

Une perte latente ne compense rien. Elle doit être réalisée par une cession effective. Vendre une position en perte avant le 31 décembre peut donc réduire une plus-value déjà réalisée la même année, à condition que l'opération corresponde à une vraie vente et que la position reste compatible avec votre stratégie.

La fiscalité ne doit pas commander seule l'ordre. Une vente entraîne des frais, un risque de marché et parfois une perte d'exposition. Racheter immédiatement peut aussi créer un nouveau prix d'acquisition qui modifiera le prochain calcul. Avant d'agir, comparez l'économie fiscale attendue au coût total et à votre conviction d'investissement.

Conservez enfin les preuves des pertes, même lorsque l'IFU les mentionne. Un changement de courtier peut interrompre l'historique transmis. L'administration peut demander les avis d'opéré et le détail des reports pendant la durée de contrôle applicable.

Comment déclarer une plus-value boursière réalisée en 2026 ?

Les ventes réalisées en 2026 seront déclarées avec les revenus de 2026 au printemps 2027. Service Public annonce le début de cette campagne en avril 2027, tandis que la DGFiP maintient le formulaire 2074 pour détailler les plus ou moins-values lorsque la situation l'exige. Sources : Service Public, Déclaration des plus-values mobilières, Service Public, Déclaration des plus ou moins-values réalisées et DGFiP, Formulaire n°2074, consultés le 2026-08-01.

Un courtier français transmet généralement un imprimé fiscal unique, appelé IFU ou formulaire 2561 TER. Ce document récapitule les opérations et fournit les montants à rapprocher de la déclaration préremplie. Il ne remplace pas votre contrôle, surtout après un transfert de titres, une fusion, une opération sur capital ou plusieurs comptes chez des établissements différents.

La méthode en cinq étapes

  1. Rassemblez les IFU, avis d'opéré et relevés annuels de tous les courtiers.
  2. Vérifiez les prix d'acquisition, y compris les frais et les titres transférés.
  3. Additionnez les gains et pertes de même nature réalisés pendant 2026.
  4. Reprenez les moins-values antérieures encore reportables, millésime par millésime.
  5. Comparez PFU et barème avant de valider l'option globale de la déclaration.

Dans une situation simple, le montant calculé par l'établissement peut être reporté directement dans la déclaration complémentaire. Le formulaire 2074 sert à détailler les calculs lorsque l'intermédiaire ne les a pas effectués ou lorsqu'une opération requiert un traitement spécifique. Le parcours en ligne propose les annexes adaptées aux rubriques cochées.

Les cases et versions de formulaires peuvent évoluer entre deux campagnes. Pour cette raison, ce guide ne remplace pas la notice 2027 qui accompagnera la déclaration des revenus 2026. Utilisez l'IFU comme point de départ, puis suivez les intitulés affichés dans votre espace fiscal au moment de déclarer.

Un courtier étranger peut ne pas fournir d'IFU français. Vous devez alors reconstituer les opérations en euros, convertir chaque montant au cours pertinent et documenter votre méthode. Le compte détenu à l'étranger peut aussi faire l'objet d'une déclaration distincte. Ce point concerne le compte lui-même, indépendamment du calcul de la plus-value.

CTO, PEA ou assurance-vie : où la plus-value est-elle taxée ?

En 2026, la plus-value d'un CTO est imposée lors de la vente, alors qu'un arbitrage interne au PEA ne crée pas d'impôt immédiat. Après cinq ans, Service Public et l'AMF confirment que les gains du PEA sont exonérés d'impôt sur le revenu, mais restent soumis aux prélèvements sociaux lors d'un retrait. Sources : Service Public, Plan d'épargne en actions et AMF, Tout savoir sur le PEA, consultés le 2026-08-01.

