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Récap actu du 26 octobre 2026 : le CAC 40 rebondit, détente sur la dette française

Le récap complet de l'actualité économique du 26 octobre 2026 : CAC 40 en hausse de 0,83%, détente de l'OAT française, reprise de Wall Street et pétrole sous pression.

Billy RousseauBilly Rousseau12 min de lecture
Récap de l'actualité économique et financière du 26 octobre 2026

Voici le récap de l'actualité économique et financière du lundi 26 octobre 2026. La séance a été dominée par trois mouvements liés entre eux : un rebond des actions européennes, une nette détente de la dette française après la décision de Moody's et un recul du pétrole en clôture. Le CAC 40 a gagné 0,83%, Wall Street a progressé dans le sillage du projet d'introduction en Bourse d'Anthropic, tandis que le bitcoin est resté proche de 80 000 dollars avant la décision de la Réserve fédérale. Cette synthèse s'appuie sur les clôtures publiées et sur des articles datés du 26 octobre.

Les marchés actions le 26 octobre 2026

Le CAC 40 a terminé à 7 847,32 points, en hausse de 0,83%, après une clôture vendredi à 7 782,82 points. La séance parisienne a bénéficié du maintien de la note souveraine française à Aa3 par Moody's, alors qu'une dégradation était largement anticipée. La détente simultanée des rendements obligataires américains et français a aussi réduit la pression exercée sur les valorisations. Les données historiques de Yahoo Finance confirment le niveau de clôture, cohérent avec le compte rendu de BFM Bourse.

Le mouvement a concerné l'ensemble des grandes places européennes. Le STOXX Europe 600 a progressé de 0,77% à 640,66 points, le DAX allemand de 0,91% à 25 410,84 points et le FTSE 100 britannique de 0,72% à 10 767,30 points. Ces variations, calculées entre les clôtures des 23 et 26 octobre, montrent que le rebond parisien n'était pas isolé. Les séries utilisées sont celles de Yahoo Finance pour le STOXX 600, du DAX et du FTSE 100.

La baisse du stress de marché est également visible dans le VIX. L'indice de volatilité américain a clôturé à 18,39 points, contre 19,45 vendredi, soit un repli de 5,45%. Il reste cependant au-dessus des zones de très faible volatilité, signe que les investisseurs n'ont pas effacé les risques liés au pétrole, aux banques centrales et aux résultats d'entreprises. La séance exacte du 26 octobre apparaît dans la série historique du VIX publiée par Yahoo Finance.

« L'appétit pour le risque est soutenu par le repli des prix du pétrole et la détente des rendements obligataires américains, le taux à dix ans repassant sous la barre des 5% », a observé John Plassard de Cité Gestion auprès de BFM Bourse.

À Paris, la dispersion entre les valeurs est restée forte. GTT a chuté de 11,7% après des revenus trimestriels inférieurs aux attentes. Pluxee a perdu 4,1% et Edenred 2,7%, deux titres exposés au Brésil, après la réélection surprise de Lula. À l'inverse, Nanobiotix a bondi de 9,5% après la présentation de résultats cliniques dans le mélanome cutané. N4 Group a reculé de 6,8% pour sa première séance de cotation. Ces mouvements ont été rapportés dans le bilan de séance de BFM Bourse.

Wall Street a aussi fini dans le vert. Le Dow Jones a gagné 0,28% à 52 361,58 points, le S&P 500 a avancé de 0,70% à 7 676,77 points et le Nasdaq Composite de 0,83% à 26 169,38 points. Reuters attribue cette progression au retour de l'intérêt pour les valeurs liées à l'intelligence artificielle après le dépôt du prospectus d'Anthropic. Les clôtures publiées par Boursorama avec Reuters sont corroborées par les séries historiques du S&P 500, du Nasdaq et du Dow Jones.

Tesla a gagné 5,2% et atteint son plus haut niveau depuis plus de trois mois après le relèvement de la recommandation de Barclays de neutre à surpondérer. Meta a en revanche perdu 1,9% après l'annonce d'un projet de levée pouvant atteindre 95 milliards de dollars pour financer ses infrastructures d'intelligence artificielle. Microsoft a progressé de 1,54%. Les variations de clôture sont détaillées par Reuters via Boursorama, tandis que BFM Business précise que Meta prévoit 35 milliards de dollars d'actions ordinaires, puis jusqu'à 60 milliards de dollars d'actions sans droit de vote.

