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OATi et OAT€i : obligations indexées sur l'inflation en 2026

OATi et OAT€i en 2026 : indice, coupon réel, capital indexé, point mort d'inflation, risques et critères pour acheter ces obligations en pratique, pas à pas.

Billy RousseauBilly Rousseau20 min de lecture
Obligation indexée sur l'inflation OATi illustrée par un titre souverain protégé contre la hausse des prix

La France a émis sa première obligation souveraine indexée sur les prix en 1998, avant de lancer une version liée à l'inflation de la zone euro en 2001. En 2026, une obligation indexée sur l'inflation OATi permet toujours d'associer un taux réel fixé à l'émission et un capital qui évolue avec un indice officiel. Ce mécanisme ne garantit pourtant ni une hausse de cours, ni une protection parfaite de votre pouvoir d'achat.

L'Agence France Trésor et la Banque centrale européenne confirment ces deux dates fondatrices. Sources : AFT, Inflation-linked OATs et BCE, Inflation-linked bonds from a central bank perspective, consultées le 2026-10-25.

Ce guide explique la différence entre OATi et OAT€i, le calcul du coupon, le point mort d'inflation et les risques de taux réel. Vous verrez aussi comment acheter ces titres en direct ou via un fonds, sans confondre protection contre l'inflation et capital garanti à tout moment.

TL;DR : OATi et obligations indexées sur l'inflation

  • L'OATi suit l'indice français des prix à la consommation hors tabac.
  • L'OAT€i suit l'indice harmonisé des prix de la zone euro hors tabac.
  • Le taux du coupon est réel : le montant versé augmente ou baisse avec le coefficient d'indexation.
  • Le capital remboursé à l'échéance est indexé, avec une garantie au pair prévue par les titres français en cas de déflation cumulée.
  • Une hausse des taux réels peut faire baisser le cours avant l'échéance, même si l'inflation reste élevée.
  • La protection fonctionne surtout si l'inflation réalisée dépasse celle déjà intégrée dans le prix du marché.
  • Acheter au-dessus du pair peut provoquer une perte en capital malgré la garantie de remboursement minimale.
  • Un ETF obligataire simplifie la diversification, mais il n'a pas l'échéance unique d'une obligation détenue jusqu'au remboursement.

Qu'est-ce qu'une OATi et quelle différence avec une OAT€i ?

Une OATi est une obligation assimilable du Trésor dont le principal évolue avec l'inflation française hors tabac. Une OAT€i utilise l'inflation harmonisée de la zone euro hors tabac. En 2026, l'Agence France Trésor publie les caractéristiques et coefficients de ces titres, tandis que l'Insee et Eurostat produisent les indices de prix sous-jacents. Sources : AFT, Inflation-linked OATs, Insee, indice utilisé pour les OATi et Eurostat, données HICP, consultées le 2026-10-25.

Le mot « assimilable » signifie que l'État peut rouvrir une même ligne lors de plusieurs adjudications. Les titres ajoutés possèdent le même coupon, la même échéance et le même code ISIN que la souche initiale. Cette méthode augmente la taille de la ligne et facilite les échanges sur le marché secondaire.

CaractéristiqueOATiOAT€i
Inflation de référenceFranceZone euro
IndicePrix à la consommation hors tabacIndice harmonisé des prix hors tabac
ÉmetteurRépublique françaiseRépublique française
CouponTaux réel appliqué au nominal indexéTaux réel appliqué au nominal indexé
Capital à l'échéanceAjusté par le coefficient d'indexationAjusté par le coefficient d'indexation
Usage principalCouvrir une dépense liée aux prix françaisCouvrir une exposition plus proche de l'inflation européenne

L'OATi peut sembler plus intuitive pour un ménage français. Son indice reste toutefois une moyenne nationale. Votre budget personnel peut progresser plus vite si vous consacrez une grande part de vos dépenses au logement, à l'énergie ou à la santé. Il peut aussi progresser moins vite dans une autre configuration.

L'OAT€i correspond davantage à un portefeuille diversifié en euros ou à une dépense future liée à plusieurs pays. Elle ne protège pas contre l'inflation américaine, britannique ou mondiale. Le symbole euro dans le nom décrit l'indice de référence, pas une garantie supplémentaire.

