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Récap actu du 22 septembre 2026 : pétrole sous 100 dollars, Nasdaq au record

Le récap complet du 22 septembre 2026 : CAC 40 à 8 154,91 points, nouveau record du Nasdaq, pétrole en repli, remontée de Bitcoin et tour de vis européen sur les stablecoins.

Billy RousseauBilly Rousseau10 min de lecture
Récap de l'actualité économique et financière du 22 septembre 2026

Voici le récap de l'actualité économique et financière du mardi 22 septembre 2026. La journée a été dominée par la détente du pétrole, retombé sous 100 dollars en séance, et par un nouveau record du Nasdaq. À Paris, le CAC 40 n'a gagné que 0,20%, avec de forts écarts entre VusionGroup, Bureau Veritas et Orange. Les taux français sont restés sous pression, tandis que Bitcoin et Ether ont conservé une bonne partie de leur rebond. En Europe, le débat sur l'épargne et la régulation des stablecoins s'est intensifié. Toutes les données ci-dessous proviennent de publications datées du 22 septembre et consultées le 23 septembre (ABC Bourse, CNBC).

Les marchés actions le 22 septembre 2026

Le CAC 40 a terminé à 8 154,91 points, en hausse de 0,20%, et le SBF 120 a progressé dans la même proportion à 6 183,07 points. Le marché parisien a donc prolongé son rebond, mais sans retrouver l'élan de la veille, lorsque l'indice avait gagné 0,92%. Le soutien principal est venu du recul du brut et de l'espoir d'un dialogue entre Washington et Téhéran. L'Iran s'est déclaré prêt à rouvrir le détroit d'Ormuz sous sept jours si les États-Unis mettaient fin à leurs attaques et à leur blocus maritime. Donald Trump a, de son côté, laissé ouverte l'option d'un accord après les élections américaines de novembre (ABC Bourse, BFM Business).

Le reste de l'Europe a également évolué sans direction forte. Le Stoxx Europe 600 a gagné 0,10% à 642,8 points, le DAX 40 allemand est resté pratiquement stable et le FTSE 100 britannique a reculé de 0,20%. L'euro a cédé 0,30% face au dollar, à 1,1434 dollar en fin de séance européenne. Cette prudence s'explique par la combinaison de trois facteurs : l'incertitude géopolitique, les rendements obligataires élevés et un pétrole toujours proche de 100 dollars malgré son reflux (ABC Bourse).

À Paris, VusionGroup a bondi de 13,7%. Le spécialiste des étiquettes électroniques a confirmé ses objectifs d'activité et de rentabilité pour 2026 après une forte progression de ses résultats semestriels. Bureau Veritas a gagné 2,4% après avoir annoncé vouloir accélérer sa croissance externe dans le cadre de son plan LEAP 28, avec l'ambition d'atteindre une croissance annuelle du chiffre d'affaires à deux chiffres sur 2027 et 2028 à taux de change constants. BFM Bourse a également relevé la progression d'ABC Arbitrage après ses résultats du premier semestre (ABC Bourse, BFM Bourse).

Orange a constitué le principal contrepoint. L'action a perdu 4,13% à 14,40 euros, soit la plus forte baisse du CAC 40. Le recul atteint près de 9% sur une semaine et 9,8% sur un mois. La prise de participation d'Orange Ventures dans Biolevate, une jeune entreprise spécialisée dans l'automatisation appliquée aux sciences de la vie, n'a pas suffi à inverser le mouvement. Hors CAC 40, Abivax a reculé de 4,7% après l'aggravation de sa perte nette semestrielle, malgré une trésorerie que l'entreprise juge suffisante jusqu'au quatrième trimestre 2029 (Ideal Investisseur, ABC Bourse).

