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Récap actu du 22 octobre 2026 : le CAC 40 chute, l’OAT clôture à 5,07 %

Le CAC 40 perd 1,39 %, la dette française reste sous pression et le Nasdaq décroche de 2,6 %. Le point sourcé sur le pétrole, les salaires et Bitcoin.

Billy RousseauBilly Rousseau14 min de lecture
Récap de l’actualité économique et financière du 22 octobre 2026

Voici le récap de l’actualité économique et financière du jeudi 22 octobre 2026. La séance a combiné une baisse de 1,39 % du CAC 40, une nouvelle tension sur la dette française et un décrochage des valeurs technologiques américaines. Le rendement de l’OAT à dix ans a clôturé à 5,07 %, tandis que le Nasdaq Composite a perdu 2,6 %. Le pétrole a encore monté sur fond de risque géopolitique. En France, l’Insee a publié son bilan des salaires privés en 2025. Sur les cryptomonnaies, Bitcoin a reculé et la banque centrale irlandaise a sanctionné Coinbase Ireland. Le Figaro ; CNBC ; Insee ; CoinDesk.

Les marchés actions : Paris et le Nasdaq décrochent

Le CAC 40 a terminé à 7 811,26 points, en recul de 1,39 %. Ce niveau et cette variation sont identiques dans le bilan de l’AFP publié par Le Figaro, dans l’article de clôture de BFM Bourse et dans la série quotidienne de Yahoo Finance limitée au 22 octobre. L’indice avait gagné 1,06 % la veille, mais le rebond n’a pas résisté à la combinaison d’un pétrole plus cher, de rendements français élevés et de plusieurs réactions négatives à des publications d’entreprises. Le Figaro ; BFM Bourse ; Yahoo Finance, CAC 40.

Hermès a pesé sur l’indice après une publication trimestrielle inférieure aux attentes du marché. L’action a fini à 1 289,50 euros, en baisse de 4,94 %. Le groupe a annoncé environ 4,1 milliards d’euros de ventes au troisième trimestre, soit une progression annuelle de 5,5 %, alors que les estimations citées par Le Figaro étaient légèrement supérieures. LVMH a cédé 0,21 % à 387,80 euros et Kering 1,27 % à 213,50 euros. La baisse du luxe ne traduit donc pas une contraction des ventes d’Hermès, mais un écart entre la croissance publiée et celle que les investisseurs avaient intégrée. Le Figaro ; Yahoo Finance, Hermès.

Legrand a reculé de 5,8 % et Schneider Electric de 5,4 %. BFM Bourse relie ces mouvements aux doutes sur le financement des dépenses d’intelligence artificielle, ravivés par les annonces de Meta. La lecture doit rester sectorielle : les investisseurs ont sanctionné les valeurs considérées comme exposées aux investissements massifs dans les centres de données, alors que d’autres entreprises ont été jugées sur leurs propres résultats. FDJ United a ainsi perdu 2,1 % après une publication décevante et une révision de ses objectifs. Hors CAC 40, ID Logistics a gagné 8,9 %, tandis que SMCP a plongé de 20 %. BFM Bourse.

L’Oréal a publié après la séance un chiffre d’affaires trimestriel de 11,6 milliards d’euros, en hausse de 11,9 % en données publiées et de 7,2 % à données comparables. Les ventes ont progressé dans toutes les divisions et toutes les régions citées par le groupe. L’Asie du Nord affiche une hausse de 14,1 %, l’Europe de 13,2 % et l’Amérique du Nord de 6 %. Cette annonce ne doit pas être utilisée pour expliquer rétroactivement le cours de clôture du jeudi : sa publication à 18 h 28 est postérieure à la fermeture du marché parisien. Le Figaro.