L'AFT présente les deux familles dans son inventaire des titres indexés. Une ligne peut afficher un coupon réel très faible tout en offrir un rendement réel de marché différent. Le coupon vient de l'émission, tandis que le rendement dépend du prix payé aujourd'hui.

Comment l'indexation du coupon et du capital fonctionne-t-elle ?

Le mécanisme repose sur un coefficient d'indexation. L'AFT compare l'indice de référence applicable à une date avec l'indice de base du titre. Ce coefficient ajuste le nominal servant au calcul du coupon et du remboursement. Source : AFT, caractéristiques des OAT indexées, consultée le 2026-10-25.

La formule pédagogique est la suivante :

Nominal indexé = nominal d'origine multiplié par le coefficient d'indexation

Coupon versé = nominal indexé multiplié par le taux réel du coupon

Prenons une obligation fictive de nominal 1 000 €, avec un coupon réel annuel de 1 %. Si le coefficient d'indexation atteint 1,12, le nominal indexé vaut 1 120 €. Le coupon annuel correspondant atteint 11,20 €, contre 10 € sans indexation. À l'échéance, le remboursement indexé serait de 1 120 € si le coefficient restait identique.

Cet exemple illustre le fonctionnement, pas le rendement final. Un investisseur peut avoir acheté le titre 900 €, 1 000 € ou 1 180 €. Le rendement dépend du prix d'achat, des coupons futurs, de l'inflation réalisée et du temps restant avant l'échéance.

Pourquoi le coupon affiché paraît-il parfois faible ?

Le taux facial représente un coupon réel. Il ne faut pas le comparer directement au coupon nominal d'une OAT classique. Une obligation indexée à 1 % peut verser davantage que 1 % du nominal initial lorsque le coefficient d'indexation dépasse un. À l'inverse, une période de faible inflation ralentit la progression des flux.

L'indice n'est pas appliqué comme une révision annuelle de loyer. L'AFT calcule et publie des coefficients de référence pour les opérations de marché. L'acheteur règle aussi les intérêts courus et la composante d'inflation accumulée depuis la dernière date de coupon. Le prix total débité peut donc différer sensiblement du cours « propre » affiché par l'intermédiaire.

“Redemption of principal at maturity is guaranteed at par if there is deflation”, Agence France Trésor, Inflation-linked OATs, consultée le 2026-10-25.

Cette garantie concerne le nominal de remboursement prévu par l'obligation française. La BCE décrit également ce plancher de déflation dans son étude des obligations souveraines indexées. Sources : AFT, Inflation-linked OATs et BCE, étude sur les obligations souveraines indexées, consultées le 2026-10-25. Elle ne protège pas le prix auquel vous avez acheté le titre. Si vous payez 1 180 € un titre remboursé 1 120 €, l'écart de 60 € reste une perte en capital avant prise en compte des coupons.

Une OATi protège-t-elle vraiment contre l'inflation ?

Une OATi protège contre l'inflation de son indice, pas contre toute hausse du coût de la vie. Sa performance relative dépend aussi de l'inflation déjà anticipée par le marché au moment de l'achat. L'AFT décrit l'indexation des flux, tandis que la BCE rappelle que les obligations indexées permettent d'observer une compensation d'inflation intégrée aux prix. Sources : AFT, Inflation-linked OATs et BCE, inflation-linked bonds, consultées le 2026-10-25.

La protection est la plus efficace lorsque l'investisseur conserve le titre jusqu'à son échéance et que son besoin futur suit un indice proche. Une dépense française prévue dans dix ans peut être mieux rapprochée d'une OATi que d'une obligation nominale. Une dépense européenne diversifiée peut orienter vers une OAT€i.

Il reste toutefois quatre écarts possibles :

  1. Votre inflation personnelle ne correspond pas à l'indice moyen.
  2. Le prix d'achat inclut déjà une forte anticipation d'inflation.
  3. Les taux réels montent après l'achat et font baisser le cours.
  4. Vous revendez avant l'échéance, à un prix déterminé par le marché.

Inflation réalisée et inflation anticipée

Une obligation nominale fixe ses flux en euros courants. Une obligation indexée ajuste ses flux aux prix. La différence de rendement entre les deux traduit approximativement l'inflation moyenne anticipée, à laquelle peuvent s'ajouter des primes de liquidité, de risque et de marché.

