Moyens de paiement à l'étranger en 2026 : comparatif
Moyens de paiement à l'étranger en 2026 : comparez carte, espèces, virement, portefeuille mobile et compte multi-devises pour réduire frais et blocages.

Dans la zone euro, les espèces représentaient encore 52 % des paiements en point de vente en 2024, contre 39 % pour les cartes. Le rapport SPACE de la Banque centrale européenne et sa synthèse par la Banque de France montrent qu'aucun instrument ne suffit partout. En 2026, les moyens de paiement à l'étranger les plus fiables reposent donc sur une combinaison : carte principale, solution de secours et petite réserve d'espèces.
Ce comparatif porte sur les instruments, pas sur le classement des banques. Il explique quand utiliser une carte, un portefeuille mobile, du liquide, un virement ou un compte multi-devises. Les statistiques proviennent de la BCE, SPACE 2024 et de la Banque de France, étude SPACE 2024, consultées le 2026-10-06.
TL;DR
- La carte bancaire en devise locale reste le meilleur moyen de paiement courant dans les pays bien équipés.
- Refusez la conversion proposée par le terminal ou le distributeur lorsque vous pouvez payer dans la monnaie locale.
- Un portefeuille mobile reprend les conditions de la carte enregistrée : il ne supprime ni la marge de change ni les plafonds bancaires.
- Les espèces restent utiles pour les petits commerces, les transports, les pourboires et les incidents de réseau.
- Un retrait important coûte souvent moins cher que plusieurs petits retraits, sauf si le risque de perte devient trop élevé.
- Le virement SEPA convient aux paiements planifiés en euros, tandis qu'un transfert hors SEPA exige de vérifier le change et les intermédiaires.
- Un compte multi-devises peut rendre les frais plus lisibles, sans remplacer une banque complète ni une carte de secours.
- Avant le départ, testez chaque carte, vérifiez ses plafonds et conservez les numéros d'opposition hors du téléphone principal.
Quel moyen de paiement choisir à l'étranger en 2026 ?
Le bon choix dépend de quatre facteurs : la devise, l'acceptation locale, le montant et l'urgence. Pour les dépenses quotidiennes, la carte réglée dans la monnaie locale offre généralement le meilleur équilibre. Les espèces couvrent les situations où le terminal manque. Le virement et le compte multi-devises servent surtout les dépenses préparées ou répétées.
Le rapport SPACE 2024 rappelle que les habitudes de paiement restent mixtes, même au sein de la zone euro. Une destination très équipée en paiement sans contact peut conserver des commerces qui préfèrent le liquide. À l'inverse, transporter uniquement des billets expose au vol, à une mauvaise conversion et à l'absence de recours en cas de litige.
| Moyen | Usage le plus adapté | Coûts à contrôler | Limite principale |
|---|---|---|---|
| Carte bancaire | Hôtels, restaurants, commerces, achats en ligne | Marge de change, commission fixe, plafond | Refus, blocage ou terminal hors ligne |
| Portefeuille mobile | Paiements rapides et sans contact | Conditions de la carte sous-jacente | Batterie, appareil, acceptation locale |
| Espèces | Petits commerces, transport local, pourboires | Taux du changeur, frais de retrait | Perte, vol et absence de recours |
| Virement SEPA en euros | Loyer, acompte, prestataire, dépense planifiée | Tarif du compte, délai, identité du bénéficiaire | Peu adapté à un achat immédiat |
| Virement hors SEPA | Facture internationale ou montant important | Change, frais émetteur, bénéficiaire et intermédiaires | Coût final parfois difficile à prévoir |
| Compte multi-devises | Voyages fréquents, revenus et dépenses en devises | Frais par opération, limites et disponibilité locale | Ne remplace pas toujours une banque principale |
| Carte prépayée | Budget séparé ou carte de secours | Achat, recharge, change et inactivité | Plafonds et acceptation variables |
La meilleure configuration n'est donc pas « carte ou espèces ». C'est une carte principale peu coûteuse en devise, une seconde carte conservée séparément et une réserve de liquide adaptée aux premières dépenses. Pour un séjour long, ajoutez une solution de transfert ou un compte multi-devises.
La carte bancaire est-elle le meilleur moyen de payer à l'étranger ?
