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Récap actu du 2 novembre : CAC 40 au-dessus de 8 000 points, pétrole en chute

Le récap économique du 2 novembre 2026 : CAC 40 à 8 047,69 points, Nasdaq en baisse, pétrole en chute, avertissement d'Alstom et tensions persistantes dans la crypto.

Billy RousseauBilly Rousseau13 min de lecture
Récap de l'actualité économique et financière du 2 novembre 2026

Voici le récap de l'actualité économique et financière du 2 novembre 2026. Les actions européennes ont rebondi, avec un CAC 40 revenu au-dessus de 8 000 points, tandis que Wall Street a de nouveau sanctionné la technologie. La détente la plus spectaculaire est venue du pétrole, en forte baisse sur l'espoir d'une reprise des discussions entre Washington et Téhéran. À Paris, Alstom a plongé après une nouvelle révision de ses objectifs. Dans la crypto, le marché s'est stabilisé, mais les retraits chez Binance et une nouvelle attaque au Brésil ont entretenu le risque de confiance.

Les marchés actions le 2 novembre 2026

Le CAC 40 a terminé à 8 047,69 points, en hausse de 0,98 % par rapport aux 7 969,42 points de vendredi. L'indice a ainsi effacé son passage sous 8 000 points malgré la chute d'Alstom, une lecture également retenue par la synthèse de clôture d'EasyBourse. Le mouvement a été partagé en Europe : le STOXX Europe 600 a gagné 0,42 % à 649,44 points, le DAX allemand 0,63 % à 25 981,09 points et le FTSE 100 britannique 0,29 % à 10 761,30 points. Ces niveaux proviennent des séries de clôture de Yahoo Finance pour le CAC 40, le STOXX Europe 600, le DAX et le FTSE 100.

Le dossier du jour à Paris reste Alstom. L'action a perdu jusqu'à près de 30 % en séance après un nouvel avertissement sur résultats, selon BFM Business. Le groupe ferroviaire a ramené son objectif de production annuelle autour de 4 000 voitures, contre 4 400 à 4 500 auparavant. Il anticipe désormais une marge opérationnelle ajustée proche de 1 %, au lieu d'environ 6,5 %, ainsi qu'un flux de trésorerie disponible négatif de 1,5 milliard d'euros, alors qu'il était auparavant attendu positif. Le communiqué d'Alstom attribue principalement la dégradation aux difficultés d'industrialisation et d'homologation de la plateforme Coradia Max, ainsi qu'à d'autres projets exécutés en Allemagne.

Les comptes préliminaires montrent pourtant une activité commerciale encore soutenue. Alstom a enregistré 11 milliards d'euros de commandes au premier semestre, pour 9,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires, en hausse de 3 % en données publiées. La marge opérationnelle ajustée du semestre est toutefois tombée autour de -4 %, contre 6,4 % un an plus tôt, et la consommation de trésorerie a atteint 1,248 milliard d'euros. Le directeur général Martin Sion explique avoir mobilisé des équipes dédiées sur les projets les plus sensibles afin de faire remonter les risques plus tôt. Le groupe vise parallèlement une réduction de dette d'environ 2 milliards d'euros d'ici septembre 2027, selon son communiqué financier du 2 novembre.

À New York, la séance a été plus difficile. Le Nasdaq a reculé de 1,07 % à 25 164,31 points et le S&P 500 de 0,51 % à 7 541,40 points, alors que le Dow Jones a progressé de 0,41 % à 51 983,98 points. Le Figaro avec l'AFP décrit une nouvelle vague de ventes sur la technologie, après une ouverture positive. Les clôtures sont confirmées par les séries de Yahoo Finance pour le Nasdaq, le S&P 500 et le Dow Jones.

Parmi les grandes valeurs technologiques, Apple a cédé 1,83 % à 338,32 dollars, Microsoft 2,83 % à 507,12 dollars et Nvidia 1,26 % à 202,06 dollars. Ces variations sont calculées à partir des clôtures du 30 octobre et du 2 novembre publiées par Yahoo Finance pour Apple, Microsoft et Nvidia. Le VIX a parallèlement terminé à 21,15 points, contre 19,42 vendredi, signe d'une remontée de la volatilité malgré la progression du Dow Jones, selon la série historique du VIX.

Taux et obligations

Le rendement du Treasury américain à dix ans a terminé à 4,894 %, contre 4,929 % vendredi, selon la série Yahoo Finance du taux à dix ans. La baisse du pétrole a réduit une partie de la pression inflationniste immédiate, mais les marchés restaient tournés vers les élections américaines de mi-mandat et les chiffres de l'emploi attendus vendredi. Le Figaro rapporte que des données d'emploi solides pourraient conforter le scénario d'un relèvement des taux de la Réserve fédérale en décembre.