Supposons, uniquement pour comprendre la formule, qu'une OAT nominale de même maturité offre 3 % et qu'une OAT indexée offre un rendement réel de 1 %. Le point mort d'inflation exact approche 1,98 % avec la formule (1 + rendement nominal) / (1 + rendement réel) - 1.

Si l'inflation moyenne future dépasse cette estimation, le titre indexé tend à devenir plus intéressant que son équivalent nominal, toutes choses égales par ailleurs. Si elle reste en dessous, l'OAT nominale peut mieux faire. Le point mort n'est donc pas une prévision certaine. Il représente un seuil de comparaison incorporant les conditions du marché.

La diversification garde son utilité. Un portefeuille peut combiner obligations nominales, obligations indexées et actifs plus dynamiques. Miser uniquement sur les titres indexés revient à prendre une position forte sur l'écart entre inflation réalisée et inflation anticipée.

Quels risques restent présents avec une obligation indexée ?

Le risque principal à court terme vient des taux réels. L'AMF rappelle que le prix d'une obligation baisse généralement lorsque les taux de marché montent, avec un effet plus marqué sur les échéances longues. L'AFT précise aussi que les OAT s'échangent sur le marché secondaire par l'intermédiaire d'un professionnel. Sources : AMF, Five things you need to know before investing in bonds et AFT, Information for individuals, consultées le 2026-10-25.

Une OATi peut donc perdre de la valeur alors même que l'inflation reste élevée. Si les investisseurs exigent un rendement réel supérieur, le prix des anciennes lignes s'ajuste à la baisse. Une obligation à longue échéance réagit davantage qu'un titre proche de son remboursement.

Les six risques à contrôler

  • Risque de taux réel : une hausse du rendement réel exigé réduit le cours.
  • Risque de duration : une maturité longue amplifie les variations de prix.
  • Risque d'inflation anticipée : le marché peut avoir déjà payé la protection très cher.
  • Risque de base : votre budget ne suit pas exactement l'indice hors tabac.
  • Risque de liquidité : le prix acheteur et le prix vendeur peuvent être éloignés pour une petite transaction.
  • Risque fiscal : l'impôt réduit la protection nette réellement obtenue.

Le risque de crédit de la République française existe aussi, même s'il ne se compare pas à celui d'une obligation d'entreprise fragile. Une OAT reste une créance sur l'État. Sa valeur peut réagir à la situation budgétaire française, aux décisions de notation et aux tensions sur les marchés souverains.

La garantie au pair mérite une précision. Elle s'applique au remboursement contractuel à l'échéance, selon les conditions du titre. Elle ne garantit ni le cours quotidien, ni le prix d'achat, ni la valeur d'un ETF obligataire. Un investisseur qui vend avant l'échéance accepte le prix disponible ce jour-là.

La fiscalité constitue enfin un risque de suivi. En détention directe sur un compte-titres, les coupons et gains obligataires relèvent en principe du 31,4%, sauf option globale pour le barème lorsque celle-ci est applicable. Source : Service Public, revenus de capitaux mobiliers, consultée le 2026-10-25.

Comment comparer une OATi à une OAT nominale ?

La comparaison doit porter sur deux titres de maturité proche, exprimés avec des rendements cohérents. Vous opposez le rendement nominal de l'OAT classique au rendement réel de l'OATi ou de l'OAT€i. La différence fournit une estimation du point mort d'inflation, sans garantir la performance future.

ÉlémentOAT nominaleOATi ou OAT€i
CouponFixé en euros nominauxTaux réel appliqué au nominal indexé
CapitalNominal contractuelNominal ajusté par l'indice, avec plancher prévu
Rendement affichéNominalRéel
Sensibilité principaleTaux nominauxTaux réels et inflation anticipée
Protection expliciteAucune indexationIndice français ou zone euro hors tabac

Ne soustrayez pas simplement deux coupons. Le coupon ne représente pas le rendement du titre acheté sur le marché secondaire. Utilisez le rendement actuariel fourni par une source de marché, en vérifiant s'il est réel ou nominal, brut ou net de frais.

Lire le point mort sans en faire une prédiction

Un point mort élevé signifie que la protection contre l'inflation coûte cher par rapport à une obligation nominale comparable. Le titre indexé peut rester pertinent pour couvrir un passif précis, mais sa surperformance nécessite alors une inflation réalisée importante ou une baisse ultérieure des taux réels.