Oui, dans la plupart des commerces équipés, à condition de payer dans la devise locale et de connaître la tarification de votre banque. Dans l'Union européenne, un paiement transfrontalier en euros doit coûter comme une opération nationale équivalente. Cette égalité ne supprime pas les frais de conversion quand l'opération utilise une autre monnaie.
Sources : Commission européenne, Payments, transfers and cheques, consulté le 2026-10-06 ; Banque centrale européenne, Euro foreign exchange reference rates, consulté le 2026-10-06.
Payez toujours dans la monnaie locale
Un terminal peut proposer de débiter directement la carte en euros. Ce service s'appelle la conversion dynamique de devises. Il affiche un montant familier, mais le prestataire du commerçant ou du distributeur choisit alors le taux de conversion. Cette option peut être moins favorable que la conversion réalisée par le réseau et votre établissement.
Choisissez donc la monnaie locale lorsque l'écran demande « euros ou devise locale ». Avant de valider, vérifiez que le montant final n'a pas basculé vers les euros. Si le commerçant choisit à votre place, demandez l'annulation puis un nouveau paiement dans la bonne devise.
La réglementation européenne impose un affichage du coût de conversion sous forme de marge par rapport au taux de référence de la BCE pour les opérations concernées. Cet affichage aide à comparer, mais il ne garantit pas que le taux proposé soit compétitif. Le taux de référence de la BCE reste un repère, pas le taux contractuel de votre carte.
Décomposez les frais au lieu de chercher une carte « gratuite »
Un paiement en devise peut combiner une commission fixe, une commission proportionnelle et une marge intégrée au taux. Certaines offres suppriment la commission bancaire tout en conservant le taux du réseau. D'autres annoncent un taux de marché, puis facturent une opération ou appliquent une limite mensuelle.
Consultez la brochure tarifaire et cherchez les lignes « paiement par carte hors zone euro », « opération en devise » et « taux de change ». Vérifiez aussi les jours où une majoration peut s'appliquer. Notre guide sur les frais bancaires explique comment lire ces différentes couches sans les confondre.
Prévoyez un refus même avec une carte approvisionnée
Une carte peut être refusée à cause d'un plafond, d'un contrôle antifraude, d'un terminal hors ligne ou d'un type d'autorisation non accepté. Les locations de voiture et certains hôtels demandent aussi une empreinte qui réduit temporairement le plafond disponible. Le solde du compte ne suffit donc pas à garantir le paiement.
Avant le départ, contrôlez les plafonds de paiement et de retrait dans l'application. Activez les paiements internationaux si votre établissement utilise ce réglage. Gardez une seconde carte sur un réseau différent lorsque c'est possible, surtout si vous devez payer un hôtel, un billet retour ou une caution.
Si une transaction échoue malgré ces contrôles, notre guide sur les causes d'un refus de carte bancaire distingue plafond, solde, autorisation, terminal et blocage de sécurité. Cette page de dépannage traite l'incident en profondeur, tandis que le présent comparatif reste centré sur le choix du moyen de paiement.
Un portefeuille mobile remplace-t-il la carte physique ?
Non. Apple Pay, Google Wallet et les services similaires facilitent le paiement sans contact, mais ils s'appuient sur une carte enregistrée. Les frais de change, les restrictions géographiques et les plafonds proviennent encore de l'émetteur. Le téléphone améliore l'usage et peut protéger les données de la carte, sans créer un nouveau contrat bancaire.
Sources : Apple, Sécurité d'Apple Pay, consulté le 2026-10-06 ; Google, Sécurité et confidentialité dans Google Wallet, consulté le 2026-10-06.
Le portefeuille apporte une couche pratique
Le commerçant ne reçoit pas nécessairement le numéro imprimé sur la carte. Les plateformes utilisent des mécanismes de jeton et d'authentification propres à l'appareil. Cette organisation limite l'exposition des données lors du paiement, mais elle ne dispense pas de verrouiller le téléphone et de protéger le compte principal.
Le portefeuille peut aussi permettre de payer lorsque la carte physique est rangée dans un coffre. C'est utile dans un transport ou un commerce rapide. Cependant, certains terminaux, automates, hôtels et loueurs exigent encore la carte physique, notamment pour une insertion, un code ou une préautorisation.
