Récap actu du 29 octobre 2026 : le CAC 40 gagne 1,05%, la BCE marque une pause
Le récap complet de l'actualité économique du 29 octobre 2026 : CAC 40 en hausse, BCE en pause, OAT proche de 5%, Wall Street en baisse et bitcoin autour de 80 100 dollars.

Voici le récap de l'actualité économique et financière du jeudi 29 octobre 2026. Le CAC 40 a rebondi de 1,05% à 7 970,00 points, soutenu par plusieurs publications d'entreprises, alors que les indices américains ont reculé, surtout le Nasdaq. La Banque centrale européenne a laissé ses trois taux directeurs inchangés, mais la hausse de l'énergie maintient le risque d'un nouveau resserrement monétaire. Le bitcoin a évolué autour de 80 100 dollars dans un marché crypto sous pression. La croissance américaine a, elle, accéléré à 3,4% en rythme annualisé au troisième trimestre, selon Yahoo Finance, la BCE, CoinDesk et le Bureau of Economic Analysis.
Les marchés actions le 29 octobre 2026
Le CAC 40 a clôturé à 7 970,00 points, en hausse de 1,05% par rapport aux 7 886,96 points de mercredi. L'indice parisien a ouvert à 7 931,91 points, atteint un plus haut à 7 998,12 points et un plus bas à 7 923,22 points. La séance a donc été franchement positive, même si le seuil symbolique des 8 000 points n'a pas été franchi en clôture. Les données de séance et le calcul de variation proviennent de la série historique du CAC 40 publiée par Yahoo Finance.
La hausse a été partagée par les autres places européennes. Le STOXX Europe 600 a gagné 0,77% à 649,11 points, le DAX allemand 1,31% à 26 039,68 points et le FTSE 100 britannique 0,26% à 10 722,10 points. Paris a donc suivi une séance européenne favorable au risque, malgré la prudence entourant la décision de la BCE et la remontée des rendements souverains français. Les clôtures sont documentées dans les historiques du STOXX Europe 600, du DAX et du FTSE 100.
Air Liquide a progressé de 1,6% en fin de séance après une publication trimestrielle mieux accueillie que prévu. Le groupe a déclaré 7,26 milliards d'euros de revenus, avec une croissance comparable de 3%. Son activité électronique, portée par les besoins de l'industrie des semi-conducteurs, a augmenté de 12%. La société a aussi annoncé une première tranche de rachats d'actions de 1 milliard d'euros avant la fin de l'année. Ces éléments ont fourni un soutien concret à l'indice parisien, selon l'analyse de BFM Bourse.
« L'électronique, principal moteur de la croissance, affiche des résultats supérieurs aux attentes », a estimé Citi auprès de BFM Bourse.
Société Générale gagnait 1,7% vers 13 h 30 après des résultats supérieurs aux attentes. Son produit net bancaire a atteint 7,17 milliards d'euros, en hausse comparable de 8,4%, tandis que les revenus des activités de marché et de services aux investisseurs ont augmenté de 17%. Les métiers actions ont progressé de 46% à 1,2 milliard d'euros. La réaction boursière est toutefois restée modérée au regard de la publication, les investisseurs continuant de tenir compte du risque souverain français et de l'écartement des rendements entre la France et l'Allemagne, d'après BFM Bourse.
À Wall Street, la direction a été inverse. Le Dow Jones a perdu 0,25% à 52 342,56 points, le S&P 500 a cédé 0,30% à 7 720,39 points et le Nasdaq Composite a reculé de 1,38% à 26 184,72 points. Alphabet avait chuté d'environ 10% dans les échanges précédant l'ouverture après ses résultats, tandis que les valeurs technologiques asiatiques avaient déjà été pénalisées par la baisse de Samsung. Les clôtures américaines sont disponibles dans les séries du Dow Jones, du S&P 500 et du Nasdaq, avec le contexte technologique décrit par CoinDesk.
Le VIX a progressé de 1,72%, de 16,91 à 17,20 points. Ce mouvement reste limité en niveau, mais il confirme que le recul du Nasdaq s'est accompagné d'une demande légèrement plus forte de protection. Le VIX n'a pas retrouvé les niveaux correspondant à une forte aversion au risque, ce qui distingue la séance d'une correction généralisée. Le point daté du 29 octobre figure dans l'historique du VIX de Yahoo Finance.