Un point mort faible peut signaler une protection moins chère. Il peut aussi refléter une liquidité inférieure, une tension de marché ou une différence imparfaite entre les titres comparés. Les maturités, dates de coupon et conventions doivent rester proches.

Trois scénarios aident à raisonner :

  1. Inflation supérieure au point mort : avantage relatif possible pour l'obligation indexée.
  2. Inflation proche du point mort : résultats voisins avant primes et frais.
  3. Inflation inférieure au point mort : avantage relatif possible pour l'obligation nominale.

Ce cadre n'annule pas le risque de taux. Une OATi peut battre une OAT nominale tout en affichant une perte temporaire. La comparaison relative et le résultat absolu sont deux questions différentes.

Pour approfondir la relation entre prix, rendement et échéance, consultez le guide sur la duration et la sensibilité obligataire.

Comment acheter une OATi ou une OAT€i en pratique ?

Un particulier passe par une banque, un courtier ou un autre intermédiaire financier. L'AFT indique que les OAT sont surtout détenues par des investisseurs professionnels et qu'un particulier doit adresser son ordre à son intermédiaire. Source : AFT, Information for individuals, consultée le 2026-10-25.

“French government bonds remain mostly held by professional investors”, Agence France Trésor, Information for individuals, consultée le 2026-10-25.

Trois voies existent : acheter une obligation précise sur un compte-titres, acheter un fonds ou ETF spécialisé, ou utiliser une unité de compte obligataire dans une assurance-vie lorsque le contrat en propose une. Chaque voie répond à un besoin différent.

Achat en direct

L'achat en direct permet de connaître l'échéance et les flux contractuels. Relevez le code ISIN, le prix, le rendement réel, la date de coupon, l'échéance et le coefficient d'indexation. Demandez aussi le montant total à régler, incluant intérêts courus, inflation courue et frais.

Cette solution convient mieux à un objectif daté. Vous pouvez choisir une échéance proche de votre besoin et conserver le titre jusqu'au remboursement. La liquidité et les frais deviennent toutefois importants sur les petits ordres. Tous les courtiers destinés aux particuliers ne proposent pas chaque ligne.

Fonds ou ETF obligataire

Un fonds diversifie immédiatement plusieurs maturités et émetteurs. Il réinvestit les remboursements et maintient une exposition continue. En contrepartie, il n'existe pas de date unique à laquelle votre capital personnel serait remboursé au pair. La valeur liquidative varie sans converger vers un nominal individuel.

Le guide des ETF obligataires explique la duration, les frais et le risque de change. Vérifiez si l'indice du fonds couvre la France, toute la zone euro ou plusieurs pays. Un ETF mondial peut contenir des TIPS américains et introduire un risque de devise.

Assurance-vie

Une unité de compte obligataire diffère d'une OAT détenue directement. Vous supportez les frais du fonds et du contrat. La fiscalité intervient selon les règles de l'assurance-vie lors d'un rachat, avec un prélèvement forfaitaire pouvant atteindre 30% selon la situation. La garantie au pair d'une obligation ne devient pas une garantie du contrat sur l'unité de compte.

Comment lire le prix, le rendement réel et l'échéance ?

Le prix seul ne permet pas de choisir. Une OATi cotée au-dessus du pair peut rester attractive si son rendement réel, son indexation et sa maturité correspondent à votre objectif. À l'inverse, un prix inférieur au pair peut cacher une forte sensibilité aux taux ou une échéance trop éloignée.

Commencez par distinguer quatre informations :

  1. Le cours propre, souvent exprimé en pourcentage du nominal indexé.
  2. Les intérêts courus depuis le dernier coupon.
  3. L'inflation courue intégrée au règlement.
  4. Le rendement réel actuariel calculé jusqu'à l'échéance.

L'intermédiaire doit indiquer le montant total de l'ordre avant validation. Si l'écran n'affiche qu'un cours sans rendement réel ni détail du règlement, demandez une fiche obligataire complète. Les conventions varient selon les plateformes.

Choisir une maturité cohérente

Une échéance courte réduit généralement la sensibilité aux taux réels, mais protège pendant moins longtemps. Une échéance longue offre une couverture étendue, avec des variations de prix plus fortes. Le bon horizon correspond à la date probable de votre dépense, pas à une prévision de marché abstraite.

