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Récap actu du 27 octobre 2026 : le CAC 40 progresse, le Nasdaq accélère

Le récap complet de l'actualité économique du 27 octobre 2026 : CAC 40 en hausse de 0,51%, Nasdaq à +1,18%, pétrole en repli et confiance des ménages français au plus bas depuis 2013.

Billy RousseauBilly Rousseau16 min de lecture
Récap de l'actualité économique et financière du 27 octobre 2026

Voici le récap de l'actualité économique et financière du mardi 27 octobre 2026. Les actions technologiques ont mené la hausse en Europe et aux États-Unis, avec un CAC 40 à +0,51% et un Nasdaq à +1,18%, tandis que le pétrole a poursuivi son repli avant les décisions de la Réserve fédérale et de la Banque centrale européenne. En France, la confiance des ménages est tombée à son plus bas niveau depuis juin 2013. La journée a aussi été marquée par de nouvelles règles d'échange de données fiscales sur les cryptomonnaies et par une action en justice visant un fichier privé d'impayés locatifs, selon BFM Bourse, BFM Business et Boursorama.

Les marchés actions le 27 octobre 2026

Le CAC 40 a clôturé à 7 887,14 points, en hausse de 0,51%. L'indice parisien a brièvement dépassé 7 900 points avant de refluer en fin de séance. Le mouvement a prolongé le rebond de 0,83% enregistré lundi, mais avec un moteur différent : la baisse de la tension sur l'énergie a continué d'aider le marché, tandis que les valeurs liées aux semi-conducteurs et à l'intelligence artificielle ont pris le relais. Le niveau de clôture est publié par BFM Bourse et confirmé par la série historique de Yahoo Finance.

La hausse n'a pas été uniforme en Europe. Le STOXX Europe 600 a gagné 0,47% à 643,68 points et le DAX allemand 0,71% à 25 590,77 points. Le FTSE 100 britannique a en revanche perdu 0,75% à 10 686,50 points. Les calculs reposent sur les clôtures des 26 et 27 octobre publiées dans les séries STOXX 600, DAX et FTSE 100 de Yahoo Finance. Cette dispersion rappelle que le soutien des valeurs technologiques ne bénéficie pas dans les mêmes proportions à toutes les places européennes.

À Paris, STMicroelectronics a bondi de 7,1%, Schneider Electric de 3% et Legrand de 2,5%. Soitec a progressé de 4% au sein du SBF 120. À l'inverse, Exosens a cédé 4,8% après la publication d'une marge brute jugée décevante. Orange a terminé stable malgré des résultats trimestriels supérieurs aux attentes et le relèvement d'un objectif, le marché restant prudent face à son exposition française. L'ensemble de ces variations de séance est détaillé dans le bilan de BFM Bourse.

« La chasse aux bonnes affaires est à l'œuvre, portée par les valeurs liées à l'IA », a expliqué Patrick O'Hare de Briefing.com à l'AFP, repris par Boursorama.

À Wall Street, le Dow Jones a gagné 0,03% à 52 377,57 points, le S&P 500 a progressé de 0,60% à 7 722,60 points et le Nasdaq Composite a avancé de 1,18% à 26 477,81 points. Les chiffres de clôture publiés par Reuters via Boursorama sont cohérents avec les séries historiques du Dow Jones, du S&P 500 et du Nasdaq.

Le rebond américain a surtout profité aux grandes valeurs technologiques. Broadcom a gagné 4%, Amazon 1,61%, Apple 0,93% et Nvidia 0,90%. La séance est toutefois restée très sélective. Boeing a plongé de 10,71% à 168,14 dollars après avoir repoussé au second semestre 2027 l'objectif de 52 appareils 737 MAX produits chaque mois. JetBlue a bondi de 18,99% à 2,82 dollars, soutenue par une demande de voyages jugée solide, tandis que Coca-Cola a perdu 1,63%. Les variations de clôture sont rapportées par Boursorama avec l'AFP, et les contraintes industrielles de Boeing sont précisées par BFM Bourse.