Pour l'OAT française à dix ans, aucune observation de clôture portant exactement la date du 2 novembre n'a pu être obtenue dans les sources accessibles consultées. Nous ne publions donc pas de rendement estimé ou reconstitué. Cette limite n'empêche pas de constater que le risque de taux reste central pour les valorisations : le gouverneur de la Banque de France a précisément averti que des taux élevés pourraient fragiliser le rendement attendu des investissements dans l'intelligence artificielle et leur financement, selon Le Figaro avec Reuters.

Le gouverneur Emmanuel Moulin a souligné que les dépenses d'IA, d'abord largement financées en actions, le sont de plus en plus par la dette et reposent sur des attentes de profits élevées. Il a également estimé que les investisseurs européens détenaient entre 15 % et 20 % des titres américains, ce qui créerait un canal de contagion en cas de correction des valorisations technologiques américaines. Il résume le risque ainsi :

« On peut donc avoir un effet de contagion en Europe en cas de chute des valorisations des entreprises liées à l'IA aux États-Unis », selon Le Figaro.

Pétrole, devises et or

Le pétrole a connu le mouvement le plus marqué de la journée. Le Brent de mer du Nord pour livraison en janvier a perdu 7,64 % à 104,77 dollars le baril, tandis que le WTI américain pour livraison en décembre a reculé de 7,36 % à 96,46 dollars. Les opérateurs ont privilégié le scénario d'une reprise des discussions entre Washington et Téhéran, alors que l'Iran se disait prêt, sous conditions, à rouvrir le détroit d'Ormuz plus rapidement que prévu. Les échéances et les variations exactes sont détaillées par Le Figaro avec l'AFP et la clôture du WTI est confirmée par Yahoo Finance.

« Nous assistons à un brusque revirement du sentiment du marché », a déclaré John Kilduff, analyste d'Again Capital, à l'AFP citée par Le Figaro.

La prudence reste de mise, car plusieurs analystes cités dans le même article considèrent que les signaux diplomatiques peuvent être tactiques et que les pertes du pétrole seraient rapidement effacées sans accord concret. En France, Emmanuel Macron a affirmé que le gazole avait déjà baissé de plus de dix centimes par litre, après la libération de 10 millions de barils de réserves stratégiques et des échanges avec les distributeurs. Le ministre du Commerce Serge Papin a indiqué que plus de la moitié des stations avaient réduit leurs prix, selon BFM Business avec l'AFP.

Sur le marché des changes, l'euro valait 1,1195 dollar vers 18 h 55 GMT, le billet vert cédant 0,31 % face à la monnaie unique. La baisse du brut a réduit la demande de dollars nécessaire aux achats de pétrole, tandis que les investisseurs attendaient le résultat des élections américaines. Chris Turner, analyste chez ING, estimait qu'une victoire démocrate dans les deux chambres pourrait peser sur le dollar en augmentant le risque de blocage politique, d'après Le Figaro. L'or a terminé à 3 969,60 dollars l'once, en hausse de 1,81 % par rapport à vendredi, selon la série quotidienne de Yahoo Finance.

Immobilier et PTZ

À l'Assemblée nationale, trois amendements au budget 2027 ont élargi en première lecture le champ du prêt à taux zéro. Le premier ouvre le PTZ aux acquéreurs successifs d'un logement en bail réel solidaire, afin de ne pas bloquer la revente de ces biens. Le deuxième prévoit une ouverture dans l'ancien en Guadeloupe, Guyane, Martinique, à La Réunion et à Mayotte, avec maintien des conditions de ressources et de travaux. Le troisième cible les jeunes actifs de moins de 35 ans achetant dans l'ancien en zones tendues A bis, A et B1. MoneyVox insiste toutefois sur le caractère incertain de ces votes, qui peuvent disparaître de la version finale du budget.

Crypto

Le bitcoin s'échangeait au-dessus de 78 000 dollars lundi, après avoir touché vendredi son plus bas niveau en six semaines, tandis que l'ether rebondissait après un creux de deux mois. Le marché restait dominé par les conséquences du piratage de Binance. Les clients ont retiré 3,64 milliards de dollars nets en neuf heures et demie dimanche, soit 2,1 % des actifs de la plateforme. Binance a indiqué avoir enregistré environ 4,6 milliards de dollars de retraits contre 1 milliard de dépôts, tout en affirmant que les flux se stabilisaient, selon BFM Business avec Reuters.