La batterie et l'appareil deviennent des points de dépendance
Un téléphone déchargé, cassé ou volé peut supprimer l'accès à plusieurs cartes en même temps. Le portefeuille mobile ne doit donc pas être votre seule solution. Conservez une carte physique séparément et notez les procédures pour suspendre les moyens de paiement depuis un autre appareil.
La connexion internet n'est pas nécessaire à chaque transaction selon la plateforme et la configuration, mais elle reste utile pour recevoir une authentification, modifier un plafond ou contrôler une alerte. Ne supposez pas qu'un paiement mobile fonctionnera partout parce qu'il fonctionne dans votre commerce habituel.
Les frais restent ceux de la carte enregistrée
Enregistrer une carte coûteuse à l'étranger dans un portefeuille ne la rend pas moins chère. Si la banque facture une marge de change ou un retrait, le portefeuille ne neutralise pas ce tarif. La comparaison doit donc porter sur la carte sous-jacente, puis sur la disponibilité du paiement mobile dans le pays visité.
Pour éviter une erreur, ouvrez le détail de la carte sélectionnée avant chaque paiement. Les portefeuilles peuvent mémoriser une carte par défaut qui n'est pas la plus avantageuse en devise. Ce contrôle prend quelques secondes et évite de débiter le mauvais compte pendant tout le séjour.
Faut-il encore emporter des espèces à l'étranger ?
Oui, mais en quantité limitée. Les statistiques SPACE 2024 montrent que le liquide conserve une place forte dans les paiements de proximité européens. Hors d'Europe, son importance peut être encore plus marquée selon le pays, la ville et le secteur. Une réserve couvre les petits achats et les incidents techniques, sans concentrer tout le budget du voyage.
Sources : BCE, SPACE 2024, consulté le 2026-10-06 ; Banque de France, Étude sur les habitudes de paiement des consommateurs, consultée le 2026-10-06.
Retirez dans un distributeur bancaire identifié
Privilégiez un automate rattaché à une banque connue, situé dans une agence, un aéroport ou un lieu surveillé. Les distributeurs indépendants peuvent ajouter leurs propres frais et pousser la conversion en euros. L'écran doit afficher les frais du propriétaire avant confirmation lorsque la réglementation locale l'impose.
Lisez chaque écran. Refusez la conversion dynamique et choisissez la devise locale. Si le distributeur annonce un supplément élevé, annulez et cherchez un autre automate. Votre banque peut ajouter sa propre tarification, même lorsque le distributeur ne facture rien.
Regroupez les retraits sans transporter tout le budget
Plusieurs petits retraits multiplient les commissions fixes. Un seul retrait très important réduit les frais, mais augmente le risque de perte ou de vol. Le compromis dépend du coût facturé, de la sécurité du logement et de la facilité à retrouver un distributeur fiable.
Répartissez les billets entre deux emplacements. Gardez uniquement le nécessaire de la journée dans le portefeuille. Ne stockez pas la carte de secours avec la carte principale et tout le liquide. Une perte unique ne doit pas supprimer tous vos moyens d'action.
Évitez le change improvisé
Un bureau de change peut annoncer « sans commission » tout en intégrant sa rémunération dans un taux peu favorable. Comparez le montant réellement remis pour une somme identique, pas seulement le mot « gratuit ». Les hôtels et comptoirs très touristiques disposent rarement du meilleur taux.
Évitez aussi de changer une grosse somme avant de connaître l'usage réel du liquide. Vous paierez une première marge à l'achat, puis une seconde si vous reconvertissez le solde au retour. Une petite réserve initiale et des retraits maîtrisés limitent ce double coût.
Virement SEPA, instantané ou international : lequel choisir ?
Le virement convient aux dépenses planifiées : loyer, acompte, prestataire, école ou achat important. Dans la zone SEPA, un virement en euros bénéficie d'un cadre harmonisé. En 2026, les prestataires de la zone euro doivent aussi respecter les nouvelles règles européennes sur les virements instantanés et la vérification du bénéficiaire.
Sources : Union européenne, Règlement 2024/886 sur les virements instantanés, consulté le 2026-10-06 ; BCE, Instant payments, consulté le 2026-10-06 ; Commission européenne, Payment services, consultée le 2026-10-06.
