Loi Pacte et assurance-vie : quels changements en 2026 ?
La loi Pacte a modifié le transfert, l'eurocroissance et les supports de l'assurance-vie. Voici ses effets concrets pour les épargnants français en 2026.

La loi Pacte assurance-vie reste utile en 2026, mais pas pour les raisons souvent avancées. Elle n'a ni rendu tous les contrats transférables entre assureurs, ni changé la fiscalité des rachats. Son apport principal concerne la transformation d'un contrat chez le même assureur, l'eurocroissance et l'accès à certains supports plus diversifiés.
Le texte de référence est l'article 72 de la loi du 22 mai 2019. En 2026, l'enjeu consiste surtout à distinguer le droit applicable des promesses commerciales. Ce guide explique ce que vous pouvez demander à votre assureur, ce qu'il peut refuser en pratique et quand l'ouverture d'un second contrat reste préférable.
TL;DR : les effets de la loi Pacte sur l'assurance-vie
- La loi Pacte date de 2019 et ses principales mesures sur l'assurance-vie figurent à l'article 72.
- Un transfert avec conservation de l'antériorité fiscale reste limité aux contrats portés par la même entreprise d'assurance.
- La loi n'a pas instauré une transférabilité générale d'un assureur vers un concurrent.
- Le dispositif peut servir à quitter un ancien contrat pour une offre plus récente du même assureur, sous réserve d'acceptation et de disponibilité commerciale.
- L'eurocroissance a été simplifié afin de rendre sa garantie à terme et son rendement plus lisibles.
- L'accès au capital-investissement a été élargi, sans supprimer le risque de perte ni les contraintes de liquidité.
- La fiscalité ordinaire des rachats et de la succession ne vient pas de la loi Pacte.
- Avant toute transformation, il faut comparer les frais, les supports, les garanties et les conditions écrites du contrat d'arrivée.
Que change encore la loi Pacte pour l'assurance-vie en 2026 ?
En 2026, quatre effets restent directement observables : la transformation interne d'un contrat, la modernisation de l'eurocroissance, l'ouverture accrue au capital-investissement et une meilleure place donnée aux supports responsables. La loi a été promulguée le 22 mai 2019, date confirmée par Légifrance et par la présentation du ministère de l'Économie.
La réforme ne remplace pas les règles générales de l'assurance-vie. Elle agit plutôt sur la façon dont le produit peut évoluer pendant sa détention et sur la nature des supports proposés. C'est important pour un épargnant qui possède un vieux contrat coûteux, mais souhaite préserver sa date d'ouverture.
La mesure la plus concrète se trouve dans la transformation totale ou partielle d'un contrat. Elle permet, dans certaines conditions, de réorienter l'épargne vers un contrat différent porté par la même entreprise d'assurance, sans traiter l'opération comme un dénouement fiscal. Le distributeur visible, banque ou courtier, ne suffit pas à déterminer l'éligibilité. Il faut identifier l'assureur juridique inscrit dans les conditions générales.
La Direction générale du Trésor présente aussi deux autres objectifs. Le premier consiste à rendre l'eurocroissance plus simple et lisible, avec une garantie acquise au terme choisi plutôt qu'à tout moment. Le second vise à faciliter l'accès à des fonds de capital-risque dans l'assurance-vie, sous réserve de l'expérience, des connaissances et de la situation de l'épargnant.
Ces mesures poursuivent donc un même fil : accepter davantage de risque ou une garantie différée pour financer des actifs de plus long terme. Elles ne promettent aucun rendement. Elles ne rendent pas non plus un support risqué adapté à tous les profils.
Sources croisées : Légifrance, « Article 72 de la loi n° 2019-486 du 22 mai 2019 », consulté le 2026-07-24 ; Direction générale du Trésor, « Moderniser les produits d'assurance-vie », consulté le 2026-07-24.
Peut-on transférer une assurance-vie grâce à la loi Pacte ?
Oui, mais uniquement au sein de la même entreprise d'assurance. L'article 72 autorise une transformation totale ou partielle sans perte de l'antériorité fiscale lorsque l'ancien et le nouveau contrat relèvent du même assureur. Il n'autorise pas le transfert libre d'un contrat Generali vers Spirica, Suravenir ou un autre concurrent.
Cette distinction corrige une erreur fréquente. Le nom affiché sur votre espace client peut être celui d'une banque, d'une association ou d'un courtier. L'assureur réel apparaît dans la notice et les conditions générales. Deux contrats distribués sous des marques différentes peuvent donc dépendre du même assureur, tandis que deux contrats d'un même distributeur peuvent reposer sur des compagnies distinctes.
