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Récap actu du 5 novembre : Nasdaq en chute, CAC 40 résiste, BoE à 4 %

Le récap économique du 5 novembre 2026 : Nasdaq en baisse de 5,52 %, CAC 40 à 8 205,37 points, VIX à 28,18 et Banque d'Angleterre à 4 %.

Billy RousseauBilly Rousseau12 min de lecture
Récap de l'actualité économique et financière du 5 novembre 2026

Voici le récap de l'actualité économique et financière du 5 novembre 2026. La journée a opposé la résistance du CAC 40, en hausse de 0,34 %, à une correction brutale de Wall Street, où le Nasdaq a perdu 5,52 %. Les valeurs des semi-conducteurs et des centres de données ont concentré les ventes après les élections américaines de mi-mandat. Le VIX a bondi à 28,18 points. En Europe, la Banque d'Angleterre a relevé son taux directeur à 4 %, tandis que les rendements souverains ont reculé en France, en Allemagne et aux États-Unis. Le bitcoin a lui aussi effacé une partie de son rebond de la veille, selon Boursorama et CNBC.

Les marchés actions le 5 novembre 2026

Le CAC 40 a terminé à 8 205,37 points, soit une progression de 0,34 % et un gain de 27,48 points. Paris a mieux résisté que les autres grandes places européennes : le DAX a cédé 0,43 %, le FTSE 100 0,43 % et le STOXX Europe 600 0,45 %. Les chiffres de clôture publiés par Boursorama et Reuters sont cohérents avec les séries quotidiennes de Yahoo Finance pour le CAC 40, le STOXX 600, le DAX et le FTSE 100.

Le marché parisien a été soutenu par plusieurs publications d'entreprises, mais les titres exposés à l'intelligence artificielle ont décroché. Air France-KLM a gagné 12,06 % à 12,63 euros après un bénéfice net trimestriel en hausse de 22 %. Bouygues a progressé de 2,64 % à 43,09 euros après avoir relevé son objectif annuel de rentabilité. À l'inverse, STMicroelectronics a perdu 9,33 % à 37,09 euros, Soitec 16,73 % à 91,64 euros et Schneider Electric 1,60 % à 227,85 euros. Les cours, résultats et réactions d'analystes sont détaillés par Boursorama et l'AFP.

« Le marché analyse le résultat des élections comme annonciateur d'une réglementation renforcée des centres de données », a expliqué David Kruk à Boursorama et l'AFP.

Cette lecture a surtout pénalisé les actions américaines. Le Nasdaq Composite a clôturé à 24 315,00 points, en baisse de 5,52 %. Le S&P 500 a reculé de 4,36 % à 7 353,73 points et le Dow Jones de 3,44 % à 51 523,06 points. Les trois indices ont signé leur plus forte baisse quotidienne en dix-neuf mois, tandis que le Nasdaq est entré en correction, à 11,9 % sous son record du 6 octobre. Les clôtures sont confirmées par Boursorama et Reuters, CNBC et les séries de Yahoo Finance pour le Nasdaq, le S&P 500 et le Dow Jones.

La correction a été concentrée sur les infrastructures d'IA. Qualcomm a chuté de 9,49 % après des prévisions trimestrielles décevantes. Nvidia a également perdu plus de 9 %, ce qui représente près de 450 milliards de dollars de capitalisation effacée selon CNBC. AMD, Micron et Applied Materials ont tous subi des baisses à deux chiffres. Alphabet, Amazon, Microsoft et Meta ont reculé de 2 % à 4 %, tandis que CoreWeave a poursuivi sa baisse. Les investisseurs ont intégré le risque que les nouvelles majorités politiques et plusieurs référendums locaux ralentissent la construction de centres de données, d'après CNBC et Le Revenu.

La volatilité a confirmé l'ampleur du mouvement. Le VIX a clôturé à 28,18 points, en hausse de 69,66 % par rapport aux 16,61 points de la veille. Il a parcouru plus de 11 points entre son plus bas et son plus haut intrajournier, son mouvement le plus important depuis le 9 avril. Près de 800 000 options d'achat sur le VIX avaient été échangées à la mi-séance, soit 3,5 fois la moyenne des trente derniers jours, selon CNBC. La clôture est également visible dans la série Yahoo Finance du VIX.