Taux et obligations
La BCE a laissé inchangés ses trois taux directeurs. Le taux de la facilité de dépôt reste fixé à 2,50%, celui des opérations principales de refinancement à 2,65% et celui de la facilité de prêt marginal à 2,90%. L'institution explique que les prix de l'énergie continuent d'augmenter, ce qui crée simultanément un risque haussier pour l'inflation et un risque baissier pour la croissance. Elle ne s'engage pas sur une trajectoire de taux prédéfinie, selon le communiqué officiel du 29 octobre.
Le statu quo ne signifie donc pas que le cycle de resserrement est terminé. La BCE avait déjà relevé ses taux en juin et en septembre, tandis que l'inflation de la zone euro a atteint 3,8% en septembre selon le contexte rappelé par BFM Business. Les marchés envisageaient encore une hausse en décembre. La décision du 29 octobre correspond plutôt à une pause destinée à mesurer l'effet du choc énergétique et du durcissement des conditions financières, d'après BFM Business et la déclaration de politique monétaire de la BCE.
L'OAT française à dix ans est restée proche de 5%, à des niveaux qui n'avaient plus été observés depuis plus de dix ans. Cette tension maintient le coût de financement de l'État à un niveau élevé et pèse sur les conditions de crédit de l'ensemble de l'économie. La prime exigée par rapport à la dette allemande reste également surveillée, car un écartement supplémentaire compliquerait la transmission uniforme de la politique monétaire dans la zone euro, selon BFM Business.
« Il demeure essentiel, à nos yeux, de préserver la possibilité d'une intervention de la BCE », a déclaré Gilles Moëc d'AXA à Reuters, cité par BFM Business.
La BCE rappelle que son Instrument de protection de la transmission peut être mobilisé contre des mouvements de marché injustifiés et désordonnés qui menaceraient la transmission de la politique monétaire. Christine Lagarde a toutefois indiqué que l'institution surveillait la situation sans annoncer d'intervention spécifique sur la dette française. La différence entre disponibilité d'un instrument et activation immédiate est importante pour les investisseurs obligataires, selon le communiqué de la BCE et le compte rendu du Figaro.
Pétrole, or et devises
Le pétrole a légèrement reculé après la forte hausse de la veille. Le contrat WTI suivi par Yahoo Finance a clôturé à 102,00 dollars, en baisse de 0,76% par rapport aux 102,78 dollars de mercredi. Le Brent s'est établi à 114,88 dollars, soit un repli de 0,38% par rapport à 115,32 dollars. Ces cotations correspondent aux contrats génériques suivis par Yahoo et non à toutes les échéances négociées sur le marché. Les séries historiques datées sont disponibles pour le WTI et le Brent.
Le niveau du pétrole reste néanmoins suffisamment élevé pour alimenter les inquiétudes de la BCE. Même avec une baisse quotidienne limitée, un WTI supérieur à 100 dollars et un Brent proche de 115 dollars augmentent les coûts de transport, de production et d'importation énergétique. C'est la durée du choc, davantage que le seul mouvement du 29 octobre, qui détermine son effet sur l'inflation et les marges des entreprises. La BCE insiste précisément sur l'ampleur et la persistance du choc dans sa décision monétaire.
L'or a perdu 0,50% à 4 031,40 dollars l'once sur le contrat à terme suivi, contre 4 051,60 dollars mercredi. Le métal précieux a donc reculé malgré la baisse des actions américaines, ce qui montre que la séance n'a pas déclenché une recherche uniforme de valeurs refuges. Le maintien de taux élevés des deux côtés de l'Atlantique reste défavorable aux actifs qui ne versent pas de rendement. La clôture du 29 octobre est documentée dans la série de l'or à terme de Yahoo Finance.
L'euro a progressé de 0,23% face au dollar dans la barre quotidienne de Yahoo Finance, de 1,1130 à 1,1156 dollar. À 18 h 30 GMT, Le Figaro rapportait une hausse de 0,11% à 1,1166 dollar, l'écart venant de l'heure de mesure et de la méthodologie de cotation. La monnaie unique a d'abord baissé après la décision de la BCE, puis s'est redressée lorsque Christine Lagarde a laissé ouverte la possibilité d'un nouveau resserrement. Les deux observations sont disponibles dans l'historique EUR/USD de Yahoo Finance et le point devises du Figaro.