L'antériorité fiscale peut être conservée
L'intérêt de la transformation tient à la date fiscale. Une clôture classique suivie d'une nouvelle souscription fait repartir l'ancienneté de zéro. Une transformation éligible maintient le compteur du contrat initial. Pour un contrat déjà ancien, cette continuité évite d'attendre de nouveau avant de retrouver le régime applicable après huit ans.
La loi ne dit pas qu'un contrat doit déjà avoir huit ans pour être transformé. Ce seuil concerne l'avantage fiscal des rachats, pas l'accès au mécanisme lui-même. Un contrat plus jeune peut donc entrer dans le dispositif si les autres conditions sont réunies et si l'assureur propose effectivement une offre de destination compatible.
L'assureur doit proposer une solution compatible
En pratique, le droit fiscal ne crée pas un catalogue universel. Vous devez demander à l'assureur quels contrats sont ouverts à la transformation, si celle-ci peut être partielle, quels supports doivent être conservés ou vendus et quels documents doivent être signés. Une réponse orale ne suffit pas. Demandez une simulation et les nouvelles conditions contractuelles.
La transformation peut imposer la vente de supports absents du contrat d'arrivée. Cette opération peut vous exposer temporairement au marché, modifier votre allocation ou déclencher des frais d'arbitrage prévus au contrat. Elle peut aussi faire disparaître une garantie ancienne, un taux minimum historique ou une option de prévoyance. L'antériorité fiscale ne signifie donc pas que toutes les clauses restent identiques.
Le bon réflexe consiste à écrire au service client : « Quels contrats de votre compagnie sont accessibles par transformation au titre de l'article 72 de la loi Pacte, avec maintien de l'antériorité fiscale ? » Cette formulation oblige le distributeur à répondre sur l'assureur porteur et non sur sa seule gamme commerciale.
Sources croisées : Légifrance, « Article 72 de la loi n° 2019-486 du 22 mai 2019 », consulté le 2026-07-24 ; Ministère de l'Économie, « Loi Pacte : les changements du côté de votre épargne », consulté le 2026-07-24.
Comment la loi Pacte a-t-elle modifié l'eurocroissance ?
La réforme de 2019 a cherché à simplifier un support créé avant la loi Pacte. Contrairement au fonds en euros, l'eurocroissance ne garantit pas nécessairement le capital à tout moment. La garantie intervient au terme convenu, ce qui permet à l'assureur d'investir sur un horizon plus long et avec une allocation potentiellement plus dynamique.
La différence ne tient pas seulement au nom du support. Sur un fonds en euros classique, l'assureur garantit contractuellement le capital selon les conditions du contrat et crédite les intérêts acquis. Sur l'eurocroissance, l'épargnant accepte que la valeur fluctue avant l'échéance de garantie. Un rachat anticipé peut donc intervenir à un moment défavorable.
La Direction générale du Trésor résume l'objectif avec une phrase claire : « Les assurés pourront connaître à tout moment le rendement du fonds Eurocroissance. » Elle ajoute que le terme de la garantie peut être adapté à l'échéance du projet personnel. Cette lisibilité devait corriger la complexité du premier eurocroissance.
Ce que la garantie à terme implique vraiment
Le mot « garanti » doit toujours être lu avec sa date. Si le terme choisi se situe dans plusieurs années, le capital n'est protégé selon la promesse contractuelle qu'à cette échéance. Votre relevé intermédiaire peut afficher une valeur inférieure aux versements. Ce fonctionnement convient mieux à un objectif daté qu'à une réserve disponible sans préavis.
Avant d'investir, relevez quatre éléments : le niveau exact de garantie, sa date, les conséquences d'un rachat anticipé et les frais annuels. Comparez ensuite le support avec le fonds en euros et les unités de compte du même contrat. Une espérance de rendement supérieure n'est ni un taux promis ni une performance minimale.
La réforme ne transforme donc pas l'eurocroissance en fonds en euros amélioré. Elle crée un compromis distinct. Le fonds en euros privilégie la disponibilité de la garantie. L'eurocroissance échange une partie de cette disponibilité contre un horizon d'investissement plus long. Les unités de compte, elles, n'offrent généralement aucune garantie de capital.
Sources croisées : Direction générale du Trésor, « Moderniser les produits d'assurance-vie », consulté le 2026-07-24 ; Service Public, « Assurance-vie : fonctionnement », consulté le 2026-07-24.