Le VIX a reculé de 4,73%, de 18,39 à 17,52 points. Ce repli indique une baisse de la demande immédiate de protection sur les actions américaines, sans signifier une disparition des risques. La séance précédait une décision de la Fed, plusieurs publications de grands groupes technologiques et de nouveaux développements au Moyen-Orient. Le point daté du 27 octobre figure dans la série historique de Yahoo Finance.

Taux et obligations

L'OAT française à dix ans était affichée à 4,882% après la séance, contre une clôture précédente à 4,997%, soit une détente de 11,5 points de base sur la fiche de marché de Boursorama. Le mouvement prolonge le soulagement observé lundi après le maintien de la note souveraine française par Moody's. Le rendement reste néanmoins proche de 5%, un niveau élevé qui maintient la pression sur le coût de financement de l'État, des entreprises et des emprunteurs immobiliers.

Aux États-Unis, le rendement du Treasury à dix ans évoluait autour de 4,99% en fin de séance, presque inchangé par rapport à lundi, mais inférieur aux 5,12% observés une semaine auparavant. Les marchés attendaient un statu quo de la Fed mercredi, tout en continuant d'anticiper un possible resserrement supplémentaire en décembre si l'inflation restait trop élevée. Le niveau et les attentes de politique monétaire sont rapportés par Boursorama avec l'AFP.

La réunion de la Fed s'est ouverte dans un contexte inhabituel : les actions ont progressé, la volatilité a reculé et les rendements à long terme se sont stabilisés, mais les prix de l'énergie restaient susceptibles de relancer l'inflation. En Europe, la BCE devait rendre sa décision jeudi. La combinaison d'un pétrole encore cher, d'une croissance fragile et de rendements souverains élevés réduit la marge de manœuvre des banques centrales, comme l'explique le bilan de séance de BFM Bourse.

Pétrole, or et devises

Le pétrole a baissé pour une deuxième séance consécutive, mais les niveaux publiés diffèrent selon l'échéance et l'heure d'observation. À la clôture parisienne, BFM Bourse suivait le contrat de novembre sur le Brent à 109,42 dollars, en baisse de 1,2%, et le WTI de décembre à 100,50 dollars, en recul de 1,7%. Ces chiffres concernent des contrats précisément identifiés et un point de séance, selon BFM Bourse.

Les barres quotidiennes génériques de Yahoo Finance, qui peuvent suivre une autre échéance lors des périodes de roulement, ressortent à 113,88 dollars pour le Brent BZ=F, en baisse de 1,67%, et à 99,90 dollars pour le WTI CL=F, en baisse de 1,83%. Ces observations confirment la direction du marché, mais ne doivent pas être substituées aux cotations des contrats novembre et décembre citées plus haut.

L'or a progressé de 0,90% à 4 074,60 dollars l'once sur le contrat à terme suivi par Yahoo Finance, contre 4 038,40 dollars lundi. La hausse du métal précieux, simultanée au rebond des actions, montre que la demande de couverture n'a pas disparu malgré le recul du VIX. La série datée du 27 octobre est disponible dans l'historique de Yahoo Finance.

Sur le marché des changes, l'euro reculait de 0,3% à 1,1140 dollar au moment du bilan parisien publié par BFM Bourse. La barre quotidienne de Yahoo Finance s'établit à 1,1174 dollar, contre 1,1218 la veille, soit un repli de 0,39%. Les deux valeurs correspondent à des horaires de référence différents, mais décrivent la même direction : un dollar plus ferme avant la Fed.

Crypto

Le bitcoin est repassé sous 80 000 dollars pendant la séance, autour de 79 700 dollars à 7 h 32 sur la côte Est américaine, en baisse de 0,4% depuis minuit UTC. L'ether reculait de 0,5% et l'indice DeFi de CoinDesk de 1,8%. Le contraste avec la hausse des valeurs technologiques asiatiques et américaines montre que la corrélation entre crypto et actions de croissance n'a pas fonctionné mécaniquement mardi. Les chiffres de marché et leur heure d'observation proviennent de CoinDesk.

