actusnews

Récap actu du 28 septembre 2026 : pétrole en hausse, Wall Street sous pression

Le récap sourcé du 28 septembre 2026 : CAC 40 en baisse, pétrole proche de 98 dollars, Wall Street en repli, Bitcoin au-dessus de 110 000 dollars et taux longs toujours élevés.

Billy RousseauBilly Rousseau••13 min de lecture
Récap de l'actualité économique et financière du 28 septembre 2026

Voici le récap de l'actualité économique et financière du lundi 28 septembre 2026. La séance a été dominée par une nouvelle tension sur l'énergie et par la remontée des taux longs. À Paris, le CAC 40 a perdu 0,56% pour terminer à 9 045,93 points. À New York, le S&P 500 a reculé de 0,7%, le Dow Jones de 0,8% et le Nasdaq de 0,5%. Le Brent a réglé la séance à 97,83 dollars le baril, tandis que Bitcoin a retrouvé la zone des 110 000 dollars. Les marchés ont aussi intégré le risque d'une fermeture partielle de l'administration américaine (MoneyVox, Associated Press, CoinDesk).

Le message de la journée est resté défensif. La progression du pétrole alimente les craintes d'inflation, les rendements souverains restent élevés et la visibilité politique demeure réduite aux États-Unis comme en France. Les valeurs énergétiques ont résisté, mais la plupart des secteurs ont manqué de relais. L'or a inscrit un nouveau sommet à 4 512,93 dollars l'once et l'euro s'est maintenu autour de 1,1362 dollar. Ces mouvements montrent que les investisseurs n'ont pas quitté les actifs risqués, mais qu'ils exigent davantage de protection face au coût de l'énergie et au durcissement des conditions financières (Associated Press, Investing.com, Investing.com).

Les marchés actions le 28 septembre 2026

Le CAC 40 a clôturé à 9 045,93 points, en baisse de 0,56%. L'indice parisien avait commencé la journée dans le vert avant d'effacer ses gains. La progression des valeurs énergétiques n'a pas suffi à compenser les replis observés dans la technologie, les biens de consommation et l'industrie. Les investisseurs ont surtout réagi à la hausse du pétrole, à la tension persistante sur les rendements obligataires et à l'incertitude budgétaire américaine. À l'échelle européenne, le STOXX 600 a cédé 0,24%, ce qui confirme que la faiblesse n'était pas limitée à la place de Paris (MoneyVox, Boursorama avec Reuters).

TotalEnergies a gagné 0,4% dans un marché en baisse, soutenu par la hausse du brut et par une présentation stratégique favorablement accueillie. Le groupe a annoncé une augmentation de sa production d'hydrocarbures, principalement de gaz naturel liquéfié, comprise entre 2% et 3% par an jusqu'en 2031. Il a aussi indiqué viser un ratio de distribution supérieur à 40% et maintenir une discipline d'investissement. Le marché a toutefois réservé un accueil prudent à ces objectifs, car leur exécution dépend de prix de l'énergie élevés et d'une génération de trésorerie suffisante (Boursorama avec Reuters).

« Les investisseurs devront avoir confiance dans la mise en œuvre de ces projets dans les délais et le respect des budgets », ont estimé les analystes d'UBS cités par Reuters via Boursorama.

La séance a aussi été marquée par de forts écarts entre valeurs individuelles. Snowflake a chuté de 9,1% après que Bloomberg a rapporté que Meta Platforms pourrait réduire ses dépenses auprès du spécialiste du cloud. Apogee Enterprises a perdu 8,3% après avoir abaissé ses prévisions annuelles. À l'inverse, Alcoa a progressé de 7% après des achats d'initiés, tandis que Barrick Mining a gagné 1,9% avec le nouveau record de l'or. Ces mouvements illustrent un marché qui sanctionne rapidement toute déception sur les perspectives de chiffre d'affaires, tout en récompensant les valeurs exposées aux matières premières (Boursorama avec Reuters, Associated Press).

À Wall Street, le S&P 500 a terminé à 6 844,03 points, en baisse de 0,7%. Le Dow Jones a perdu 384,54 points pour finir à 49 015,60 points, soit un recul de 0,8%. Le Nasdaq a abandonné 113,99 points et clôturé à 23 419,08 points, en baisse de 0,5%. Les trois grands indices américains ont donc reculé ensemble. La pression est venue du pétrole, des rendements obligataires et du risque de fermeture partielle de l'administration fédérale, qui pourrait perturber la publication d'indicateurs économiques très suivis (Associated Press, Charles Schwab).

Le VIX a touché 16,07 points dans l'après-midi, contre 14,96 vendredi. La hausse reste mesurée par rapport aux épisodes de panique, mais elle confirme une demande de protection accrue. Les investisseurs sont confrontés à plusieurs risques simultanés, notamment l'énergie, les taux, le budget américain et les dépenses liées à l'intelligence artificielle. La corrélation entre ces facteurs peut amplifier les mouvements si le pétrole continue de progresser ou si les taux dépassent de nouveaux seuils (Charles Schwab).

« If Treasury yields pull back, this could help provide a lift to stocks », a écrit Nathan Peterson de Charles Schwab.