« The tape looks like a liquidation and that's exactly what it is », a déclaré Noel Smith à CNBC.

Taux et obligations

Les obligations souveraines ont joué leur rôle de refuge face à la baisse des actions technologiques. Le rendement du Treasury américain à dix ans a reculé de 5,1 points de base à 4,8408 %. Le Bund allemand à dix ans a perdu 4 points de base à 3,2455 %. En France, le rendement de l'OAT à dix ans a baissé d'environ 3 points de base à 4,7930 %. Ces observations de fin de séance européenne, publiées par Boursorama et Reuters, évitent de reconstruire artificiellement l'OAT à partir d'un spread. La série Yahoo Finance du Treasury à dix ans affiche 4,837 % en clôture américaine.

La Banque d'Angleterre a relevé son taux directeur de 25 points de base à 4 %, sa première hausse depuis plus de trois ans. Le vote s'est conclu à huit voix contre une, la voix dissidente préférant une hausse de 50 points de base à 4,25 %. La banque prévoit désormais que l'inflation britannique approchera 5 % à la mi-2027, sous l'effet des prix de l'énergie. Le rendement du gilt britannique à dix ans évoluait à 5,1546 % après la décision, selon CNBC. Le taux, le vote et la projection d'inflation sont confirmés par le communiqué officiel de la Banque d'Angleterre. Cette hausse de taux contraste avec la détente des rendements observée sur les marchés américain, allemand et français pendant la correction boursière.

Pétrole, devises et or

Le pétrole a rebondi après son fort recul de la veille, sans effacer la totalité de la baisse du 4 novembre. Vers la clôture européenne, le Brent gagnait 2,30 % à 96,80 dollars le baril et le WTI 2,29 % à 90,14 dollars. Les investisseurs continuaient d'évaluer les perspectives d'approvisionnement et l'évolution du conflit entre les États-Unis et l'Iran. Ces niveaux correspondent au point de marché daté publié par Boursorama et Reuters. Ils ne sont pas mélangés avec les cotations plus tardives d'autres échéances de contrats.

Sur le marché des changes, l'euro avançait de 0,04 % à 1,1232 dollar au même moment, tandis que l'indice du dollar reculait de 0,10 %. En fin de journée selon le découpage quotidien de Yahoo Finance, l'EUR/USD ressortait à 1,1202, contre 1,1235 la veille. L'écart reflète l'heure de mesure et non une contradiction sur une même clôture, comme le montrent Boursorama et Reuters et la série Yahoo Finance EUR/USD.

L'or n'a pas suivi une trajectoire uniforme pendant toute la séance. Le Revenu le donnait en hausse de 1,1 % à 4 110 dollars l'once à la clôture parisienne, alors que le contrat de référence suivi par Yahoo Finance a terminé plus tard à 4 049,30 dollars, en baisse de 1,56 % sur la journée. Les deux observations sont donc conservées avec leur horaire et leur instrument, sans présenter l'une comme la clôture de l'autre.

Crypto

Le bitcoin a suivi le retournement des actifs risqués américains. Après son rebond du 4 novembre, il reculait de plus de 5 % pendant la fin de séance à Wall Street. Le point de marché de Reuters ne fixe pas de clôture quotidienne précise, ce qui est cohérent avec un actif négocié en continu. Il indique en revanche clairement la direction du mouvement, opposée à celle du dollar et de l'or au même moment. Le recul du bitcoin est rapporté dans la couverture en temps réel de Boursorama et Reuters.

Cette baisse a accompagné le passage du Nasdaq en correction et la liquidation des actions liées aux centres de données. Elle ne permet pas, à elle seule, de conclure à une rupture propre au marché crypto : le catalyseur principal de la séance provenait des actions technologiques américaines et des craintes de réglementation des infrastructures d'IA. Pour éviter de mélanger des horaires de marché différents, aucun cours de clôture artificiel n'est attribué au bitcoin dans ce récap. La comparaison avec les indices repose sur le même point de marché de Boursorama et Reuters.