À Wall Street, la séance régulière s’est soldée par une baisse de 1,2 % du S&P 500 et de 2,6 % du Nasdaq Composite. Le Dow Jones a terminé presque stable, légèrement positif. Les séries quotidiennes de Yahoo Finance donnent des clôtures respectives à 7 663,43 points, 26 008,86 points et 52 867,98 points. CNBC attribue l’essentiel de la pression à la technologie : Nvidia a perdu 4,4 %, Alphabet 3,2 % et AMD 8,1 %. Ces chiffres décrivent la séance régulière américaine, pas les mouvements des contrats à terme observés après la clôture. CNBC ; Yahoo Finance, S&P 500 ; Yahoo Finance, Nasdaq.

Meta a clôturé à 648,85 dollars, en baisse d’environ 7 % par rapport à la veille. Le groupe a relevé la borne basse de sa prévision annuelle de dépenses d’investissement, désormais comprise entre 135 et 145 milliards de dollars, contre un minimum précédent de 130 milliards. Son flux de trésorerie disponible est ressorti négatif de 2,12 milliards de dollars au troisième trimestre, malgré un chiffre d’affaires de 64,60 milliards, supérieur au consensus de 63,37 milliards cité par CNBC. Le marché a donc moins réagi au niveau des revenus qu’au coût et au financement de la stratégie d’investissement. CNBC, Meta ; Yahoo Finance, Meta.

L’indice de volatilité VIX affiche 19,03 dans la ligne quotidienne datée du 22 octobre. Ce niveau est cohérent avec une journée de repli marqué des actions technologiques, sans atteindre à lui seul les niveaux associés aux phases les plus aiguës de stress. Il s’agit d’une observation quotidienne de la série, et non d’une valeur récupérée sans date dans un bandeau de cotation. Yahoo Finance, VIX.

Taux et obligations : l’OAT reste au-dessus de 5 %

Le rendement de l’OAT française à dix ans a clôturé à 5,07 %, contre 5,01 % mercredi soir, selon Le Figaro. BFM Business avait observé en séance un croisement à 5,082 % pour la France contre 5,079 % pour le Treasury américain. Ces deux chiffres ne sont pas contradictoires : le premier décrit la clôture européenne, le second un instant de marché antérieur. L’écart avec le Bund allemand a atteint près de 1,74 point de pourcentage à la clôture selon Le Figaro, après une observation à 175 points de base vers 14 heures chez BFM Business. Le Figaro ; BFM Business.

La tension française reste associée aux incertitudes budgétaires et politiques entourant le projet de budget 2027. Elle intervient à la veille de l’examen de la note souveraine française par Moody’s annoncé pour le 23 octobre. Cette échéance était encore future au moment des articles du jeudi : elle ne constitue donc pas une décision déjà connue dans ce récap. Charlotte de Montpellier, économiste chez ING France, décrit un mécanisme où la hausse des coûts de financement pèse à son tour sur une croissance déjà faible. BFM Business ; BFM Bourse.

« C’est un cercle vicieux, car cette nouvelle détérioration des conditions financières assombrit encore des perspectives de croissance déjà très faibles. » Charlotte de Montpellier, citée par BFM Bourse.

Aux États-Unis, le mouvement a été inverse pendant la séance. Le rendement du Treasury à dix ans a chuté de plus de 17 points de base à 4,972 %, repassant sous 5 % pour la première fois depuis le 23 septembre. Le deux ans est tombé à 4,659 % et le trente ans à 5,296 %. CNBC décrit un retour vers les emprunts d’État américains comme actifs de protection face à la baisse technologique, à la hausse du pétrole et aux interrogations sur le financement de l’intelligence artificielle. Cette détente américaine accentue mécaniquement le contraste avec la hausse du rendement français. CNBC.

L’or n’a pourtant pas progressé sur sa ligne quotidienne. La série Yahoo Finance du contrat à terme affiche 4 060,40 dollars pour le 22 octobre, contre une ouverture à 4 159 dollars, avec un plus bas à 4 036,80 dollars. Ce recul rappelle que tous les actifs qualifiés de refuges n’évoluent pas toujours ensemble sur une journée, notamment quand les positions, le dollar et les rendements changent simultanément. Yahoo Finance, or.