Le virement SEPA en euros pour une dépense préparée
Le cadre européen prévoit qu'un paiement transfrontalier en euros soit facturé comme un paiement national équivalent. Si votre banque facture le virement domestique, elle peut appliquer la même tarification. Si elle l'inclut, le transfert transfrontalier correspondant doit suivre le même principe.
Cette règle porte sur le paiement en euros, pas sur une conversion préalable. Si votre compte est en euros et que le bénéficiaire attend une autre devise, le change peut être effectué par votre banque, celle du bénéficiaire ou un prestataire intermédiaire. Clarifiez la devise attendue avant d'envoyer.
Le virement instantané pour l'urgence réelle
Un virement instantané en euros peut atteindre le bénéficiaire en quelques secondes, à toute heure, si les établissements participent au dispositif. Le règlement européen encadre aussi son prix par rapport au virement classique et impose un service de vérification entre le nom du bénéficiaire et l'IBAN.
Cette vérification réduit le risque d'erreur, sans annuler un virement volontairement envoyé à un fraudeur. Lisez le résultat affiché avant de confirmer. Une discordance doit conduire à contacter le bénéficiaire par un canal déjà connu, pas par le numéro ou l'adresse contenus dans le message de paiement.
Le virement hors SEPA pour des montants planifiés
Hors SEPA ou dans une autre devise, le coût peut venir de l'émetteur, du change, de banques correspondantes et du bénéficiaire. Le montant reçu peut donc être inférieur au montant envoyé. Demandez qui supporte les frais et si un montant net doit impérativement arriver.
Pour une facture importante, effectuez un petit test lorsque le délai le permet. Vérifiez le nom légal, le pays, la devise et les coordonnées bancaires par un second canal. Un changement d'IBAN transmis uniquement par e-mail constitue un signal d'alerte, surtout dans une transaction immobilière ou professionnelle.
Un compte multi-devises est-il plus intéressant qu'une carte bancaire classique ?
Il peut l'être pour un voyageur fréquent, un expatrié ou une personne qui reçoit et dépense plusieurs devises. Son intérêt vient de la visibilité du taux, des frais annoncés avant l'opération et de la possibilité de conserver certains soldes. Il faut toutefois vérifier chaque trajet, car les coûts varient selon la devise, le montant et le mode d'alimentation.
Un compte multi-devises n'est intéressant que si son coût total bat celui de votre carte habituelle sur l'opération réelle. Additionnez l'alimentation, la conversion, le paiement, le retrait et la réception. Un service avantageux pour convertir peut devenir moins compétitif lors d'un retrait ou d'un transfert empruntant un autre réseau.
Utilisez le simulateur du prestataire avec le montant, la devise de départ et la destination exacts. Ne transposez pas le tarif d'un transfert en euros vers une autre monnaie. Les devises disponibles, les coordonnées de réception, les limites et les moyens d'alimentation varient selon le pays et le profil.
Le statut du prestataire mérite aussi une vérification. Un compte de paiement ne propose pas automatiquement le découvert, le crédit, l'épargne réglementée ou les mêmes mécanismes de garantie qu'une banque. Pour un séjour court, il peut servir à convertir et dépenser. Pour une expatriation, il faut étudier la protection des fonds et les obligations déclaratives.
Notre avis Wise fournit un exemple détaillé de compte multi-devises, avec ses usages et ses limites. Utilisez cette fiche pour comprendre les critères, puis refaites toujours le calcul avec votre trajet et votre montant. Le présent comparatif ne classe pas les prestataires et ne reprend pas leurs tarifs variables.
Quel moyen utiliser selon votre situation ?
Le meilleur instrument change avec l'usage. Un week-end dans la zone euro ne demande pas la même organisation qu'un semestre d'études, un déménagement ou le paiement d'un fournisseur. Choisissez d'abord selon la fréquence et le montant, puis comparez les coûts et les recours disponibles.
Pour un voyage court dans la zone euro
Utilisez votre carte principale si sa tarification nationale est correcte, puisque les paiements en euros suivent le principe d'égalité des frais transfrontaliers. Ajoutez une carte de secours et un peu de liquide pour les commerces non équipés. Un compte multi-devises apporte peu si toutes les dépenses restent en euros.