Les dérivés crypto signalaient davantage d'activité, sans capitulation généralisée. Les volumes de contrats à terme ont augmenté de 18% à 152 milliards de dollars sur 24 heures, alors que l'intérêt ouvert progressait de 0,95%. Les liquidations ont reculé de 13% à 133 millions de dollars et le ratio entre ordres acheteurs et vendeurs est resté presque équilibré. CoinDesk note aussi que l'option bitcoin la plus échangée était un put à 72 000 dollars échéance 25 décembre, signe d'une demande persistante de protection baissière, selon son point de marché du 27 octobre.

La principale actualité réglementaire française est venue du Sénat. Les sénateurs ont adopté en première lecture le projet autorisant la France à approuver le cadre CARF d'échange automatique d'informations sur les crypto-actifs. Les plateformes concernées devront transmettre l'identité fiscale des utilisateurs et des données agrégées sur les conversions, échanges et transferts. Le dispositif ne crée pas de nouvel impôt, mais étend les capacités de contrôle au-delà de l'Union européenne. Le texte et son calendrier sont présentés par Cryptoast via Boursorama, dans l'article original de Cryptoast et dans le projet de loi publié par le Sénat.

Les premières transmissions sont prévues à partir de 2027, avec 77 juridictions engagées selon le rapport parlementaire cité. Pour un résident fiscal français, l'utilisation d'une plateforme située dans un pays partenaire ne mettra donc plus les opérations hors de portée de l'administration. Le texte doit encore être examiné par l'Assemblée nationale, et les échanges resteront soumis aux garanties de protection des données. Les comptes détenus à l'étranger continuent par ailleurs de relever des obligations déclaratives existantes, rappelle Boursorama.

Immobilier

La Confédération nationale du logement a assigné en justice Sigilio, une plateforme privée permettant aux professionnels de l'immobilier de recenser des locataires ayant au moins trois mois d'impayés. L'association demande la suspension du service, le blocage de son accès et l'arrêt de la collecte, de la conservation et de la diffusion des données personnelles. La plateforme prévoit une consultation facturée 3 euros à partir de 2027 et une suppression automatique des profils cinq ans après leur inscription, selon BFM Business avec l'AFP.

Le dossier oppose deux objectifs difficiles à concilier. Les bailleurs cherchent à réduire le risque d'impayé, tandis que les associations de locataires dénoncent un possible obstacle durable à l'accès au logement et contestent la conformité du dispositif avec le RGPD et la loi Informatique et libertés. La procédure judiciaire ne tranche pas encore la légalité du fichier, mais elle place la collecte de données locatives au centre du débat immobilier, d'après BFM Business.

Le BHV Marais a parallèlement demandé son placement en redressement judiciaire afin de sécuriser son plan de relance. La direction invoque des difficultés de trésorerie, des indemnités qu'elle estime dues par son bailleur et l'impact des violences ayant touché le centre de Paris. Brookfield, propriétaire des murs, conteste devoir une somme au magasin. L'activité continue et la direction présente la procédure comme un cadre de restructuration plutôt que comme une fermeture, selon BFM Business avec l'AFP.

Macroéconomie et économie réelle

La confiance des ménages français est tombée à 80 en octobre, en baisse de cinq points et à son niveau le plus faible depuis juin 2013. L'indicateur reste très inférieur à sa moyenne de longue période fixée à 100. Le recul est principalement lié à une dégradation de l'opinion des ménages sur leur situation financière personnelle, avec une baisse de neuf points pour les perspectives futures et de six points pour la situation récente. Les données de l'Insee sont reprises par BFM Business avec l'AFP.

Le pessimisme concerne également l'économie nationale. L'opinion sur le niveau de vie futur en France a perdu six points et celle sur le niveau de vie récent trois points, atteignant pour cette dernière son plus bas niveau depuis le lancement de l'enquête en 1972. Les craintes liées au chômage ont augmenté de cinq points, tandis que l'opportunité d'effectuer des achats importants a reculé de quatre points. L'enquête a été réalisée auprès d'environ 2 000 ménages entre le 25 septembre et le 19 octobre, selon BFM Business.

« La confiance des consommateurs se redresse peut-être, mais leur pouvoir d'achat reste sous pression », a observé Bret Kenwell d'eToro auprès de BFM Bourse.

