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Récap actu du 24 septembre 2026 : le pétrole bondit, l'OAT française atteint 4,68%

Le récap sourcé du 24 septembre 2026 : CAC 40 à 8 081,43 points, OAT française à 4,68%, Brent au-dessus de 106 dollars, Wall Street stable et Bitcoin sous 84 000 dollars.

Billy RousseauBilly Rousseau••12 min de lecture
Récap de l'actualité économique et financière du 24 septembre 2026

Voici le récap de l'actualité économique et financière du jeudi 24 septembre 2026. La hausse du pétrole et la nouvelle tension des obligations souveraines ont dominé la séance. Le CAC 40 a cédé 0,52% à 8 081,43 points, l'OAT française à dix ans a atteint 4,68% dans la matinée et le Brent a clôturé au-dessus de 106 dollars. À Wall Street, les grands indices ont finalement limité leurs mouvements, tandis que Bitcoin est passé sous 84 000 dollars dans un marché rendu plus sélectif par la hausse des rendements (Reuters via Boursorama, BFM Business, CoinDesk).

Le fil conducteur a été l'inflation. Un pétrole plus cher augmente le risque de nouvelles pressions sur les prix, alors que plusieurs banques centrales ont déjà durci leur discours. Les investisseurs ont donc exigé des rendements plus élevés sur les dettes publiques. Cette mécanique a pesé sur les actions européennes, l'or et les cryptomonnaies. Elle a aussi soutenu le dollar face à l'euro. Les statistiques françaises ont livré un tableau contrasté : la confiance des ménages est restée à 86, mais le climat des affaires a reculé à 96 (Le Revenu, BCE).

Les marchés actions le 24 septembre 2026

À Paris, le CAC 40 a terminé à 8 081,43 points, en baisse de 0,52%. Le SBF 120 a reculé de 0,6% à 6 123,78 points. Le repli a été partagé sur le continent : le DAX allemand a perdu 0,61%, le FTSE 100 britannique 0,24%, l'Euro Stoxx 50 0,40% et le Stoxx 600 0,52%. Les indices ont souffert de la hausse conjointe du brut et des taux longs, deux variables qui renchérissent les coûts des entreprises et réduisent l'attrait relatif des actions (Reuters via Boursorama, ABC Bourse).

La séance parisienne n'a pas été uniformément négative. TotalEnergies a progressé de 1,80% à 81,05 euros dans le sillage du pétrole. Christian Dior a été soutenu par la réorganisation de LVMH, sujet commenté par Mathieu Détouche, gérant chez Arkéa Asset Management. BFM Business a également suivi le projet de rachat de Shelly Group par Schneider Electric. Ces nouvelles propres à des entreprises ont créé des écarts importants au sein d'un indice pourtant en baisse (Boursorama, BFM Business).

À New York, le S&P 500 a perdu 0,02% à 7 704,13 points et le Dow Jones 0,31% à 51 349,98 points. Les sources diffèrent de 0,02 point sur le Nasdaq : Reuters le donne en baisse de 0,01% à 26 939,37 points, tandis que l'AFP le mesure en hausse de 0,01%. L'écart correspond à l'arrondi d'un mouvement presque nul. Le marché a réduit ses pertes après des informations sur une possible sortie progressive du conflit entre les États-Unis et l'Iran, mais aucun accord n'était annoncé à la clôture (Reuters via Boursorama, AFP via Boursorama).

Trois valeurs américaines illustrent la nervosité de la séance. Oracle a chuté de 3,49% à 139,52 dollars après des informations sur une limitation de son exposition financière à un projet de centre de données au Nouveau-Mexique. Starbucks a cédé 0,52% à 93,65 dollars après l'annonce de nouvelles fermetures de cafés en Amérique du Nord. MGM Resorts a perdu près de 11% après l'abandon d'un projet de rachat par People Incorporated. À l'inverse, Meta a gagné 4,50%, selon le relevé de clôture de Reuters (Boursorama et AFP, Reuters via Boursorama).

Le VIX a clôturé à 15,67 points. Cet indicateur de volatilité implicite reste contenu malgré l'augmentation des risques géopolitiques et obligataires. Il suggère que les investisseurs ont davantage réévalué le prix de l'argent que basculé dans une panique généralisée. La quasi-stabilité du S&P 500 et du Nasdaq va dans le même sens : la tension est réelle, mais elle n'a pas provoqué de vente indiscriminée sur les grandes capitalisations américaines (Yahoo Finance, historique du VIX, Le Revenu).