« Cela n'a pas encore déclenché de panique généralisée ni de retrait massif et concentré », a estimé Tim Sun, chercheur chez HashKey Group, auprès de Reuters cité par BFM Business.

Les indicateurs de risque restent néanmoins lourds. Les ETF bitcoin au comptant avaient enregistré vendredi une sortie de 643 millions de dollars, la plus forte sortie quotidienne d'octobre, et plus de 1,3 milliard de dollars de positions à effet de levier avaient été liquidées. En parallèle, CoinDesk a recensé environ 29 220 équivalents bitcoin de positions vendeuses sur le CME, valorisées autour de 2,2 milliards de dollars. Des retraits vers le stockage hors ligne peuvent réduire l'offre disponible à la vente, mais l'interprétation de ces flux est brouillée par l'attaque contre Binance.

Une autre plateforme a été touchée le 2 novembre. Mercado Bitcoin a suspendu les dépôts et retraits après la sortie de plus de 40 millions de dollars depuis des portefeuilles répartis sur au moins dix blockchains. La plateforme brésilienne a affirmé avoir contenu l'incident, sans perte pour les clients ni fuite de données, tandis que 4,5 millions de dollars d'USDT liés à l'attaque avaient été gelés. Aucune attribution publique n'avait été établie et aucun lien n'était prouvé avec le piratage de Binance, précise CoinDesk.

Le risque crypto a également pesé sur Coinbase. Morgan Stanley a abaissé sa recommandation à sous-pondérer et ramené son objectif de cours de 258 à 120 dollars, invoquant la faiblesse des volumes d'échange et une visibilité réduite sur les bénéfices. La banque a réduit sa prévision de revenus 2027 de 28 % et son estimation d'Ebitda ajusté de 47 %, d'après CoinDesk.

Macroéconomie

En France, le gouvernement a évoqué deux pistes pour le Smic : avancer la revalorisation automatique attendue en janvier, ou ajouter un coup de pouce discrétionnaire. Le salaire minimum s'élève actuellement à 1 443 euros nets par mois. MoneyVox estime, à partir des dernières prévisions d'inflation de l'Insee, que la prochaine hausse mécanique serait probablement de 1 % ou moins. Une avance en novembre d'une hausse hypothétique de 1 % représenterait un gain cumulé de 28 euros avant janvier, contre 14 euros pour une application en décembre. Ces montants restent des scénarios et non une décision annoncée, précise MoneyVox.

Le débat intervient alors que la baisse du pétrole peut soulager temporairement les prix de l'énergie, mais ne règle pas les tensions sur les salaires, le coût du travail et les finances publiques. Le gouvernement doit arbitrer entre soutien au pouvoir d'achat et maîtrise du déficit, au moment où le projet de budget 2027 continue d'être profondément amendé. Les chiffres avancés sur le Smic, les prix des carburants et les recettes fiscales doivent donc être lus comme des éléments de négociation en cours, issus de MoneyVox et de BFM Business.

Fiscalité et régulation

Les députés ont supprimé en première lecture le doublement prévu de la TVA sur la télévision payante. Les abonnements linéaires bénéficient actuellement d'un taux de 10 %, contre 20 % pour les plateformes à la demande. Le gouvernement évaluait à 400 millions d'euros le rendement de la hausse proposée. D'autres amendements ont instauré un taux de TVA de 5,5 % sur l'électricité pour les consommateurs finaux et relevé la taxe sur les transactions financières. Le ministre des Comptes publics David Amiel a affirmé que les votes adoptés depuis le début de l'examen avaient dégradé virtuellement le déficit de 23,9 milliards d'euros, selon Le Figaro avec l'AFP.

Ces mesures ne sont pas définitives. La partie recettes peut être rejetée, renvoyant le texte initial au Sénat, et le gouvernement peut reprendre la main par le 49.3 ou une ordonnance budgétaire. Pour l'épargnant ou le ménage, le point utile n'est donc pas d'intégrer immédiatement ces votes dans un budget personnel, mais de suivre la version finalement adoptée. Le même principe vaut pour les extensions du PTZ décrites par MoneyVox.

La séance du 2 novembre laisse une image contrastée : rebond des actions européennes, nouvelle baisse de la tech américaine, détente brutale du pétrole et stress persistant dans la crypto. Le mouvement du brut peut alléger les anticipations d'inflation à court terme, mais les risques politiques, budgétaires et technologiques restent présents. Rendez-vous demain pour le prochain récap, avec le même principe : uniquement des faits datés, chiffrés et reliés à leurs sources.

Sources

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