Vérifiez malgré tout les retraits. Le paiement et le retrait ne partagent pas nécessairement la même grille. Un distributeur peut facturer un supplément local, et votre banque peut appliquer une commission même dans un pays utilisant l'euro.
Pour un voyage hors zone euro
Privilégiez une carte avec une tarification claire en devise et payez toujours dans la monnaie locale. Utilisez un compte multi-devises si le coût total est inférieur pour le trajet concerné. Retirez une réserve raisonnable dans un automate bancaire et refusez toute conversion en euros proposée à l'écran.
Conservez une seconde carte séparément. Cette précaution compte davantage que quelques centimes gagnés sur le taux. Une carte bloquée sans solution de repli peut imposer un transfert d'urgence bien plus coûteux que la marge évitée.
Pour des études ou une expatriation
Combinez un compte principal stable, une carte internationale et une solution locale lorsque les dépenses régulières l'exigent. Le loyer, le salaire, les prélèvements et les remboursements peuvent nécessiter des coordonnées compatibles avec le pays. Notre guide bancaire pour les expatriés détaille cette organisation.
Ne fermez pas trop vite le compte français. Il peut servir aux obligations fiscales, aux remboursements, à l'épargne et au retour. Testez les virements dans les deux sens avant de déplacer l'ensemble de vos flux.
Pour un achat en ligne sur un site étranger
La carte ou le portefeuille mobile offre une confirmation rapide et parfois des mécanismes de contestation. Vérifiez la devise finale, l'identité du marchand et les conditions de remboursement. Un site affiché en français peut débiter dans une autre devise ou opérer depuis un autre pays.
Évitez le virement vers un vendeur inconnu. Le virement autorisé est difficile à récupérer lorsque le bénéficiaire disparaît. Pour un montant élevé, recherchez les mentions légales et utilisez un moyen offrant un recours adapté au type d'achat.
Pour payer un fournisseur international
Le virement devient plus adapté, surtout pour une facture documentée. Fixez la devise, la répartition des frais et le montant net attendu. Contrôlez les coordonnées par un canal indépendant, puis conservez la facture, la confirmation et le motif du paiement.
Un compte multi-devises peut réduire les conversions répétées si vous recevez et payez dans la même monnaie. Il faut cependant intégrer les obligations comptables, les justificatifs et la déclaration des comptes utilisés à l'étranger selon votre situation.
Comment sécuriser ses paiements pendant un voyage ?
La sécurité repose sur la séparation des moyens, la surveillance des alertes et une réaction rapide. Le rapport annuel de l'Observatoire de la sécurité des moyens de paiement décrit l'authentification forte et le suivi des fraudes comme des outils centraux. Aucun réglage ne remplace toutefois la vérification du montant, de la devise et du bénéficiaire.
Source : Banque de France, Rapport annuel 2024 de l'Observatoire de la sécurité des moyens de paiement, publié en 2025 et consulté le 2026-10-06.
Séparez la carte principale, la carte de secours et les espèces
Gardez la carte principale accessible, mais placez la seconde ailleurs. Répartissez les espèces entre le portefeuille et un emplacement sécurisé. Le téléphone ne doit pas être l'unique point d'accès aux cartes, aux codes, à la messagerie et aux numéros d'opposition.
Enregistrez les numéros utiles dans un espace accessible depuis un autre appareil. Notez aussi les quatre derniers chiffres de chaque carte et le nom de l'émetteur. Ne conservez jamais le code confidentiel avec la carte.
Activez les alertes et contrôlez les libellés
Une notification immédiate permet de repérer un débit suspect pendant qu'il est encore facile de bloquer la carte. Lisez le montant et la devise, pas seulement le nom du commerce. Certains commerçants utilisent un libellé juridique différent de leur enseigne, mais un pays ou un montant incohérent mérite une vérification.
Consultez aussi les opérations en attente. Un hôtel ou un loueur peut créer une préautorisation temporaire. Ne la confondez pas avec un débit définitif, mais surveillez sa libération et son montant final après le départ ou la restitution du véhicule.
Ne validez jamais une authentification incomprise
Une demande d'authentification forte peut correspondre à un paiement initié par un fraudeur. Le code ou la notification ne prouve pas que l'opération est légitime. Vérifiez le commerçant, le montant et la devise affichés avant de confirmer.
