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Récap actu du 4 novembre : CAC 40 en hausse, pétrole sous 100 dollars

Le récap économique du 4 novembre 2026 : CAC 40 à 8 177,89 points, Dow Jones en hausse de 3,03 %, Brent à 94,62 dollars et inflation de la zone euro à 4 %.

Billy RousseauBilly Rousseau13 min de lecture
Récap de l'actualité économique et financière du 4 novembre 2026

Voici le récap de l'actualité économique et financière du 4 novembre 2026. La séance a été dominée par la victoire démocrate aux élections américaines de mi-mandat et par l'acceptation rapide du résultat par Donald Trump. Les actions ont rebondi des deux côtés de l'Atlantique, le CAC 40 a gagné 1,96 % et le Dow Jones 3,03 %, tandis que le Brent a chuté de 8,67 % sous 100 dollars. En Europe, l'inflation de la zone euro a accéléré à 4 %. Le bitcoin est remonté au-dessus de 80 000 dollars, mais la nouvelle majorité au Congrès ouvre une période plus incertaine pour la régulation des actifs numériques, selon Le Figaro, CNBC et CoinDesk.

Les marchés actions le 4 novembre 2026

Le CAC 40 a clôturé à 8 177,89 points, en hausse de 1,96 % par rapport aux 8 020,31 points de la veille. Le mouvement s'est étendu aux autres grandes places européennes : le STOXX Europe 600 a gagné 1,82 % à 657,40 points, le DAX allemand 2,22 % à 26 437,67 points et le FTSE 100 britannique 1,79 % à 10 829,20 points. Ces variations sont calculées entre les clôtures des 3 et 4 novembre à partir des séries de Yahoo Finance pour le CAC 40, le STOXX 600, le DAX et le FTSE 100.

À Paris, la détente des rendements souverains a d'abord soutenu les banques. Vers 10 heures, Société Générale avançait de 2,55 % à 63,12 euros, BNP Paribas de 2,40 % à 89,71 euros et Crédit Agricole de 1,83 % à 15,30 euros. Le tableau était moins favorable pour les valeurs exposées à la défense et aux centres de données : Thales perdait 4,51 % à 222,50 euros, tandis que Dassault Systèmes et Capgemini reculaient respectivement de 0,72 % et 0,56 %. Ces niveaux sont des observations de séance, et non des clôtures, publiées par Le Figaro.

La hausse a été encore plus forte à Wall Street. Le Dow Jones a terminé à 53 356,12 points, en progression de 3,03 %. Le S&P 500 a gagné 1,58 % à 7 688,62 points et le Nasdaq Composite 1,44 % à 25 736,51 points. Les pourcentages annoncés par Le Figaro correspondent aux clôtures de Yahoo Finance pour le Dow Jones, le S&P 500 et le Nasdaq.

La réaction des investisseurs ne s'explique pas seulement par la composition du futur Congrès. Donald Trump a rapidement reconnu la victoire démocrate et s'est dit prêt à travailler avec l'opposition, ce qui a réduit la crainte d'une longue contestation électorale. Thomas Hempell, économiste chez Generali Investments, a relié le rebond à cette baisse du risque politique dans l'analyse publiée par CNBC. Le VIX a reflété cette détente : il est passé de 20,83 à 16,61 points, soit une baisse de 20,26 %, selon l'historique quotidien du Cboe et la série Yahoo Finance.

Les mouvements individuels sont restés très contrastés. L'ADR de Novo Nordisk a gagné 4,95 % à 42,18 dollars. Le laboratoire a relevé ses perspectives après un chiffre d'affaires trimestriel de 79,2 milliards de couronnes danoises, supérieur aux 73,6 milliards attendus par le consensus FactSet, tandis que les ventes de la pilule Wegovy ont atteint 5,4 milliards de couronnes. La réaction boursière est confirmée par CNBC et la clôture Yahoo Finance.

CVS Health a suivi la direction inverse, avec une chute de 12,53 % à 79,96 dollars. Le groupe prévoit de séparer d'ici au premier semestre 2028 ses quelque 9 000 pharmacies de ses activités d'assurance et de gestion des prestations pharmaceutiques. Cette opération reviendrait en partie sur l'acquisition d'Aetna pour 78 milliards de dollars réalisée en 2018. Le recul de plus de 12 % rapporté par CNBC est cohérent avec la série de clôture Yahoo Finance.