Les supports d'investissement sont-ils devenus plus variés ?
Oui, surtout pour le non coté et l'épargne responsable, mais la présence d'une catégorie ne garantit pas une gamme de qualité. La loi Pacte a élargi l'accès à certains fonds professionnels et a renforcé l'orientation de l'assurance-vie vers des supports de long terme. Chaque assureur conserve toutefois son propre référencement.
Le capital-investissement devient plus accessible
La Direction générale du Trésor indique que les assurés peuvent investir, sous conditions, dans des fonds professionnels de capital-investissement. Elle mentionne aussi l'élargissement des possibilités d'investissement dans des fonds communs de placement à risques. Cette ouverture place une partie du private equity dans une enveloppe auparavant dominée par les fonds en euros et les fonds cotés.
L'accès ne supprime aucun risque. Un fonds non coté peut bloquer ou limiter les sorties, valoriser ses participations moins fréquemment et facturer plusieurs couches de frais. Le contrat d'assurance-vie ajoute ses propres frais de gestion. Il faut donc lire à la fois le document du fonds et les conditions du contrat.
L'Autorité des marchés financiers rappelle que la liste des unités de compte varie fortement selon les contrats. Elle précise aussi que, hors fonds en euros, la plupart des unités de compte ne garantissent pas le capital. La diversification ne consiste pas à accumuler des supports difficiles à comprendre. Elle consiste à répartir les risques entre des actifs cohérents avec votre horizon.
L'épargne responsable entre dans le dialogue commercial
La réforme a également participé à l'intégration de supports responsables, verts ou solidaires dans l'offre. Aujourd'hui, le conseil doit tenir compte des préférences de l'épargnant en matière d'investissements durables. Service Public le mentionne parmi les informations examinées avant la souscription d'un contrat.
Cette présence ne vaut pas validation automatique. Un label décrit un cadre et une méthode, pas une garantie de performance ni d'impact. Vérifiez l'objectif du fonds, sa politique d'exclusion, ses principales positions, son indicateur de risque et ses frais. Deux supports présentés comme responsables peuvent appliquer des approches très différentes.
Pour un détenteur d'ancien contrat, la question utile devient donc précise : les nouveaux supports améliorent-ils réellement l'allocation, après frais ? Si votre contrat propose déjà des fonds indiciels simples et peu coûteux, l'ajout d'une gamme thématique ne justifie pas forcément une transformation.
Sources croisées : Direction générale du Trésor, « Moderniser les produits d'assurance-vie », consulté le 2026-07-24 ; AMF, « Assurance-vie », consulté le 2026-07-24 ; Service Public, « Souscrire un contrat d'assurance-vie », consulté le 2026-07-24.
La loi Pacte a-t-elle amélioré l'information sur les frais ?
Elle a renforcé une dynamique de transparence, complétée ensuite par d'autres textes et engagements professionnels. En 2026, l'épargnant doit recevoir des informations sur le contrat, ses supports, leurs risques et les coûts applicables. Cette documentation permet de comparer, mais elle ne remplace pas un calcul du coût total sur votre allocation réelle.
Service Public distingue les frais de dossier, d'entrée, de gestion et d'arbitrage. L'AMF ajoute que les supports collectifs peuvent supporter leurs propres frais de gestion. C'est le point souvent oublié : un contrat affichant des frais d'enveloppe modérés peut rester coûteux si les fonds sélectionnés prélèvent beaucoup.
Prenez un relevé annuel et séparez les couches suivantes : frais du contrat, frais des supports, frais d'option de gestion et éventuels coûts de transaction. Pour un fonds immobilier ou non coté, ajoutez les frais propres au véhicule. Cette méthode rend les contrats comparables sans se laisser distraire par une longue liste d'unités de compte.
Les documents à demander avant une transformation
Demandez le document d'informations clés, les conditions générales, l'annexe financière et le tableau des frais. Ajoutez une liste écrite des supports que vous utilisez actuellement. L'assureur doit confirmer lesquels seront transférés, vendus ou remplacés. Il doit aussi préciser la date de valeur retenue pendant l'opération.
Lisez enfin les garanties de prévoyance. Certains contrats comportent une garantie plancher en cas de décès, une majoration de capital ou des options anciennes difficiles à retrouver. Une transformation fiscalement neutre peut modifier la protection familiale. Comparez donc les clauses, pas seulement la performance affichée.