Taux et obligations

Le taux de l'OAT française à dix ans est repassé à 4,90%, contre 5,02% vendredi. L'écart de rendement avec le Bund allemand de même maturité s'est contracté d'environ 0,14 point de pourcentage, son plus fort recul en une séance depuis mars 2020. Le Bund est resté presque stable, ce qui signifie que l'essentiel du mouvement provenait d'achats de dette française. Le compte rendu du Figaro avec l'AFP confirme les niveaux et l'ampleur de cette détente.

La décision de Moody's explique une partie du soulagement. L'agence a maintenu la note française à Aa3 mais a conservé une perspective négative. Le marché a donc retiré une prime de risque immédiate sans considérer le dossier budgétaire comme réglé. Le projet de budget pour 2027 reste soumis à de fortes tensions parlementaires, notamment après le rejet en première lecture du budget de la Sécurité sociale et des modifications qui pourraient accroître le déficit de plusieurs milliards d'euros, selon Le Figaro.

« Moody's semble ainsi avoir choisi d'attendre les résultats du processus budgétaire plutôt que de dégrader immédiatement la note », a estimé Andrea Tueni de Saxo Banque auprès de BFM Bourse.

Aux États-Unis, le rendement du Treasury à dix ans est repassé sous 5% pendant la séance, avant une réunion de la Fed attendue mercredi. Reuters indique que le statu quo est largement anticipé après la hausse de septembre, mais que les investisseurs continuaient d'intégrer la possibilité d'une nouvelle hausse en décembre et d'au moins deux relèvements de 25 points de base d'ici au milieu de 2027. Cette perspective a maintenu une certaine prudence malgré la hausse des actions, selon le bilan de Reuters diffusé par Boursorama.

Pétrole, or et devises

Le pétrole a clôturé en baisse après la forte hausse de la semaine précédente. Le Brent de décembre a perdu 0,78% à 115,81 dollars le baril. Le WTI a terminé à 101,76 dollars, en recul de 1,46% par rapport à vendredi. Les prises de bénéfices et les espoirs de reprise du dialogue diplomatique au Moyen-Orient ont pesé sur les cours, même si les tensions régionales continuaient de maintenir une importante prime de risque. La clôture du Brent est publiée par Le Figaro avec l'AFP et confirmée par les historiques Brent et WTI de Yahoo Finance.

Le gaz européen n'a pas suivi la détente du brut. Le contrat à terme TTF néerlandais a atteint 97,64 euros le mégawattheure, un nouveau plus haut depuis 2022. Les exportations de gaz naturel liquéfié du Golfe restaient exposées aux perturbations régionales. Cette divergence entre pétrole et gaz montre que la baisse du 26 octobre ne constituait pas une normalisation générale des marchés de l'énergie, d'après Le Figaro.

L'or a progressé de 0,76% à 4 038,40 dollars l'once sur le contrat à terme suivi, après 4 007,90 dollars vendredi. Cette hausse simultanée de l'or et des actions traduit une séance où l'appétit pour le risque n'a pas effacé la demande de protection. La série du 26 octobre est disponible dans l'historique de Yahoo Finance.

Sur le marché des changes, l'euro reculait de 0,3% à 1,1185 dollar au moment de la clôture parisienne, selon BFM Bourse. La barre quotidienne de Yahoo Finance, construite selon un horaire différent, ressort à 1,1218 dollar. Ces deux valeurs ne décrivent pas le même instant de marché. Le premier chiffre correspond au point de séance parisien rapporté par le média, le second à la barre quotidienne du fournisseur de données.

Crypto

Le bitcoin a évolué autour de 80 400 dollars en début de séance américaine après un passage près de 79 300 dollars pendant les échanges asiatiques. L'ether reculait alors de 0,2%, tandis que l'indice DeFi de CoinDesk était le seul de ses grands indices sectoriels à progresser. Le marché attendait la décision de la Fed et surveillait les flux des ETF bitcoin au comptant, qui avaient enregistré 138 millions de dollars de sorties vendredi. Les chiffres et le contexte proviennent du point de marché publié par CoinDesk.