En cas de doute, refusez puis ouvrez directement l'application bancaire. N'utilisez pas le lien reçu par SMS ou e-mail. Si la carte disparaît ou si une opération inconnue apparaît, bloquez-la immédiatement et contactez l'établissement par son canal officiel.
Quelle checklist suivre avant le départ ?
Une préparation de quinze minutes évite la plupart des blocages simples. Contrôlez les tarifs, les plafonds, les cartes enregistrées et les moyens de secours. Faites ce test plusieurs jours avant le départ afin de laisser le temps à la banque de remplacer une carte ou de corriger une restriction.
- Lisez les tarifs des paiements et retraits dans la devise de destination.
- Vérifiez les plafonds disponibles, y compris les préautorisations d'hôtel ou de voiture.
- Testez la carte physique, son code et le portefeuille mobile.
- Identifiez la carte utilisée par défaut dans Apple Pay ou Google Wallet.
- Activez les alertes de paiement et de retrait.
- Notez les numéros d'opposition hors du téléphone principal.
- Répartissez carte de secours et espèces dans un autre emplacement.
- Recherchez la monnaie locale et repérez le choix à sélectionner sur un terminal.
- Vérifiez l'IBAN par un second canal avant tout virement important.
- Conservez les reçus des cautions, retraits et opérations contestables.
Cette liste ne remplace pas les recommandations propres au pays. Les sanctions, contrôles de change, limites d'espèces et usages locaux varient. Consultez la fiche de destination officielle et votre banque pour les restrictions particulières avant un long séjour.
Questions fréquentes sur les paiements à l'étranger
Faut-il choisir euros ou devise locale sur le terminal ?
Choisissez généralement la devise locale. Le paiement en euros proposé par le terminal utilise une conversion dynamique dont le taux est fixé par le prestataire du commerçant. En devise locale, votre réseau et votre établissement appliquent leurs conditions habituelles. Vérifiez tout de même la marge et les frais prévus par votre carte.
Une carte sans frais à l'étranger est-elle vraiment gratuite ?
Pas nécessairement. L'absence de commission bancaire peut laisser une marge de change, une limite d'usage, un abonnement ou des frais de distributeur. Comparez le coût total d'une opération réelle : taux appliqué, commission fixe, commission proportionnelle et frais éventuels de l'automate.
Apple Pay ou Google Wallet évitent-ils les frais de change ?
Non. Le portefeuille mobile utilise la carte enregistrée et reprend sa tarification. Il peut améliorer la sécurité et la praticité, mais il ne modifie pas le contrat de change de l'émetteur. Sélectionnez la bonne carte avant de payer et gardez une carte physique de secours.
Peut-on voyager uniquement avec une carte ?
C'est risqué. Un plafond, une panne, un contrôle antifraude ou un terminal incompatible peut bloquer le paiement. Emportez une seconde carte séparée et une petite réserve d'espèces. Le montant dépend de la destination et de la facilité à trouver un distributeur fiable.
Le virement instantané peut-il être annulé ?
Un virement instantané exécuté atteint très vite le bénéficiaire et ne doit pas être considéré comme annulable à volonté. Vérifiez le nom, l'IBAN, le montant et l'alerte de concordance avant confirmation. En cas de fraude, contactez immédiatement votre établissement, sans promettre qu'une récupération sera possible.
Un compte multi-devises remplace-t-il une banque française ?
Pas toujours. Il peut être très efficace pour recevoir, convertir et dépenser plusieurs devises, mais il n'offre pas nécessairement le crédit, le découvert, l'épargne réglementée ou une garantie bancaire des dépôts. Utilisez-le comme outil spécialisé si vos autres besoins restent couverts ailleurs.
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Conclusion : combinez les moyens au lieu de chercher une solution unique
La carte en devise locale reste le meilleur point de départ pour les dépenses courantes. Le portefeuille mobile ajoute du confort, les espèces couvrent les situations locales et le virement sert les paiements préparés. Un compte multi-devises devient pertinent lorsque les conversions et flux internationaux se répètent.
La bonne stratégie tient en trois protections : comprendre le coût total, refuser la conversion dynamique et prévoir un secours séparé. Avant chaque voyage, vérifiez la tarification et les plafonds réels de vos cartes. Quelques minutes de préparation valent davantage qu'une promesse générale de paiement « sans frais ».
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