La bonne question n'est pas « ce nouveau contrat a-t-il plus de supports ? ». Demandez plutôt : « puis-je reproduire mon allocation avec moins de frais, une documentation plus claire et des garanties au moins équivalentes ? » Une gamme immense n'a aucune valeur si elle ne contient pas les supports utiles à votre stratégie.
Sources croisées : Service Public, « Souscrire un contrat d'assurance-vie », consulté le 2026-07-24 ; AMF, « Assurance-vie », consulté le 2026-07-24 ; Ministère de l'Économie, « Plus de transparence sur les frais du PER et de l'assurance-vie », consulté le 2026-07-24.
Ce que la loi Pacte n'a pas changé
La loi de 2019 n'a pas refondu la fiscalité générale de l'assurance-vie. Elle n'a pas supprimé l'imposition des gains lors d'un rachat, modifié le régime successoral ou instauré une garantie sur les unités de compte. Elle ne permet pas davantage de déplacer librement un contrat vers n'importe quel assureur.
Le régime après huit ans continue de reposer sur un abattement annuel de 4 600€ pour une personne seule ou 9 200€ pour un couple soumis à imposition commune. Pour les versements récents, le régime forfaitaire de l'assurance-vie reste distinct de celui des placements hors assurance-vie. Ces règles fiscales ont d'autres fondements que la loi Pacte.
Cette distinction évite un mauvais raisonnement. Un contrat médiocre ne devient pas performant parce qu'il conserve son âge fiscal. Inversement, un nouveau contrat compétitif peut mériter une ouverture même s'il démarre avec une ancienneté nulle. Vous pouvez garder l'ancien pour ses avantages acquis et verser l'épargne nouvelle sur le second.
La loi n'a pas non plus garanti la disponibilité de tous les supports. L'assureur choisit son catalogue, peut fermer une unité de compte aux nouveaux versements et applique les clauses contractuelles aux arbitrages. Le fait qu'une classe d'actifs soit juridiquement accessible ne signifie pas qu'elle figure dans votre contrat.
Enfin, la réforme n'efface pas le devoir de prudence. Le capital investi en unités de compte peut baisser. L'eurocroissance protège selon les conditions et à l'échéance prévues. Le non coté peut être difficile à liquider. La lecture du document d'informations clés reste indispensable.
Pour la fiscalité détaillée, consultez notre guide du rachat partiel d'assurance-vie plutôt que de mélanger transfert et imposition. Pour la structure globale du produit, notre guide assurance-vie 2026 couvre les fonds en euros, les unités de compte et la transmission.
Sources croisées : Service Public, « Assurance-vie : fonctionnement », consulté le 2026-07-24 ; Service Public, « Imposition des revenus d'un contrat d'assurance-vie », consulté le 2026-07-24 ; AMF, « Assurance-vie », consulté le 2026-07-24.
Faut-il transformer un ancien contrat en 2026 ?
La transformation vaut la peine si le contrat d'arrivée réduit durablement les frais ou améliore les supports sans sacrifier une garantie utile. Elle devient moins intéressante lorsque l'ancien contrat possède un fonds en euros historique, une prévoyance avantageuse ou des conditions impossibles à reproduire. Le choix dépend donc du contrat, pas seulement de la loi.
Commencez par demander l'identité exacte de l'assureur. Relevez ensuite les frais annuels et les options de votre contrat actuel. Puis demandez la liste des contrats de destination accessibles au titre de la loi Pacte. Cette première réponse suffit souvent à savoir si la piste interne existe réellement.
Comparer transformation, conservation et nouveau contrat
| Option | Antériorité de l'ancien contrat | Principal avantage | Point d'attention |
|---|---|---|---|
| Transformation chez le même assureur | Conservée si l'opération est éligible | Moderniser sans repartir de zéro fiscalement | Offre de destination et conditions imposées par l'assureur |
| Conservation sans nouveaux versements | Conservée | Garder les garanties et options historiques | Frais maintenus sur l'encours restant |
| Ouverture d'un second contrat | Ancienneté distincte sur chaque contrat | Choisir librement un autre assureur | Le nouveau compteur fiscal repart de zéro |
| Rachat total puis nouvelle souscription | Perdue sur le contrat clôturé | Sortir complètement d'une mauvaise offre | Fiscalité du rachat et perte définitive de l'ancienneté |
Une transformation partielle peut constituer un compromis lorsque l'assureur la propose. Elle permet de conserver une partie des garanties historiques tout en déplaçant une autre partie vers une offre moderne. Vérifiez cependant comment l'antériorité, les plus-values et les supports sont répartis dans les documents contractuels.