Les dérivés ne signalaient pas de nouvel emballement. L'intérêt ouvert sur les contrats crypto a augmenté de 0,85% à 139,9 milliards de dollars en 24 heures, tandis que les volumes ont baissé de 1,78% et que les liquidations ont chuté de 71% à 153 millions de dollars. Le ratio entre volumes acheteurs et vendeurs est resté presque équilibré. Cette configuration, décrite par CoinDesk, correspond davantage à une phase d'attente qu'à un mouvement directionnel confirmé.

La principale actualité réglementaire est venue de Corée du Sud. La présidence envisage de reporter à 2029 l'entrée en vigueur de la taxation des gains en cryptomonnaies, initialement prévue en janvier 2027. Il s'agirait du quatrième report. Le dispositif prévoit un taux de 20%, porté à 22% avec la taxe locale, au-delà d'un abattement annuel de 2,5 millions de wons. L'absence d'échange de données fiscales avec les États-Unis avant 2029 constitue le principal obstacle avancé par les autorités, selon CoinDesk.

« Presque la moitié du marché des cryptomonnaies se trouve aux États-Unis », a expliqué un responsable sud-coréen cité par CoinDesk, pour justifier les difficultés de contrôle des opérations effectuées sur les plateformes américaines.

Macroéconomie, entreprises et régulation

L'intelligence artificielle a concentré une grande partie de l'actualité d'entreprise. Anthropic a présenté un projet de cotation pouvant valoriser la société jusqu'à 2 000 milliards de dollars, malgré ses pertes, selon La Tribune. Cette perspective a soutenu les valeurs technologiques américaines, mais elle a aussi relancé le débat sur le financement des infrastructures nécessaires aux modèles d'intelligence artificielle.

Meta a annoncé un dispositif pouvant atteindre 95 milliards de dollars. Le groupe compte proposer 35 milliards de dollars d'actions ordinaires, puis lever jusqu'à 60 milliards de dollars supplémentaires en actions sans droit de vote. La direction justifie cette opération par l'augmentation attendue des coûts de calcul liés à ses nouveaux services d'intelligence artificielle. BFM Business rapporte aussi un chiffre d'affaires attendu entre 73 et 76 milliards de dollars au quatrième trimestre.

En France, l'Autorité des marchés financiers a autorisé l'État à renforcer fortement sa participation dans Eramet sans déposer d'offre publique d'achat. La dérogation repose sur la situation financière difficile du groupe minier. Eramet a enregistré une perte nette de 477 millions d'euros en 2025 et prépare une augmentation de capital jugée essentielle. L'État veut devenir de très loin le premier actionnaire sans dépasser 50% du capital, selon Le Figaro avec l'AFP.

La séance a donc combiné une détente financière immédiate et des besoins de financement toujours considérables. Le recul de l'OAT a soulagé les actifs français, mais le débat budgétaire reste ouvert. À Wall Street, la hausse des indices a accompagné de nouvelles levées de capitaux massives dans l'intelligence artificielle. Dans l'énergie, le pétrole a baissé sans que le risque géopolitique disparaisse. Cette combinaison impose de distinguer le rebond d'une journée d'une amélioration durable des fondamentaux.

Ce qu'il faut surveiller

La prochaine étape sera la décision de la Fed, puis les résultats des grands groupes technologiques américains. En Europe, la trajectoire de l'OAT dépendra de la capacité du gouvernement français à faire adopter un budget crédible pour 2027. Sur les matières premières, l'évolution des discussions diplomatiques au Moyen-Orient déterminera si la baisse du pétrole se prolonge. Enfin, le bitcoin restera sensible aux taux américains, aux flux des ETF et au niveau de l'aversion au risque.

La séance du 26 octobre a offert un répit aux actions et à la dette française, mais pas une disparition des risques. Le CAC 40 a rebondi, le spread franco-allemand s'est resserré et le VIX a reculé. En parallèle, l'OAT reste proche de 5%, le pétrole demeure au-dessus de 100 dollars et les entreprises technologiques cherchent des montants records pour financer leurs investissements. Rendez-vous demain pour le prochain récap.

Sources

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