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Récap actu du 31 octobre 2026 : 6,1 milliards pour la France, Bitcoin résiste

Le récap complet de l'actualité économique du 31 octobre 2026 : dernier versement européen à la France, baisse du gazole, trêve hivernale, Bitcoin et budget 2027.

Billy RousseauBilly Rousseau11 min de lecture
Récap de l'actualité économique et financière du 31 octobre 2026

Voici le récap de l'actualité économique et financière du samedi 31 octobre 2026. Les Bourses traditionnelles étaient fermées, mais la journée a apporté plusieurs informations concrètes pour les ménages et les investisseurs. La France a reçu le dernier versement de son plan de relance européen, E. Leclerc a annoncé une baisse du prix du gazole et la trêve hivernale s'est ouverte à minuit. Le bitcoin est resté proche de 77 500 dollars malgré de fortes sorties des ETF américains, tandis que les débats sur la régulation crypto et le budget 2027 se sont poursuivis, selon Économie Matin, franceinfo et CryptoTicker.

Les marchés actions le 31 octobre 2026

Aucune nouvelle séance d'actions n'a eu lieu samedi à Paris, Francfort, Londres ou New York. Il n'y a donc ni clôture du CAC 40, ni variation du STOXX 600, ni mouvement de valeur individuelle à attribuer au 31 octobre. Le point publié samedi par Coin Academy a surtout préparé les prochains catalyseurs américains, notamment les élections de mi-mandat du 3 novembre et leurs conséquences possibles sur le calendrier législatif. Pour éviter de mélanger les dates, les clôtures de vendredi ne sont pas réaffectées artificiellement à cette édition du samedi.

Cette absence de cotation ne signifie pas une absence de risque. Le prochain mouvement des marchés dépendra notamment de la réaction aux données de croissance françaises, aux débats budgétaires et aux informations de cybersécurité dans la crypto. Le récap hebdomadaire de Coin Academy rappelle que l'équilibre politique américain pourrait aussi modifier la trajectoire du CLARITY Act, texte destiné à répartir les compétences entre la SEC et la CFTC. Il s'agit d'un facteur réglementaire à surveiller à la réouverture, pas d'un mouvement de prix observé samedi.

Taux et obligations

Les marchés obligataires étaient eux aussi fermés. Aucun rendement d'OAT à dix ans, de Bund allemand ou de Treasury américain n'est donc présenté comme une observation du 31 octobre. Le point de contexte publié samedi par Coin Academy rappelle que la Réserve fédérale avait maintenu dans la semaine son taux directeur dans une fourchette de 3,75% à 4%, par dix voix contre deux. Les deux dissidentes souhaitaient une hausse d'un quart de point. Cette divergence montre que le débat américain porte moins sur une détente rapide que sur la persistance de l'inflation.

En France, la donnée à retenir reste le recul de 0,1% du PIB au troisième trimestre, rapporté dans l'édition du 31 octobre de La Tribune. Cette contraction ne permet pas, à elle seule, de déduire un niveau d'OAT ou une prime de risque. Elle constitue néanmoins un signal défavorable pour les recettes publiques et pour la capacité à réduire le déficit sans peser davantage sur l'activité. Faute de cotation souveraine datée du samedi, aucun rendement n'est extrapolé.

Macroéconomie

La France a reçu le 30 octobre la cinquième et dernière tranche de son plan de relance européen, information publiée samedi par Économie Matin. Le versement atteint 6,1 milliards d'euros et porte le total des subventions transférées à 40,3 milliards d'euros. Il ne s'agit pas d'une nouvelle enveloppe ouverte aux ménages, mais du règlement d'investissements et de réformes déjà engagés dans le cadre de la Facilité pour la reprise et la résilience.

La dernière demande française portait sur dix jalons et dix-sept cibles. D'après les éléments repris par Économie Matin, la France a rempli les 176 jalons et cibles de son plan et atteint 100% de son allocation. Les programmes concernés comprennent notamment la rénovation énergétique de près de 400 000 logements privés, plus de 1 000 bâtiments publics et plus de 140 cathédrales ou monuments historiques. Le versement réduit la part nationale à financer sur ces opérations déjà réalisées, sans créer de guichet supplémentaire.