Taux et obligations

Le rendement du Treasury américain à dix ans a terminé à 4,894 %, contre 4,952 % la veille, soit une baisse de 5,8 points de base. Le mouvement est visible dans la série historique Yahoo Finance et correspond au recul observé pendant la séance par CoinDesk. La perspective d'un Congrès divisé face à l'exécutif a réduit les anticipations de nouvelles dépenses massives et, avec elles, une partie de la prime de risque budgétaire.

Pour l'OAT française à dix ans, Le Figaro relevait un rendement de 4,91 % vers 10 heures, contre 4,95 % mardi soir. Il s'agit d'un niveau intrajournalier, pas d'une clôture. Cette précision est importante dans une séance où l'inflation européenne a accéléré : la détente matinale des taux a soutenu les actions, mais elle ne signifie pas que le risque de hausse des taux directeurs a disparu.

Pétrole, devises et or

Le pétrole a subi le mouvement le plus spectaculaire de la journée. Le Brent de mer du Nord pour livraison en janvier a chuté de 8,67 % à 94,62 dollars le baril. Le WTI américain pour livraison en décembre a reculé de 8,29 % à 88,12 dollars. Les deux règlements publiés par Le Figaro sont identiques aux séries de Yahoo Finance pour le Brent et le WTI.

« Les marchés semblent interpréter les résultats de l'élection comme un signe que Donald Trump pourrait désormais trouver un compromis avec l'Iran », a expliqué Andy Lipow, cité par Le Figaro.

Le marché a donc réduit la prime liée au risque de perturbation dans le détroit d'Ormuz, sans considérer qu'un accord était acquis. Le Brent a perdu près de 20 % depuis la clôture du vendredi précédent. Le gaz européen s'est également détendu : le contrat TTF néerlandais évoluait autour de 84 euros le mégawattheure, après 104,35 euros vendredi. Le même article du Figaro rappelle toutefois que Washington et Téhéran n'avaient pas encore modifié leurs positions de négociation.

Sur le marché des changes, l'euro valait 1,1220 dollar vers 19 heures GMT, en hausse de 0,21 % au moment du point de marché publié par Le Figaro. La série quotidienne de Yahoo Finance affiche 1,1207 pour le 4 novembre, une différence liée à l'heure de mesure. L'or a terminé à 4 073 dollars l'once, en hausse de 3,37 % par rapport à la veille, selon la série du contrat de référence Yahoo Finance.

Crypto

Le bitcoin a dépassé 81 000 dollars pendant la séance avant de revenir juste au-dessus de 80 000 dollars vers 15 h 30 à New York, soit une hausse d'environ 3 % sur vingt-quatre heures au moment du relevé. L'ether gagnait 6 % autour de 2 424 dollars à la mi-séance. La hausse des actifs numériques a accompagné le rebond général des actifs risqués, mais elle n'a pas profité de la même manière aux sociétés liées aux centres de données. Plusieurs mineurs de bitcoin exposés au Texas perdaient plus de 10 %, voire plus de 20 %, après les victoires de candidats opposés au développement local de ces infrastructures, selon le direct de CoinDesk.

La victoire démocrate complique en parallèle l'adoption d'une grande loi fédérale de clarification du marché crypto. La tokenisation des titres et les stablecoins disposent cependant de bases plus solides : les acteurs interrogés par CoinDesk estiment que ces activités peuvent continuer sous les lois existantes, tandis que la SEC et la CFTC devraient faire face à un contrôle parlementaire renforcé. Le cadre fédéral adopté en 2025 pour les stablecoins de paiement doit entrer en vigueur le 18 janvier 2027, mais les projets de règles des régulateurs pourraient avancer plus lentement.

Le lien entre finance traditionnelle et crypto a aussi été illustré par la cyberattaque contre Crédit Mutuel Arkéa. La banque a confirmé une perte supérieure à 100 millions d'euros après le détournement de fonds depuis la plateforme d'un prestataire, puis leur conversion en cryptomonnaies. Elle affirme que les comptes de ses clients et Fortuneo n'ont pas servi de point d'entrée. L'enquêteur ZachXBT avançait de son côté 133 millions de dollars, soit environ 115 millions d'euros, tandis que MoneyVox évoquait une première estimation supérieure à 118 millions d'euros. Ces montants restent donc à consolider, contrairement au seuil de plus de 100 millions reconnu par la banque et rapporté par BFM Business.

Macroéconomie

L'inflation de la zone euro a atteint 4 % en octobre, contre 3,8 % en septembre, son plus haut niveau depuis trois ans. L'énergie a été le principal moteur, avec une hausse des prix de 20,8 % sur un an après 18,9 % le mois précédent. L'inflation des services est passée de 3,2 % à 3,3 % et celle de l'alimentation de 1,3 % à 1,6 %. Les chiffres de la première estimation d'Eurostat sont rapportés de manière concordante par Le Figaro et CNBC.