Le risque inflationniste reste visible dans les intentions des entreprises. Coca-Cola, Procter & Gamble, Nestlé et Reckitt ont averti que la hausse des coûts de l'énergie, des matières premières, du transport et du fret pourrait entraîner de nouvelles augmentations de prix en 2027. Procter & Gamble a relevé de 1 milliard à 1,4 milliard de dollars son estimation de l'impact de ces coûts sur ses bénéfices. Reckitt a indiqué devoir arbitrer entre hausses de prix et promotions, selon Reuters via Boursorama.

Le contraste entre la hausse des marchés et la faiblesse du moral des ménages est central. Les investisseurs ont acheté les valeurs technologiques après leur baisse récente, mais les consommateurs restent confrontés à une érosion de leur pouvoir d'achat et à des perspectives de prix plus élevés. Cette divergence peut durer plusieurs séances, mais elle limite la portée d'un rebond boursier lorsqu'il repose surtout sur un petit nombre de grandes capitalisations, comme le montrent les données de BFM Business et de Reuters via Boursorama.

Fiscalité et régulation

Une étude de la Drees publiée mardi montre que les prélèvements directs sur les prestations sociales ont représenté 51,6 milliards d'euros en 2023, soit 5,8% des 889,5 milliards d'euros versés. Le taux moyen était de 5,1% en 2010. Les retraites constituent l'essentiel des prélèvements, avec 41 milliards d'euros, soit 78,9% du total. Malgré cette hausse, la France reste sous la moyenne de l'Union européenne, établie à 9%, selon BFM Business avec l'AFP.

La comparaison européenne est très dispersée. Les prélèvements atteignaient 18% aux Pays-Bas et 15,2% au Danemark, alors qu'ils étaient presque nuls en Bulgarie et très faibles en Tchéquie et en Slovaquie. Ces données portent sur 2023 et ne décrivent pas une modification fiscale décidée le 27 octobre 2026. Leur publication mardi apporte néanmoins un point de comparaison utile sur le poids réel de la fiscalité appliquée aux prestations, d'après l'étude relayée par BFM Business.

Pour les investisseurs en crypto-actifs, la décision du Sénat est plus directement opérationnelle. Elle ne change pas le taux d'imposition des plus-values, mais augmente la capacité de l'administration à rapprocher les déclarations des contribuables et les données détenues par les plateformes étrangères. Le calendrier annoncé à partir de 2027 laisse du temps aux intermédiaires pour adapter leurs systèmes, mais pas aux contribuables pour ignorer leurs obligations actuelles, selon Cryptoast et le Sénat.

Ce qu'il faut surveiller

La décision de la Fed mercredi sera le principal test de la hausse du 27 octobre. Un statu quo est largement attendu, mais les marchés chercheront surtout des indications sur une éventuelle hausse en décembre et sur le nombre de resserrements encore envisagés en 2027. Les résultats d'Alphabet, Microsoft puis Amazon permettront aussi de confronter l'enthousiasme pour l'intelligence artificielle aux revenus et aux investissements effectivement publiés. Ces échéances sont rappelées par Reuters via Boursorama.

En Europe, la réunion de la BCE, l'évolution de l'OAT française et la trajectoire du pétrole resteront déterminantes. Une nouvelle baisse du brut réduirait une partie de la pression inflationniste, tandis qu'un retour de la hausse pourrait rapidement peser sur les taux et le moral des ménages. Le 27 octobre a donc offert un rebond des actions sans amélioration uniforme de l'environnement économique. Le Nasdaq et les semi-conducteurs ont accéléré, mais la confiance française s'est dégradée et les entreprises de consommation ont préparé le marché à de nouvelles hausses de prix, selon BFM Bourse et Reuters via Boursorama.

La séance du 27 octobre a été favorable aux actifs risqués, avec un CAC 40 en hausse, un Nasdaq soutenu par l'intelligence artificielle et un VIX en baisse. Elle n'a toutefois pas effacé les tensions sur les taux, le pouvoir d'achat et l'énergie. La prochaine direction dépendra moins de la hausse d'une seule séance que des messages de la Fed, de la BCE et des résultats des grands groupes technologiques. Rendez-vous demain pour le prochain récap.

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