EnveloppeÉvénement fiscal généralRégime résumé
CTOVente avec gain réalisé31,4% par défaut ou barème global
PEA avant cinq ansRetrait, sauf exceptions légalesFiscalité du gain et risque de clôture
PEA après cinq ansRetraitExonération d'IR, prélèvements sociaux dus
Assurance-vieRachatFiscalité propre à l'assurance-vie

Cette section reste volontairement concise. Le choix d'enveloppe dépend aussi des titres éligibles, des frais, de l'horizon et de la disponibilité de l'argent. Le comparatif PEA ou CTO détaille ces critères sans réduire la décision au seul taux d'impôt.

Le PEA ne permet pas d'imputer ses pertes internes sur les gains d'un CTO tant qu'il fonctionne normalement. L'enveloppe calcule son propre gain global au moment pertinent. De même, une perte sur une unité de compte d'assurance-vie ne devient pas une moins-value mobilière reportable dans la déclaration personnelle.

Pour un investissement éligible destiné à rester placé plus de cinq ans, le PEA mérite souvent la priorité. Le CTO conserve toutefois une utilité claire pour les actions hors Europe, les obligations et les supports non admis dans le plan. Les deux comptes peuvent se compléter plutôt que s'exclure.

Quels cas demandent une vérification fiscale particulière ?

En 2026, le régime courant vise la gestion privée d'un patrimoine mobilier. Le BOFiP distingue ce cadre des gains professionnels, des opérations bénéficiant d'un report et des mécanismes réservés à certaines cessions. Source : BOFiP, Modalités d'imposition des gains mobiliers, croisée avec Service Public, Plus-values sur valeurs mobilières, consultés le 2026-08-01.

La donation de titres ne se traite pas comme une vente ordinaire. Le donataire reçoit une nouvelle base fiscale liée à la valeur retenue pour la donation, sous réserve des règles applicables. Une stratégie de donation ne doit jamais être mise en place uniquement à partir d'un simulateur de plus-value, car les droits de donation et la preuve de l'intention libérale entrent aussi en jeu.

Les titres reçus lors d'une succession demandent la même prudence. Le prix d'acquisition fiscal ne correspond pas forcément au prix payé autrefois par le défunt. Les documents de succession et la valeur déclarée deviennent déterminants. Conservez-les avec l'historique du compte-titres.

Les opérations sur capital compliquent également le calcul : fusion, scission, échange de titres, remboursement d'apport ou attribution gratuite. Certaines bénéficient d'un sursis ou d'un report, d'autres modifient le prix de revient. L'IFU peut contenir le résultat, mais une notice de l'émetteur ou l'avis d'un professionnel reste parfois nécessaire.

Un volume élevé d'opérations ne transforme pas automatiquement l'investisseur en professionnel. L'administration examine un ensemble de faits, dont l'organisation, les moyens employés et les conditions d'exercice. Un particulier utilisant des dérivés, du levier ou une structure dédiée doit donc vérifier le régime exact avant de déclarer sous le régime courant.

Enfin, les actifs numériques suivent une méthode différente des valeurs mobilières. Il ne faut pas mélanger une moins-value sur action avec une perte calculée sur un portefeuille crypto. Notre guide de la fiscalité crypto présente séparément cette déclaration.

Quelles erreurs éviter avant de vendre des titres ?

En 2026, les erreurs les plus coûteuses viennent rarement de la formule de base. Elles proviennent d'un prix d'acquisition absent, d'une perte reportable oubliée ou d'une option au barème choisie sans simulation globale. Service Public et le BOFiP placent précisément ces trois éléments au cœur du calcul. Sources : Service Public, Plus-values sur valeurs mobilières et BOFiP, Calcul et imputation des moins-values, consultés le 2026-08-01.

Première erreur : regarder la performance affichée par l'application au lieu du prix fiscal. Le rendement graphique peut exclure certains frais, intégrer des dividendes ou utiliser une devise différente. Seuls les documents d'opération permettent de contrôler la base déclarée.

Deuxième erreur : vendre un titre apprécié sans consulter le stock de pertes. Une moins-value proche de son terme de report peut réduire le gain imposable. Si elle expire sans plus-value compatible, elle devient inutilisable. Un suivi annuel vaut mieux qu'une recherche précipitée au moment de déclarer.