Crypto
Le bitcoin a reculé de 1,4% depuis minuit UTC pour évoluer autour de 80 100 dollars au moment du point de marché de CoinDesk, après un passage à 79 600 dollars. L'ether perdait 1,7% et l'indice CoinDesk des memecoins 3,4%. Le mouvement a accompagné la baisse des actifs technologiques, après les résultats d'Alphabet et Samsung, et le message ferme de la Réserve fédérale américaine, dont deux responsables avaient préféré une hausse de taux de 25 points de base. Les niveaux et le contexte sont détaillés par CoinDesk.
Les produits indiciels américains adossés au bitcoin au comptant avaient pourtant enregistré 137 millions de dollars d'entrées nettes mercredi, portant les flux cumulés sur trois séances à 423,7 millions de dollars. Cette demande n'a pas suffi à neutraliser la pression exercée par la baisse de la technologie et la remontée des anticipations de taux. Le marché a donc distingué les flux d'investissement de moyen terme et le mouvement de réduction du risque à court terme, selon les données rapportées par CoinDesk.
L'activité sur les dérivés a fortement augmenté. Les volumes de contrats à terme crypto ont progressé de 21,8% à 198,8 milliards de dollars sur vingt-quatre heures, alors que l'intérêt ouvert a diminué de 1,9%. Les liquidations ont bondi de 84% à 337,4 millions de dollars. Cette combinaison indique surtout une fermeture de positions dans un marché très actif, plutôt qu'une accumulation massive de nouveaux paris directionnels. Les détails de positionnement figurent dans l'analyse de CoinDesk.
Macroéconomie et économie réelle
Le produit intérieur brut réel des États-Unis a augmenté de 3,4% en rythme annualisé au troisième trimestre 2026, après 2,2% au deuxième trimestre. La première estimation du Bureau of Economic Analysis attribue cette accélération à l'investissement, à la consommation des ménages et aux dépenses publiques, partiellement compensés par une baisse des exportations. Les importations, qui sont soustraites dans le calcul du PIB, ont augmenté. Les chiffres proviennent du communiqué officiel du Bureau of Economic Analysis.
Les ventes finales réelles aux acheteurs privés domestiques, qui additionnent la consommation et l'investissement fixe privé, ont progressé de 4,9%, contre 4,6% au trimestre précédent. L'indice des prix des achats domestiques a augmenté de 3,0%, après 5,6% au deuxième trimestre. L'indice des prix PCE trimestriel a progressé de 2,1%, et sa mesure hors alimentation et énergie de 2,5%. L'économie américaine conserve donc une croissance soutenue, avec une inflation trimestrielle moins rapide qu'au printemps, selon le Bureau of Economic Analysis.
Cette combinaison complique la lecture de la politique monétaire américaine. La croissance à 3,4% ne plaide pas pour un assouplissement rapide, tandis que les chiffres d'inflation doivent être comparés aux prochaines publications mensuelles. La réaction négative du Nasdaq montre que les investisseurs ont surtout retenu le risque de taux durablement élevés et les déceptions technologiques, plutôt qu'un simple signal positif sur l'activité. Les données macroéconomiques viennent du BEA, tandis que la pression sur la technologie et les actifs numériques est documentée par CoinDesk.
En zone euro, le diagnostic est différent. La croissance montre des signes de faiblesse alors que l'énergie pousse l'inflation vers le haut. La BCE doit donc arbitrer entre le risque d'une inflation plus persistante et celui d'un ralentissement accentué par des conditions financières plus strictes. Le maintien des taux le 29 octobre préserve cette flexibilité, sans offrir de garantie sur décembre. Le communiqué souligne que les décisions dépendront des données, de la dynamique de l'inflation sous-jacente et de la transmission monétaire, selon la BCE.