Taux et obligations

La dette française a constitué l'un des principaux points de vigilance. À 11 heures, le rendement de l'OAT à dix ans atteignait 4,68%, contre 3,57% pour le Bund allemand de même échéance. Le spread OAT-Bund s'est donc élargi à 111 points de base, son niveau le plus haut depuis 2012. Il était de 82 points de base un an plus tôt et d'environ 50 points avant la dissolution de l'Assemblée nationale en 2024. Ce mouvement signifie que la France paie une prime de risque croissante par rapport à l'Allemagne (BFM Business).

La tension a été mondiale. Aux États-Unis, le rendement à dix ans a touché 5,223%, un sommet depuis juin 2007, tandis que le trente ans a atteint 5,501%, un niveau inédit depuis juin 2004. Le deux ans est monté à 4,941%. Au Japon, le taux à dix ans a atteint son plus haut niveau depuis août 1996. Les prix des obligations évoluent en sens inverse des rendements : cette hausse traduit donc une vente d'obligations et un durcissement immédiat des conditions financières (CNBC).

« The combination of fiscal, economic, geopolitical, and supply-side inflation pressures converging has bond markets in less familiar territory », a déclaré Mike Sanders, responsable obligataire chez Madison Investments, à CNBC.

Les anticipations monétaires ont suivi. Le marché évaluait à plus de 75% la probabilité d'une nouvelle hausse de taux de la Réserve fédérale en octobre, contre environ 49% une semaine auparavant. John Williams, président de la Fed de New York, a jugé « raisonnable » d'attendre une autre hausse avant la fin de l'année. La remontée des rendements n'est donc pas seulement budgétaire : elle reflète aussi une révision des attentes de politique monétaire (CNBC, Yahoo Finance).

« Nous connaissons une nouvelle séance de repli, alors que les rendements obligataires continuent de grimper », a expliqué Peter Cardillo, analyste chez Spartan Capital Securities, à l'AFP via Boursorama.

Pétrole, or et devises

Le pétrole a connu une séance très volatile. Le contrat Brent a clôturé à 106,60 dollars le baril, en hausse de 3,43%, après un plus haut à 108,23 dollars. Le WTI a fini à 94,61 dollars, après avoir touché 96,78 dollars. En fin de séance européenne, Reuters relevait encore des hausses proches de 4,8%, à 108,01 dollars pour le Brent et 96,60 dollars pour le WTI. La différence vient de l'heure de mesure : les prix ont reflué avant la clôture américaine, tout en conservant une forte progression quotidienne (Reuters via Boursorama, Boursorama et AFP, Yahoo Finance, Brent).

Le catalyseur immédiat a été l'annonce par les Houthis d'une attaque contre des installations militaires saoudiennes dans la province de Jazan. L'Arabie saoudite n'avait pas confirmé cette revendication au moment des dépêches. Le marché a aussi évalué des informations, démenties par la Maison-Blanche, sur une possible interdiction américaine des exportations de gazole. Ces incertitudes entretiennent une prime de risque sur le brut, alors que le détroit d'Ormuz reste au centre des discussions entre Washington et Téhéran (Reuters via Boursorama).

L'or a reculé malgré les risques géopolitiques. Le contrat à terme a terminé à 4 298 dollars l'once, contre une ouverture à 4 324,40 dollars, après une amplitude comprise entre 4 278,30 et 4 338 dollars. La hausse du dollar et des rendements a pesé sur un actif qui ne verse pas de revenu. L'EUR/USD a évolué autour de 1,1382 dollar pour un euro, avec un plus bas à 1,1360. Boursorama relevait 1,13701 dollar et une baisse de 0,07% pour l'euro en fin de journée (Yahoo Finance, or, Yahoo Finance, EUR/USD, Boursorama).