Pour une dépense dans cinq ans, une obligation arrivant à échéance beaucoup plus tard introduit un risque de revente. Pour un besoin lointain, une maturité très courte crée un risque de réinvestissement : vous devrez replacer l'argent à un taux inconnu.

Vérifier le rendement net

Le rendement réel affiché est généralement brut de fiscalité et de frais. Sur un compte-titres, les coupons et plus-values peuvent subir le 31,4%. Les frais de courtage, de garde et l'écart entre prix acheteur et vendeur réduisent encore le résultat.

Une protection brute contre l'indice ne garantit donc pas un rendement réel net positif. Si l'inflation indexe le titre de 2 % mais que l'impôt et les frais absorbent une partie des flux, votre pouvoir d'achat après fiscalité peut progresser moins vite que l'indice.

Le guide général pour comprendre les obligations reprend les notions de nominal, coupon, rendement actuariel et risque de défaut.

Pour quel investisseur une OATi est-elle pertinente ?

Une OATi devient pertinente lorsqu'un investisseur cherche à rapprocher une partie de son portefeuille d'une dépense future sensible aux prix français. Une OAT€i répond mieux à une exposition européenne. Dans les deux cas, l'horizon, le rendement réel d'achat et la capacité à conserver jusqu'à l'échéance comptent davantage que le niveau récent de l'inflation.

Le premier profil est l'épargnant qui prépare une dépense datée. Il peut associer plusieurs échéances à des besoins futurs, sous réserve de disposer d'un courtier adapté. Le deuxième est l'investisseur obligataire qui souhaite répartir le risque entre taux nominaux et taux réels.

Le troisième profil utilise un fonds pour diversifier sans sélectionner chaque ligne. Il accepte alors une valeur liquidative variable et l'absence de remboursement personnel à une date unique. Cette solution est plus simple, mais moins précise pour couvrir un montant fixé.

Quand faut-il éviter d'en faire le cœur du portefeuille ?

Une obligation indexée ne remplace pas une épargne de précaution disponible. Son cours peut baisser au mauvais moment. Elle ne remplace pas non plus les actifs de croissance sur un horizon long, car son objectif principal reste la conservation d'un rendement réel contractuel, pas la participation aux bénéfices d'entreprises.

Évitez aussi d'acheter uniquement parce que l'inflation récente paraît élevée. Les marchés ont déjà ajusté les prix et les rendements. La question utile est la suivante : l'inflation future sera-t-elle supérieure ou inférieure à celle intégrée dans le point mort, et le rendement réel proposé compense-t-il la durée et les frais ?

Une allocation peut combiner :

  • une poche liquide pour les besoins proches ;
  • des obligations nominales pour verrouiller des flux en euros ;
  • des obligations indexées pour certains risques d'inflation ;
  • des actifs diversifiés pour les objectifs de croissance.

La pondération dépend du passif futur, du patrimoine et de l'horizon. Aucun pourcentage standard ne convient à tous. Une obligation indexée reste un outil précis. Elle devient moins utile lorsqu'elle sert seulement à parier sur le prochain chiffre mensuel d'inflation.

Questions fréquentes sur les OATi et OAT€i

Quelle est la différence entre OATi et OAT€i ?

L'OATi suit l'inflation française hors tabac. L'OAT€i suit l'indice harmonisé des prix de la zone euro hors tabac. Les deux sont émises par la République française, mais elles ne couvrent pas exactement le même risque de hausse des prix.

Le capital d'une OATi est-il garanti ?

Le remboursement contractuel prévoit un plancher au pair à l'échéance en cas de déflation cumulée. Cette protection ne couvre pas un achat réalisé au-dessus du pair, une vente avant l'échéance ou la valeur d'un fonds obligataire.

Pourquoi une OATi peut-elle baisser quand l'inflation monte ?

Son cours dépend aussi des taux réels, de la maturité et des anticipations déjà intégrées. Si les taux réels exigés par le marché augmentent, le prix peut baisser même lorsque l'indice des prix continue de progresser.

Qu'est-ce que le point mort d'inflation ?

C'est l'écart, corrigé lorsque nécessaire, entre le rendement nominal d'une obligation classique et le rendement réel d'une obligation indexée comparable. Il représente le seuil d'inflation moyen autour duquel les deux placements deviennent équivalents avant frais et primes de marché.