Pétrole et devises : le Brent dépasse 113 dollars

Le contrat Brent a terminé à 113,17 dollars le baril, en hausse de 4 %, tandis que le WTI a clôturé à 99,47 dollars, en progression de 2,39 %. Ces prix de fin de séance sont donnés par CNBC et correspondent aux lignes quotidiennes de Yahoo Finance pour le 22 octobre. Ils diffèrent des niveaux de 111,29 dollars pour le Brent et 98,42 dollars pour le WTI relevés plus tôt par BFM Bourse, car ces derniers étaient des observations en cours de séance. La distinction évite de transformer une cotation intermédiaire en règlement final. CNBC ; Yahoo Finance, Brent ; Yahoo Finance, WTI.

La hausse a été reliée aux tensions au Moyen-Orient et à l’hypothèse de nouvelles frappes contre l’Iran rapportée par la presse américaine. Le Figaro cite également le gaz européen, revenu sur un plus haut depuis la fin de 2022. Andreas Lipkow, de CMC Markets, souligne que l’absence de désescalade pourrait continuer à réduire l’appétit des investisseurs pour le risque. Cette analyse reste un commentaire de marché, pas une prévision certaine sur les prochaines séances. Le Figaro ; CNBC.

« Sans désescalade rapide ni détente sensible des prix du pétrole, la patience des investisseurs pourrait continuer à s’éroder. » Andreas Lipkow, cité par Le Figaro.

Sur le marché des changes, BFM Bourse relevait un euro en baisse de 0,2 % à 1,1211 dollar pendant la séance. Le taux de référence publié par la Banque centrale européenne pour le 22 octobre est de 1,1205 dollar pour un euro. Ce fixing officiel sert de repère comptable et statistique, mais il ne correspond pas à une clôture universelle du marché des changes, qui fonctionne presque en continu. Les deux nombres peuvent donc coexister sans désaccord si leur méthode et leur heure sont précisées. BFM Bourse ; BCE.

Macroéconomie : les salaires privés ont regagné du pouvoir d’achat en 2025

L’Insee a publié le 22 octobre son étude sur les salaires dans le secteur privé en 2025. Le salaire net moyen atteint 2 797 euros par mois en équivalent temps plein, tandis que le salaire médian s’établit à 2 238 euros. La moitié des salariés gagne donc moins que ce second montant, qui décrit mieux le centre de la distribution que la moyenne. Un salarié sur dix perçoit moins de 1 519 euros nets mensuels et un sur dix plus de 4 441 euros. Insee ; BFM Business.

En euros constants, le salaire net moyen a progressé de 1,5 % en 2025, après 0,8 % en 2024, dans un contexte où l’inflation annuelle retenue par l’Insee a ralenti à 0,9 %. L’institut indique que le pouvoir d’achat du salaire moyen dépasse pour la première fois son niveau de 2019 depuis la crise sanitaire. La comparaison reste cependant une moyenne : les hausses réelles ont été plus fortes pour les salariés les mieux rémunérés, avec 2,2 % pour le centile supérieur, contre 1 % pour les rémunérations les plus faibles citées par BFM Business. Insee ; BFM Business.

L’écart moyen entre les salaires féminins et masculins en équivalent temps plein atteint 12,8 %, soit 0,3 point de moins qu’en 2024. Le salaire net moyen des femmes est donné à 2 578 euros, contre 2 956 euros pour les hommes. L’Insee précise également que les disparités salariales ont légèrement augmenté après trois années de réduction puis une stabilisation en 2024. Ces données décrivent les rémunérations de 2025 publiées jeudi, pas les évolutions déjà acquises pour l’ensemble de 2026. Insee ; BFM Business.

Fiscalité et régulation : la taxe sur les produits sucrés est supprimée en première lecture

À l’Assemblée nationale, les députés ont adopté par 86 voix contre 58 des amendements supprimant du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2027 la taxe envisagée sur certains produits transformés préemballés riches en sucre. Le gouvernement estimait son rendement à environ 300 millions d’euros. Le dispositif devait notamment viser des viennoiseries, biscuits, gâteaux, céréales, glaces et confiseries selon des paliers destinés à encourager la reformulation des recettes. BFM Business avec AFP.