Si l'offre interne reste chère, l'ouverture d'un second contrat est souvent plus propre qu'une transformation médiocre. L'ancien contrat peut servir aux rachats futurs ou à la transmission, tandis que les nouveaux versements alimentent une enveloppe mieux conçue. Cette solution évite de confondre valeur fiscale du passé et qualité financière pour l'avenir.
N'arbitrez pas dans l'urgence. Demandez un délai de lecture et comparez les documents ligne par ligne. Une proposition présentée comme une simple mise à jour peut être une nouvelle adhésion avec des garanties différentes. Seule la confirmation écrite du maintien de l'antériorité fiscale sécurise le traitement attendu.
Sources croisées : Légifrance, « Article 72 de la loi n° 2019-486 du 22 mai 2019 », consulté le 2026-07-24 ; Service Public, « Souscrire un contrat d'assurance-vie », consulté le 2026-07-24.
Quelle démarche suivre auprès de son assureur ?
Une demande efficace tient en cinq étapes : identifier l'assureur, obtenir les contrats éligibles, comparer les frais, vérifier les garanties et exiger la confirmation fiscale écrite. Cette méthode transforme une question vague sur la loi Pacte en dossier vérifiable. Elle réduit aussi le risque de signer une offre qui ne répond pas à votre objectif.
- Téléchargez les conditions générales et le dernier relevé annuel. Cherchez la raison sociale de l'entreprise d'assurance, distincte du distributeur.
- Demandez quels contrats de destination acceptent une transformation totale ou partielle au titre de l'article 72.
- Comparez les frais du contrat et ceux des supports que vous comptez réellement utiliser.
- Faites l'inventaire des garanties perdues, maintenues ou ajoutées, notamment en cas de décès.
- Exigez un document indiquant que l'opération préserve l'antériorité fiscale et précisant sa date d'effet.
Ajoutez trois questions pratiques : combien de temps l'opération prendra-t-elle, comment les supports seront-ils valorisés et pourrez-vous annuler avant exécution ? Si des unités de compte doivent être cédées, demandez aussi quand l'argent sera réinvesti. Une longue période hors marché peut modifier le résultat final.
Conservez les courriels, le bulletin de transformation et les conditions contractuelles. En cas de désaccord, commencez par une réclamation écrite auprès du professionnel. Respectez ensuite la procédure indiquée dans le contrat avant de saisir le médiateur compétent. Un dossier daté et documenté facilite nettement l'examen.
Ne signez pas parce qu'un conseiller affirme que « la loi l'impose ». La loi rend certaines transformations possibles, mais votre décision doit rester fondée sur le coût, les supports et les garanties. Un bon transfert améliore le contrat sans brouiller les droits acquis. Un mauvais transfert ne fait que déplacer le problème.
Sources croisées : Service Public, « Souscrire un contrat d'assurance-vie », consulté le 2026-07-24 ; AMF, « Assurance-vie », consulté le 2026-07-24 ; Légifrance, « Article 72 de la loi n° 2019-486 du 22 mai 2019 », consulté le 2026-07-24.
FAQ sur la loi Pacte et l'assurance-vie
Peut-on transférer une assurance-vie vers un autre assureur avec la loi Pacte ?▼
Le contrat doit-il avoir huit ans pour profiter du transfert Pacte ?▼
L'assureur peut-il refuser de transformer mon contrat ?▼
Quelle différence entre fonds en euros et eurocroissance ?▼
La loi Pacte a-t-elle changé la fiscalité de l'assurance-vie ?▼
Faut-il fermer un vieux contrat coûteux ?▼
Conclusion : une modernisation utile, mais pas un transfert libre
La loi Pacte donne une vraie possibilité de moderniser une assurance-vie sans perdre son histoire fiscale, à condition de rester chez le même assureur. C'est son apport le plus utile pour le détenteur d'un ancien contrat. Elle a aussi clarifié l'eurocroissance et ouvert davantage la porte au non coté et aux supports responsables.
Elle ne dispense pourtant d'aucune comparaison. Une transformation conserve une date, pas forcément les garanties, les supports ou les coûts. Demandez l'offre de destination, mesurez toutes les couches de frais et exigez une confirmation écrite du maintien de l'antériorité. Si l'offre interne reste faible, garder l'ancien contrat et en ouvrir un second peut être plus rationnel qu'un rachat total.
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