Faut-il acheter une OATi en direct ou via un ETF ?

L'achat direct offre une échéance et des flux identifiables, utile pour un objectif daté. Un ETF diversifie davantage et simplifie la gestion, mais sa valeur ne converge pas vers le remboursement d'une obligation unique détenue jusqu'à l'échéance.

Comment les coupons d'une OATi sont-ils imposés ?

Sur un compte-titres ordinaire, les coupons et gains obligataires relèvent en principe de la fiscalité des revenus mobiliers et plus-values. Le PFU s'applique par défaut dans le cas général, sauf option globale pour le barème lorsqu'elle est possible.

Quelle est la différence entre OATi et OAT€i ?▼
L'OATi suit l'inflation française hors tabac. L'OAT€i suit l'indice harmonisé des prix de la zone euro hors tabac. Les deux sont émises par la République française, mais elles ne couvrent pas exactement le même risque de hausse des prix.
Le capital d'une OATi est-il garanti ?▼
Le remboursement contractuel prévoit un plancher au pair à l'échéance en cas de déflation cumulée. Cette protection ne couvre pas un achat au-dessus du pair, une vente avant l'échéance ou la valeur d'un fonds obligataire.
Pourquoi une OATi peut-elle baisser quand l'inflation monte ?▼
Son cours dépend aussi des taux réels, de la maturité et des anticipations déjà intégrées. Si les taux réels exigés par le marché augmentent, le prix peut baisser même lorsque l'indice des prix progresse.
Qu'est-ce que le point mort d'inflation ?▼
C'est l'écart corrigé entre le rendement nominal d'une obligation classique et le rendement réel d'une obligation indexée comparable. Il représente un seuil de comparaison, pas une prévision certaine de l'inflation future.
Faut-il acheter une OATi en direct ou via un ETF ?▼
L'achat direct offre une échéance et des flux identifiables, utile pour un objectif daté. Un ETF diversifie davantage et simplifie la gestion, mais sa valeur ne converge pas vers le remboursement d'une obligation unique.
Comment les coupons d'une OATi sont-ils imposés ?▼
Sur un compte-titres ordinaire, les coupons et gains obligataires relèvent en principe de la fiscalité des revenus mobiliers et plus-values. Le prélèvement forfaitaire s'applique par défaut dans le cas général, sauf option globale pour le barème.

Conclusion : faut-il acheter une obligation indexée sur l'inflation ?

Une OATi ou une OAT€i peut protéger une partie d'un portefeuille contre l'inflation de son indice. Le mécanisme associe un coupon réel à un nominal indexé. Il devient particulièrement lisible lorsque vous choisissez une échéance proche d'un besoin futur et conservez le titre jusqu'au remboursement.

La protection reste conditionnelle. Le prix d'achat, le point mort d'inflation, les taux réels, la duration, les frais et la fiscalité déterminent le résultat net. Avant d'acheter, comparez une obligation nominale de maturité voisine, vérifiez le rendement réel et demandez le montant total de règlement.

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Avertissement : cet article présente le fonctionnement général des OATi et OAT€i au 25 octobre 2026. Il ne constitue pas un conseil en investissement. Une obligation peut perdre de la valeur avant son échéance. Vérifiez le rendement réel, le prix total, les frais et votre horizon avec votre intermédiaire financier.

Références documentaires

Consulte les documents et les pages associés à cette analyse.

  1. Agence France Trésor, Inflation-linked OATswww.aft.gouv.fr
  2. Agence France Trésor, OATi key figureswww.aft.gouv.fr
  3. Agence France Trésor, Information for individualswww.aft.gouv.fr
  4. Banque centrale européenne, Inflation-linked bonds from a central bank perspectivewww.ecb.europa.eu
  5. Banque centrale européenne, Assessing the level and scope of financial risk embedded in sovereign bonds with suggestions for the design of new related financial instrumentswww.ecb.europa.eu
  6. Insee, Indice des prix à la consommation utilisé pour les OATiwww.insee.fr
  7. Eurostat, Harmonised Index of Consumer Pricesec.europa.eu
  8. AMF, Five things you need to know before investing in bondswww.amf-france.org
  9. Service Public, Impôt sur les revenus de capitaux mobilierswww.service-public.gouv.fr
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