Cette rentrée de fonds intervient alors que l'économie française a reculé de 0,1% au troisième trimestre, selon La Tribune. La juxtaposition des deux informations est importante. Le paiement européen soutient le financement d'investissements passés, mais il ne change pas instantanément la dynamique courante de la consommation, de l'investissement privé ou des exportations. Il offre surtout une respiration aux finances publiques au moment où le budget 2027 reste sous contrainte.

Le pouvoir d'achat a également occupé la journée avec l'annonce d'E. Leclerc. L'enseigne abaissera de 21 centimes par litre le prix du gazole dans ses 742 stations à partir du 1er novembre, soit un peu plus de 10 euros d'économie sur un plein de 50 litres, selon franceinfo. Le distributeur attribue cette baisse au déstockage de réserves stratégiques décidé par le gouvernement et affirme répercuter l'écart de coût sans le conserver en marge.

TotalEnergies avait déjà ramené samedi le gazole à 2,15 euros le litre dans ses 705 stations Access, qui représentent 60% de ses ventes de carburant. Franceinfo précise que les autres enseignes avancent à des rythmes différents, notamment en raison des coûts de transport et des stocks disponibles dans chaque station. La baisse annoncée est donc réelle, mais elle n'est ni uniforme ni immédiate sur l'ensemble du territoire.

Immobilier

La trêve hivernale a commencé le 1er novembre à minuit. Elle suspend l'exécution matérielle des expulsions locatives jusqu'au 31 mars 2027, sans effacer les loyers dus et sans bloquer toutes les démarches judiciaires. La fiche officielle de Service Public rappelle aussi que certaines situations restent exclues du dispositif, notamment lorsqu'un relogement adapté est proposé ou dans certains cas d'occupation illicite.

Pour les propriétaires, l'enjeu est de ne pas confondre suspension de l'expulsion et arrêt de la procédure. Emmanuelle Taupin-Mayor, commissaire de justice interrogée par L'Opinion, résume la conduite à tenir :

« La trêve hivernale n'oblige pas le bailleur à attendre le 1er avril pour agir. »

Le bailleur peut donc engager ou poursuivre les démarches prévues par le droit, même si l'expulsion effective est suspendue pendant la période protégée. Pour l'investisseur locatif, cette distinction compte dans l'évaluation du risque d'impayé, du délai de recouvrement et du besoin de trésorerie. La journée du 31 octobre n'a, en revanche, apporté aucune annonce SCPI suffisamment datée et vérifiée pour justifier une section distincte.

Crypto

Le marché crypto est resté ouvert samedi. La série horaire de Yahoo Finance place le bitcoin à 77 389,79 dollars à 0 heure UTC et à 77 423,99 dollars à 23 heures UTC. CryptoTicker relevait pour sa part un cours de 77 514 dollars à la mi-journée, avec une fourchette de 76 338 à 77 932 dollars sur vingt-quatre heures. Les horaires de mesure diffèrent, mais les deux sources décrivent un actif resté proche de 77 500 dollars.

Cette stabilité contraste avec les sorties enregistrées par les ETF Bitcoin au comptant américains. CryptoTicker rapporte une sortie nette de 643,33 millions de dollars le 30 octobre, chiffrée presque à l'identique par Farside Investors et SoSoValue. BlackRock, Fidelity et ARK 21Shares concentreraient 564,2 millions de dollars de retraits, soit 87,7% du total. Rapportée aux 98,14 milliards de dollars gérés par les onze fonds, la sortie représente 0,66% des encours et ne suffit pas, isolément, à expliquer tout le mouvement du marché au comptant.

Le 31 octobre marquait aussi les dix-huit ans de la publication du livre blanc de Bitcoin. Le Journal du Coin estime que 20,105 millions de bitcoins circulaient au 28 octobre, soit 95,7% de l'offre maximale de 21 millions prévue par le protocole. Le média recensait également 1 932 042 BTC détenus par des entreprises et des États, auxquels s'ajoutaient les avoirs des ETF. Ces chiffres illustrent une institutionnalisation avancée, mais aussi une concentration croissante de l'offre dans de grandes structures de conservation.