Troisième erreur : cocher l'option au barème en pensant qu'elle ne concerne qu'une seule vente. Le choix porte sur l'ensemble des revenus et gains mobiliers entrant dans son champ. Un avantage sur la plus-value peut être annulé par un coût supérieur sur les dividendes ou intérêts.

La checklist avant l'ordre de vente

  • Reconstituer le prix moyen d'acquisition et les frais.
  • Vérifier les moins-values de l'année et celles encore reportables.
  • Estimer la base nette, pas seulement le gain de la ligne vendue.
  • Réserver la trésorerie nécessaire au futur impôt.
  • Comparer PFU et barème sur l'ensemble du foyer.
  • Archiver l'avis d'opéré immédiatement après la vente.
  • Contrôler l'IFU dès sa réception l'année suivante.

La meilleure optimisation reste souvent structurelle : choisir l'enveloppe avant d'acheter, limiter les ventes dictées par l'émotion et conserver des preuves propres. L'analyse fiscale vient ensuite soutenir la décision d'investissement, sans la remplacer. Pour préparer la sélection des titres, consultez aussi notre méthode pour analyser une action.

Questions fréquentes sur la fiscalité des plus-values boursières

Quel est le taux d'imposition d'une plus-value boursière en 2026 ?
Le régime par défaut est le 31,4% sur la plus-value nette réalisée en CTO. Il comprend 12,8% d'impôt sur le revenu et 18,6% de prélèvements sociaux. Vous pouvez choisir le barème progressif, mais cette option est globale pour les revenus et gains mobiliers concernés.
Une plus-value non vendue doit-elle être déclarée ?
Non. Une hausse de valeur reste latente tant que vous ne cédez pas le titre. Elle n'entre pas dans la déclaration annuelle des plus-values mobilières. Une vente effective déclenche le calcul du gain ou de la perte, y compris si vous réinvestissez ensuite le produit de vente.
Combien de temps peut-on reporter une moins-value boursière ?
Une moins-value mobilière non utilisée peut être reportée pendant dix ans. Elle ne réduit pas votre revenu global et s'impute seulement sur des plus-values de même nature. Conservez un suivi par année d'origine afin de repérer les pertes les plus anciennes avant leur expiration.
Le formulaire 2074 est-il toujours obligatoire ?
Non. Dans une situation simple, le calcul fourni par l'établissement financier peut suffire pour compléter la déclaration. Le formulaire 2074 sert lorsque le détail des opérations doit être établi ou qu'une situation particulière l'exige. Suivez le parcours et la notice de la campagne 2027.
Peut-on déduire une perte boursière de son salaire ?
Non. Une moins-value sur valeurs mobilières n'est pas déductible du salaire, de la pension ou du revenu global. Elle compense des plus-values mobilières de même nature réalisées la même année, puis peut rester reportable si elle n'a pas été entièrement utilisée.
Les gains d'un PEA sont-ils taxés comme ceux d'un CTO ?
Non. Les arbitrages internes d'un PEA ne déclenchent pas l'impôt à chaque vente. Après cinq ans, les gains retirés sont exonérés d'impôt sur le revenu, mais les prélèvements sociaux restent dus. Un CTO impose la plus-value réalisée selon le PFU ou le barème choisi.

Conclusion : préparez le calcul avant la vente

La fiscalité des plus-values boursières en 2026 repose sur quatre données : prix de cession, prix d'acquisition, frais et moins-values disponibles. Le 31,4% s'applique par défaut, mais le barème peut convenir à certains foyers après une simulation globale. Les pertes inutilisées restent précieuses, puisqu'elles peuvent compenser des gains de même nature pendant dix ans.

Avant de vendre, reconstituez le prix fiscal et contrôlez vos reports. Après la vente, archivez l'avis d'opéré puis rapprochez l'IFU de vos propres calculs. Les opérations simples se gèrent ainsi sans improvisation. Une donation, une succession, un échange de titres ou une activité de trading organisée justifie en revanche une vérification professionnelle.

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