Crypto : Bitcoin sous pression avec les rendements

Bitcoin s'échangeait à 83 500 dollars deux heures avant l'ouverture de Wall Street, en baisse de 2,55% sur 24 heures. Ether et Solana reculaient d'environ 3%, tandis que XRP perdait 7,5%. Yahoo Finance a relevé une ouverture du Bitcoin à 84 370,41 dollars, en baisse de 2,1% par rapport à la veille, puis un passage à 83 462,29 dollars. Ether a ouvert à 2 684,09 dollars avant de revenir à 2 646,52 dollars (CoinDesk, Yahoo Finance).

La correction a été amplifiée par l'effet de levier. Bitcoin.com a relevé un plus bas proche de 82 870 dollars et un plus haut à 84 830 dollars. Plus de 80 millions de dollars de positions longues sur Bitcoin ont été liquidées, sur 110 millions de dollars de positions à effet de levier liquidées sur cet actif. Pour l'ensemble du marché crypto, les liquidations atteignaient 332 millions de dollars. La hausse des taux augmente le rendement disponible sur les actifs sans risque et réduit mécaniquement l'attrait des positions spéculatives financées à crédit (Bitcoin.com).

La baisse quotidienne ne doit pas être confondue avec une disparition de la demande institutionnelle. Les ETF Bitcoin au comptant avaient encore reçu des flux positifs au cours des séances précédentes. Toutefois, le 24 septembre, la variable dominante a été macroéconomique : l'envolée du Treasury à dix ans et le renforcement du dollar ont pesé simultanément sur Bitcoin, Ether et les actifs technologiques les plus sensibles aux taux (Yahoo Finance, CoinDesk).

Macroéconomie : confiance stable, climat des affaires en baisse

La confiance des ménages français est restée à 86 en septembre, comme en août et en juillet, mais demeure sous sa moyenne de long terme fixée à 100. Le climat de l'épargne a reculé de quatre points à 121 et reste nettement supérieur à sa moyenne historique. Cette combinaison traduit des ménages encore prudents, qui privilégient la sécurisation de leur situation financière malgré la stabilisation récente de leur moral (Le Revenu).

Le climat des affaires a reculé de deux points à 96, sous sa moyenne de long terme fixée à 100. Le climat est resté stable dans l'industrie et le bâtiment, mais s'est dégradé dans le commerce de détail, les services et le commerce de gros. L'indicateur du climat de l'emploi a perdu un point à 98. Cette divergence entre ménages stables et entreprises plus prudentes montre une économie française qui résiste sans retrouver une confiance solide (Le Revenu, BFM Business).

Le bulletin économique de la BCE a replacé ces signaux dans un cadre plus large. L'institution prévoit une inflation moyenne de 3,0% dans la zone euro en 2026, puis 2,5% en 2027 et 2,1% en 2028. La croissance est projetée à 0,9% cette année, 1,4% l'an prochain et 1,5% en 2028. L'inflation énergétique devrait culminer au quatrième trimestre 2026. Ces projections expliquent pourquoi la hausse du pétrole reste centrale pour les marchés de taux et pour la trajectoire future de la politique monétaire (BCE, Bulletin économique no 6).

Immobilier et financement

Aucune annonce SCPI datée du 24 septembre n'a été retenue, afin de ne pas recycler des publications plus anciennes. L'actualité immobilière du jour est néanmoins passée par les taux. Le Treasury à dix ans, qui sert de référence à de nombreux crédits américains, a dépassé 5,22%. En France, l'OAT à dix ans à 4,68% augmente le coût auquel l'État se finance et peut se transmettre aux conditions proposées aux ménages et aux entreprises. Cette transmission n'est ni instantanée ni uniforme, mais la direction du mouvement est défavorable aux actifs financés par la dette (CNBC, BFM Business).

Ce qu'il faut retenir

Le 24 septembre a été une journée de réévaluation du coût du risque. Le CAC 40 a reculé de 0,52%, l'OAT française a atteint 4,68%, le Treasury américain à dix ans 5,223% et le Brent a clôturé à 106,60 dollars. Wall Street a résisté, mais la baisse d'Oracle et de MGM Resorts montre que les investisseurs ont sanctionné les dossiers fragiles. Bitcoin est repassé sous 84 000 dollars, tandis que la confiance française est restée médiocre. Le VIX limité à 15,67 indique toutefois une tension contrôlée plutôt qu'une panique (Reuters via Boursorama, AFP via Boursorama, Yahoo Finance). Rendez-vous demain pour le prochain récap.

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