La cybersécurité reste le principal risque opérationnel de la semaine. Le récap de Coin Academy et l'analyse de Cryptoast évaluent le piratage de Binance à plus de 6 milliards de dollars. Cryptoast rapporte qu'environ 3 milliards auraient rapidement été gelés par Tether et Circle. Le président de la CFTC, Michael Selig, s'est servi de l'incident pour défendre l'enregistrement des plateformes offshore auprès du régulateur américain.

« Les marchés sont mieux protégés lorsqu'ils sont régulés aux États-Unis », a déclaré Michael Selig, cité par Cryptoast.

Au-delà des plateformes, une autre alerte vise les sites fonctionnant avec PHP. Un défi de sécurité raconté par le Journal du Coin a permis à un pentester de récupérer une prime de 2 000 dollars en bitcoins en exploitant un serveur volontairement vulnérable. L'article indique que des correctifs existent pour les versions récentes de PHP, mais que des millions de services resteraient exposés. Pour l'épargnant, le risque ne se limite donc pas à l'exchange : un faux site, un forum compromis ou une adresse de dépôt remplacée peuvent aussi entraîner une perte.

La régulation se structure en parallèle. Le Forum économique mondial et le Boston Consulting Group ont étudié 35 juridictions et défini neuf priorités, dont la protection des actifs des clients, la sécurité juridique, la stabilité financière, la lutte contre la criminalité et la protection des investisseurs, selon Cryptoast. Faustine Fleuret, directrice des affaires publiques de Morpho, alerte cependant sur le risque d'un encadrement européen trop anticipateur :

« En anticipant trop l'ampleur et la survenance des risques, l'Europe ralentit aussi la croissance de ses acteurs », estime-t-elle dans Cryptoast.

L'adoption reste enfin moins solide que la notoriété du secteur. Une enquête Ipsos relayée par Cryptoast indique que 22% des adultes américains ont déjà détenu ou utilisé des cryptomonnaies, contre 18% en 2025, mais que seuls 13% en ont utilisé au cours des douze derniers mois. Les intentions futures atteignent 17%, contre 16% un an plus tôt. Le secteur recrute donc des curieux, sans convertir automatiquement ces essais en usages durables.

Fiscalité et régulation

Dans le cadre du budget 2027, les députés ont adopté un amendement créant une taxe de 0,055 euro par gigaoctet de données transmis aux internautes français par les fournisseurs de contenus. Les promoteurs du dispositif avancent un rendement annuel de 10 milliards d'euros. Cryptoast précise que la taxe serait plafonnée à 15% du chiffre d'affaires réalisé en France ou à 2% du chiffre d'affaires total des entreprises concernées.

Ce vote ne vaut pas entrée en vigueur définitive. La mesure reste intégrée à un parcours budgétaire qui peut encore la modifier ou la supprimer. Son effet économique dépendrait aussi de la manière dont les fournisseurs de contenus répercuteraient le coût sur leurs prix, leurs services ou leurs investissements. Cryptoast rapporte les critiques portant sur la mesure des volumes de données et sur le risque de transfert indirect vers les consommateurs. Il faut donc distinguer le rendement espéré par les auteurs de l'amendement d'une recette effectivement acquise.

Le samedi 31 octobre a ainsi été une journée sans séance boursière, mais pas sans décisions économiques. Le versement européen de 6,1 milliards d'euros clôt le financement du plan français, la baisse du gazole offre un allégement immédiat dans certaines stations et la trêve hivernale modifie le calendrier des expulsions. Dans la crypto, le bitcoin a tenu autour de 77 500 dollars malgré les sorties d'ETF, tandis que la sécurité et la régulation restent au centre des risques. Rendez-vous demain pour le prochain récap, avec des faits datés et des sources vérifiées.

Sources

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