Ce vote n’achève pas le parcours du texte. L’article publié jeudi précise que l’adoption du budget en première lecture est incertaine et qu’un examen au Sénat doit encore suivre. Il faut donc présenter la décision comme la suppression parlementaire d’une mesure à ce stade du débat, et non comme l’abrogation définitive d’un impôt déjà entré en vigueur. BFM Business avec AFP.

Crypto : Bitcoin recule et Coinbase Ireland est sanctionné

Bitcoin est tombé autour de 81 800 dollars dans le point de marché publié par CoinDesk à 6 h 50 à New York, en baisse de 2,7 % depuis minuit UTC. Le média indique un plus bas sous 82 000 dollars après un retour proche de 84 800 dollars mercredi soir. Ether a perdu 2,6 % pour revenir près de 2 400 dollars, tandis que l’indice sectoriel DeFi de CoinDesk a baissé de 5,6 %. Ces niveaux sont des observations au moment de la publication, pas une clôture quotidienne d’actifs négociés en continu. CoinDesk.

Le recul des prix s’est accompagné d’une hausse de 19 % des volumes de dérivés à 226,6 milliards de dollars, alors que l’intérêt ouvert diminuait de 2,46 % à 141,8 milliards. CoinDesk interprète cette combinaison comme un marché où les opérateurs ferment davantage de positions qu’ils n’ajoutent de nouveaux paris directionnels. Les liquidations ont augmenté de 52 % à 431,1 millions de dollars. Ces données décrivent une journée de réduction du risque, même si les flux vers les fonds négociés en Bourse adossés à Bitcoin avaient dépassé 1 milliard de dollars pendant les trois premiers jours de la semaine. CoinDesk.

La Banque centrale d’Irlande a par ailleurs annoncé une sanction de 3 252 618 euros contre Coinbase Ireland pour des manquements aux obligations de protection des fonds et d’encadrement de l’externalisation entre novembre 2020 et août 2025. Le montant résulte d’une sanction initiale de 4 646 597 euros, réduite de 30 % dans le cadre de l’accord. L’autorité reproche notamment à l’entité irlandaise une dépendance excessive envers le groupe américain et des périodes prolongées de sous-financement du compte de protection. Banque centrale d’Irlande ; CoinDesk.

La banque centrale précise que Coinbase Ireland a reconnu les manquements et accepté les faits, mais que les sanctions restent soumises à la confirmation de la Haute Cour irlandaise avant de prendre effet. Coinbase indique qu’aucun client n’a subi de perte financière ni été privé de l’accès à ses fonds. Cette distinction juridique est importante : l’accord et le montant sont annoncés, mais leur entrée en vigueur dépend encore de la confirmation judiciaire prévue par la procédure irlandaise. Banque centrale d’Irlande ; CoinDesk.

À retenir de cette journée

Le 22 octobre a opposé deux marchés obligataires : détente rapide des rendements américains, tension persistante de la dette française. Sur les actions, le repli du CAC 40 et la chute du Nasdaq ont été amplifiés par les inquiétudes entourant les dépenses d’intelligence artificielle et par des réactions sévères aux publications d’entreprises. Le pétrole a renforcé le risque inflationniste, tandis que l’Insee a apporté un signal plus favorable sur le pouvoir d’achat des salaires privés en 2025. Rendez-vous demain pour le prochain récap sourcé. CNBC ; Le Figaro ; Insee.

Sources

Articles publiés le 22 octobre 2026 et observations de marché portant sur cette date, consultés le 23 octobre 2026. BFM Bourse et BFM Business appartiennent au même groupe éditorial. Les reprises AFP ne sont pas comptées comme des rédactions indépendantes supplémentaires. Les séries Yahoo Finance servent à vérifier les lignes quotidiennes datées et la BCE fournit un taux de référence, pas une clôture de change.

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