Cette accélération remet une hausse des taux de la Banque centrale européenne dans le débat, même si les données nationales restent très divergentes. CNBC relevait une inflation de 6,1 % en Lituanie contre 2,3 % à Malte, avec les 21 pays de la zone euro au-dessus de l'objectif de 2 %. La BCE avait maintenu son principal taux à 2,5 % lors de sa précédente réunion. La baisse du pétrole observée le 4 novembre pourrait atténuer la pression future si elle dure, mais une seule séance ne suffit pas à modifier une trajectoire d'inflation déjà alimentée par plusieurs mois de hausse de l'énergie, selon CNBC.

En France, l'indice PMI composite du secteur privé a chuté à 46,2 en octobre, contre 51,1 en septembre. Un niveau inférieur à 50 signale une contraction. L'enquête de S&P Global auprès d'environ 400 entreprises de services fait état d'un recul des nouvelles affaires, d'un sixième mois consécutif de baisse de l'emploi et d'une forte dégradation des anticipations. Près de 30 % des répondants prévoyaient une baisse de leur activité dans les douze mois, une proportion inédite depuis avril 2020, selon Le Figaro.

Le Haut Conseil des finances publiques a jugé la prévision gouvernementale de croissance de 0,5 % en 2026 « difficilement atteignable » et considère 0,3 % comme plus vraisemblable. Il estime aussi que l'objectif de déficit public à 5,4 % du PIB est fragilisé. Le constat repose notamment sur un PIB en baisse de 0,1 % au troisième trimestre, après un recul de 0,2 % au premier trimestre et une stagnation au deuxième. Ces éléments sont publiés par BFM Business et corroborés par Le Figaro.

« Une prévision de croissance à 0,3 % serait plus vraisemblable », estime le Haut Conseil des finances publiques, cité par Le Figaro.

Immobilier

Le ministre du Logement Vincent Jeanbrun a rouvert le débat sur les normes d'accès au crédit immobilier. Les barèmes sur vingt-cinq ans se situaient entre 3,50 % et 4,20 % dans plusieurs réseaux de courtage, avant assurance et frais bancaires, qui portent le coût total évoqué dans l'article entre 4 % et 5 %. Le ministre souhaite discuter d'une plus grande souplesse, mais n'a annoncé aucune réforme. La règle reste donc une charge de remboursement limitée à 35 % des revenus nets avant impôt, une durée maximale de vingt-cinq ans et une marge de dérogation portant sur 20 % des prêts accordés par les banques, selon BFM Business.

Le débat oppose la fluidité du financement à la protection des ménages et du système bancaire à taux fixes. Le HCSF estimait encore en septembre qu'il n'existait pas de contrainte générale sur l'offre de crédit. Les nouveaux prêts représentaient 10 à 12 milliards d'euros par mois jusqu'en juillet, tandis que les notaires anticipaient environ 920 000 transactions en 2026, en baisse de 3 % sur un an. Ces données ne décrivent donc pas un arrêt du marché, mais un accès au crédit plus difficile pour certains profils après la remontée des taux, d'après BFM Business.

Épargne, budget et régulation

À l'Assemblée nationale, les députés ont adopté des amendements supprimant le gel prévu en 2027 des aides personnelles au logement et de la prime d'activité. Environ 5,8 millions de ménages reçoivent les aides au logement et 4,5 millions de travailleurs la prime d'activité. Cette suppression n'est pas définitive : elle reste liée au parcours du budget 2027 et ne doit pas être présentée comme une règle déjà entrée en vigueur, comme le précise MoneyVox.

La partie recettes du projet de loi de finances a ensuite été rejetée en première lecture par 458 voix contre et aucune pour. Le texte doit poursuivre son parcours au Sénat. Le rejet ne signifie donc pas que toutes les mesures débattues sont définitivement abandonnées, mais il confirme l'absence de majorité autour de l'équilibre proposé par le gouvernement, selon Le Figaro.

La séance du 4 novembre a combiné un fort rebond des actions, une baisse de la volatilité et un décrochage du pétrole. Cette amélioration immédiate de l'appétit pour le risque ne résout pas les tensions de fond : inflation européenne à 4 %, activité privée française en contraction, trajectoire budgétaire contestée et cadre réglementaire américain plus incertain pour la crypto. Rendez-vous demain pour le prochain récap, avec des niveaux datés, des annonces distinguées des règles en vigueur et des sources vérifiables.

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