Wall Street a offert un contraste similaire entre technologie et reste du marché. Le Nasdaq Composite a progressé de 0,5%, signé une quatrième séance positive consécutive et inscrit un nouveau record de clôture, porté notamment par les valeurs liées à l'intelligence artificielle. Le S&P 500 a fini marginalement plus bas, à environ 0,7% de son sommet historique. Le Dow Jones a cédé 0,4%. La technologie a donc continué de tirer les grands indices, sans entraîner l'ensemble du marché dans la même direction (CNBC).

La volatilité est restée modérée au regard des risques géopolitiques et monétaires. Le VIX a terminé à 14,21 points. Brett Ewing, stratégiste en chef chez First Franklin Financial Services, a souligné ce décalage entre le calme du marché des options, la guerre au Moyen-Orient et le nouveau cycle de hausse des taux engagé par la Réserve fédérale. La concentration de la hausse sur les semi-conducteurs et quelques grandes valeurs technologiques invite cependant à ne pas confondre record d'indice et progression uniforme du marché (CNBC).

« The VIX is pretty calm considering everything that's been happening », a déclaré Brett Ewing à CNBC.

Taux et obligations

Les obligations françaises ont connu une matinée tendue. Vers 10h30, le rendement de l'OAT à dix ans progressait de près de 6 points de base à 4,53%, tandis que le Bund allemand à dix ans montait de 2 points de base à 3,48%. L'écart entre les deux rendements atteignait ainsi 106 points de base, au-dessus du pic intrajournalier observé le vendredi précédent. La pression spécifique sur la dette française reste liée au risque budgétaire, alors que l'adoption du projet de budget 2027 apparaît politiquement difficile (ABC Bourse, MoneyVox).

Le rendement américain à dix ans évoluait à 4,97% dans la matinée européenne. Les investisseurs restent confrontés à une Réserve fédérale qui a relevé ses taux la semaine précédente, tandis que l'énergie entretient le risque inflationniste. Les mouvements des taux ont changé de sens au fil des annonces sur le pétrole et la diplomatie, preuve que les marchés obligataires restent très sensibles à toute évolution du conflit au Moyen-Orient (ABC Bourse, CNBC).

Le Brent de novembre a connu une séance volatile. Après avoir dépassé 101 dollars le matin, il est passé sous 100 dollars et cotait 99,79 dollars vers 17h40, en baisse de 0,4%. Le WTI a lui aussi reculé, après avoir évolué autour de 93 dollars plus tôt dans la journée. Le redémarrage partiel de l'oléoduc saoudien Est-Ouest, qui relie les champs de l'est au port de Yanbu sur la mer Rouge, a amélioré les perspectives d'approvisionnement. BFM Business estime que le Brent a perdu près de 11% depuis son pic proche de 110 dollars atteint la semaine précédente (ABC Bourse, BFM Business).

L'or est resté proche de 4 376 dollars l'once sur le contrat à terme de décembre, sans profiter pleinement du reflux du pétrole, car le dollar est demeuré ferme. L'EUR/USD a terminé la séquence européenne autour de 1,1434, contre 1,1465 environ au début de la journée. Le marché des changes reflète toujours l'écart de posture entre une Fed engagée dans un resserrement et une zone euro confrontée à un mélange de croissance faible, de pression énergétique et de risques budgétaires nationaux (ABC Bourse, Yahoo Finance).

Immobilier et patrimoine

L'actualité immobilière du jour est venue de Bordeaux Euratlantique. Cette opération d'intérêt national couvre 738 hectares à Bordeaux, Bègles et Floirac. Elle vise l'accueil de 50 000 habitants et 30 000 emplois, avec 1,5 million de mètres carrés de surfaces nouvelles d'ici 2040. Sa nouvelle directrice générale, Claire Vendé, prend ses fonctions alors qu'un audit de Bercy évalue le déficit prévisionnel de l'établissement public à 87 millions d'euros à l'horizon 2040, malgré 150 millions d'euros déjà réinjectés en 2024. La crise immobilière oblige donc le projet à rechercher de nouvelles marges de manœuvre sans renoncer à ses ambitions urbaines (La Tribune).