En France, le rejet de la partie recettes du budget 2027 a supprimé provisoirement plusieurs amendements concernant les actifs numériques. La taxation de certaines conversions en stablecoins et l'obligation déclarative envisagée pour les portefeuilles auto-hébergés d'au moins 100 000 euros ne figurent plus dans le texte transmis au Sénat. Cette disparition n'est pas définitive : le Sénat peut réintroduire des dispositions pendant son examen, prévu à partir du 20 novembre, selon Boursorama et Cryptoast.

Macroéconomie

Les données américaines publiées le 5 novembre ont montré un marché du travail encore résistant. Les nouvelles demandes d'allocations chômage sont tombées à 189 000 pendant la semaine achevée le 31 octobre, contre 197 000 attendues par les économistes cités par Le Revenu. La productivité non agricole a augmenté de 3,6 % au troisième trimestre en rythme annualisé et les coûts unitaires du travail ont reculé de 0,7 %. Ces statistiques n'ont pas suffi à compenser la vente des valeurs technologiques, ce qui confirme que la correction de Wall Street était principalement sectorielle et politique, d'après Le Revenu et Boursorama et Reuters.

En France, la production industrielle a baissé de 0,5 % en septembre, alors qu'une hausse était attendue. Dans la zone euro, les prix à la production ont progressé conformément aux attentes sur un mois en septembre. Ces indicateurs ont été publiés le même jour que la forte rotation vers les obligations, mais ils n'expliquent pas à eux seuls le décrochage américain. Le point de marché de Boursorama et Reuters relie surtout le mouvement aux risques réglementaires pesant sur les centres de données et à la révision des perspectives de dépenses liées à l'IA.

Immobilier et crédit

Les barèmes de crédit immobilier ont de nouveau augmenté en novembre. MoneyVox rapporte une progression des taux moyens sur toutes les durées, après une rentrée déjà marquée par plusieurs relèvements des banques. Son comparateur affichait un taux à partir de 3,96 % sur vingt ans au moment de la consultation. Cette valeur est une offre d'appel observée sur le site, pas une moyenne nationale applicable à tous les dossiers. Le mouvement général de hausse est également évoqué par MoneyVox, qui souligne que novembre ne devrait pas apporter de répit immédiat aux emprunteurs.

La hausse des taux de crédit intervient alors que l'OAT française à dix ans reste proche de 4,8 %, malgré sa détente du 5 novembre. Pour les ménages, l'effet dépend du niveau d'apport, de la durée, de l'assurance et de la marge commerciale de la banque. Le chiffre de 3,96 % ne doit donc pas être lu comme un taux garanti, et la baisse ponctuelle du rendement souverain ne se transmet pas instantanément aux offres de prêt. Les observations datées de MoneyVox et de Boursorama et Reuters décrivent seulement la direction prise par les barèmes et les marchés ce jeudi.

Fiscalité et régulation

Le rejet du volet recettes du projet de loi de finances pour 2027 a été adopté par 458 voix contre, avec deux abstentions. Le texte transmis au Sénat revient donc à la version initiale du gouvernement, en effaçant à ce stade les amendements votés à l'Assemblée. Outre les dispositions crypto, l'élargissement envisagé de la taxe sur les transactions financières et la taxe dite sur les gigaoctets disparaissent provisoirement. Le Sénat doit examiner le budget à partir du 20 novembre, avant un vote prévu le 9 décembre. Le calendrier et le caractère réversible de ces suppressions sont précisés par Boursorama et Cryptoast.

Le 5 novembre a donc été une séance de rupture pour les valeurs technologiques américaines, mais pas un mouvement uniforme sur tous les actifs. Paris a résisté grâce aux résultats d'entreprises, les obligations se sont appréciées, le pétrole a rebondi et la Banque d'Angleterre a resserré sa politique monétaire. La chute du Nasdaq, le bond du VIX et la faiblesse de la demande au comptant sur le bitcoin imposent néanmoins de distinguer un simple mouvement de rotation d'une correction plus durable. Rendez-vous demain pour le prochain récap, avec les clôtures datées, les annonces séparées des règles effectivement en vigueur et des sources vérifiables.

Sources

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