Taux et obligations

Le rendement du Treasury américain à dix ans est monté à 5,24%, contre 5,22% vendredi selon Associated Press. Charles Schwab relevait 5,237% dans l'après-midi. Cette tension pèse sur la valorisation des actions, particulièrement sur les entreprises dont les profits sont attendus loin dans le futur. Le rendement à deux ans évoluait autour de 4,12%. La courbe reste donc nettement pentue entre les maturités courtes et longues, ce qui traduit une prime de terme élevée et des inquiétudes persistantes sur l'inflation et les besoins de financement américains (Associated Press, Charles Schwab).

En France, le rendement de l'OAT à dix ans a terminé à 4,780%, après avoir évolué entre 4,731% et 4,811% pendant la séance. Il s'établissait à 4,738% la veille. L'écart quotidien est limité, mais le niveau absolu reste élevé. Il renchérit le coût de financement de l'État, pèse sur les actifs immobiliers et réduit l'attrait relatif des actions à dividende. Pour un investisseur particulier, ce niveau rappelle que les marchés obligataires offrent de nouveau du rendement, mais avec un risque de moins-value en cas de nouvelle hausse des taux (Investing.com).

La hausse simultanée du pétrole et des rendements complique le scénario des banques centrales. Un brut plus cher peut ralentir l'activité tout en alimentant l'inflation, ce qui limite la marge de baisse des taux. Les marchés devront donc surveiller les données de prix et d'emploi, mais aussi les effets du budget américain. Une fermeture partielle de l'administration pourrait retarder certaines statistiques et réduire la visibilité au moment où les investisseurs cherchent précisément à évaluer la trajectoire de la Réserve fédérale (Charles Schwab, MoneyVox).

Pétrole, or et devises

Le Brent a réglé la séance à 97,83 dollars le baril, en hausse de 1,09 dollar. Le WTI évoluait à 95,80 dollars en cours de séance, soit une progression de 0,48%. Le marché pétrolier est resté très volatil en raison des inquiétudes sur l'offre et sur le détroit d'Ormuz. La hausse du brut a soutenu les producteurs d'énergie comme TotalEnergies, Exxon et Chevron, mais elle a pénalisé les compagnies aériennes, dont Delta Air Lines, United Airlines et American Airlines. Elle constitue aussi un risque direct pour l'inflation mondiale (Associated Press, Boursorama avec Reuters).

L'or a progressé de 0,7% et atteint un record à 4 512,93 dollars l'once. Le métal profite de la recherche de protection contre les tensions géopolitiques, l'inflation et l'incertitude budgétaire. Son avance, alors même que les taux longs montent, indique que la demande défensive reste forte. Les valeurs minières en ont profité, notamment Barrick Mining. L'or ne remplace pas une allocation diversifiée, mais son comportement du 28 septembre confirme son rôle d'actif de couverture dans une journée marquée par plusieurs sources de risque (Associated Press).

Sur le marché des changes, l'EUR/USD a clôturé à 1,1362 dollar pour un euro, contre 1,1363 la veille. La paire a évolué entre 1,1318 et 1,1381 pendant la séance. La stabilité finale masque donc une amplitude intrajournalière significative. Le dollar reste soutenu par les rendements américains élevés, tandis que l'euro doit composer avec des taux souverains tendus en Europe et avec une conjoncture inégale. L'absence de mouvement net en clôture montre que les cambistes n'ont pas encore choisi entre le soutien offert au dollar par les taux et le risque budgétaire américain (Investing.com).

Immobilier et logement

L'actualité immobilière française a apporté un signal partagé. Selon une analyse publiée le 28 septembre, 408 500 logements ont été autorisés sur douze mois, soit une hausse de 9% par rapport à la période précédente. Les mises en chantier ont progressé de 5,6%, mais elles restent inférieures à leur niveau de 2025. L'écart entre les permis délivrés et les chantiers effectivement lancés demeure donc important. Il traduit les difficultés de financement, le coût de la construction et la prudence des promoteurs (Immoweek).

Cette situation a des conséquences financières directes. Une offre neuve insuffisante maintient la pression dans les zones où la demande reste forte, tandis que les taux souverains élevés limitent la baisse du coût du crédit immobilier. Pour les foncières, les promoteurs et les véhicules immobiliers collectifs, l'environnement combine une rareté de l'offre et un coût du capital toujours élevé. La hausse des autorisations constitue une amélioration, mais elle ne devient réellement favorable au secteur que si elle se transforme en chantiers puis en livraisons (Immoweek, Investing.com).

Crypto : Bitcoin repasse au-dessus de 110 000 dollars

Bitcoin s'est stabilisé au-dessus de 110 000 dollars, après être repassé brièvement au-dessus de 111 000 dollars. Le mouvement a effacé une partie de la faiblesse observée le week-end, mais il n'a pas déclenché de reprise généralisée du marché crypto. Ether est resté à la traîne autour de 4 000 dollars, alors que Solana et XRP ont reculé. La divergence entre Bitcoin et les principales altcoins suggère que les flux se sont concentrés sur l'actif le plus liquide plutôt que sur une prise de risque large (CoinDesk).