Le patrimoine des ménages a aussi occupé l'actualité. Le Conseil supérieur du notariat estime à 6 191 milliards d'euros son scénario central pour les transmissions entre 2025 et 2040, avec une fourchette allant de 5 100 à 7 558 milliards. L'actif successoral moyen ressort à 307 500 euros et 27,2% des successions ont été précédées d'au moins une donation. Plus de 60% des successions ne génèrent aucun droit, en raison des abattements, exonérations et règles de répartition entre héritiers. Les notaires préviennent donc que cette transmission ne constituera pas une manne budgétaire automatique pour l'État (BFM Business).

« La grande transmission est devenue un sujet majeur du débat public », a déclaré Bertrand Savouré, président du Conseil supérieur du notariat, cité par BFM Business.

Crypto

Bitcoin a ouvert la séance à 86 597,82 dollars, soit 6,7% au-dessus de son cours d'ouverture du lundi, puis cotait 86 035,18 dollars à 7h20 à New York. Ether a ouvert à 2 775,96 dollars, en hausse de 5% par rapport à l'ouverture précédente, avant de revenir à 2 734,44 dollars. Sur une semaine, les deux actifs affichaient encore une progression supérieure à 10%. La détente du pétrole et les rachats forcés de positions vendeuses ont soutenu le mouvement, mais la volatilité reste élevée et les niveaux cités correspondent à des points précis de la séance, pas à des cours garantis (Yahoo Finance).

Le fond réglementaire est moins favorable. Le Système européen de banques centrales veut maintenir l'interdiction de rémunérer les stablecoins et l'étendre aux dispositifs qui reproduisent indirectement un intérêt via le prêt, l'emprunt, le staking ou certains programmes de fidélité. Il souhaite aussi permettre aux autorités de suspendre l'émission de jetons indexés sur des devises étrangères lorsqu'ils menacent la stabilité financière, et soutient une supervision européenne des acteurs crypto par l'ESMA. Ces recommandations s'inscrivent dans la révision du règlement MiCA et ne sont pas encore contraignantes (Euronews).

Macroéconomie, épargne et entreprises

L'énergie a aussi conduit le gouvernement français à renforcer ses aides. L'aide de 100 euros destinée aux grands rouleurs est prolongée jusqu'au 31 décembre et son périmètre est porté à 5,5 millions de bénéficiaires, soit 2,5 millions de plus qu'initialement. Le dispositif devrait coûter 450 millions d'euros. Cette décision intervient alors que le gazole atteignait 2,41 euros le litre en moyenne, le SP98 2,27 euros et le SP95-E10 2,17 euros. La baisse du brut ne se transmet pas immédiatement aux prix à la pompe, ce qui maintient la pression sur les ménages et les finances publiques (La Tribune).

Enfin, l'actualité des entreprises a illustré les risques géopolitiques et la poursuite de la compétition technologique. La famille Mulliez évalue à près de 4 milliards d'euros ses actifs russes d'Auchan et de l'ex-Leroy Merlin placés sous administration provisoire. Anthropic a parallèlement lancé Opus 5.5, annoncé 20% moins cher et au moins 30% plus rapide que son prédécesseur Opus 5. Ces deux dossiers rappellent que les valorisations dépendent autant des décisions publiques et des conflits que du rythme de l'innovation (Le Figaro, Le Figaro).

Ce qu'il faut retenir

Le 22 septembre a confirmé une détente fragile plutôt qu'un changement de régime. Le pétrole sous 100 dollars a soutenu les actions, le Nasdaq a inscrit un nouveau record et le CAC 40 a progressé modestement. Mais l'OAT française à dix ans reste au-dessus de 4,5%, le Dow a reculé et la hausse américaine demeure concentrée sur la technologie. En parallèle, la régulation crypto européenne se prépare à se durcir et le coût de l'énergie continue d'appeler des réponses budgétaires. Rendez-vous demain pour le prochain récap sourcé (ABC Bourse, CNBC).

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