Ce qu'il faut surveiller
La prochaine étape pour les marchés européens sera la confirmation, ou non, d'une nouvelle hausse de taux de la BCE en décembre. L'évolution du pétrole, des salaires et de l'inflation sous-jacente sera déterminante. Pour la France, l'OAT proche de 5% et l'écart avec les obligations allemandes resteront au centre de l'attention, car ils influencent le coût du crédit, la valorisation des banques et la perception du risque souverain. Les paramètres suivis par l'institution sont détaillés dans la déclaration de politique monétaire de la BCE.
Aux États-Unis, les investisseurs devront distinguer la solidité de l'économie et la sensibilité des valorisations technologiques aux taux. La croissance du PIB à 3,4% soutient les bénéfices potentiels, mais elle réduit aussi l'urgence d'un assouplissement monétaire. Le repli du Nasdaq, la hausse limitée du VIX et la baisse du bitcoin montrent que le mouvement du 29 octobre a surtout concerné les actifs les plus sensibles au coût du capital. Les chiffres de croissance sont publiés par le BEA, et les niveaux de marché par Yahoo Finance et CoinDesk.
Le 29 octobre a donc combiné un rebond marqué des actions européennes, une baisse de Wall Street, une pause de la BCE et une économie américaine encore solide. Le pétrole est resté cher malgré son repli quotidien, l'OAT française a évolué près de 5% et le marché crypto a subi la baisse de la technologie. L'ensemble dessine une séance où la croissance résiste, mais où le coût du capital et le risque énergétique restent élevés. Rendez-vous demain pour le prochain récap, avec des données et des sources datées.
Sources
- Yahoo Finance, historique du CAC 40, données du 29 octobre 2026, consultées le 30 octobre 2026.
- Yahoo Finance, historique du STOXX Europe 600, données du 29 octobre 2026, consultées le 30 octobre 2026.
- Yahoo Finance, historique du DAX, données du 29 octobre 2026, consultées le 30 octobre 2026.
- Yahoo Finance, historique du FTSE 100, données du 29 octobre 2026, consultées le 30 octobre 2026.
- Yahoo Finance, historique du S&P 500, données du 29 octobre 2026, consultées le 30 octobre 2026.
- Yahoo Finance, historique du Dow Jones, données du 29 octobre 2026, consultées le 30 octobre 2026.
- Yahoo Finance, historique du Nasdaq Composite, données du 29 octobre 2026, consultées le 30 octobre 2026.
- Yahoo Finance, historique du VIX, données du 29 octobre 2026, consultées le 30 octobre 2026.
- Yahoo Finance, historique du WTI, données du 29 octobre 2026, consultées le 30 octobre 2026.
- Yahoo Finance, historique du Brent, données du 29 octobre 2026, consultées le 30 octobre 2026.
- Yahoo Finance, historique de l'or, données du 29 octobre 2026, consultées le 30 octobre 2026.
- Yahoo Finance, historique EUR/USD, données du 29 octobre 2026, consultées le 30 octobre 2026.
- Banque centrale européenne, Monetary policy decisions, publié le 29 octobre 2026, consulté le 30 octobre 2026.
- Banque centrale européenne, Monetary policy statement with questions and answers, publié le 29 octobre 2026, consulté le 30 octobre 2026.
- BFM Business, La BCE opte pour le statu quo malgré une inflation proche des 4%, publié le 29 octobre 2026, consulté le 30 octobre 2026.
- BFM Bourse, Air Liquide prend de vitesse le marché et rassure sur sa croissance, publié le 29 octobre 2026, consulté le 30 octobre 2026.
- BFM Bourse, Société Générale livre des résultats meilleurs qu'attendu, publié le 29 octobre 2026, consulté le 30 octobre 2026.
- Le Figaro avec AFP, La BCE maintient son taux de dépôt à 2,5%, publié le 29 octobre 2026, consulté le 30 octobre 2026.
- Le Figaro avec AFP, L'euro en petite hausse après la BCE, publié le 29 octobre 2026, consulté le 30 octobre 2026.
- CoinDesk, Bitcoin drops to 80 000 dollars on Fed dissent and tech earnings, publié le 29 octobre 2026, consulté le 30 octobre 2026.
- U.S. Bureau of Economic Analysis, GDP Advance Estimate, third quarter 2026, publié le 29 octobre 2026, consulté le 30 octobre 2026.
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