La corrélation avec les actions américaines reste au centre de l'analyse. CoinDesk souligne que le mouvement de Bitcoin coïncide avec un environnement incertain pour le Nasdaq et les valeurs technologiques. La résistance au-dessus de 110 000 dollars est donc un signal positif à court terme, mais les taux longs à plus de 5% et la hausse du pétrole restent des vents contraires. Un actif sans rendement comme Bitcoin doit rivaliser avec des obligations qui offrent désormais une rémunération élevée, tout en conservant une volatilité nettement supérieure (CoinDesk, Charles Schwab).

Macroéconomie

Le risque de fermeture partielle de l'administration américaine a pris une place importante dans les anticipations. Les investisseurs craignent moins l'effet direct de quelques jours de fermeture que le manque de données économiques qui pourrait en résulter. Les statistiques d'emploi et d'inflation sont essentielles pour évaluer la politique de la Réserve fédérale. Un retard de publication augmenterait l'incertitude sur les taux au moment où le Treasury à dix ans dépasse déjà 5,2% (Associated Press, Charles Schwab).

En Europe, l'agenda macro de la semaine comprend notamment l'inflation allemande et l'inflation de la zone euro. La Banque centrale européenne doit arbitrer entre une activité fragile et les effets inflationnistes d'une énergie plus chère. BNP Paribas rappelait dans ses perspectives hebdomadaires que ces publications seraient déterminantes pour la lecture de la conjoncture européenne. L'association d'un pétrole proche de 100 dollars et de rendements français élevés renforce la difficulté de cet arbitrage (BNP Paribas Economic Research).

En France, le gouvernement a annoncé que le Premier ministre Sébastien Lecornu recevait le 28 septembre les représentants des partis politiques et les présidents des groupes parlementaires. La rencontre portait notamment sur le projet de loi de finances et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Pour les marchés, l'enjeu est la capacité à présenter une trajectoire budgétaire crédible sans aggraver le ralentissement économique. Le niveau de l'OAT à dix ans montre que cette question est déjà intégrée dans le prix de la dette française (Ministère de l'Économie et des Finances, Investing.com).

Fiscalité et régulation

La France a demandé aux autorités européennes d'examiner le développement des marchés prédictifs. Le sujet doit être étudié par cinq autorités de régulation à l'échelle de l'Union européenne. Ces plateformes permettent de prendre position financièrement sur la réalisation d'événements politiques, économiques ou sociaux. Leur essor pose des questions de protection des investisseurs, de frontière avec les jeux d'argent, d'intégrité des marchés et d'utilisation d'informations sensibles (Boursorama avec Reuters).

Le dossier est important pour les investisseurs crypto, car plusieurs marchés prédictifs utilisent des infrastructures proches de celles de la finance décentralisée. Une qualification réglementaire plus stricte pourrait modifier leurs conditions d'accès, leurs obligations de connaissance client et leur distribution en Europe. À ce stade, l'information principale est l'ouverture d'un examen coordonné. Elle ne constitue pas encore une interdiction ni une nouvelle règle applicable aux utilisateurs (Boursorama avec Reuters, CoinDesk).

Ce qu'il faut retenir

Le 28 septembre a combiné trois pressions, le pétrole, les taux et l'incertitude budgétaire. Le CAC 40 a perdu 0,56% à 9 045,93 points, le S&P 500 a reculé de 0,7% et le Brent a terminé à 97,83 dollars. L'OAT française à dix ans a atteint 4,780%, tandis que le VIX est monté à 16,07 points. L'or a inscrit un record à 4 512,93 dollars et Bitcoin a tenu au-dessus de 110 000 dollars. La séance n'a pas déclenché de panique, mais elle a confirmé que le coût du capital et de l'énergie reste la principale contrainte pour les actifs financiers (MoneyVox, Associated Press, Investing.com).

La suite dépendra des données d'inflation européennes, de l'évolution du budget américain et de la capacité du pétrole à se stabiliser. Les investisseurs suivront également la transformation des permis de construire en chantiers réels en France et les premières conclusions européennes sur les marchés prédictifs. Rendez-vous demain pour le prochain récap, avec une lecture factuelle et sourcée des mouvements de marché (BNP Paribas Economic Research, Immoweek).

Sources

Après l’actualité

Du contexte à une décision documentée

Une actualité n’est pas une recommandation. Replacez-la dans un guide durable, vérifiez les notions, puis consultez comparateurs et avis si nécessaire.

  1. Étape 1Comprendre le sujet

    Revenir à un guide evergreen avant d’agir sur une actualité.

  2. Étape 2Vérifier un terme

    Consulter une définition sans dupliquer les guides.

  3. Étape 3Comparer les solutions

    Comparer seulement lorsque le besoin est défini.

  4. Étape 4Lire les tests détaillés

    Terminer par un avis produit ou établissement.

La lettre Invesse

Moins de bruit. Plus de décisions utiles.

La sélection de la rédaction, directement dans ta boîte mail.

Sans spam. Désinscription en un clic. En t’inscrivant, tu acceptes notre politique de confidentialité.

Partager :

Continuer la lecture